Systématisation d’une problématisation de recherche en éducation. Une approche phénoménologique | Séminaire étudiant | 14 décembre 2022

À la manière de l’initiative des «Flash Méthéo», ce séminaire était destiné à réunir les membres étudiantes et étudiants du Centr’ERE, autour de questions, de défis, de difficultés ou d’enjeux méthodologiques et théoriques auxquels iels sont confronté·e·s dans leur processus de recherches.

La rencontre prévoyait une présentation d’environ 45 minutes de Mélanie Champoux, doctorante en éducation, suivie d’une période d’échange de la même durée.

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RÉSUMÉ
L’engagement dans une démarche de recherche aux études supérieures comporte son lot de défis tant sur le plan intellectuel que sur le plan affectif. L’étape de la problématisation d’un objet de recherche constitue sans doute une épreuve particulière en ceci qu’elle engage un processus d’acculturation à un nouveau domaine de savoirs et de pratiques.

Dans le cadre de cette rencontre-discussion, Mélanie Champoux, doctorante en éducation, partage l’expérience qu’elle a vécue au cours des quelques mois durant lesquels elle s’est employée à rédiger le premier chapitre de sa thèse.  Le but de la rencontre est de tisser des axes de résonance entre les personnes présentes afin que chacune et chacun puisse envisager la construction de sa problématique de recherche avec plus d’assurance et de sérénité.

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Un œil pour le vivant. Pour une histoire environnementale de l’art | Conférence publique Estelle Zhong Mengual | 30 novembre 2022

Nous avons eu le plaisir de collaborer à l’organisation de cette conférence publique présentée par Figura, le Centre de recherche sur le texte et l’imaginaire, qui accueillait Estelle Zhong Mengual, titulaire de la chaire Habiter le paysage – l’art à la rencontre du vivant, et historienne de l’art.

Estelle Zhong Mengual a publié récemment deux ouvrages chez Actes sud. Elle a remporté le prix de la recherche 2022 de la Fondation Grantham pour l’art et l’environnement assorti d’une résidence d’un mois à la Fondation.

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RÉSUMÉ
Malgré son omniprésence dans les œuvres, le vivant est comme absent de l’histoire de l’art occidentale. L’interprétation de la présence des animaux et des plantes dans une œuvre se limite bien souvent à deux chemins : soit le vivant est interprété comme parlant de nous humains – c’est un signifiant pour un signifié proprement humain, qu’il soit symbole, métaphore ou miroir émotionnel ; soit le vivant est interprété comme pure forme aux qualités esthétiques, alors dépourvue de signification. Une fleur est soit l’éphémère de la vie, soit un jeu de lignes et de couleurs. Mais dans les deux cas, force est de constater que la fleur n’a jamais été vue : sa forme de vie, son altérité sont manquées, et ainsi sa capacité à revêtir des significations qui lui appartiennent en propre. L’histoire environnementale de l’art que je propose s’attache à ouvrir de nouvelles pistes d’interprétation du vivant dans les œuvres, en suivant le regard des artistes qui ont appris à voir le vivant autrement. Il s’agit de reparcourir les œuvres, notamment picturales, de la tradition occidentale, en construisant un autre style d’attention au vivant: à partir des outils d’humanités environnementales et des sciences naturelles contemporaines, comment enrichir la description et l’interprétation de la présence du vivant dans les œuvres, en faisant de la place aux sens propres au monde vivant – à ses perspectives sur le monde, ses comportements, ses histoires et ses relations – rendus sensibles par l’œil et la main du peintre ?

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Extraction du lithium dans le nord du Chili : Les impacts locaux d’une transition énergétique globale | Midi-étudiant | 24 novembre 2022

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Gabriel Poisson, candidat à la maîtrise en sciences de l’environnement de l’UQAM, sous la direction d’Isabel Orellana, professeure du Département de didactique de l’UQAM.

