Dans un article récemment publié dans la revue Teoría de la Educación. Revista Interuniversitaria (vol. 38, no 2), la fondatrice du Centr’ERE, professeure émérite au Département de didactique de l’UQAM, Lucie Sauvé et la membre, professeure associée au Département des sciences de l’éducation de l’UQTR, Virginie Boelen interrogent la question de la construction de l’identité humaine à travers le rapport à la nature.
Intitulé Construire une identité écologique avec la nature comme territoire d’appartenance et cité vivante où s’engager, l’article revient sur la notion d’écoformation pour mettre en lumière comment la valorisation de ce processus de structuration de son identité au contact de son environnement est favorisée par la conception de la nature comme d’un territoire et d’une cité, deux représentations de la nature ayant été conceptualisées au sein du champ de l’éducation relative à l’environnement et qui partagent l’idée d’une nature comme « commun ».
Du 7 au 17 octobre 2025, le Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE) de l’Université du Québec à Montréal a tenu les Journées de l’éducation relative à l’environnement.
Dans ce cadre, se tiendra le symposium Pour la réussite éducative et la santé des jeunes : soutenir les pédagogies par la nature et le dehors.
Mardi 7 octobre 2025 de 8h30 à 17h Chalet du mont Royal (1196 Voie Camillien-Houde) et alentours, parc du mont Royal (en matinée) Salle PK-1140, pavillon Président-Kennedy (UQAM) (en après-midi) Plan interactif du campus
Les pédagogies par la nature et le dehors suscitent un intérêt grandissant dans les milieux scolaires. Nous assistons non seulement à une certaine démocratisation de l’expérience en plein air, mais aussi à une valorisation du potentiel que présente le milieu de vie dans lequel s’inscrit l’école pour l’apprentissage. Par ailleurs, de plus en plus d’emphase est mise sur la réussite éducative par les instances gouvernementales et le milieu scolaire. Dans ce contexte, le symposium poursuit les objectifs suivants :
– Exposer les bénéfices concrets des pédagogies par la nature et le dehors sur les plans de la réussite éducative, du bien-être et de la santé des jeunes ; – Offrir la possibilité d’expérimenter des propositions pédagogiques et discuter de leur potentiel de transfert dans une diversité de contextes éducatifs ; – Présenter des initiatives éducatives et associatives inspirantes ; – Réfléchir aux meilleures voies de soutien aux pédagogies par la nature et le dehors dans les contextes d’intervention des participant.e.s, en considérant l’importance des liens entre les écoles et les organismes locaux.
Activité offerte en collaboration avec: Les Amis de la montagne ↗︎ Le Centre de services scolaire de Montréal ↗︎ La Fondation Monique-Fitz-Back ↗︎ 100°↗︎ Le Pôle sur la ville résiliente de l’UQAM ↗︎ Le Campus de la transition écologique ↗︎ La Coalition Environnement – Éducation – Écocitoyenneté ↗︎
La table ronde Repenser le politique avec les éthiques et les pratiques du care dans l’intervention éducative et écosociale réunissait :
-Clément Barniaudy, maître de conférences en géographie à l’Université de Montpellier
-Audrey Dahl, professeure au département d’éducation et formation spécialisées de l’UQAM
-Emmanuelle Larocque, professeure au département de travail social de l’UQO
-Dalie Lauzon-Vallières, co-fondatrice de l’association du Réseau Demain le Québec.
Elle était animée par Laurence Brière, professeure au département de didactique de l’UQAM, directrice du Centr’ERE.
Résumé : Ces dernières années, plusieurs mouvements sociaux, dont des mouvements écologistes, se sont tournés vers les éthiques et les pratiques du care, pour repenser le rapport au monde, le sens de l’engagement et les pratiques militantes. Les dimensions politiques du «prendre soin» se sont dès lors vues mises au jour, revendiquées et vécues de nouvelles manières. D’autres rapports au territoire et à l’ensemble du vivant continuent de s’inventer dans la foulée, soutenant les perspectives de transformation écosociale portées par ces mouvements. En quoi ce courant du care vient-il nourrir l’intervention éducative et écosociale? Comment soutenir la vivacité de cet engouement pour le care dans le contexte sociopolitique actuel? Que peut le care face aux rapports politiques délétères et aux systèmes de valeurs qui émergent ou se renforcent via les nouveaux espaces numériques?
