Défis de l’éducation relative à l’environnement et de la mobilisation citoyenne pour la vie face à la ruée vers les ressources de la Terre | Conférence publique | 19 mai 2022

Dans le cadre du Cycle de conférences 2022-2023 du Centr’ERE, nous avons eu le plaisir d’accueillir Riccardo Petrella, politologue et économiste italien, titulaire d’un doctorat en sciences politiques et sociales de l’université de Florence.

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Quels sont les défis de l’éducation relative à l’environnement face au modèle prédateur des transnationales des secteurs de l’industrie extractive, de l’agroalimentaire, du numérique et de la finance, entre autres? Comment l’éducation relative à l’environnement contribue-t-elle au développement d’une prise de conscience critique des grands enjeux contemporains dans un contexte de désastre écologique et de guerre? Comment favorise-t-elle la mobilisation citoyenne? Comment soutient-elle le désir d’agir et de s’engager pour une éthique de la vie, pour la paix, la justice et le respect des droits et des responsabilité et des responsabilités des habitants de la Terre ?

Informations : ere@uqam.ca

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530 – « Éduquer par l’art » en lien avec les enjeux sociétaux : réflexions théoriques, expériences et perspectives, à l’école et au-delà (3e édition) | Acfas | 13 mai 2022

Le colloque scientifique no 530 intitulé : « Éduquer par l’art » en lien avec les enjeux sociétaux : réflexions théoriques, expériences et perspectives, à l’école et au-delà, 3e édition (section 500 – Éducation), a eu lieu le 13 mai 2022 dans le cadre du 89e Congrès de l’ACFAS à l’Université Laval, Québec, Canada.

Sous la responsabilité de Maia Morel, professeure à la Faculté d’éducation de l’Université Sherbrooke et membre chercheuse associée du Centr’ERE, et de Vincent Bouchard-Valentine, professeur de pédagogie musicale au Département de musique de l’Université du Québec à Montréal et membre chercheur régulier du Centr’ERE

Descriptif

L’art, sous toutes ses formes, crée de plus en plus de ponts entre l’expression créatrice et les questions de société (Ardenne 2019, Clavel 2012, Lamoureux et Uhl 2018) : la mobilisation du monde artistique pendant la pandémie actuelle en est un bon exemple. Cette préoccupation de l’artiste pour son rôle d’intermédiaire entre l’art et le social se reflète inévitablement dans le monde de l’éducation où il cherche à prendre place en tant que producteur de liens entre les apprentissages et  la vie courante (PFEQ 2006). À cet égard, nos éditions antérieures du colloque (2019, 2021) ont montré que cette implication de l’art dans les problèmes sociaux devrait être interrogée à plusieurs niveaux avant que l’école puisse profiter des impacts tangibles des activités artistiques sur l’éveil des jeunes aux enjeux sociétaux : quelle formation enseignante? comment déconstruire les idées reçues sur les disciplines artistiques? quels moyens pour construire un consensus viable entre les finalités de l’éducation et la dimension sensible de ce processus ? Le jumelage entre l’art et les enjeux de société nous invite aussi à la recherche du sens des œuvres, de leur portée symbolique, afin de rendre accessibles au public scolaire un bon nombre de références aujourd’hui encore tenues à l’écart du milieu éducatif. Par ailleurs, cette situation nous rappelle plus que jamais que des glissements vers l’instrumentalisation de l’art à des fins militantes sont fort possibles (Ramade 2015), et qu’il est du devoir des chercheurs de donner aux acteurs du milieu éducatif des balises pour la mise en pratique d’une démarche pédagogique adéquate. La dynamique de ce thème émergent de recherche a aussi apporté une nouvelle dimension à nos questionnements : celle issue du champ de la littérature qui s’intéresse lui aussi au maillage des œuvres littéraires avec les enjeux sociétaux (Bhagwanji et Born, 2018). L’édition 2022 de notre colloque intègre donc, en plus des quatre arts (arts visuels, musique, danse et art dramatique) les études menées dans le domaine de la littérature.

Dans cette 3e édition du colloque, nous viserons principalement deux objectifs : 1) proposer des dispositifs éducatifs permettant la promotion d’œuvres touchant aux enjeux sociétaux; 2) déterminer les obstacles à la compréhension actualisée du rôle des arts et de la littérature à l’école.

Nous aimerions en particulier débattre autour de deux axes précis :

Axe- 1. L’éducation en lien avec les changements climatiques, sujet implicitement lié au concept d’éducation relative à l’environnement 

Axe-2. L’éducation en lien avec la diversité humaine (raciale, culturelle, linguistique, religieuse, sexuelle), mais aussi les inégalités et/ou la justice sociales.