RÉSUMÉ
Le mouvement global de la transition énergétique accroît la demande mondiale en lithium à chaque année. Cet élément, présenté comme une alternative « verte » aux combustibles fossiles par les tenants du discours dominant de la transition écologique, est central à la production de batteries lithium-ion, utilisées notamment dans l’assemblage d’automobiles électriques. Le Salar d’Atacama et le Salar de Maricunga, deux déserts de sel dans le nord du Chili, font partie du « triangle du lithium », région qui s’étend sur les territoires du Chili, de la Bolivie et de l’Argentine. Cette région du monde représenterait environ 60% des réserves mondiales de lithium. Ces deux déserts sont de plus en plus convoités par les entreprises extractives chiliennes et internationales qui souhaitent exploiter ce nouvel « or blanc ». Son extraction croissante par les entreprises extractives ajoute une pression accrue sur les écosystèmes et l’eau dans ces déserts, impactant les populations locales. Les théories de l’écologie politique et de la justice environnementale seront ici mobilisées afin d’explorer les impacts complexes de l’extraction et de l’exploration du lithium dans le Salar d’Atacama et le Salar de Maricunga. De manière plus générale, la recherche se propose de cerner les impacts sociaux, environnementaux et culturels de l’industrie du lithium dans les déserts d’Atacama et de Maricunga. Ces impacts seront notamment explorés à travers la mise en lumière des perceptions de membres des communautés locales et des organisations écologistes et autochtones impliquées dans la protection des deux déserts. Cette recherche a pour objectif de participer à analyser les potentiels dommages collatéraux de la transition énergétique mondiale à partir d’un regard critique du modèle économique dominant et des pratiques extractives contemporaines. 

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Informations : ere@uqam.ca

Explorer les interfaces entre l’agroécologie et l’éducation relative à l’environnement. Les apports du mouvement social agroécologique | Séminaire | 9 novembre 2022

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Nous avons eu le plaisir d’accueillir Kylyan Marc Bisquert i Pérez, docteur en éducation, chercheur au sein du groupe de recherche SEPA-Interea sur la Pédagogie sociale et l’Éducation relative à l’Environnement à l’Université de Santiago de Compostela (Galice) et stagiaire post-doctoral au Centr’ERE et à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke.

Résumé

L’Agroécologie (AE) et l’Éducation relative à l’environnement (ERE) sont des domaines transdisciplinaires qui ont de nombreux éléments, approches et objectifs en commun, même si dans le milieu académique, ils ont souvent suivi des voies séparées. Tous deux se nourrissent de multiples disciplines scientifiques, mais aussi de la pratique sur le terrain et des propositions et expériences provenant des mouvements sociaux et des initiatives citoyennes, références incontournables pour les deux domaines. Elles sont aussi toutes deux orientées vers la co-construction de modèles sociaux soutenables, équitables et démocratiques à travers des processus participatifs et de mobilisation sociale. Toutefois, le traitement de l’alimentation par l’ERE a souvent manqué d’approches systémiques et de propositions radicalement transformatrices du système agroalimentaire mises de l’avant par l’AE. Pour sa part, l’AE a peu intégré jusqu’à présent  une dimension socio-éducative clairement définie, bien qu’il existe des expériences éducatives de natures différentes liées à celle-ci. En ce sens, le mouvement social agroécologique est porteur d’innovations sociales basées sur la participation, l’horizontalité et l’éducation populaire en offrant des exemples pratiques développés au niveau local. Ceux-ci offrent des références très pertinentes pour contribuer à construire cette interface entre l’AE et l’ERE, qui promet d’être un terrain fécond pour éclairer lesapproches et les pratiques éducatives à caractère fortement écocitoyen.

Présentation [PDF]

Enregistrement à venir !

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Table ronde « Action sociale, co-construction de savoirs et nouveaux récits socio-écologiques » | Symposium Chaire UNESCO DCMÉT 2022 | 26 octobre 2022

Cette table ronde du Centr’ERE a été présentée dans le cadre de la 2e édition du Symposium international de la Chaire UNESCO en démocratie, citoyenneté mondiale et éducation transformatrice (DCMET).

Visionnez la table ronde

À propos du Symposium

Ce symposium a eu lieu du 25 au 28 octobre 2022, sur Zoom, Facebook Live et en présentiel à Valparaíso, au Chili. Il a accueilli 40 sessions, y compris des plénières, des panels et des tables rondes en trois langues. Après la première édition, qui a eu lieu du 17 au 21 mai 2021, à Montréal et en ligne via ZOOM, Facebook et YouTube, le symposium 2022 a déplacé son centre vers l’Amérique du Sud et comportera 18 sessions en espagnol, 9 en français et 9 en Anglais.

