Le Rapport sommaire d’activités du Centr’ERE pour la période de juin 2023 à mai 2025 est maintenant disponible.
« Les années 2023-2024 et 2024-2025 ont été marquées par la fin d’un cycle de financement (2020-2024) suivi d’un ralentissement des activités du Centr’ERE. La programmation scientifique a pu être maintenue grâce à plusieurs activités offertes en comodalité, multipliant les opportunités d’engagement pour les membres. Un effort a été investi dans de nouvelles possibilités de faire rayonner et de mieux déployer encore ses activités et celles de ses membres, répondant ainsi à une demande sociale grandissante dans le domaine de l’éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté, provenant des divers secteurs de la société. (Centr’ERE, 2025, p. 1).
Le Centr’ERE est heureux d’accueillir trois nouveaux et nouvelle membres chercheur.e.s associé.e.s : Patricia-Anne Blanchet (Université du Québec à Montréal), Clément Barniaudy (Université de Montpellier) et Charles-Antoine Bachand (Université du Québec en Outaouais).
Patricia-Anne Blanchet, PhD, est professeure à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM, dans la concentration enseignement. Artiviste pédagogue chercheure engagée pour la défense des droits autochtones et la sauvegarde des territoires ancestraux, elle a occupé les fonctions de conseillère en pédagogie autochtone à l’Université de Sherbrooke et collabore avec plusieurs organisations autochtones en éducation à titre de consultante et conceptrice pédagogique. Ses recherches portent sur les pédagogies artistiques décoloniales et écoféministes ainsi que sur l’éthique culturelle en arts vivants. Elle explore la création collective à caractère social comme espace de mieux être et de justice holistiques, en développant des méthodologies de recherche action/création/intervention ancrées dans des approches narratives et relationnelles.
Clément Barniaudy est maître de conférences en géographie à la Faculté d’Éducation de l’Université de Montpellier, rattaché à l’unité de recherche LIRDEF (Laboratoire interdisciplinaire de recherche en didactique, éducation et formation) et chercheur associé à l’UMR SENS. Ses intérêts d’enseignement et de recherche portent sur les éthiques du care, les humanités environnementales et l’éducation relative à l’environnement à partir d’une approche sensible, phénoménologique et narrative de l’expérience. Il est membre fondateur du GIS TEPCARE (Groupement d’intérêt scientifique sur les théories et pratiques du care) et a notamment publié : L’éconarration : des ateliers d’écritures pour transformer notre relation au vivant (coord. avec Angela Biancofiore, 2024).
Charles-Antoine Bachand, Ph.D., est professeur en fondements de l’éducation à l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et chercheur au Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE). Ses travaux s’intéressent au rôle de l’éducation dans un monde marqué par les crises démocratiques et socioécologiques, plus particulièrement à l’éducation à la citoyenneté, à l’écocitoyenneté et à l’éducation en Anthropocène. Ils mobilisent les apports des pédagogies critiques ainsi que les concepts de vertus démocratiques, d’agentivité citoyenne et de justice épistémique afin d’explorer les conditions par lesquelles l’éducation peut favoriser le développement du pouvoir agir citoyen et contribuer à des transformations démocratiques.
Dans un article récemment publié dans la revue Teoría de la Educación. Revista Interuniversitaria (vol. 38, no 2), la fondatrice du Centr’ERE, professeure émérite au Département de didactique de l’UQAM, Lucie Sauvé et la membre, professeure associée au Département des sciences de l’éducation de l’UQTR, Virginie Boelen interrogent la question de la construction de l’identité humaine à travers le rapport à la nature.
Intitulé Construire une identité écologique avec la nature comme territoire d’appartenance et cité vivante où s’engager, l’article revient sur la notion d’écoformation pour mettre en lumière comment la valorisation de ce processus de structuration de son identité au contact de son environnement est favorisée par la conception de la nature comme d’un territoire et d’une cité, deux représentations de la nature ayant été conceptualisées au sein du champ de l’éducation relative à l’environnement et qui partagent l’idée d’une nature comme « commun ».
La revue Éducation relative à l’environnement met à disposition une veille documentaire de ces derniers mois !Construite à partir des nombreuses annonces de publications reçues par courriel, cette veille n’a pas la prétention d’être exhaustive, mais elle vise à favoriser le partage d’informations et à mettre en lumière la richesse des travaux récents dans le domaine.
Cette édition regroupe 44 références, organisées selon 16 thématiques.
Télécharger la veille documentaire (PDF)
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La revue invite toutes les personnes ayant récemment publié un article ou un ouvrage en français dans le champ de l’éducation relative à l’environnement – ou dans un domaine connexe – à les en informer afin que ces publications puissent être intégrées dans une prochaine mise à jour.
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Depuis avril 2026, le Centr’ERE accueille Maeva Perrin pour un stage doctoral qui s’inscrit dans le cadre de sa thèse à la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’Université de Genève, sous la direction de Nathalie Muller Mirza.