Nous souhaitons tracer un bilan des études menées sur les deux axes ciblés afin d’orienter, au sein du milieu universitaire, les programmes de recherche, ainsi que de nourrir la réflexion des communautés de praticiens de l’enseignement des arts et de la littérature.


Consultez la description du colloque sur la page de l’Acfas

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Le travail social vert est-il mûr ? Enjeux du travail social visant la justice socio-environnementale | Séminaire | 10 mai 2022

Dans le cadre de notre programmation scientifique 2022-2023, nous avons eu le plaisir d’accueillir Arnaud Morange et Frédérick Lemarchand, pour un séminaire de recherche, qui était animé par Sylvie Jochems, professeure à l’École du travail social de l’UQAM et chercheure régulière du Centr’ERE.

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Vers un travail social intégrant pleinement les dimensions humaines et écologiques ?

Résumé 
La dernière journée internationale du travail social (15 mars 2022) s’intitulait : « co-construire un nouveau monde éco-social : ne laisser personne de côté ». À partir de cette proposition, nous nous demanderons ce que peut bien signifier le terme d’« éco-social » dans les formations et dans les pratiques du travail social, dans la perspective de l’impérieuse nécessité d’une véritable transition écologique. Puis nous nous questionnerons sur la capacité des « personnes mises de côté » à s’emparer elles-aussi des préoccupations écologiques.  

Arnaud Morange
Arnaud Morange est docteur en sociologie et chercheur titulaire au sein de l’Institut Régional du Travail Social (Normandie-France). Il est chercheur-associé au centre d’étude sur les risques et les vulnérabilités (CERREV-Université de Caen-Normandie) et au Centr’ERE (UQAM). Ses travaux de recherche se situent au croisement du travail social, de la sociologie et de l’anthropologie, dans des champs tels que les inégalités sociales, la protection de l’enfance, le vieillissement, la santé, la transition écologique. Son approche des faits sociaux est principalement qualitative et critique, inspirée par la tradition sociologique française et la sociologie de l’École de Chicago.

Énergie et société : des rapports à redéfinir

Résumé
L’approche sociale de la question énergétique repose sur un triple malentendu : économique, écologique et politique. Économique dans la mesure où les modèles explicatifs (néoclassiques) n’ont pas compris que les facteurs de production (le travail et le capital) ne produiraient rien sans un apport massif d’énergie. Écologique car nous nous heurtons à un dilemme problématique : pour extraire ou produire  l’énergie, il faut des métaux, et pour disposer des métaux il faut (beaucoup) d’énergie. Politique enfin car le choix du carbone (irremplaçable par sa capacité productive) qui a produit 80% de l’abondance énergétique à l’origine du « progrès » économique de l’Occident ne saurait être « remplacé » par les renouvelables (qui représentent 2% de la production), même en les développant à outrance. Face à cette triple impasse, qui conditionne la vie sociale plus qu’on ne l’imagine (le travail, les retraites, les études longues, la santé …) de grandes transformations, subies ou choisies, s’annoncent. Comment s’y préparer ?

Frederick Lemarchand
Frédérick Lemarchand, professeur de sociologie à l’Université de Caen Normandie est directeur du Centre de Recherche sur les Risques et les Vulnérabilité ainsi que du Pôle Risques de la Maison de la Recherche en sciences humaines de l’Université de Caen. Après avoir étudié les dimensions problématiques de la modernité notamment les catastrophes technologiques (nucléaires, génétiques), il a recentré son travail sur les changements sociaux écologiques et les régimes de transitions liés à l’anthropocène. Dernier ouvrage en date : La transition bas carbone, obstacles et enjeux, L’Harmattan, 2022.

Informations : ere@uqam.ca

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Décoloniser la colère : sa valeur et sa teneur épistémologiques en éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté | Conférence publique | 5 mai 2022

Dans le cadre du Cycle de conférences 2022-2023 du Centr’ERE, nous avons eu le plaisir d’accueillir Gina Thésée, professeure titulaire au Département de didactique de l’Université du Québec à Montréal, co-titulaire de la Chaire UNESCO en démocratie, citoyenneté mondiale et éducation transformatoire (CU-DCMÉT) et chercheuse régulière du Centr’ERE.