Cet événement est organisé par Paul R. Carr (UQO), professeur et titulaire de la Chaire, et Gina Thésée (UQAM), professeure et co-titulaire de la Chaire, en collaboration Pontificia Universidad Católica de Valparaíso, au Chili.

Description de la table ronde

Dans le contexte de la crise socio-écologique multidimensionnelle contemporaine où les risques, les violences et les incertitudes menacent d’approfondir les vulnérabilités et les iniquités, émerge et prend forme une pluralité d’initiatives éducatives et environnementales qui mobilisent les forces vives des communautés, favorisant leur renforcement et leur maturation en matière d’écocitoyenneté. 

Divers espaces de partage, de dialogue et de délibération se mettent en place au sein des pratiques collectives, au croisement des regards, des expériences et des talents, favorisant le décodage des réalités complexes partagées, la réappropriation de celles-ci et la construction d’une intelligence citoyenne. Ces processus complexes et dynamiques favorisent le déploiement de compétences critiques, éthiques et heuristiques qui donnent lieu à des nouveaux récits politico-pédagogiques et à des perspectives d’innovation écosociale. Ils constituent également des espaces où se forgent des nouvelles solidarités et une éthique de la sollicitude comme fondement de la défense du bien commun et de la construction d’un autre lien au milieu de vie.

Avec la participation de :

Isabel Orellana, professeure au Département de didactique de l’UQAM, directrice du Centr’ERE et membre de l’Institut des sciences de l’environnement à l’UQAM

Laurence Brière, professeure au Département de didactique de l’UQAM, chercheuse régulière du Centr’ERE et membre de l’Institut des sciences de l’environnement à l’UQAM

Carine Villemagne, professeure à la Faculté d’éducation de l’Université Sherbrooke, chercheuse régulière du Centr’ERE et responsable de l’équipe de recherche « Éducation et formation des adultes : perspectives scolaires et (éco)citoyennes »

Denise Proulx, sociologue de l’environnement et chercheuse associée du Centr’ERE

Gabrielle Roy-Grégoire, candidate à la maîtrise en sciences de l’environnement de l’UQAM et membre étudiante du Centr’ERE

Affiche de la table ronde

Programme du Symposium

Chaire UNESCO DCMÉT

Informations : dcmet2022@gmail.com

Détails de l’événement

  • Le mercredi 26 octobre 2022, à 15h30 (heure du Québec), 16h30 (heure du Chili)
  • En ligne sur Zoom : inscription
  • Sur Facebook

Projection et discussion autour du film Composer les mondes d’Eliza Levy | 19 octobre 2022

Nous avons eu le plaisir de co-organiser, avec le Cœur des sciences de l’UQAM et la plateforme de documentaires Tënk, un événement de projection et de discussion autour du film Composer les mondes, un documentaire réalisé par Eliza Levy, sur la pensée de Philippe Descola.

La projection a eu lieu à l’Amphithéâtre du Cœur des sciences de l’UQAM.

RÉSUMÉ

Comment avons-nous rendu la Terre de moins en moins habitable? Et surtout, comment faire pour renverser le mouvement?

Et si nous nous inspirions de la pensée de l’anthropologue Philippe Descola pour repenser notre relation à l’environnement, en sortant de l’opposition nature- culture. En France, à Notre-Dame des-Landes, 200 opposants à un projet d’aéroport se sont organisés pour créer une zone d’expérimentation de vie en société non marchande : agriculture écologique, autoconstruction, justice communautaire, autant de pratiques où se déploient de nouvelles manières d’habiter le monde.

La projection sera suivie d’une discussion avec :

Eliza Lévy, réalisatrice (en visioconférence);
Ingrid Hall, professeure au Département d’anthropologie de l’Université de Montréal. Ethnologue et agronome de formation, elle mène des recherches auprès des communautés paysannes du Pérou;
Isabelle Miron, autrice et professeure en création littéraire au département d’études littéraires de l’UQAM;
Laurence Brière, professeure en éducation relative à l’environnement au département de didactique de l’UQAM , membre chercheuse régulière du Centr’ERE et membre de l’Institut des sciences de l’environnement à l’UQAM;

Bande-annonce

Inscription sur le site du Cœur des sciences de l’UQAM

Détails de l’événement

  • Le mercredi 19 octobre, à 18h (heure du Québec)
  • Amphithéâtre du Cœur des sciences, Pavillon Sherbrooke de l’UQAM
  • 200, rue Sherbrooke Ouest
  • Ouverture des portes à 17h30 

Réalisée avec le soutien du Ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec et du Service de coopération et d’action culturelle du Consulat général de France à Québec.