La table ronde Défis politiques contemporains d’une éducation à l’écocitoyenneté en milieux scolaires réunissait :
-Céline Chauvigné, professeure des universités en Sciences de l’Éducation et de la formation à l’Université de Nantes
-Lucie Sauvé, professeure émérite au département de didactique de l’UQAM
-Geneviève Therriault, professeure en sciences de l’éducation à l’UQAR.
Elle était animée par Benoît Urgelli, maître de conférences en sciences de l’éducation et de la formation à l’Université Lumière Lyon 2, chercheur associé au Centr’ERE, et David Rousseau, enseignant au Collège Jean-Eudes.
Résumé : Cette table ronde se déroulera en trois temps durant lesquels nous inviterons nos panélistes à s’exprimer à tour de rôle, avant de mettre leurs réflexions et propositions en débat. Après avoir exploré leurs conceptions de l’écocitoyenneté et de ses finalités socio-éducatives, nous échangerons sur les défis politiques contemporains à relever, de l’échelle locale à l’échelle globale, de l’individu en classe au citoyen de notre planète. Le dernier temps permettra de s’interroger sur les moyens qui pourraient permettre de relever ces défis politiques. Les vingt dernières minutes nous permettront d’ouvrir les échanges avec les membres de l’assistance.
Le séminaire L’éducation au politique en Abya Yala réunissait :
-Roméo Gongora, professeur à l’Ecole des arts visuels et médiatiques
-Gina Thésée, professeure au département de didactique de l’UQAM, chercheure régulière au Centr’ERE
-Marie-Michèle Voyer, auxiliaire de recherche au Centr’ERE.
Résumé : Abya Yala désigne le territoire sur lequel nous nous trouvons ici même, en présence, à Tiohtià:ke (Montréal) en territoire Kanien’kehá:ka (Mohawk). Abya Yala est le nom de cette partie du monde, ce continent, qui lui est donné par les représentants des Peuples autochtones réunis en 1992 à l’occasion du 500e anniversaire de l’arrivée des Européens qui ont colonisé ce territoire. Abya Yala est le nom donné à leur Terre ancestrale par le Peuple autochtone « Kuna », de l’actuel Panama, reconnu pour sa grande combativité. Abya Yala veut dire : « Terre de vie », « Terre de pleine maturité », et où Nature et Culture se conjuguent. À partir de leur perspective décoloniale, il n’est donc plus question d’« Amériques » (le nom colonial de ce continent), pas plus qu’il n’est question de « découverte » ou d’« Indiens », et encore moins, de « découverte des Indiens d’Amériques ».
En ce sens, le titre « Éducation au politique en Abya Yala » pose, d’emblée, le contexte « abya yalien » et la perspective décoloniale de notre dialogue sur l’éducation au politique. Une question se pose alors: une éducation au politique en Abya Yala est-elle possible en dehors des perspectives décoloniales? Notre prémisse est la suivante : en Abya Yala, du Sud au Nord, en passant par le Centre, une éducation au politique est ou devrait être de facto décoloniale.
Dans cet échange, nous esquisserons une éducation au politique à partir de trois perspectives décoloniales en Abya Yala : i) les arts décoloniaux en mouvements sociaux; ii) une rencontre sensible entre une personne allochtone et une communauté autochtone; iii) le marronnage des personnes mises en esclavage. La convergence de ces trois chemins décoloniaux nous amène, à un carrefour, à une éducation au politique (EAP) dont les dimensions se déclinent ainsi : une EAP à propos de l’environnement (connaissances sur l’environnement), une EAP relative à l’environnement (rapports à l’environnement), une EAP par l’environnement (l’environnement comme moyen) et une EAP pour l’environnement (l’environnement comme finalité).
Résumé : Parmi les mouvements de résistance pédagogique qui se structurent à l’échelle internationale, ceux des pédagogies sociales et critiques, à visée transformatives et inclusives, retiennent notre attention. Ils portent l’espoir de changements sociaux radicaux et démocratiques, mais se heurtent aux obstacles d’une forme scolaire ancrée plus ou moins consciemment dans des pratiques conservatives. En s’interrogeant sur la diversité des postures qui accompagnent les pratiques pédagogiques, et à travers l’exemple de l’éducation aux changements climatiques en Italie, en Grande Bretagne et dans certains pays francophones, il est possible de proposer un ensemble de balises pédagogiques dont l’articulation pourrait constituer, à minima, un parcours d’éducation à l’engagement éthique et responsable pour la transition écologique. Ce parcours nécessite cependant de s’accorder sur les nuances entre activisme et militantisme pédagogique, et sur les risques éducatifs qui les accompagnent, entre éducation au politique et éducation politique.