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Résumé

Une relecture de la « Pédagogie des opprimés » de Paulo Freire nous a amenée à mettre en évidence la colère sous-jacente à sa pensée socioéducative. La colère, surtout celle des oppriméEs, n’est pas bienvenue et est, explicitement, réprimée. À l’opposé, la colère des oppresseurEs est accueillie comme l’affirmation d’un leadership pleinement assumé et est, implicitement, encouragée. Inspirée de la colonialité du pouvoir, d’Anibal Quijano, une théorie des rapports sociaux de domination (classisme, extractivisme, racisme, sexisme), notre prémisse pose la colonialité des émotions, notamment, la colère. Par ailleurs, Audre Lorde aborde la colère comme une source puissante d’énergie vitale, d’information et d’« empowerment », d’une part, à utiliser en réponse aux systèmes d’oppression interreliés, et d’autre part, à mettre à contribution pour les transformations sociales et l’émancipation des personnes. Cependant, face à la peur de la colère et au silence sur sa valeur et sa teneur épistémologiques, comment considérer la colère comme un ressort nécessaire en éducation, et en éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté? Pour explorer cette question, nous croisons les cadres de référence de Freire, de Quijano et de Lorde pour mieux déconstruire les dynamiques de colonisation de la colère, et proposer des principes de sa décolonisation.

Mots-clés :

Colère; Paulo Freire; OppriméEs; Anibal Quijano; Colonialité; Audre Lorde; Transformations sociales et émancipation; Décolonisation; Éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté.

Gina Thésée est professeure titulaire à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle est co-titulaire de la Chaire UNESCO en « Démocratie, Citoyenneté Mondiale et Éducation Transformatoire » (DCMÉT). Elle est chercheure au Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE) et membre du Conseil de l’Institut de recherche en études féministes (IREF). Elle enseigne dans les programmes de formation des enseignantEs du secondaire. Ses intérêts de recherche ont trait à l’éducation tranformatoire et émancipatoire en contextes de vulnérabilités multiples, à partir de perspectives écosociocritiques (féminisme, antiracisme, décolonialisme, environnementalisme). Elle a de nombreuses publications et donne des conférences et ateliers aux échelles locale, nationale et internationale. Avant sa carrière universitaire, elle fut enseignante des sciences au secondaire à Montréal. En 2006, elle fut l’une des LauréatEs du Mois de l’Histoire des NoirEs de la Ville de Montréal.

Consultez le site de la Chaire UNESCO DCMÉT

Informations : ere@uqam.ca

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Perspectives critiques au sein d’un conflit socio-écologique en contexte de transition énergétique : Le cas du projet Authier | Midi-étudiant | 13 avril 2022

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Gabrielle Roy-Grégoire, candidate à la maîtrise en sciences de l’environnement de l’UQAM, sous la direction d’Isabel Orellana, professeure du Département de didactique de l’UQAM.

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Résumé

Cette présentation a mis en lumière la résistance présente dans la mobilisation sociale qui émerge au Québec face à la multiplication de projets extractifs, spécifiquement face à ceux qui s’insèrent dans la transition énergétique globale. Se basant sur une recherche de maîtrise, cette présentation ciblait précisément le cas du projet minier Authier, en Abitibi-Témiscamingue, afin d’explorer l’attitude et le discours critique grandissant à l’égard du lithium. À l’échelle mondiale, la transition énergétique est associée à un capitalisme vert. Au Québec, elle s’articule entre autres par un plan d’électrification des transports, ciblant certains métaux essentiels à ce nouveau marché tels que le lithium. Depuis une décennie, un boom extractif marque le secteur minier et s’accompagne d’une montée de conflits socio-écologiques sur le territoire. Ils soulèvent des enjeux de justice environnementale et mènent à une réflexion quant à la place des projets extractifs dans le cadre des actions provinciales spécifiques à la crise climatique. Dans le contexte de l’Abitibi-Témiscamingue, jamais un projet minier n’a été bloqué par les habitants de la région. La résistance sociale contre le projet Authier est donc d’une lutte sans précédent. Cette recherche a pour objectif d’étudier une situation de conflit socio-écologique lié à un nouveau type d’extractivisme en contexte de croissance verte en prenant ce cas de projet d’exploitation de lithium au Québec. Précisément dans cette présentation, le contexte de la problématique, la collecte de donnée, les résultats et les analyses préliminaires furent abordés. 

Informations : ere@uqam.ca

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11e édition du Congrès mondial d’éducation à l’environnement | 14 au 18 mars 2022

La 11e édition du congrès mondial d’éducation à l’environnement s’est tenu à Prague (République tchèque) du 14 au 18 mars 2022. Le site est disponible en ligne ici.