Le 17 juin, Maeva a présenté ses travaux de recherche aux membres du Centr’ERE à l’occasion d’un séminaire de recherche, intitulé Développer une relation à la nature au fil d’expériences significatives : une recherche longitudinale entre journaux personnels et approches ethnographiques.
Résumé : Dans le cadre d’une thèse portant sur l’expérience des crises, la relation à la nature est apparue comme particulièrement significative, soutenant les personnes dans des situations vécues comme des ruptures. Bien que de nombreux travaux en psychologie mettent en évidence les bénéfices psychologiques et physiologiques associés au contact avec la nature, les processus par lesquels les relations à la nature – qui sous-tendent potentiellement ces effets – se construisent et évoluent au fil du temps restent encore peu explorés. S’appuyant sur une recherche longitudinale combinant journaux personnels en ligne et terrain ethnographique, cette étude explore comment certaines expériences deviennent significatives et participent à façonner les manières de se relier au vivant, de l’habiter et de lui donner sens. Inscrite dans une perspective socioculturelle en psychologie, cette recherche appréhende ces relations comme des processus développementaux, relationnels et situés, se construisant à travers l’expérience vécue au fil du parcours de vie. Les apports méthodologiques d’un dispositif articulant données longitudinales et travail de terrain seront également discutés.
Félicitations pour ce riche projet et belle continuation, Maeva !
Le grand entretien documentaire Lucie Sauvé, Une vie forgée dans les terreaux de l’engagement est désormais visionnable en ligne :
Co-réalisé par la cinéaste Sylvie Lapointe et le professeur à Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke Adolfo Agundez Rodriguez, ce film retrace la pensée de Lucie Sauvé, figure majeure de l’éducation relative à l’environnement et citoyenne engagée dans diverses luttes environnementales au Québec.
Synopsis : Reconnue internationalement comme une figure incontournable pour le développement de la recherche et de la formation dans le domaine de l’éducation relative à l’environnement, Lucie Sauvé a exercé pendant plus de trente ans en tant que professeure à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et en tant que citoyenne engagée dans diverses luttes environnementales au Québec. À travers ce court-métrage tourné sur un ton intime, nous découvrons les différentes facettes qui ont forgé l’engagement éducatif et citoyen de Lucie Sauvé, à travers les étapes de sa vie, depuis son enfance à Montréal jusqu’à sa retraite à Saint-Marc-sur-Richelieu. Avec sa voix calme et son regard chaleureux, Lucie Sauvé aborde des questions fondamentales au sujet d’une éducation relative à l’environnement qui, au-delà du cadre scolaire, prend une dimension sociopolitique qui nous concerne toutes et tous en tant qu’êtres humains, quel que soit notre origine ou notre âge. Cette approche universelle de l’éducation relative à l’environnement tout au long de la vie efface les frontières physiques et générationnelles et, au-delà de la simple connaissance de l’environnement, a pour objectif spécifique « l’amélioration de notre relation avec l’environnement ». En ce sens, l’éducation relative à l’environnement, incarnée dans la vie et la pensée de Lucie Sauvé, est une invitation à nous engager dans cette voie, dans tous nos territoires de vie et à toutes les étapes de notre existence.
Le 09 juin 2026, le Centr’ERE vous invite à venir réfléchir aux pouvoirs formateurs et transformateurs du cinéma en éducation relative à l’environnement, en assistant à la table ronde qui réunira Pascale Ferland, Kim O’Bomsawim, Diane Poitras et Aude Renaud-Lorrain.
Avez-vous déjà songé aux rencontres, lieux, événements et œuvres qui ont exercé une influence décisive dans votre rapport à l’environnement ? Ce processus de réminiscence conduit régulièrement des personnes à saisir l’importance que certains films ont eu sur leur parcours, suscitant tantôt une sensibilité particulière à l’égard de la beauté du vivant, agissant tantôt comme déclencheur d’engagement écopolitique. Cette table ronde rassemblera des personnes qui se consacrent à la création ou à la diffusion cinématographique et qui orientent le regard du public vers des questions vives, donnant voix à des rapports au monde sensibles, féconds et émancipateurs. Cette rencontre sera l’occasion de penser les récits et les projets collectifs que ces invitées contribuent à mettre au monde et à faire vivre en portant à l’écran des territoires et les êtres qui les habitent.
Avec la participation de : Pascale Ferland, cinéaste Kim O’Bomsawin, cinéaste Diane Poitras, cinéaste et professeure à l’École des médias (UQAM) Aude Renaud-Lorrain, directrice générale du Cinéma Public
Et l’animation de : Laurence Brière, professeure au Département de didactique de l’UQAM et directrice du Centr’ERE
Jusqu’au 4 octobre 2026, il sera possible d’explorer l’exposition Émolab lors d’une prochaine visite à la Biosphère !
