Les pouvoirs du cinéma en éducation relative à l’environnement | Table ronde | 09 juin 2026


Le 09 juin 2026, le Centr’ERE vous invite à venir réfléchir aux pouvoirs formateurs et transformateurs du cinéma en éducation relative à l’environnement, en assistant à la table ronde qui réunira Pascale Ferland, Kim O’Bomsawim, Diane Poitras et Aude Renaud-Lorrain.

Avez-vous déjà songé aux rencontres, lieux, événements et œuvres qui ont exercé une influence décisive dans votre rapport à l’environnement ? Ce processus de réminiscence conduit régulièrement des personnes à saisir l’importance que certains films ont eu sur leur parcours, suscitant tantôt une sensibilité particulière à l’égard de la beauté du vivant, agissant tantôt comme déclencheur d’engagement écopolitique. Cette table ronde rassemblera des personnes qui se consacrent à la création ou à la diffusion cinématographique et qui orientent le regard du public vers des questions vives, donnant voix à des rapports au monde sensibles, féconds et émancipateurs. Cette rencontre sera l’occasion de penser les récits et les projets collectifs que ces invitées contribuent à mettre au monde et à faire vivre en portant à l’écran des territoires et les êtres qui les habitent.

Date : mardi 09 juin 2026
Modalité : en présence et en ligne
Lieu : Salle Pierre-Bourgault, J-1450, UQAM (voir le Plan interactif du campus)
Zoom : Inscription requise
Plus d’informations : ere@uqam.ca
Consulter l’évènement sur Facebook

Avec la participation de :
Pascale Ferland, cinéaste
Kim O’Bomsawim, cinéaste
Diane Poitras, cinéaste et professeure à l’École des médias (UQAM)
Aude Renaud-Lorrain, directrice générale du Cinéma Public

Et l’animation de :
Laurence Brière, professeure au Département de didactique de l’UQAM et directrice du Centr’ERE

Anne-Sophie Gousse-Lessard a participé à la conception de l’exposition Émolab, à la Biosphère

Jusqu’au 4 octobre 2026, il sera possible d’explorer l’exposition Émolab lors d’une prochaine visite à la Biosphère !

La membre régulière du Centr’ERE et professeure au Département de psychologie, Anne-Sophie Gousse-Lessard, a siégé sur le comité scientifique de cette exposition afin de faire bénéficier la conception de son expertise. En effet, Anne-Sophie Gousse-Lessard consacre depuis quelques années ses travaux au sujet de l’écoanxiété et des écoémotions, avec une perspective d’éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté.

L’exposition Émolab aborde les réactions émotionnelles suscitées par les changements climatiques et invite à mieux les apprivoiser.

Lancement du grand entretien documentaire Lucie Sauvé, une vie forgée dans les terreaux de l’engagement | Projection et discussion | 27 mai 2026


Le 27 mai 2026, nous aurons le plaisir d’accueillir le lancement du grand entretien documentaire Lucie Sauvé, une vie forgée dans les terreaux de l’engagement (2026), retraçant le parcours de Lucie Sauvé, fondatrice du Centr’ERE.

La projection du court-métrage sera précédée d’une présentation du projet de documentaire et sera suivie d’une discussion avec Lucie Sauvé et les co-réalisateur·rice·s Sylvie Lapointe et Adolfo Agundez Rodriguez, ainsi que d’un échange avec le public, animés par Laurence Brière.

Le film est d’une durée de 37 minutes et sera diffusé en version originale en français.

Synopsis : Reconnue internationalement comme une figure incontournable pour le développement de la recherche et de la formation dans le domaine de l’éducation relative à l’environnement, Lucie Sauvé a exercé pendant plus de trente ans en tant que professeure à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et en tant que citoyenne engagée dans diverses luttes environnementales au Québec. À travers ce court-métrage tourné sur un ton intime, nous découvrons les différentes facettes qui ont forgé l’engagement éducatif et citoyen de Lucie Sauvé, à travers les étapes de sa vie, depuis son enfance à Montréal jusqu’à sa retraite à Saint-Marc-sur-Richelieu. Avec sa voix calme et son regard chaleureux, Lucie Sauvé aborde des questions fondamentales au sujet d’une éducation relative à l’environnement qui, au-delà du cadre scolaire, prend une dimension sociopolitique qui nous concerne toutes et tous en tant qu’êtres humains, quel que soit notre origine ou notre âge. Cette approche universelle de l’éducation relative à l’environnement tout au long de la vie efface les frontières physiques et générationnelles et, au-delà de la simple connaissance de l’environnement, a pour objectif spécifique « l’amélioration de notre relation avec l’environnement ». En ce sens, l’éducation relative à l’environnement, incarnée dans la vie et la pensée de Lucie Sauvé, est une invitation à nous engager dans cette voie, dans tous nos territoires de vie et à toutes les étapes de notre existence.

