Table ronde Le rapport au corps dans l’éducation écologique et l’engagement écosocial | 9 octobre 2025



Du 7 au 17 octobre 2025, le Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE) de l’Université du Québec à Montréal a tenu les Journées de l’éducation relative à l’environnement.

Dans ce cadre, se tiendra la table ronde Le rapport au corps dans l’éducation écologique et l’engagement écosocial

Jeudi 9 octobre 2025 de 14h à 16h
Lieu: N-8150 du pavillon Paul-Gérin-Lajoie (N) à l’UQAM Plan interactif du campus
Et à distance, sur Zoom: https://uqam.zoom.us/meeting/register/rIxcmHX2TbijxiHkqOuzxA

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Le courant des approches sensibles en éducation relative à l’environnement connaît un fécond déploiement ces dernières années. Il est porté non seulement par l’intention de nourrir l’émerveillement, et plus globalement le rapport au monde, mais aussi par la volonté de décloisonner les manières de construire les expériences et les savoirs à propos des réalités socio-écologiques. 

Avec la participation de:

• Johanna Bienaise, professeure au département de danse de l’UQAM et chercheure au Centr’ERE 
• Francisca Fernández Droguett, professeure à la Universidad Academia de Humanismo Cristiano (Chili) et membre du Movimiento por el Agua y los Territorios (MAT)
• Julie Drouin, éducatrice somatique et doctorante en éducation (UQAM)
• Deborah Maia de Lima, professeure affiliée à l’Université McGill

Animation: 
• Laurence Brière, professeure au département de didactique de l’UQAM et directrice du Centr’ERE
• Isabel Orellana, chercheure émérite au Centr’ERE 

Séminaire L’expérience sensible: creuset d’une éducation au politique? | 9 juin 2025

Les 09 et 10 juin 2025, le Centr’ERE organisait les Journées d’étude Repenser les dimensions politiques de l’éducation relative à l’environnement dans le contexte socio-écologique contemporain.

Le séminaire L’expérience sensible: creuset d’une éducation au politique ? réunissait :
-Mélanie Champoux, professeure au département de didactique de l’UQAM, doctorante en éducation à l’Université de Sherbrooke, et chercheure régulière au Centr’ERE
-Maxime Fecteau, doctorant en études littéraires à l’UQAM
-Alexandra Guité, doctorante en philosophie à l’Université de Montréal et professeure de philosophie au Cégep de Rosemont
-Aurélie Zwang, maîtresse de conférences en sciences de l’éducation à la faculté des sciences de l’Université de Montpellier, et chercheuse associée au Centr’ERE.

Résumé : Ce séminaire a pour objet d’interroger le lien entre le sensible et le politique en ERE du point de vue théorique et pratique. En adoptant une épistémologie des savoirs situés, il s’agira de partager quatre récits ancrés dans une démarche réflexive, chacun portant sur une expérience vécue en tant qu’éduqué·e ou éducateur·ice, où la question du sensible – par sa présence ou son absence – s’est imposée de manière significative. Plus encore, ces expériences seront mises en dialogue avec un·e auteur·ice permettant de problématiser les liens entre sensible et politique en éducation. Les participant·es au séminaire seront par la suite invité·es à nourrir deux axes de réflexion. Quels rôles accorder au sensible dans la perspective d’une éducation au politique ? Quelles stratégies pédagogiques concevoir et mobiliser pour développer ce lien en éducation formelle et non formelle, auprès de divers publics ?

Lancement et table ronde Trajectoires, perspectives et défis de l’éducation relative à l’environnement contemporaine | 29 octobre 2024

Mardi 29 octobre 2024 de 15h00 à 17h00
Lieu : Salle de la Didacthèque de la Bibliothèque des sciences de l’éducation (W-1011), UQAM
Entrée par le 1er étage du pavillon W ou par le local A-M100
Pavillon Thérèse-Casgrain (W), UQAM, 455, boul. René-Lévesque Est, H2L 4Y2
Lien vers Plan interactif du campus

Et à distance, sur Zoom : https://uqam.zoom.us/meeting/register/tZIkf-mpqT0rH9R36DWa72gxONMQrLms9Qcb
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L’éducation relative à l’environnement se déploie autant au sein des institutions, dont l’école, et des organisations qu’au sein de la mobilisation citoyenne, de l’action sociale et des activités dans la nature. Construit au fil d’un parcours dialogique et collaboratif témoignant de la vitalité de ce domaine, cet ouvrage est une contribution à son patrimoine théorique et pratique.