La membre régulière du Centr’ERE et professeure au Département de psychologie, Anne-Sophie Gousse-Lessard, a siégé sur le comité scientifique de cette exposition afin de faire bénéficier la conception de son expertise. En effet, Anne-Sophie Gousse-Lessard consacre depuis quelques années ses travaux au sujet de l’écoanxiété et des écoémotions, avec une perspective d’éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté.
L’exposition Émolab aborde les réactions émotionnelles suscitées par les changements climatiques et invite à mieux les apprivoiser.
Le 27 mai 2026, nous avons eu le plaisir d’accueillir le lancement du grand entretien documentaire Lucie Sauvé, une vie forgée dans les terreaux de l’engagement (2026), retraçant le parcours de Lucie Sauvé, fondatrice du Centr’ERE.
La projection du court-métrage fut précédée d’une présentation du projet de documentaire et suivie d’une discussion avec Lucie Sauvé et les co-réalisateur·rice·s Sylvie Lapointe et Adolfo Agundez Rodriguez, ainsi que d’un échange avec le public, animés par Laurence Brière.
Visionner le film (VOF, 37 min). Synopsis : Reconnue internationalement comme une figure incontournable pour le développement de la recherche et de la formation dans le domaine de l’éducation relative à l’environnement, Lucie Sauvé a exercé pendant plus de trente ans en tant que professeure à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et en tant que citoyenne engagée dans diverses luttes environnementales au Québec. À travers ce court-métrage tourné sur un ton intime, nous découvrons les différentes facettes qui ont forgé l’engagement éducatif et citoyen de Lucie Sauvé, à travers les étapes de sa vie, depuis son enfance à Montréal jusqu’à sa retraite à Saint-Marc-sur-Richelieu. Avec sa voix calme et son regard chaleureux, Lucie Sauvé aborde des questions fondamentales au sujet d’une éducation relative à l’environnement qui, au-delà du cadre scolaire, prend une dimension sociopolitique qui nous concerne toutes et tous en tant qu’êtres humains, quel que soit notre origine ou notre âge. Cette approche universelle de l’éducation relative à l’environnement tout au long de la vie efface les frontières physiques et générationnelles et, au-delà de la simple connaissance de l’environnement, a pour objectif spécifique « l’amélioration de notre relation avec l’environnement ». En ce sens, l’éducation relative à l’environnement, incarnée dans la vie et la pensée de Lucie Sauvé, est une invitation à nous engager dans cette voie, dans tous nos territoires de vie et à toutes les étapes de notre existence.
Avec la participation de : Sylvie Lapointe, cinéaste Adolfo Agundez Rodriguez, professeur à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke Lucie Sauvé, professeure émérite au Département de didactique de l’UQAM et fondatrice du Centr’ERE
Et l’animation de : Laurence Brière, professeure au Département de didactique de l’UQAM et directrice du Centr’ERE
Mercredi 12 octobre 2022 de 9h30 à 12h En ligne, sur Zoom
Ce séminaire se proposait de mettre en commun les enjeux et les défis de situations de conflits socioécologiques associés à l’expansion de projet extractifs qui affectent les territoires autochtones au Québec. Nos recherches nous ont permis de repérer une douzaine de ces cas qui touchent diverses communautés des Nations Anishnabe, Innu, Crie, Mi’gmaq et Atikamekw. Il s’agissait également de mettre en évidence les diverses pratiques et mobilisations sociales en défense des droits, de valoriser les chantiers d’apprentissage collectif qui se bâtissent au sein des processus de défense territoriale et de contribuer à identifier les perspectives d’avenir. L’événement a permis aussi de souligner le rôle crucial, souvent méconnu et ignoré, que jouent les femmes autochtones dans ces processus.
Le date du 12 octobre, dite Journée de découverte des Amériques, est symboliquement reconnue comme la Journée de la résistance autochtone en commémoration des luttes des Premiers Peuples menées depuis 530 ans contre les colonisateurs. Cet évènement s’est joint à la mouvance pour une écocitoyenneté engagée visant à faire face à la vague actuelle de colonisation des territoires par l’industrie extractive.
Ce séminaire s’inscrivait dans le cadre des Journées de l’éducation relative à l’environnement 2022 et plus spécifiquement, au sein des activités du projet Resistaction – Les dimensions critique et politique de l’éducation relative à l’environnement en contexte de conflit socioécologique et leur apport à l’émergence d’alternatives, qui se penche sur ces réalités au Québec et au Chili.
Avec la participation de :
Denise Jourdain, communauté d’Uashat mak Mani-utenam Réal Junior Leblanc, communauté d’Uashat mak Mani-utenam Valérie Ivy Hamelin, communauté Mi’gmaq de Gespeg Daviken Studnicki-Gizbert, Département d’histoire et d’études classiques, McGill University Adrienne Jérôme, communauté Anishinabe du Lac Simon Isabel Orellanaet Andrés Larrea, CentrERE, Université du Québec à Montréal
Animation : Emanuelle Dufour, anthropologue et bédéiste, docteure en éducation par les arts de l’Université Concordia