Laurence Brière et Anne-Sophie Gousse-Lessard ont animé une classe des maîtres de l’ISE | 25 novembre 2025


Les émotions écologiques sont de plus en plus présentes dans l’espace public, portées par les grands bouleversements contemporains : changements climatiques, déclin de la biodiversité, extractivisme, pollution plastique… Ces émotions — qu’il s’agisse d’écoanxiété, de solastalgie, d’écocolère ou encore de joie militante — traduisent les multiples manières dont les personnes et les collectifs ressentent et vivent la crise socioécologique.

Ces vécus émotionnels, loin d’être anecdotiques, constituent une véritable entrée pour penser nos rapports au monde et aux autres. Ils révèlent les tensions entre lucidité et paralysie, entre détresse et mobilisation, entre perte et espérance. Dans le sillage de la recherche actuelle sur les écoémotions (Boivin, Gousse-Lessard et Hamann-Legris, 2025; Pihkala, 2022), et à la lumière des débats contemporains sur le rôle des affects dans la sphère publique (Institut du Nouveau Monde, 2024), il devient essentiel d’interroger leur portée personnelle, sociale et politique.

C’est à cette réflexion que convie la deuxième Classe des maîtres de l’Institut des sciences de l’environnement (ISE), qui aura lieu le 25 novembre prochain.

La rencontre sera animée par deux chercheuses du Centr’ERE :

Laurence Brière, directrice du Centr’ERE et professeure au Département de didactique. Engagée dans des démarches de recherche partenariale, elle explore les approches méthodologiques ancrées dans la justice épistémique et s’intéresse aux apprentissages collectifs, aux émotions et au care dans les luttes socioécologiques.

Anne-Sophie Gousse-Lessard, professeure au Département de psychologie et codirectrice du Groupe interdisciplinaire de recherche sur les écoémotions et l’engagement citoyen (GIREEC). Spécialiste de la psychologie sociale et environnementale, elle étudie les processus motivationnels et psychosociaux liés à l’action écosociale et à l’écoanxiété.

À partir de dossiers environnementaux d’actualité, les deux chercheuses inviteront les participant·e·s à réfléchir à des questions cruciales :

  • Comment composer avec les émotions écologiques, entre souffrance et mobilisation?
  • Qu’est-ce qu’une communauté émotionnelle et quel peut être son pouvoir politique?
  • Pourquoi certaines émotions sont-elles davantage médiatisées que d’autres?

Cette rencontre offrira un espace de dialogue et de mise en commun des expériences émotionnelles liées à la crise écologique, tout en proposant des clés pour comprendre leur rôle dans la construction de nouveaux imaginaires collectifs et d’engagements écosociaux.

Quand : 25 novembre, de 9 h à 12 h
Où :  UQAM, Pavillon Président-Kennedy (201, Avenue Président-Kennedy), salle PK-R650
Événement gratuit et ouvert à toustes (inscription obligatoire)