Il invite, entre autres, le monde de l’éducation, de l’animation,  de l’interprétation et de la protection de l’environnement à réfléchir sur des propositions, des réflexions et des analyses à propos des enjeux et des défis que la crise socioécologique contemporaine soulève. Adoptant une perspective interdisciplinaire et intersectorielle, ce livre se penche sur l’apprentissage du rapport à l’environnement dans l’action citoyenne, les arts, les dynamiques créatives et culturelles et la formation, soulignant la complémentarité des initiatives éducatives dans une diversité de milieux.

Dans le cadre des Journées de l’ERE coordonnées par le Centr’ERE, le lancement de cet ouvrage invite à poursuivre le croisement de savoirs, de trajectoires et de perspectives dans une pluralité de regards afin de cheminer vers les transformations socioécologiques et vers l’horizon d’espoir dont le monde a besoin.

Avec la participation de : 

Laurence Brière, professeure au Département de didactique de l’UQAM et directrice du Centr’ERE
Hugue Asselin, chargé de cours et coordonnateur du Centr’ERE
Adolfo Agundez Rodriguez, professeur à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke et chercheur associé du Centr’ERE
Anne Deslauriers, professeure à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM et chercheuse régulière du Centr’ERE
Mélanie Champoux, professeure au Département de didactique de l’UQAM et chercheuse régulière du Centr’ERE
Lucie Sauvé, professeure émérite au Département de didactique de l’UQAM et fondatrice du Centr’ERE

Animation: Isabel Orellana, professeure au Département de didactique de l’UQAM

Séminaire-atelier Circularité des textiles, formation et perspectives de sensibilisation écocitoyenne | 17 octobre 2024

Jeudi 17 octobre 2024 de 14h00 à 16h00
Lieu : Salle de la Didacthèque de la Bibliothèque des sciences de l’éducation (W-1011), UQAM
Entrée par le 1er étage du pavillon W ou par le local A-M100
Pavillon Thérèse-Casgrain (W), UQAM, 455, boul. René-Lévesque Est, H2L 4Y2
Lien vers Plan interactif du campus

Et à distance, sur Zoom : https://uqam.zoom.us/meeting/register/tZApdeuhrj4rGtBKAKijONg1m4kcWin2ddzM
Avec traduction simultanée esp-fr
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Seminario circularidad de los textiles [PDF]

Associée à l’exacerbation de la consommation actuelle, l’industrie textile est responsable d’impacts qui affectent gravement la qualité de l’environnement et la santé des personnes. Entre autres impacts, elle est considérée comme l’une des causes d’environ 20 % de la pollution mondiale de l’eau potable. L’industrie du textile et de l’habillement et le comportement des consommateurs sont appelés à changer et à évoluer. Dans ce contexte, le concept de circularité textile a émergé, combinant la rationalité environnementale avec des processus de résilience, de créativité et d’innovation et renforçant les perspectives d’écocitoyenneté.