Note: La conversation sur l’anthropologie, l’agroécologie et l’éducation avec Philippe Descola doit malheureusement être reportée.

Plus de détails à venir.

Journées de l’éducation relative à l’environnement | 5 au 14 octobre 2022

Du 5 au 14 octobre 2022, le Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté  (Centr’ERE) de l’Université du Québec à Montréal, a organisé les Journées de l’éducation relative à l’environnement

Ces journées soulignent trois dates symboliques dont les significations marquent considérablement notre rapport à l’éducation, aux peuples autochtones et à l’environnement. 

Les enregistrements vidéos sont maintenant disponibles sur notre chaîne YouTube !

Programme

5 octobre, 14h à 16h : Rencontre Actualisation de la proposition de Stratégie québécoise d’éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté
12 octobre, 9h30 à 12h : Séminaire Peuples autochtones, extractivisme et conflits socioécologiques au Québec : apprentissages et territoires sous tension
13 octobre, 14h à 16h : Conversation Les pédagogiques critiques en éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté : plus que jamais pertinentes ? !
14 octobre, 10h à 11h30 : Conférence Débats autour de l’éducation au politique dans les questions environnementales et de développement

Télécharger l’affiche [JPG]

Informations : ere@uqam.ca


Rencontre Actualisation de la proposition de Stratégie québécoise d’éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté


Mercredi 5 octobre 2022 de 14h à 16h
En ligne, sur Zoom

À l’occasion de la Journée internationale  et enseignantes, la Coalition Éducation – Environnement – Écocitoyenneté ont invité ses membres et le grand public à participer à une rencontre en vue de l’actualisation de la proposition de Stratégie québécoise d’éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté. La rencontre invitait à se saisir de la trajectoire de cette proposition de politique publique, depuis son origine, en passant par un ensemble de démarches mises en œuvre par la Coalition jusqu’ici. Nous avons également présenté les récentes mises à jour apportées à la proposition, ouvrant sur une nouvelle validation collective.

Avec la participation de : 

Lucie Sauvé, professeure émérite au Département de didactique de l’UQAM, et membre fondatrice du Centr’ERE 
Hugue Asselin, coordonnateur du Centr’ERE
Virginie Boelen, docteure en éducation relative à l’environnement de l’UQAM

Consulter la présentation PowerPoint de l’événement

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Séminaire Peuples autochtones, extractivisme et conflits socioécologiques au Québec : apprentissages et territoires sous tension


Mercredi 12 octobre 2022 de 9h30 à 12h
En ligne, sur Zoom

Ce séminaire se proposait de mettre en commun les enjeux et les défis de situations de conflits socioécologiques associés à l’expansion de projet extractifs qui affectent les territoires autochtones au Québec. Nos recherches nous ont permis de repérer une douzaine de ces cas qui touchent diverses communautés des Nations Anishnabe, Innu, Crie, Mi’gmaq et Atikamekw. Il s’agissait également de mettre en évidence les diverses pratiques et mobilisations sociales en défense des droits, de valoriser les chantiers d’apprentissage collectif qui se bâtissent au sein des processus de défense territoriale et de contribuer à identifier les perspectives d’avenir. L’événement a permis aussi de souligner le rôle crucial, souvent méconnu et ignoré, que jouent les femmes autochtones dans ces processus. 

Le date du 12 octobre, dite Journée de découverte des Amériques, est symboliquement reconnue comme la Journée de la résistance autochtone en commémoration des luttes des Premiers Peuples menées depuis 530 ans contre les colonisateurs. Cet évènement s’est joint à la mouvance pour une écocitoyenneté engagée visant à faire face à la vague actuelle de colonisation des territoires par l’industrie extractive. 