Résumé : Bien des discours qui se réclament de l’écologie donnent dans une terminologie trompeuse qui interdit de prendre la mesure des enjeux. C’est l’ère des oxymore ! Le capitalisme vert, la transition énergétique et surtout le sophistique développement durable viennent polluer les esprits. Comment revenir à des définitions et à des termes qui nous permettent de prendre la mesure des enjeux, de manière lucide et résolue ?
Mardi 29 octobre 2024 de 15h00 à 17h00 Lieu : Salle de la Didacthèque de la Bibliothèque des sciences de l’éducation (W-1011), UQAM Entrée par le 1er étage du pavillon W ou par le local A-M100 Pavillon Thérèse-Casgrain (W), UQAM, 455, boul. René-Lévesque Est, H2L 4Y2 Lien vers Plan interactif du campus
L’éducation relative à l’environnement se déploie autant au sein des institutions, dont l’école, et des organisations qu’au sein de la mobilisation citoyenne, de l’action sociale et des activités dans la nature. Construit au fil d’un parcours dialogique et collaboratif témoignant de la vitalité de ce domaine, cet ouvrage est une contribution à son patrimoine théorique et pratique.
Il invite, entre autres, le monde de l’éducation, de l’animation, de l’interprétation et de la protection de l’environnement à réfléchir sur des propositions, des réflexions et des analyses à propos des enjeux et des défis que la crise socioécologique contemporaine soulève. Adoptant une perspective interdisciplinaire et intersectorielle, ce livre se penche sur l’apprentissage du rapport à l’environnement dans l’action citoyenne, les arts, les dynamiques créatives et culturelles et la formation, soulignant la complémentarité des initiatives éducatives dans une diversité de milieux.
Dans le cadre des Journées de l’ERE coordonnées par le Centr’ERE, le lancement de cet ouvrage invite à poursuivre le croisement de savoirs, de trajectoires et de perspectives dans une pluralité de regards afin de cheminer vers les transformations socioécologiques et vers l’horizon d’espoir dont le monde a besoin.
Avec la participation de :
Laurence Brière, professeure au Département de didactique de l’UQAM et directrice du Centr’ERE Hugue Asselin, chargé de cours et coordonnateur du Centr’ERE Adolfo Agundez Rodriguez, professeur à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke et chercheur associé du Centr’ERE Anne Deslauriers, professeure à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM et chercheuse régulière du Centr’ERE Mélanie Champoux, professeure au Département de didactique de l’UQAM et chercheuse régulière du Centr’ERE Lucie Sauvé, professeure émérite au Département de didactique de l’UQAM et fondatrice du Centr’ERE
Animation: Isabel Orellana, professeure au Département de didactique de l’UQAM
Jeudi 17 octobre 2024 de 14h00 à 16h00 Lieu : Salle de la Didacthèque de la Bibliothèque des sciences de l’éducation (W-1011), UQAM Entrée par le 1er étage du pavillon W ou par le local A-M100 Pavillon Thérèse-Casgrain (W), UQAM, 455, boul. René-Lévesque Est, H2L 4Y2 Lien vers Plan interactif du campus
Associée à l’exacerbation de la consommation actuelle, l’industrie textile est responsable d’impacts qui affectent gravement la qualité de l’environnement et la santé des personnes. Entre autres impacts, elle est considérée comme l’une des causes d’environ 20 % de la pollution mondiale de l’eau potable. L’industrie du textile et de l’habillement et le comportement des consommateurs sont appelés à changer et à évoluer. Dans ce contexte, le concept de circularité textile a émergé, combinant la rationalité environnementale avec des processus de résilience, de créativité et d’innovation et renforçant les perspectives d’écocitoyenneté.
