Dans un article récemment publié dans la revue Teoría de la Educación. Revista Interuniversitaria (vol. 38, no 2), la fondatrice du Centr’ERE, professeure émérite au Département de didactique de l’UQAM, Lucie Sauvé et la membre, professeure associée au Département des sciences de l’éducation de l’UQTR, Virginie Boelen interrogent la question de la construction de l’identité humaine à travers le rapport à la nature.
Intitulé Construire une identité écologique avec la nature comme territoire d’appartenance et cité vivante où s’engager, l’article revient sur la notion d’écoformation pour mettre en lumière comment la valorisation de ce processus de structuration de son identité au contact de son environnement est favorisée par la conception de la nature comme d’un territoire et d’une cité, deux représentations de la nature ayant été conceptualisées au sein du champ de l’éducation relative à l’environnement et qui partagent l’idée d’une nature comme « commun ».
La revue Éducation relative à l’environnement met à disposition une veille documentaire de ces derniers mois !Construite à partir des nombreuses annonces de publications reçues par courriel, cette veille n’a pas la prétention d’être exhaustive, mais elle vise à favoriser le partage d’informations et à mettre en lumière la richesse des travaux récents dans le domaine.
Cette édition regroupe 44 références, organisées selon 16 thématiques.
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La revue invite toutes les personnes ayant récemment publié un article ou un ouvrage en français dans le champ de l’éducation relative à l’environnement – ou dans un domaine connexe – à les en informer afin que ces publications puissent être intégrées dans une prochaine mise à jour.
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Du 7 au 17 octobre 2025, le Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE) de l’Université du Québec à Montréal a tenu les Journées de l’éducation relative à l’environnement.
Dans ce cadre, se tiendra la table ronde Le rapport au corps dans l’éducation écologique et l’engagement écosocial
Le courant des approches sensibles en éducation relative à l’environnement connaît un fécond déploiement ces dernières années. Il est porté non seulement par l’intention de nourrir l’émerveillement, et plus globalement le rapport au monde, mais aussi par la volonté de décloisonner les manières de construire les expériences et les savoirs à propos des réalités socio-écologiques.
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Dans le même temps, s’inscrivant dans la critique des dualismes propres à la Modernité, des éducateurs et éducatrices somatiques articulent désormais les écosomatiques, reconnaissant le corps comme soma, cet «ensemble indivisible de corporéité physique, sensible, mentale, inséparable de ses milieux» (Bardet, Clavel et Ginot, 2024, p. 121). Les écosomatiques soulignent ainsi le besoin de penser ontologiquement, esthétiquement et politiquement le corps sentant en mouvement, dans et avec son environnement.
Toujours récemment, de nombreux mouvements écoféministes de lutte contre l’extractivisme ont mis de l’avant la sentipensée, l’importance des rapports corps-territoire et les pratiques de guérison célébrant les interrelations entre humains et autres qu’humains. De nouvelles ontologies et de nouvelles manières de vivre et de construire les savoirs se déploient dans la foulée, au prisme de la relationnalité et du soin.
Quels dialogues pouvons-nous envisager entre ces trois dynamiques contemporaines d’éducation écologique? De quelles manières les écosomatiques et les démarches d’engagement écosocial liant corps et territoire peuvent-elles nourrir la recherche et les pratiques en éducation relative à l’environnement (ERE)? Quels peuvent être les apports de l’ERE à ces projets émancipateurs?
Référence bibliographique citée: Bardet, M., Clavel, J. et Ginot I. (2024). Écosomatiques. Dans Barbanti, R., Ginot, I., Solomos, M. et Sorin, C. (dir.), Arts, écologies, transitions: un abécédaire (p. 121-124). Les presses du réel.
Avec la participation de:
• Johanna Bienaise, professeure au département de danse de l’UQAM et chercheure au Centr’ERE • Francisca Fernández Droguett, professeure à la Universidad Academia de Humanismo Cristiano (Chili) et membre du Movimiento por el Agua y los Territorios (MAT) • Julie Drouin, éducatrice somatique et doctorante en éducation (UQAM) • Deborah Maia de Lima, professeure affiliée à l’Université McGill
Animation: • Laurence Brière, professeure au département de didactique de l’UQAM et directrice du Centr’ERE • Isabel Orellana, chercheure émérite au Centr’ERE
Du 7 au 17 octobre 2025, le Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE) de l’Université du Québec à Montréal a tenu les Journées de l’éducation relative à l’environnement.
