À la recherche de fondements éducatifs pour une utopie écosophique et écohumaniste. Quels savoirs écosociaux développer à l’université | Midi-étudiant | 27 janvier 2022

Midi-étudiant de Mélanie Champoux 27 janvier 2022
À la recherche de fondements éducatifs pour une utopie écosophique et écohumaniste.
Quels savoirs écosociaux développer à l’université?

Mélanie Champoux, candidate au doctorat en éducation à l’Université de Sherbrooke, sous la direction d’Adolfo Agundez Rodriguez, professeur au Département de l’enseignement au préscolaire et au primaire de l’Université de Sherbrooke et de Gina Thésée, professeure titulaire au Département de didactique de l’UQAM.

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Résumé

Les nombreux défis qui se posent à l’humanité devant les enjeux écosociaux contemporains interpellent plus que jamais les modèles d’éducation qui sont mobilisés dans les curricula universitaires. Face aux multiples phénomènes d’injustice, d’aliénation, d’exploitation, de domination et de destruction du territoire et des êtres vivants, humains et non-humains, quels savoirs les êtres humains ont-ils la responsabilité de développer pour cheminer vers la création de sociétés plus justes, plus harmonieuses, plus saines, plus…vivantes? Et quelles épistémologies seraient les plus à même de les guider dans ces apprentissages?

Les fondements sur lesquels s’appuient l’ERE ainsi que plusieurs autres « éducations à » puisent dans plusieurs traditions intellectuelles, dont celles de l’éducation humaniste, de la pédagogie critique, de l’écosophie, de l’inter puis de la transdisciplinarité. En s’inspirant de ces mêmes fondements d’origine, nous pouvons tenter de construire une vision pour l’université du 21e siècle. Ainsi, nous pourrions tenter d’élargir le formidable réseau de savoirs construits par l’ERE aux autres disciplines et programmes universitaires. 

Toutefois, pour se donner les moyens de construire une vision de l’université du futur qui soit à la hauteur d’une utopie écosophique et écohumaniste, il serait peut-être sage, en plus d’apprendre de ces mêmes fondements, de porter attention aux aspirations les plus profondes de jeunes adultes qui, par leurs divers engagements professionnels et citoyens, tentent aujourd’hui de reconstruire le monde en se regroupant et en agissant concrètement « ici et maintenant », pour une plus grande justice écosociale. Il serait tout aussi sage d’apprendre de notre plus ancienne enseignante, la Terre-Mère, et des peuples qui ont appris d’elle depuis des millénaires. 

Dans un monde ravagé par de multiples blessures causées par la déshumanisation, l’appropriation et la dépossession, la réciprocité épistémologique qui habite le dialogue transdisciplinaire envisagé nous apparait porteuse de guérison pour l’ensemble de la Création.

Mélanie Champoux est titulaire d’une maîtrise en environnement et diplômée du programme court de deuxième cycle en éducation relative à l’environnement. Elle poursuit actuellement ses études à travers le programme en éducation transformatoire à la démocratie et à la citoyenneté mondiale à l’Université du Québec en Outaouais et elle amorce un parcours doctoral en éducation à l’Université de Sherbrooke. Ses intérêts de recherche se portent sur les orientations éducationnelles des programmes de formations universitaires dans le contexte d’une transition écosociocritique.

Consultez son article publié dans le volument 16-1 de la revue Éducation relative à l’environnement

Référence:
Mélanie Champoux, « Former des acteurs de changement à l’université dans le contexte d’une transition écosociale », Éducation relative à l’environnement [En ligne], Volume 16 – 1 | 2021, mis en ligne le 20 avril 2021, consulté le 16 décembre 2021. URL : http://journals.openedition.org/ere/7029 ; DOI : https://doi.org/10.4000/ere.7029

Informations : ere@uqam.ca

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