Dans le cadre des Journées de l’ERE coordonnées par le Centr’ERE, ce séminaire-atelier rendra compte et expérimentera une pratique de formation du projet « Circularité des textiles : pratiques, formations et perspectives » développé dans le cadre d’un partenariat (MIFI, 2023-2025) entre l’UQAM et l’Institut supérieur de design (ISDi) de l’Université de La Havane, à Cuba. Basé sur l’expérience de formation en textile vestimentaire qui, depuis 2017, est réalisée à l’ISDi, ce projet promeut une culture de récupération, de créativité et d’autosuffisance dans le domaine de l’habillement à Cuba. Il vise à contribuer à la reconnaissance et à la valorisation du patrimoine textile et du savoir-faire textile traditionnel et artisanal. Il cherche également à apporter ces connaissances aux processus de formation communautaire sur la circularité des textiles. La modalité des ateliers dans les communautés elles-mêmes propose l’exploration collective de cette approche à travers le dialogue, la discussion et la réflexion, en reliant les pratiques et techniques traditionnelles de récupération, de transformation et de fabrication des textiles à la réalité socio-écologique mondiale, favorisant une dynamique qui permet la génération d’idées créatives et innovantes. L’objectif est de proposer de processus d’apprentissage stimulants et contextuellement appropriés et de lier l’apprentissage de la fabrication de textiles à la main à l’éveil d’une sensibilité et d’une prise de conscience des réalités socio-écologiques critiques actuelles liées à la surproduction et à la consommation exacerbée de textiles, particulièrement, de vêtements. L’objectif est de contribuer au développement et au renforcement de la responsabilité socio-écologique et de la capacité des communautés à identifier des alternatives.
Avec la participation de :
Arianet Valdivia Mesa et Boris Pérez Vazquez, Institut Supérieur de Design de l’Universidad de La Habana René Gutiérrez Mayrata, Bureau de l’Historien de La Havane
Jeudi 10 octobre 2024 de 8h30 à 17h30 Lieu : A-2760 (en avant-midi) / N-8550 (en après-midi) A-2760 : Pavillon Hubert-Aquin (A), UQAM, 400, rue Sainte-Catherine Est, H2L 2C5 N-8550 : Pavillon Paul-Gérin-Lajoie (N), UQAM, 1205, rue Saint-Denis, H2X 3R9 Lien vers Plan interactif du campus
Dans le cadre des Journées de l’ERE coordonnées par le Centr’ERE, une journée est dédiée aux initiatives et aux enjeux d’écologisation de la formation en travail social. De fait, des acteurs et actrices du travail social en milieux francophones ouvrent et développent un nouveau champ de connaissances et de pratiques alors qu’ils et elles sont préoccupés par l’engagement pour la justice écosociale et la transition socioécologique. Cette journée convie toutes personnes intéressées à contribuer particulièrement à la réflexion sur les enjeux de la formation à l’intervention écosociale : la formation formelle (programmes) en travail social; la formation continue pour les milieux de pratique; l’éducation non formelle et l’éducation populaire/communautaire en intervention écosociale. Une douzaine de contributions sont à l’horaire.
Le programme de la journée sera divisé en trois blocs thématiques :
Initiatives et enjeux écosociaux des pratiques académiques en travail social Animation : Carine Villemagne, Université de Sherbrooke
La dimension éducative de pratiques d’intervention écosociale Animation : Elizabeth Pinault, UQAM
La dimension éducative de pratiques scientifiques en travail écosocial Animation : Gabrielle Laverdière, UQAM
Avec la participation de : Jade Bourdages-Lafleur (UQAM) ; Justine Daniel (LENGRAIS-CEU) ; Anne Gauthier (Centre d’écologie urbaine); Diana Hor (TNCDC) ; Shawn-Renée Hordyk (UQAM) ; Gabrielle Laverdière (UQAM) ; Sue-Ann MacDonald (UdeM) ; Laurent Ménochet (IRTS-Normandie-Caen) ; Arnaud Morange (IRTS-Normandie-Caen) ; Élizabeth Pineault (UQAM) ; Sarah Richard (CÉPOP) ; Mélissa Roy (UQAM) et Carolanne St-Louis (UQAM)
Comité organisateur Hugue Asselin, chargé de cours et coordonnateur du Centr’ERE, UQAM Sylvie Jochems, professeure à l’École de travail social, UQAM Gabrielle Laverdière, étudiante 2e cycle à l’École de travail social, UQAM Elizabeth Pinault, étudiante 2e cycle à l’École de travail social, UQAM Carine Villemagne, professeure en éducation à l’Université de Sherbrooke.