Date : mercredi 27 mai 2026
Modalité : en présence et en ligne
Lieu : N-3785, UQAM (voir le Plan interactif du campus)
Zoom : Inscription requise
Plus d’informations : ere@uqam.ca
Consulter l’évènement sur Facebook

Avec la participation de :
Sylvie Lapointe, cinéaste
Adolfo Agundez Rodriguez, professeur à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke
Lucie Sauvé, professeure émérite au Département de didactique de l’UQAM et fondatrice du Centr’ERE

Et l’animation de :
Laurence Brière, professeure au Département de didactique de l’UQAM et directrice du Centr’ERE

Séminaire Peuples autochtones, extractivisme et conflits socioécologiques au Québec : apprentissages et territoires sous tension | 12 octobre 2022




Mercredi 12 octobre 2022 de 9h30 à 12h
En ligne, sur Zoom

Ce séminaire se proposait de mettre en commun les enjeux et les défis de situations de conflits socioécologiques associés à l’expansion de projet extractifs qui affectent les territoires autochtones au Québec. Nos recherches nous ont permis de repérer une douzaine de ces cas qui touchent diverses communautés des Nations Anishnabe, Innu, Crie, Mi’gmaq et Atikamekw. Il s’agissait également de mettre en évidence les diverses pratiques et mobilisations sociales en défense des droits, de valoriser les chantiers d’apprentissage collectif qui se bâtissent au sein des processus de défense territoriale et de contribuer à identifier les perspectives d’avenir. L’événement a permis aussi de souligner le rôle crucial, souvent méconnu et ignoré, que jouent les femmes autochtones dans ces processus. 

Le date du 12 octobre, dite Journée de découverte des Amériques, est symboliquement reconnue comme la Journée de la résistance autochtone en commémoration des luttes des Premiers Peuples menées depuis 530 ans contre les colonisateurs. Cet évènement s’est joint à la mouvance pour une écocitoyenneté engagée visant à faire face à la vague actuelle de colonisation des territoires par l’industrie extractive. 

Ce séminaire s’inscrivait dans le cadre des Journées de l’éducation relative à l’environnement 2022 et plus spécifiquement, au sein des activités du projet Resistaction – Les dimensions critique et politique de l’éducation relative à l’environnement en contexte de conflit socioécologique et leur apport à l’émergence d’alternatives, qui se penche sur ces réalités au Québec et au Chili. 

Avec la participation de : 

Denise Jourdain, communauté d’Uashat mak Mani-utenam
Réal Junior Leblanc, communauté d’Uashat mak Mani-utenam
Valérie Ivy Hamelin, communauté Mi’gmaq de Gespeg
Daviken Studnicki-Gizbert, Département d’histoire et d’études classiquesMcGill University
Adrienne Jérôme, communauté Anishinabe du Lac Simon
Isabel Orellana et Andrés Larrea, CentrERE, Université du Québec à Montréal

Animation : Emanuelle Dufour, anthropologue et bédéiste, docteure en éducation par les arts de l’Université Concordia

Visionner le séminaire

Table ronde Éducation, environnement et territoires : perspectives autochtones et décolonisation des savoirs | 12 octobre 2023



Jeudi 12 octobre 2023 de 13h30 à 16h00
À la Didacthèque de la Bibliothèque des sciences de l’éducation, W-1011
Et à distance, sur Zoom : https://uqam.zoom.us/j/81137005494
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Cette table ronde se propose de contribuer aux réflexions concernant les défis éducatifs contemporains face à la situation socio-écologique critique dont de changement climatique, de dépossession territoriale et d’injustice environnementale accrue qui s’y associe, à partir de regards autochtones. Il s’agit de participer au déploiement d’efforts éducatifs qui s’inspirent de visions ancrées dans une écologie du vivant, dans les principes d’une éthique de la vie issus des savoirs autochtones. La table ronde se tiendra le 12 octobre que l’on reconnaît de plus en plus comme la Journée de la résistance autochtone, en commémoration des luttes des Premiers Peuples menées depuis 531 ans contre la colonisation.