Dans le cadre des Journées de l’ERE coordonnées par le Centr’ERE, ce séminaire-atelier rendra compte et expérimentera une pratique de formation du projet « Circularité des textiles : pratiques, formations et perspectives » développé dans le cadre d’un partenariat (MIFI, 2023-2025) entre l’UQAM et l’Institut supérieur de design (ISDi) de l’Université de La Havane, à Cuba. Basé sur l’expérience de formation en textile vestimentaire qui, depuis 2017, est réalisée à l’ISDi, ce projet promeut une culture de récupération, de créativité et d’autosuffisance dans le domaine de l’habillement à Cuba. Il vise à contribuer à la reconnaissance et à la valorisation du patrimoine textile et du savoir-faire textile traditionnel et artisanal. Il cherche également à apporter ces connaissances aux processus de formation communautaire sur la circularité des textiles. La modalité des ateliers dans les communautés elles-mêmes propose l’exploration collective de cette approche à travers le dialogue, la discussion et la réflexion, en reliant les pratiques et techniques traditionnelles de récupération, de transformation et de fabrication des textiles à la réalité socio-écologique mondiale, favorisant une dynamique qui permet la génération d’idées créatives et innovantes. L’objectif est de proposer de processus d’apprentissage stimulants et contextuellement appropriés et de lier l’apprentissage de la fabrication de textiles à la main à l’éveil d’une sensibilité et d’une prise de conscience des réalités socio-écologiques critiques actuelles liées à la surproduction et à la consommation exacerbée de textiles, particulièrement, de vêtements. L’objectif est de contribuer au développement et au renforcement de la responsabilité socio-écologique et de la capacité des communautés à identifier des alternatives.


Avec la participation de : 

Arianet Valdivia Mesa et Boris Pérez Vazquez, Institut Supérieur de Design de l’Universidad de La Habana
René Gutiérrez Mayrata, Bureau de l’Historien de La Havane

Animation: Isabel Orellana, UQAM

Maïa Morel co-signe un nouvel article sur l’enseignement des arts plastiques en plein air au primaire

Dans un article récemment publié dans la revue Éducation relative à l’environnement : Regards – Recherches – Réflexions (vol. 20, no 1), la membre du Centr’ERE Maïa Morel, aux côtés de Kassandra L’Heureux, Jean-Philippe Ayotte-Beaudet et Félix Berrigan, explore le potentiel pédagogique des arts plastiques en contexte d’éducation en plein air.

Intitulé Les arts plastiques en contexte d’éducation en plein air : inspiration, création et découverte, l’article s’appuie sur une recherche menée au primaire au Québec. Les auteur·trice·s y analysent comment le fait de déplacer l’enseignement des arts à l’extérieur transforme à la fois les dynamiques d’apprentissage, les interactions entre élèves et le rapport au milieu.

La nature y est envisagée non seulement comme décor, mais comme source d’inspiration, matériau, partenaire de création et espace d’expérimentation. Le processus artistique devient alors un lieu de découverte sensible, d’exploration collective et de mise en relation avec l’environnement immédiat. Les résultats mettent en lumière des retombées positives sur l’engagement des élèves, leur créativité, leurs interactions sociales ainsi que sur le développement d’une sensibilité écocitoyenne.

En croisant éducation artistique et éducation relative à l’environnement, cet article ouvre des pistes stimulantes pour repenser les pratiques pédagogiques au primaire et renforcer les liens entre création, expérience vécue et conscience écologique.

L’article est disponible en libre accès sur la plateforme OpenEdition.

Isabel Orellana est coautrice d’un nouvel article sur la circularité des textiles et les perspectives d’écocitoyenneté

Dans un article récemment paru, la conseillère à la direction du Centr’ERE, Isabel Orellana, signe avec Arianet Valdivia Mesa, Alain Caron, Boris Antonio Pérez Vázquez et Horaldo René Gutiérrez Mayrata un texte portant sur le potentiel socio-écologique de la transition de l’industrie textile vers la circularité, à partir d’une formation universitaire innovante issue d’une collaboration Québec-Cuba.

Les auteur·trices y analysent une démarche de formation qui met en dialogue les savoirs académiques et les pratiques communautaires, tout en valorisant le savoir-faire textile traditionnel comme levier de développement de compétences, de résilience locale et d’écocitoyenneté.

Ancrée dans le contexte cubain, cette expérience s’appuie sur une culture vivante de la réutilisation, de la réparation et de l’inventivité quotidienne, façonnée par la rareté des ressources. L’article montre comment cette « culture de la débrouillardise » peut devenir un puissant point d’appui pour penser la circularité textile non seulement comme solution technique, mais aussi comme transformation culturelle et sociale.

S’inspirant de l’andragogie et de la pédagogie critique de Paulo Freire, la démarche privilégie l’apprentissage par l’action, l’engagement social et la reconnaissance des savoirs vernaculaires, en soulignant la fécondité d’un dialogue interculturel au service d’une économie textile plus responsable.