Dans ce cadre, se tiendra le symposium Pour la réussite éducative et la santé des jeunes : soutenir les pédagogies par la nature et le dehors.
Mardi 7 octobre 2025 de 8h30 à 17h Chalet du mont Royal (1196 Voie Camillien-Houde) et alentours, parc du mont Royal (en matinée) Salle PK-1140, pavillon Président-Kennedy (UQAM) (en après-midi) Plan interactif du campus
Les pédagogies par la nature et le dehors suscitent un intérêt grandissant dans les milieux scolaires. Nous assistons non seulement à une certaine démocratisation de l’expérience en plein air, mais aussi à une valorisation du potentiel que présente le milieu de vie dans lequel s’inscrit l’école pour l’apprentissage. Par ailleurs, de plus en plus d’emphase est mise sur la réussite éducative par les instances gouvernementales et le milieu scolaire. Dans ce contexte, le symposium poursuit les objectifs suivants :
– Exposer les bénéfices concrets des pédagogies par la nature et le dehors sur les plans de la réussite éducative, du bien-être et de la santé des jeunes ; – Offrir la possibilité d’expérimenter des propositions pédagogiques et discuter de leur potentiel de transfert dans une diversité de contextes éducatifs ; – Présenter des initiatives éducatives et associatives inspirantes ; – Réfléchir aux meilleures voies de soutien aux pédagogies par la nature et le dehors dans les contextes d’intervention des participant.e.s, en considérant l’importance des liens entre les écoles et les organismes locaux.
Activité offerte en collaboration avec: Les Amis de la montagne ↗︎ Le Centre de services scolaire de Montréal ↗︎ La Fondation Monique-Fitz-Back ↗︎ 100°↗︎ Le Pôle sur la ville résiliente de l’UQAM ↗︎ Le Campus de la transition écologique ↗︎ La Coalition Environnement – Éducation – Écocitoyenneté ↗︎
Mardi 29 octobre 2024 de 15h00 à 17h00 Lieu : Salle de la Didacthèque de la Bibliothèque des sciences de l’éducation (W-1011), UQAM Entrée par le 1er étage du pavillon W ou par le local A-M100 Pavillon Thérèse-Casgrain (W), UQAM, 455, boul. René-Lévesque Est, H2L 4Y2 Lien vers Plan interactif du campus
L’éducation relative à l’environnement se déploie autant au sein des institutions, dont l’école, et des organisations qu’au sein de la mobilisation citoyenne, de l’action sociale et des activités dans la nature. Construit au fil d’un parcours dialogique et collaboratif témoignant de la vitalité de ce domaine, cet ouvrage est une contribution à son patrimoine théorique et pratique.
Il invite, entre autres, le monde de l’éducation, de l’animation, de l’interprétation et de la protection de l’environnement à réfléchir sur des propositions, des réflexions et des analyses à propos des enjeux et des défis que la crise socioécologique contemporaine soulève. Adoptant une perspective interdisciplinaire et intersectorielle, ce livre se penche sur l’apprentissage du rapport à l’environnement dans l’action citoyenne, les arts, les dynamiques créatives et culturelles et la formation, soulignant la complémentarité des initiatives éducatives dans une diversité de milieux.
Dans le cadre des Journées de l’ERE coordonnées par le Centr’ERE, le lancement de cet ouvrage invite à poursuivre le croisement de savoirs, de trajectoires et de perspectives dans une pluralité de regards afin de cheminer vers les transformations socioécologiques et vers l’horizon d’espoir dont le monde a besoin.
Avec la participation de :
Laurence Brière, professeure au Département de didactique de l’UQAM et directrice du Centr’ERE Hugue Asselin, chargé de cours et coordonnateur du Centr’ERE Adolfo Agundez Rodriguez, professeur à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke et chercheur associé du Centr’ERE Anne Deslauriers, professeure à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM et chercheuse régulière du Centr’ERE Mélanie Champoux, professeure au Département de didactique de l’UQAM et chercheuse régulière du Centr’ERE Lucie Sauvé, professeure émérite au Département de didactique de l’UQAM et fondatrice du Centr’ERE
Animation: Isabel Orellana, professeure au Département de didactique de l’UQAM
Jeudi 17 octobre 2024 de 14h00 à 16h00 Lieu : Salle de la Didacthèque de la Bibliothèque des sciences de l’éducation (W-1011), UQAM Entrée par le 1er étage du pavillon W ou par le local A-M100 Pavillon Thérèse-Casgrain (W), UQAM, 455, boul. René-Lévesque Est, H2L 4Y2 Lien vers Plan interactif du campus
Associée à l’exacerbation de la consommation actuelle, l’industrie textile est responsable d’impacts qui affectent gravement la qualité de l’environnement et la santé des personnes. Entre autres impacts, elle est considérée comme l’une des causes d’environ 20 % de la pollution mondiale de l’eau potable. L’industrie du textile et de l’habillement et le comportement des consommateurs sont appelés à changer et à évoluer. Dans ce contexte, le concept de circularité textile a émergé, combinant la rationalité environnementale avec des processus de résilience, de créativité et d’innovation et renforçant les perspectives d’écocitoyenneté.