Ce séminaire s’inscrivait dans le cadre des Journées de l’éducation relative à l’environnement 2022 et plus spécifiquement, au sein des activités du projet Resistaction – Les dimensions critique et politique de l’éducation relative à l’environnement en contexte de conflit socioécologique et leur apport à l’émergence d’alternatives, qui se penche sur ces réalités au Québec et au Chili. 

Avec la participation de : 

Denise Jourdain, communauté d’Uashat mak Mani-utenam
Réal Junior Leblanc, communauté d’Uashat mak Mani-utenam
Valérie Ivy Hamelin, communauté Mi’gmaq de Gespeg
Daviken Studnicki-Gizbert, Département d’histoire et d’études classiquesMcGill University
Adrienne Jérôme, communauté Anishinabe du Lac Simon
Isabel Orellana et Andrés Larrea, CentrERE, Université du Québec à Montréal

Animation : Emanuelle Dufour, anthropologue et bédéiste, docteure en éducation par les arts de l’Université Concordia

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Conversation Les pédagogiques critiques en éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté : plus que jamais pertinentes ? !


Jeudi 13 octobre 2022 de 14h à 16h
En ligne, sur Zoom

Par le passé, les pédagogies critiques, associées notamment à la pensée de Paulo Freire, ont pu se voir reprocher leur non explicitation des enjeux écologiques alors que leur pouvoir transformatoire et émancipatoire potentiel et avéré, amène à réfléchir à l’actualisation de leur rôle au sein de l’éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté. À l’occasion des Journées de l’éducation relative à l’environnement, le Centr’ERE a invité les participant·e·s à une conversation sur la place et le rôle des pédagogies critiques dans cette dimension de l’éducation fondamentale.

Avec la participation de : 

Irène Pereira, Docteure en philosophie et habilitée à diriger des recherches (HDR) en sociologie, co-fondatrice de l’Institut de recherche et d’éducation sur les mouvements sociaux (IRESMO)
Benoît Urgelli, Maître de Conférence à l’Université de Lyon
Gina Thésée, professeure au Département de didactique de l’UQAM, membre chercheure régulière du Centr’ERE, et cotitulaire de la chaire UNESCO en Démocratie, citoyenneté mondiale et éducation transformatoire. 

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Conférence Débats autour de l’éducation au politique dans les questions environnementales et de développement


Vendredi 14 octobre 2022 de 10h à 11h30
En ligne, sur Zoom

Cette conférence proposait d’ouvrir le débat à partir d’une lecture de l’histoire de l’éducation aux questions d’environnement et de développement. Il a été question des courants successifs de l’éducation relative à l’environnement, au développement durable et au temps de l’anthropocène, dans la perspective de souligner la présence ou l’absence d’éducation au politique. Cette communication a également fait état d’un changement de paradigme récent, faisant suite à deux décennies d’éducation au développement durable fortement inscrites dans le comportementalisme, vers des éducations au temps de l’anthropocène qui offrent davantage de potentiel de socialisation politique. Cette communication accompagnait l’édition du numéro 63 de la revue Éducation et socialisation sur le sujet, piloté par Angela Barthes, Lucie Sauvé et Frédéric Torterat.

Avec la participation de : 

Angela Barthes est professeure des universités à Aix-Marseille. Experte auprès du ministère de l’éducation nationale et de la direction générale de l’éducation de la commission européenne, membre de plusieurs gros projets internationaux, elle travaille sur les enjeux politiques de la transmission des savoirs, et les liens entre éducation, curricula, métiers et territoires avec une focale sur les ruralités méditerranéennes. 

Animation : Lucie Sauvé, professeure émérite au Département de didactique de l’UQAM, et membre fondatrice du Centr’ERE 

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Femmes, corps, territoires et extractivisme | Séminaire | 9 septembre 2022

Version en castellano

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À travers les Amériques, les femmes s’engagent dans les luttes pour la défense du territoire et de l’environnement, face à l’expansion extractive et aux oppressions multiples. Elles se mobilisent et résistent contre les multiples violences issues du modèle d’exploitation illimitée des biens communs et de la marchandisation de la nature, ainsi que contre les tentatives de contrôle et d’appropriation de leurs territoires et de leurs corps. À partir d’un vécu ancré dans ces luttes, elles développent une approche intégrale du soin qui tient autant compte de la protection de la nature, et de la terre que de leur corps, de leurs collectifs et des droits humains. Il s’agit d’une vision intégrée de l’éthique de la sollicitude (éthique du care), basée sur le dialogue des savoirs. S’y entrelacent la mémoire, l’histoire et les cultures dans une perspective de renforcement, de résistance et de transformation. La mobilisation des femmes donne lieu à une critique de fond du modèle sociopolitique hégémonique et à l’émergence de processus de construction d’alternatives qui intègrent le respect de la vie, la justice sociale et la justice environnementale. 