L’article « Circularité des textiles – Une formation culturellement adaptée et perspectives d’écocitoyenneté » est à retrouver dans la revue Éducation relative à l’environnement : Regards – Recherches – Réflexions (Varia, vol. 20, no 1, 2025).

L’art pour la résilience climatique | Symposium | 30 août 2024

Une initiative de l’organisme canadien à but non lucratif, Waterlution, cette série de trois événements où se rencontreront les secteurs de l’art et de l’environnement permettra d’explorer comment les pratiques artistiques participatives peuvent être utilisées pour lutter contre l’anxiété climatique (éco-anxiété), et renforcer la résilience et les capacités communautaires. 

L’événement de Montréal est organisé en collaboration avec le Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté et l’OBNL Éclore. Il se tiendra le vendredi 30 août 2024, de 9h à 15h à la Salle de la Reconnaissance (D R-200) du Pavillon Athanase-David de l’Université du Québec à Montréal.

Depuis plusieurs semaines, cet événement spécial est en cours de préparation. Il s’agit d’une opportunité unique de discuter du rôle de l’art dans la promotion de la résilience climatique au sein d’un groupe intersectoriel et de concevoir des instruments pour atténuer l’éco-anxiété, tant au niveau individuel que collectif, à travers l’art. Cette journée aspire à être un vecteur d’espoir et d’inspiration, en valorisant le pouvoir de la rencontre entre des perspectives variées.

Cercle d’ouverture et perspective autochtone

Exploration participative de deux questions centrales avec des artistes, des professeur.e.s, des pédagogues, des chercheur.e.s, des psychologues, des environnementalistes et des militant.e.s invité.e.s (voir la liste des contributeur.ice.s).

Ateliers d’engagement créatif sur l’éco-anxiété

Chaque participant.e sera activement impliqué.e dans toutes les activités de la journée et s’engage à être présent.e dès 9h jusqu’à 15h (une activité de réseautage hors site suivra pour celles et ceux qui le souhaitent). Les billets sont limités ! Leur prix suggéré est de 10 $. (Obtenir un billet) Café, thé et collation seront offerts aux participant.e.s.

Au grand plaisir de vous y rencontrer !
Helena Vallée-Dallaire, Waterlution
Anne Deslauriers EAVM UQAM

À propos de l’éco-anxiété

Dans une étude réalisée en 2023 auprès de jeunes Canadiens (âgés de 16 à 25 ans), 56 % ont déclaré se sentir effrayés, tristes, anxieux et impuissants face à la catastrophe climatique ; 78 % ont indiqué que celle-ci avait un impact sur leur santé mentale globale et 37 % ont déclaré que leurs sentiments à l’égard de la situation avaient un impact négatif sur leur fonctionnement quotidien.  

L’impact de l’art

De nouvelles recherches sur l’art lié au changement climatique soutiennent son impact  comme moyen d’engagement et de guérison. Roosen, Klockner et Swim (2017) ont examiné les avantages psychologiques que l’art visuel offre dans la crise du changement climatique, constatant que : « la perception et le traitement de l’art nécessitent des parties du cerveau qui ne sont normalement pas accessibles par les communications typiques sur le changement climatique… Cela implique de nouvelles métaphores, analogies ou récits, qui manquent généralement à la communication climatique… cela fournit des visualisations du problème,… donne une expérience personnelle du sujet et peut également aider à établir une identité de groupe qui donne le sentiment d’être. soutenu dans les efforts visant à lutter contre le changement climatique ». La communauté artistique est également appelée à contribuer à « donner la parole aux préoccupations et aux craintes [de la société] » et est de plus en plus reconnue pour sa manière unique de voir quels artistes servent de témoins, relient les faits et transforment l’émotion en action .

Deux questions fondamentales seront explorées lors de chacun des symposiums d’une journée :

  1. Dans quelle mesure le secteur artistique canadien peut-il jouer un rôle dans la lutte contre les niveaux croissants d’anxiété liée au changement climatique ressentis au sein des communautés ?
  2. Quelles méthodologies et pratiques artistiques peuvent être déployées pour générer l’espoir climatique, une  gestion responsable des ressources naturelles et de l’eau, et renforcer la résilience des communautés?

