Mémoire récemment déposé : « Articuler écologisme et émancipation : la dimension critique et politique d’une initiative citoyenne de transition socioécologique » | Félix Lebrun-Paré

 

Félix Lebrun-Paré, finissant à la maîtrise en sciences de l’environnement de l’UQAM sous la direction de Lucie Sauvé et la co-direction de Sylvie Jochems, a récemment déposé la version finale de son mémoire, intitulé Articuler écologisme et émancipation : la dimension critique et politique d’une initiative citoyenne de transition socioécologique.

Résumé :

Dans le contexte d’une crise « organique », à la fois écologique, économique, financière, sociale et démocratique, étroitement liée au système capitaliste et à l’idéologie néolibérale, on assiste à l’émergence d’une pluralité de discours et de pratiques associés à l’idée de transition, dont l’une des initiatives citoyennes les plus influentes est le Mouvement des initiatives de transition. Si diverses analyses soulèvent l’ambigüité du rapport au politique de ce mouvement, comme c’est le cas également pour d’autres « alternatives » écosociales, peu de recherches ont porté sur l’appropriation du cadre de référence de la transition elle-même par les acteurs de telles initiatives.

Au regard de ce constat, cette recherche vise à mieux comprendre le phénomène de l’appropriation citoyenne de la « chose publique » au sein du Mouvement des initiatives de transition. À cet effet, une étude de cas de type interprétative et critique a été menée. Le cas choisi est celui de Villeray en transition, initiative reconnue par le Transition network se situant dans le quartier Villeray à Montréal (Québec, Canada). Dans la perspective de contribuer au champ des transition studies et aux « sciences sociales de l’émancipation », cette recherche a pour objectifs généraux de caractériser les représentations de la transition chez les acteurs et de clarifier la dimension critique et politique de leur rapport à la transition. Il ressort de cette analyse sept catégories représentationnelles de la transition et quatre caractéristiques transversales particulièrement significatives de celle-ci. Le rapport au politique des acteurs est mis en évidence au regard d’éléments de représentation du changement écosocial, plus particulièrement concernant le rapport aux instances étatiques, les activités de délibération et de prises de décision, et l’attention portée aux inégalités sociales dans les discours et les pratiques.

Mots-clés : transition écologique, rapport au politique, action collective, initiative citoyenne, émancipation, représentations sociales.

La version PDF de ce mémoire est disponible sur le site Web Espace ressources du Centr’ERE.