Avec la participation de Sandra del Pilar López Dietz, codirectrice, Observatoire des médias et des mouvements sociaux de l’Universidad de la Frontera du Chili, Ximena Mercado-Catriñir, doctorante en sciences sociales de cette même institution et Ana López Dietz, chercheure à la Faculté de Droit et Humanités, Universidad Central de Chile.

Et aussi de  :

Isabel Orellana, Département de didactique, Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et l’écocitoyenneté, Université du Québec à Montréal
Ingrid Hall, Département d’anthropologie, Centre d’études et de recherches internationales, Université de Montréal
Patricia Martin, Département de géographie, Centre d’études et de recherches internationales, Université de Montréal
Mélanie Chaplier, Département de Communication Université de Montréal, Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones – CIERA, Montréal, 
Karine Vanthuyne, Faculté des sciences sociales, Centre de recherche et d’enseignement sur les droits de la personne, Université d’Ottawa
Marie-Josée Massicotte, École d’études politiques, Institut d’études féministes et de genre, Université d’Ottawa

Ce séminaire fut un espace de dialogue, d’analyse et de réflexion collectives sur ces processus, qui furent illustrés par le cas des femmes du Wallmapu, territoire de la communauté autochtone Mapuche, au sud du Chili. 

Cet événement a été organisé au sein du Centr’ERE dans le cadre des activités du projet de recherche collaborative Resistaction-Dimensions critiques et politiques de l’éducation relative à l’environnement en contexte de conflit associé à l’expansion de l’extractivisme et leur apport à l’émergence d’alternatives, en collaboration avec le Comité pour les droits humains en Amérique latine – CDHAL, le Département de géographie de l’Université de Montréal et le Réseau d’études latino-américains de Montréal-RÉLAM. 

Traduction simultanée français – espagnol 
INSCRIPTIONS

Description en format PDF

Informations : orellana.isabel@uqam.ca

Détails de l’événement

L’éducation relative à l’environnement et la science au niveau préscolaire. Le cas de l’école Expérimentale à Xalapa | Atelier de discussion et réflexion | 21 juin 2022

ATTENTION CHANGEMENT DE MODALITÉ !
En raison de circonstances indépendantes de notre volonté, l’événement a eu lieu en Zoom uniquement.

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Nous avons le plaisir d’accueillir María del Carmen Martínez Silva, stagiaire doctorante de l’Université Veracruzana et professeure d’éducation préscolaire et normale au Mexique.

Résumé

L’éducation préscolaire est la première expérience d’éducation formelle à travers laquelle la socialisation primaire et le sens du monde, initiés dans la famille, sont élargis. Par cette formation, des opportunités nouvelles et variées sont offertes pour explorer l’environnement et construire une relation avec tout ce qui entoure les élèves. Cependant, quelques études ont identifié diverses limites dans la pratique éducative liée à l’environnement, face aux demandes actuelles dues à l’urgence socio-environnementale. En outre, la recherche éducative sur l’expérience des enseignant·e·s et des élèves n’a été que peu valorisée dans la génération d’un curriculum vécu. Pour cette raison, cette recherche analyse la pratique éducative liée à l’environnement et son lien potentiel avec l’enseignement des sciences pour la formation à l’écocitoyenneté. Elle considère le cas spécifique de l’école Expérimentale, sur une proposition d’intervention pédagogique générée dans ce contexte éducatif intitulée Le couloir de la science.

María del Carmen Martínez Silva
Stagiaire doctorante de la Université Veracruzana
Professeure d’éducation préscolaire et normale au Mexique.

Recherche : L’éducation relative à l’environnement et la science au niveau préscolaire. Le cas de l’école Expérimentale à Xalapa.