Le thème principal: Construire des ponts en période d’urgence climatique
Comment l’éducation à l’environnement et à la durabilité peut-elle contribuer à surmonter les disjonctions et les binaires qui séparent les gens de la nature, et à soutenir une manière d’être au monde plus durable, équitable et relationnelle ? Le 11WEEC Congrès nous aidera à construire des ponts pour tous: entre différentes approches de l’éducation environnementale et l’éducation pour le développement durable, au-delà des frontières internationales, entre l’éducation formelle, informelle et communautaire, ainsi qu’entre chercheurs et praticiens du monde entier.

Pour voir un aperçu du programme.

Découvrez l’une des innovations les plus marquantes de cette édition: les Field Sessions.
Les sessions sur le terrain sont organisées par les centres locaux d’éducation environnementale. Ils auront lieu dans les locaux des centres; ils dureront 1 ou 2 jours, certains hors de Prague (avec hébergement dans les locaux des centres). Les sessions de terrain visent à partager l’expérience de communautés de praticiens et de chercheurs pour promouvoir leur coopération dans d’éventuels projets futurs. Pour cette raison, les sessions sur le terrain sont davantage axées sur la pratique et l’expérience, tandis que les connaissances faisant un pont entre la théorie et la pratique sont les bienvenues.

La spiritualité : ingrédient étincelle en art, l’art : véhicule de la pensée spirituelle de notre humanité | Visioconférence | 8 mars 2022

Dans le cadre de la série de visioconférences interuniversitaires destinée aux étudiant·e·s des programmes d’enseignement des arts plastiques, de création, au personnel intéressé, ainsi qu’aux enseignants des milieux scolaires. 

Organisée par l’Université Laval, l’Université de Sherbrooke, le projet de recherche Arts et ERE ainsi que l’Association des Éducatrices et Éducateurs Spécialisés en Arts Plastiques.

La spiritualité : ingrédient étincelle en art. L’art : véhicule de la pensée spirituelle de notre humanité.

Visioconférence présentée par Virginie Boelen, chargée de cours et doctorante de la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM

Détails de l’événement

Pour obtenir plus d’informations, contactez Anne Deslauriers à l’adresse suivante : Anne.Deslauriers@art.ulaval.ca

Consultez le Calendrier des visioconférences pour les sessions d’automne et d’hiver (PDF)

L’éducation relative aux changements climatiques | Webinaires de la revue | 21 février 2022

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Organisé par la revue « Éducation relative à l’environnement », ce webinaire a eu lieu le lundi 21 février de 11h à 12h (Fuseau horaire du Québec | Pour l’Europe de 17h à 18h).

Il s’inscrivait dans le cadre du lancement du dernier numéro thématique de la revue qui est consacré à l’éducation relative aux changements climatiques [https://journals.openedition.org/ere/7507]

Ce fut l’occasion de rencontrer des chercheur·e·s et auteur·e·s d’un article. Adolfo Agundez-Rodriguez (Université de Sherbrooke), coresponsable de ce numéro thématique y a donné une lecture des enjeux de l’éducation relative à l’environnement à la lumière du Pacte de Glasgow.

Liliane Dionne et Isabelle Lefebvre (Université d’Ottawa) y ont présenté l’éducation à l’environnement et aux changements climatiques au regard des différentes ententes internationales (sous forme de Déclaration, Accord, Pacte, Convention et autres) auxquelles les états sont liés.

Dans son exposé, Émilie Morin (Université du Québec à Rimouski) a insisté sur l’importance de s’attarder aux dimensions affectives de l’engagement et, plus particulièrement, au sentiment de « pouvoir agir » chez les élèves du secondaire face aux changements climatiques.

L’animation du webinaire était assurée par Lucie Sauvé, coresponsable de ce numéro et directrice de la revue.

Un temps de discussion a suivi.

Pour plus d’informations, écrivez à cette adresse : revue.ere@uqam.ca

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L’appréciation esthétique en enseignement des arts | Visioconférence | 8 février 2022

Dans le cadre de la série de visioconférences interuniversitaires destinée aux étudiant·e·s des programmes d’enseignement des arts plastiques, de création, au personnel intéressé, ainsi qu’aux enseignants des milieux scolaires. 

Organisée par l’Université Laval, l’Université de Sherbrooke, le projet de recherche Arts et ERE ainsi que l’Association des Éducatrices et Éducateurs Spécialisés en Arts Plastiques.