Dans le cadre des Journées de l’ERE coordonnées par le Centr’ERE, ce séminaire-atelier rendra compte et expérimentera une pratique de formation du projet « Circularité des textiles : pratiques, formations et perspectives » développé dans le cadre d’un partenariat (MIFI, 2023-2025) entre l’UQAM et l’Institut supérieur de design (ISDi) de l’Université de La Havane, à Cuba. Basé sur l’expérience de formation en textile vestimentaire qui, depuis 2017, est réalisée à l’ISDi, ce projet promeut une culture de récupération, de créativité et d’autosuffisance dans le domaine de l’habillement à Cuba. Il vise à contribuer à la reconnaissance et à la valorisation du patrimoine textile et du savoir-faire textile traditionnel et artisanal. Il cherche également à apporter ces connaissances aux processus de formation communautaire sur la circularité des textiles. La modalité des ateliers dans les communautés elles-mêmes propose l’exploration collective de cette approche à travers le dialogue, la discussion et la réflexion, en reliant les pratiques et techniques traditionnelles de récupération, de transformation et de fabrication des textiles à la réalité socio-écologique mondiale, favorisant une dynamique qui permet la génération d’idées créatives et innovantes. L’objectif est de proposer de processus d’apprentissage stimulants et contextuellement appropriés et de lier l’apprentissage de la fabrication de textiles à la main à l’éveil d’une sensibilité et d’une prise de conscience des réalités socio-écologiques critiques actuelles liées à la surproduction et à la consommation exacerbée de textiles, particulièrement, de vêtements. L’objectif est de contribuer au développement et au renforcement de la responsabilité socio-écologique et de la capacité des communautés à identifier des alternatives.
Avec la participation de :
Arianet Valdivia Mesa et Boris Pérez Vazquez, Institut Supérieur de Design de l’Universidad de La Habana René Gutiérrez Mayrata, Bureau de l’Historien de La Havane
Mardi 15 octobre 2024 de 9h00 à 12h00 Lieu : Salle de la Didacthèque de la Bibliothèque des sciences de l’éducation (W-1011), UQAM Entrée par le 1er étage du pavillon W ou par le local A-M100 Pavillon Thérèse-Casgrain (W), UQAM, 455, boul. René-Lévesque Est, H2L 4Y2 Lien vers Plan interactif du campus
Présenté en collaboration avec La semaine du son Canada
Lorsqu’on aborde la question des enjeux sociétaux, notamment celui de l’écologie, on pense rarement à le faire d’un point de vue sonore. Or, le son est partout autour de nous, s’invitant dans nos vies sans qu’on s’en aperçoive. Alors, pourquoi ne pas le considérer comme médium ou pont sensible pour aborder le monde dans lequel nous vivons? Autrement dit, pourquoi ne pas envisager l’écoute comme accès privilégié à une compréhension efficace de notre environnement, qui pourrait aussi être une sorte de révélateur permettant d’« amener un nouvel être au monde, plus sensible et perméable » (Versailles, 2023). L’ouïe est un organe perceptif moteur, mettant dans bien des situations l’ensemble de nos sens en alerte, il est fondamental de lui donner sa juste place dans la réception des signaux nécessaires à notre meilleure compréhension du monde.
Dans le cadre des Journées de l’ERE coordonnées par le Centr’ERE, ce séminaire propose d’entrer les oreilles grandes ouvertes dans cette dimension de nos vies que nous oublions bien trop souvent par habitude, indifférence ou ignorance. Ce séminaire se divise en quatre temps.