Directrice : Mme Gloria Elena Cruz Sánchez

Informations : ere@uqam.ca

Détails de l’événement

Luttes socio-écologiques face à l’extractivisme au Québec : réflexions apprentissages et apports à une transformation écosociale | Séminaire | 17 juin 2022

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Description détaillée en format PDF

Depuis plusieurs années, le Québec assiste à une multiplication des situations de conflits socio-écologiques qui émergent de pair avec l’intensification du développement extractif à grande échelle : barrages hydroélectriques, coupes forestières, projets d’hydrocarbures, mégaprojets miniers à ciel ouvert de lithium, de graphite, d’or, de terres rares, etc. 

Ces réalités provoquent une importante perturbation des communautés et de leur cadre de vie et une diversité d’impacts environnementaux, sociaux, culturels, identitaires, ainsi que diverses formes de violence ouverte, subtile et latente. Les réactions des citoyens en opposition à l’implantation d’installations dangereuses se sont amplifiées, diversifiées, intensifiées et structurées à travers le temps. Au Québec, les mobilisations sociales sur ces questions ont été sans précédent. Dans ce contexte, un vaste processus d’apprentissage collectif se tisse à travers la conception et la mise en place de multiples stratégies de résistance et de défense de l’environnement et de la santé des populations. Ces luttes deviennent un vaste chantier de réflexion sur le type d’avenir à construire et à mettre en place dans la foulée d’une réelle transition écologique.

Dans le cadre de nos recherches nous avons pu identifier 24 situations de conflit socio-écologique dans 15 des 17 régions administratives au Québec.

Objectifs du séminaire :

  • Mettre en valeur les savoirs citoyens acquis dans les mouvements de contestation aux méga-projets extractifs au Québec et les processus d’apprentissage que s’y associent; 
  • Favoriser le partage de réflexions, de préoccupations et de pratiques articulées dans ce contexte ; 
  • Explorer les visions stratégiques de critiques aux logiques dominantes et de recherches d’alternatives au modèle extractiviste, qui émergent dans ce contexte.

Cet événement a été organisé au sein du Centr’ERE dans le cadre des activités du projet de recherche collaborative Resistaction – Dimensions critiques et politiques de l’éducation relative à l’environnement dans la résistance sociale en contexte de conflit associé à l’expansion de l’extractivisme.

PROGRAMMATION

Animation : Maude Prud’homme, Front commun pour la transition énergétique, Réal Junior Leblanc, artiste multidisciplinaire d’Uashat Mak Mani-Utenam

9:00        Bienvenue et introduction, Isabel Orellana

9:10        Le projet recherche Resistaction – conflits socioécologiques et extractivisme au Québec et au Chili, Isabel Orellana, Andres Larrea, Gabriel Poisson, Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté-Centr’ERE, Université du Québec à Montréal – UQAM

9 :30       Recherches étudiantes associées au projet Resistaction, Gabrielle Roy-Grégoire, Lil Jurado, Centr’ERE, UQAM.

9 :40       Échanges et réflexions

10 :20     Pause

10 :35     Véronique Lalande, Initiative citoyenne de vigilance du port du Québec (cas Limoilou) 

10 :50     Rebecca Pétrin, Eau Secours 

11 :05     Échanges et réflexions

11 :45     Éléments de réflexion, Maude Prud’homme, Chantale Levert, Regroupement québécois des groupes écologistes et Laurence Brière, Centr’ERE, UQAM

Animation : Ugo Lapointe, Coalition pour que le Québec ait une meilleure mine, Emmélia Blais-Dowdy, comité pour les droits humains en Amérique latine- CDHAL

13:00      Animation, accueil et présentation 

13:20      May Dagher, Coalition des opposants à un projet minier en Haute-Matawinie (cas Matawinie) 

13:35      Échanges et réflexions 

14:15      Pause

14:30      Louis St-Hilaire, Regroupement de protection des lacs de la Petite-Nation 

14:45      Henri Jacob, Action Boréale 

15:00      Échanges et réflexions 

15:40      Éléments de réflexion finale, Ugo Lapointe, Coalition pour que le Québec ait meilleure mine, Éric Pineault, Institut des sciences de l’environnement, UQAM et Lucie Sauvé, Centr’ERE, UQAM 

15:50      Mots de clôture, Isabel Orellana