À travers l’apport des différentes personnes invitées, cette table ronde se propose d’explorer cette thématique à partir des questions suivantes qui guideront les échanges : Comment l’éducation relative à l’environnement est abordée en éducation autochtone ? Quelle pourrait être la contribution d’une décolonisation des savoirs pour faire face aux défis éducatifs de la crise socio-écologique actuelle ? Comment est-ce que les savoirs autochtones sont informés par une relation avec le territoire ? Et finalement, comment est-ce que le milieu communautaire autochtone, de l’éducation et de la recherche peuvent collaborer pour repenser et rebâtir les relations société-nature ?

Cette activité est organisée en partenariat par le Centr’ERE et la Chaire réseau de recherche sur la jeunesse du Québec, volet autochtone.

Mots d’ouverture

Joséphine Bacon, poétesse, parolière et enseignante Innue, originaire de la communauté de Pessamit, aînée en résidence à l’UQAM

Panélistes

Laurent Jérôme, professeur, Département des sciences des religions, directeur de l’Équipe de recherche sur les cosmopolitiques autochtones (ERCA), Université du Québec à Montréal
Diane Campeau, professeure, Faculté d’éducation, Université d’Ottawa
Virginie Boelen, professeure associée, Département de didactique, membre du Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement, Université du Québec à Montréal
Carole Bérubé Therrien, chargée de projet, Chaire-réseau de recherche sur la jeunesse du Québec
Janis Ottawa, consultante Linguistique Atikamekw à Kiuna 
Katsitonsariio (Stuart) Myiow, représentant et porte-parole du Conseil Traditionnel Kanyen’kehà:ka et Edith Mora Castelan, animatrice et traductrice à la Maison Longue de Kahnawake

Animation: Natasha Blanchet-Cohen, professeure, Département des sciences humaines appliquées, Concordia University, titulaire du volet autochtone de la Chaire-réseau de recherche sur la jeunesse du Québec.

Table ronde Le rapport au corps dans l’éducation écologique et l’engagement écosocial | 9 octobre 2025



Du 7 au 17 octobre 2025, le Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE) de l’Université du Québec à Montréal a tenu les Journées de l’éducation relative à l’environnement.

Dans ce cadre, se tiendra la table ronde Le rapport au corps dans l’éducation écologique et l’engagement écosocial

Jeudi 9 octobre 2025 de 14h à 16h
Lieu: N-8150 du pavillon Paul-Gérin-Lajoie (N) à l’UQAM Plan interactif du campus
Et à distance, sur Zoom: https://uqam.zoom.us/meeting/register/rIxcmHX2TbijxiHkqOuzxA

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Affiche

Le courant des approches sensibles en éducation relative à l’environnement connaît un fécond déploiement ces dernières années. Il est porté non seulement par l’intention de nourrir l’émerveillement, et plus globalement le rapport au monde, mais aussi par la volonté de décloisonner les manières de construire les expériences et les savoirs à propos des réalités socio-écologiques. 

Avec la participation de:

• Johanna Bienaise, professeure au département de danse de l’UQAM et chercheure au Centr’ERE 
• Francisca Fernández Droguett, professeure à la Universidad Academia de Humanismo Cristiano (Chili) et membre du Movimiento por el Agua y los Territorios (MAT)
• Julie Drouin, éducatrice somatique et doctorante en éducation (UQAM)
• Deborah Maia de Lima, professeure affiliée à l’Université McGill

Animation: 
• Laurence Brière, professeure au département de didactique de l’UQAM et directrice du Centr’ERE
• Isabel Orellana, chercheure émérite au Centr’ERE 

Symposium Pour la réussite éducative et la santé des jeunes : soutenir les pédagogies par la nature et le dehors | 7 octobre 2025



Du 7 au 17 octobre 2025, le Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE) de l’Université du Québec à Montréal a tenu les Journées de l’éducation relative à l’environnement.