Pascale Goday présentera une partie de sa thèse qui est en cours. Ce projet de recherche propose d’intégrer l’étude des phénomènes sonores naturels et urbains dans les pratiques musicales comme un nouvel axe permettant une approche sensible, sanitaire, artistique et citoyenne du son et des environnements qui lui sont corrélés. La conceptualisation d’un nouvel axe didactico-pédagogique permettra d’envisager une meilleure conscientisation des enjeux socio-écologiques du son et une amélioration de la relation au milieu de vie (Sauvé, 1997).
Alain Joule proposera une communication-performance sur le thème de la liance. Il interroge la perception comme invitation à la visitation. C’est l’appellation du moment de convocation, la réception du ferment qui permettra l’avènement d’une création artistique. Il s’agira d’être le monde en tant que tout et partie, et ce dans un acte artistique, à ce moment privilégié que représente l’élaboration perceptive de ce qui pourrait être ou devenir une œuvre d’art, c’est ce que le poète appelle : La possibilité d’une œuvre
Pascale Goday et Emmanuelle Lizère présenteront la Semaine du Son Canada et ses missions. Cet OBNL a pour but d’amener chaque être humain à prendre conscience que le sonore est un élément d’équilibre personnel fondamental dans sa relation aux autres et au monde, dans ses dimensions environnementales, sociétales, médicales, économiques, industrielles et culturelles. Autant de dimensions qui nous amènent à considérer le sonore comme une porte d’accès au monde.
Un atelier découverte autour des massages sonores. Il s’agira de découvrir la pratique du massage sonore telle que la pratique Thierry Madiot (un des créateurs du concept). Sans jamais vous toucher, deux spécialistes manipulent des objets dont les sons vous effleurent, vous questionnent au plus profond de votre intimité et vous font voyager. Un bien-être par le son assuré!
Pour approfondir la réflexion, quelques publications de Pascale Goday :
Pascale Goday, doctorante en études et pratiques des arts à l’UQAM et présidente de la Semaine du Son Canada Alain Joule, docteur PhD en études et pratiques des arts, poète pluriel Emmanuelle Lizère, diplômée de musique et de musicologie à l’Université de Tours et diplômée en art en thérapie et en psychopédagogie à l’Université de Paris V.
Animation: Anne Deslauriers, professeure à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec Montréal et directrice artistique de la Semaine du son Canada.
Dans son article La pédagogie du droit à l’ère de la transition socioécologique : pour une démarche tranquille, conviviale et collective vers la postcroissance, Alexandre Lillo explore comment l’enseignement universitaire du droit pourrait être repensé pour s’aligner avec les impératifs écologiques actuels. En mobilisant les théories postcroissance (décroissance, ralentissement, buen vivir, écoféminisme, convivialité) comme sources d’inspiration pédagogique, l’auteur propose trois fondements pour une pédagogie du droit transformatrice : tranquille, fondée sur le ralentissement et la reconnexion à la matière ; conviviale, axée sur le plaisir d’enseigner et d’apprendre ; et collective, bâtie sur des relations harmonieuses et la déconstruction des rapports hiérarchiques classiques.
L’article est paru dans le volume 6, numéro 2 de la revue Communitas (2025), consacrée aux pratiques pédagogiques innovantes et aux enjeux sociaux contemporains de l’éducation.
La professeure Marilia Torales Campos, chercheure associée au Centr’ERE, a soutenu et obtenu en ce mois de mars 2026 le titre de professeure titulaire à la Universidade Federal do Paraná, Brésil. Toute l’équipe du Centr’ERE tient à lui offrir de chaleureuses félicitations!
Tout au long de sa carrière consacrée à l’apport critique de l’éducation relative à l’environnement, notre collègue a soutenu l’intégration entre elles des activités d’enseignement, de recherche, d’engagement social et de services aux collectivités. Sa riche trajectoire – cohérente, engagée et collective – est inspirante.
Nous avons gardé un précieux souvenir de son séjour en 2017-2018 et de nos collaborations au fil des années, entre autres pour l’analyse des politiques publiques en ERE et pour la création du Centro de educação ambiental e preservação do patrimônio, à Curitiba au Brésil.
Cette vidéo d’un séminaire qu’elle nous a offert rappelle de bons moments partagés.
Cette publication illustre à quel point les outils de cartographie peuvent soutenir une éducation environnementale critique, en outillant la réflexion et l’action face aux conflits socioécologiques (notamment ceux liés à l’extractivisme).