L’appréciation esthétique en enseignement des arts

Avec la participation de :

Maia Morel, professeure à la Faculté d’éducation de l’Université Sherbrooke et membre chercheuse associée du Centr’ERE

Adriana De Oliverira, chargée de cours, École des arts visuels et médiatiques, Université du Québec à Montréal (UQAM)

Mona Trudel, professeur à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal

Marie-Pierre Labrie, chargée de cours à l’Université Concordia, candidate au doctorat, pédagogue, spécialiste du numérique en éducation artistique

Détails de l’événement

Pour obtenir plus d’informations, contactez Anne Deslauriers à l’adresse suivante : Anne.Deslauriers@art.ulaval.ca

Consultez le Calendrier des visioconférences pour les sessions d’automne et d’hiver (PDF)

À la recherche de fondements éducatifs pour une utopie écosophique et écohumaniste. Quels savoirs écosociaux développer à l’université | Midi-étudiant | 27 janvier 2022

Midi-étudiant de Mélanie Champoux 27 janvier 2022
À la recherche de fondements éducatifs pour une utopie écosophique et écohumaniste.
Quels savoirs écosociaux développer à l’université?

Mélanie Champoux, candidate au doctorat en éducation à l’Université de Sherbrooke, sous la direction d’Adolfo Agundez Rodriguez, professeur au Département de l’enseignement au préscolaire et au primaire de l’Université de Sherbrooke et de Gina Thésée, professeure titulaire au Département de didactique de l’UQAM.

Visionner le midi-étudiant sur notre chaîne YouTube !

Résumé

Les nombreux défis qui se posent à l’humanité devant les enjeux écosociaux contemporains interpellent plus que jamais les modèles d’éducation qui sont mobilisés dans les curricula universitaires. Face aux multiples phénomènes d’injustice, d’aliénation, d’exploitation, de domination et de destruction du territoire et des êtres vivants, humains et non-humains, quels savoirs les êtres humains ont-ils la responsabilité de développer pour cheminer vers la création de sociétés plus justes, plus harmonieuses, plus saines, plus…vivantes? Et quelles épistémologies seraient les plus à même de les guider dans ces apprentissages?

Les fondements sur lesquels s’appuient l’ERE ainsi que plusieurs autres « éducations à » puisent dans plusieurs traditions intellectuelles, dont celles de l’éducation humaniste, de la pédagogie critique, de l’écosophie, de l’inter puis de la transdisciplinarité. En s’inspirant de ces mêmes fondements d’origine, nous pouvons tenter de construire une vision pour l’université du 21e siècle. Ainsi, nous pourrions tenter d’élargir le formidable réseau de savoirs construits par l’ERE aux autres disciplines et programmes universitaires. 

Toutefois, pour se donner les moyens de construire une vision de l’université du futur qui soit à la hauteur d’une utopie écosophique et écohumaniste, il serait peut-être sage, en plus d’apprendre de ces mêmes fondements, de porter attention aux aspirations les plus profondes de jeunes adultes qui, par leurs divers engagements professionnels et citoyens, tentent aujourd’hui de reconstruire le monde en se regroupant et en agissant concrètement « ici et maintenant », pour une plus grande justice écosociale. Il serait tout aussi sage d’apprendre de notre plus ancienne enseignante, la Terre-Mère, et des peuples qui ont appris d’elle depuis des millénaires. 

Dans un monde ravagé par de multiples blessures causées par la déshumanisation, l’appropriation et la dépossession, la réciprocité épistémologique qui habite le dialogue transdisciplinaire envisagé nous apparait porteuse de guérison pour l’ensemble de la Création.

Mélanie Champoux est titulaire d’une maîtrise en environnement et diplômée du programme court de deuxième cycle en éducation relative à l’environnement. Elle poursuit actuellement ses études à travers le programme en éducation transformatoire à la démocratie et à la citoyenneté mondiale à l’Université du Québec en Outaouais et elle amorce un parcours doctoral en éducation à l’Université de Sherbrooke. Ses intérêts de recherche se portent sur les orientations éducationnelles des programmes de formations universitaires dans le contexte d’une transition écosociocritique.

Consultez son article publié dans le volument 16-1 de la revue Éducation relative à l’environnement

Référence:
Mélanie Champoux, « Former des acteurs de changement à l’université dans le contexte d’une transition écosociale », Éducation relative à l’environnement [En ligne], Volume 16 – 1 | 2021, mis en ligne le 20 avril 2021, consulté le 16 décembre 2021. URL : http://journals.openedition.org/ere/7029 ; DOI : https://doi.org/10.4000/ere.7029

Informations : ere@uqam.ca

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