Détails de l’événement

Chaque journée comprendra des séances dirigées par des artistes, éducateurs, et environnementalistes invités au cours desquelles les participants exploreront, guidés par ces questions,  l’impact de pratiques créatives pour construire l’espoir et la résilience face à la catastrophe climatique.

Grâce au soutien de partenaires et co-organisateurs locaux,  chaque événement sera unique et adapté au contexte de chaque lieu.

À propos de Waterlution

Un organisme canadien à but non lucratif enregistré au fédéral, Waterlution offre une formation distinctive en matière de renforcement des capacités, de leadership et de facilitation pour stimuler et encadrer les innovateurs et les entrepreneurs en herbe dans le domaine de l’eau et du changement climatique. Dans son engagement auprès des communautés par le biais d’ateliers et d’activités in-situ qui, ensemble, font évoluer notre relation collective, notre compréhension et nos réponses innovantes pour résoudre les problèmes complexes liés à l’eau, Waterlution travaille particulièrement avec des groupes et communautés sous-représentés. 

Lancement du volume collectif « Éduquer aux enjeux sociétaux par les arts et la littérature » sous la direction de Maia Morel | 21 décembre 2023

Le Centr’ERE était heureux de recevoir Maia Morel, professeure à l’Université de Sherbrooke et chercheuse associée au Centr’ERE, dans le cadre du lancement de l’ouvrage collectif qu’elle a dirigé, intitulé : Éduquer aux enjeux sociétaux par les arts et la littérature.

Le volume est disponible sur le site de la grande bibliothèque de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ). Consulter l’ouvrage 

Avec la participation de :

  • Moniques Richard, professeure titulaire à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM)
  • Louis Jacob, professeur au Département de sociologie de l’UQAM 
  • Patricia-Anne Blanchet, conseillère en pédagogie autochtone de la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke (UdeS)
  • Adolfo Agundez Rodriguez, professeur en fondements de l’éducation à l’UdeS et chercheur régulier au Centr’ERE
  • Pierre Morel, directeur des éditions Peisaj

Animation par Vincent Bouchard-Valentine, vice-doyen de la Faculté des arts de l’UQAM et chercheur régulier au Centr’ERE

Résumé de l’ouvrage
L’art et la littérature éduquent, ce qui a toujours été l’une de leurs fonctions. D’ailleurs, s’il leur est arrivé au cours de leur histoire d’être mis au service de religions, d’idéologies ou de discours de propagande historique, c’est bien à cause de ce pouvoir éducatif. Même lorsque la société industrielle a voulu réduire les arts plastiques à un rôle strictement esthétique (quelque chose de beau qu’on accroche au mur, ou que l’on pose sur un guéridon), et la littérature à une utilisation avant tout distractive (bonne à vendre dans les gares), ceux­ci n’en ont pas moins continué à éduquer en se réinventant sans cesse et en renouvelant la vision que nous avions du monde.

Dans des systèmes d’enseignement rigides axés sur la transmission de connaissances figées, leur enseignement a longtemps été limité à de simples activités d’admiration/reproduction. À l’inverse, dans des sociétés tournées vers la démocratie et où l’école se donne pour objectif de former des citoyen·ne·s lucides et responsables, les arts et la littérature se révèlent un levier efficace en faveur d’une éducation axée sur le développement de la pensée critique et l’émancipation des individus.

Cet ouvrage présente des recherches et des expériences menées dans ce sens par des enseignant·e·s, des chercheur·e·s et des praticien·ne·s de ces deux champs disciplinaires, et qui s’inscrivent dans un souci global d’éducation touchant aux questions de société, au premier rang desquels figurent le vivre ensemble et les défis écologiques.

Dans leur diversité, toutes ces contributions poursuivent le même objectif : nous amener à réfléchir sur les multiples opportunités qui s’offrent à nous d’éduquer par l’art et la littérature aux enjeux sociétaux.

Détails de l’événement