Dans ce cadre, se tiendra le symposium Pour la réussite éducative et la santé des jeunes : soutenir les pédagogies par la nature et le dehors.

Mardi 7 octobre 2025 de 8h30 à 17h
Chalet du mont Royal (1196 Voie Camillien-Houde) et alentours, parc du mont Royal (en matinée)
Salle PK-1140, pavillon Président-Kennedy (UQAM) (en après-midi) Plan interactif du campus

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Inscription gratuite requise: Formulaire d’inscription 

Programme complet

Les pédagogies par la nature et le dehors suscitent un intérêt grandissant dans les milieux scolaires. Nous assistons non seulement à une certaine démocratisation de l’expérience en plein air, mais aussi à une valorisation du potentiel que présente le milieu de vie dans lequel s’inscrit l’école pour l’apprentissage. Par ailleurs, de plus en plus d’emphase est mise sur la réussite éducative par les instances gouvernementales et le milieu scolaire. Dans ce contexte, le symposium poursuit les objectifs suivants :

–    Exposer les bénéfices concrets des pédagogies par la nature et le dehors sur les plans de la réussite éducative, du bien-être et de la santé des jeunes ;
–    Offrir la possibilité d’expérimenter des propositions pédagogiques et discuter de leur potentiel de transfert dans une diversité de contextes éducatifs ;
–    Présenter des initiatives éducatives et associatives inspirantes ;
–    Réfléchir aux meilleures voies de soutien aux pédagogies par la nature et le dehors dans les contextes d’intervention des participant.e.s, en considérant l’importance des liens entre les écoles et les organismes locaux.

Activité offerte en collaboration avec:
Les Amis de la montagne ↗︎
Le Centre de services scolaire de Montréal ↗︎
La Fondation Monique-Fitz-Back ↗︎
100°↗︎
Le Pôle sur la ville résiliente de l’UQAM ↗︎
Le Campus de la transition écologique ↗︎
La Coalition Environnement – Éducation – Écocitoyenneté ↗︎

Retrouvez un retour sur ce Symposium sur le site web de 100°, dans un article signé par une des panélistes de l’événement, la conseillère en transfert de connaissances Véronique Landry ↗︎

Table ronde Repenser le politique avec les éthiques et les pratiques du care dans l’intervention éducative et écosociale | 10 juin 2025

Les 09 et 10 juin 2025, le Centr’ERE organisait les Journées d’étude Repenser les dimensions politiques de l’éducation relative à l’environnement dans le contexte socio-écologique contemporain.

La table ronde Repenser le politique avec les éthiques et les pratiques du care dans l’intervention éducative et écosociale réunissait :
-Clément Barniaudy, maître de conférences en géographie à l’Université de Montpellier
-Audrey Dahl, professeure au département d’éducation et formation spécialisées de l’UQAM
-Emmanuelle Larocque, professeure au département de travail social de l’UQO
-Dalie Lauzon-Vallières, co-fondatrice de l’association du Réseau Demain le Québec.

Elle était animée par Laurence Brière, professeure au département de didactique de l’UQAM, directrice du Centr’ERE.

Résumé : Ces dernières années, plusieurs mouvements sociaux, dont des mouvements écologistes, se sont tournés vers les éthiques et les pratiques du care, pour repenser le rapport au monde, le sens de l’engagement et les pratiques militantes. Les dimensions politiques du «prendre soin» se sont dès lors vues mises au jour, revendiquées et vécues de nouvelles manières. D’autres rapports au territoire et à l’ensemble du vivant continuent de s’inventer dans la foulée, soutenant les perspectives de transformation écosociale portées par ces mouvements. En quoi ce courant du care vient-il nourrir l’intervention éducative et écosociale? Comment soutenir la vivacité de cet engouement pour le care dans le contexte sociopolitique actuel? Que peut le care face aux rapports politiques délétères et aux systèmes de valeurs qui émergent ou se renforcent via les nouveaux espaces numériques?

Table ronde Défis politiques contemporains d’une éducation à l’écocitoyenneté en milieux scolaires | 10 juin 2025

Les 09 et 10 juin 2025, le Centr’ERE organisait les Journées d’étude Repenser les dimensions politiques de l’éducation relative à l’environnement dans le contexte socio-écologique contemporain.

La table ronde Défis politiques contemporains d’une éducation à l’écocitoyenneté en milieux scolaires réunissait :
-Céline Chauvigné, professeure des universités en Sciences de l’Éducation et de la formation à l’Université de Nantes
-Lucie Sauvé, professeure émérite au département de didactique de l’UQAM
-Geneviève Therriault, professeure en sciences de l’éducation à l’UQAR.

Elle était animée par Benoît Urgelli, maître de conférences en sciences de l’éducation et de la formation à l’Université Lumière Lyon 2, chercheur associé au Centr’ERE, et David Rousseau, enseignant au Collège Jean-Eudes.

Résumé : Cette table ronde se déroulera en trois temps durant lesquels nous inviterons nos panélistes à s’exprimer à tour de rôle, avant de mettre leurs réflexions et propositions en débat. Après avoir exploré leurs conceptions de l’écocitoyenneté et de ses finalités socio-éducatives, nous échangerons sur les défis politiques contemporains à relever, de l’échelle locale à l’échelle globale, de l’individu en classe au citoyen de notre planète. Le dernier temps permettra de s’interroger sur les moyens qui pourraient permettre de relever ces défis politiques. Les vingt dernières minutes nous permettront d’ouvrir les échanges avec les membres de l’assistance.

Séminaire L’éducation au politique en Abya Yala | 10 juin 2025

Les 09 et 10 juin 2025, le Centr’ERE organisait les Journées d’étude Repenser les dimensions politiques de l’éducation relative à l’environnement dans le contexte socio-écologique contemporain.

Le séminaire L’éducation au politique en Abya Yala réunissait :
-Roméo Gongora, professeur à l’Ecole des arts visuels et médiatiques
-Gina Thésée, professeure au département de didactique de l’UQAM, chercheure régulière au Centr’ERE
-Marie-Michèle Voyer, auxiliaire de recherche au Centr’ERE.

Résumé : Abya Yala désigne le territoire sur lequel nous nous trouvons ici même, en présence, à Tiohtià:ke (Montréal) en territoire Kanien’kehá:ka (Mohawk). Abya Yala est le nom de cette partie du monde, ce continent, qui lui est donné par les représentants des Peuples autochtones réunis en 1992 à l’occasion du 500e anniversaire de l’arrivée des Européens qui ont colonisé ce territoire. Abya Yala est le nom donné à leur Terre ancestrale par le Peuple autochtone « Kuna », de l’actuel Panama, reconnu pour sa grande combativité. Abya Yala veut dire : « Terre de vie », « Terre de pleine maturité », et où Nature et Culture se conjuguent. À partir de leur perspective décoloniale, il n’est donc plus question d’« Amériques » (le nom colonial de ce continent), pas plus qu’il n’est question de « découverte » ou d’« Indiens », et encore moins, de « découverte des Indiens d’Amériques ».

En ce sens, le titre « Éducation au politique en Abya Yala » pose, d’emblée, le contexte « abya yalien » et la perspective décoloniale de notre dialogue sur l’éducation au politique. Une question se pose alors: une éducation au politique en Abya Yala est-elle possible en dehors des perspectives décoloniales? Notre prémisse est la suivante : en Abya Yala, du Sud au Nord, en passant par le Centre, une éducation au politique est ou devrait être de facto décoloniale.

Dans cet échange, nous esquisserons une éducation au politique à partir de trois perspectives décoloniales en Abya Yala : i) les arts décoloniaux en mouvements sociaux; ii) une rencontre sensible entre une personne allochtone et une communauté autochtone; iii) le marronnage des personnes mises en esclavage. La convergence de ces trois chemins décoloniaux nous amène, à un carrefour, à une éducation au politique (EAP) dont les dimensions se déclinent ainsi : une EAP à propos de l’environnement (connaissances sur l’environnement), une EAP relative à l’environnement (rapports à l’environnement), une EAP par l’environnement (l’environnement comme moyen) et une EAP pour l’environnement (l’environnement comme finalité).

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