Séminaire-atelier Circularité des textiles, formation et perspectives de sensibilisation écocitoyenne | 17 octobre 2024

Jeudi 17 octobre 2024 de 14h00 à 16h00
Lieu : Salle de la Didacthèque de la Bibliothèque des sciences de l’éducation (W-1011), UQAM
Entrée par le 1er étage du pavillon W ou par le local A-M100
Pavillon Thérèse-Casgrain (W), UQAM, 455, boul. René-Lévesque Est, H2L 4Y2
Lien vers Plan interactif du campus

Et à distance, sur Zoom : https://uqam.zoom.us/meeting/register/tZApdeuhrj4rGtBKAKijONg1m4kcWin2ddzM
Avec traduction simultanée esp-fr
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Seminario circularidad de los textiles [PDF]

Associée à l’exacerbation de la consommation actuelle, l’industrie textile est responsable d’impacts qui affectent gravement la qualité de l’environnement et la santé des personnes. Entre autres impacts, elle est considérée comme l’une des causes d’environ 20 % de la pollution mondiale de l’eau potable. L’industrie du textile et de l’habillement et le comportement des consommateurs sont appelés à changer et à évoluer. Dans ce contexte, le concept de circularité textile a émergé, combinant la rationalité environnementale avec des processus de résilience, de créativité et d’innovation et renforçant les perspectives d’écocitoyenneté.

Dans le cadre des Journées de l’ERE coordonnées par le Centr’ERE, ce séminaire-atelier rendra compte et expérimentera une pratique de formation du projet « Circularité des textiles : pratiques, formations et perspectives » développé dans le cadre d’un partenariat (MIFI, 2023-2025) entre l’UQAM et l’Institut supérieur de design (ISDi) de l’Université de La Havane, à Cuba. Basé sur l’expérience de formation en textile vestimentaire qui, depuis 2017, est réalisée à l’ISDi, ce projet promeut une culture de récupération, de créativité et d’autosuffisance dans le domaine de l’habillement à Cuba. Il vise à contribuer à la reconnaissance et à la valorisation du patrimoine textile et du savoir-faire textile traditionnel et artisanal. Il cherche également à apporter ces connaissances aux processus de formation communautaire sur la circularité des textiles. La modalité des ateliers dans les communautés elles-mêmes propose l’exploration collective de cette approche à travers le dialogue, la discussion et la réflexion, en reliant les pratiques et techniques traditionnelles de récupération, de transformation et de fabrication des textiles à la réalité socio-écologique mondiale, favorisant une dynamique qui permet la génération d’idées créatives et innovantes. L’objectif est de proposer de processus d’apprentissage stimulants et contextuellement appropriés et de lier l’apprentissage de la fabrication de textiles à la main à l’éveil d’une sensibilité et d’une prise de conscience des réalités socio-écologiques critiques actuelles liées à la surproduction et à la consommation exacerbée de textiles, particulièrement, de vêtements. L’objectif est de contribuer au développement et au renforcement de la responsabilité socio-écologique et de la capacité des communautés à identifier des alternatives.


Avec la participation de : 

Arianet Valdivia Mesa et Boris Pérez Vazquez, Institut Supérieur de Design de l’Universidad de La Habana
René Gutiérrez Mayrata, Bureau de l’Historien de La Havane

Animation: Isabel Orellana, UQAM

Séminaire Percevoir le sonore dans notre relation au monde | 15 octobre 2024

Mardi 15 octobre 2024 de 9h00 à 12h00
Lieu : Salle de la Didacthèque de la Bibliothèque des sciences de l’éducation (W-1011), UQAM
Entrée par le 1er étage du pavillon W ou par le local A-M100
Pavillon Thérèse-Casgrain (W), UQAM, 455, boul. René-Lévesque Est, H2L 4Y2
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Et à distance, sur Zoom : https://uqam.zoom.us/meeting/register/tZ0ude2grjkjHNZhwBnJRlVKtUpFRRqO8EQ3
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Présenté en collaboration avec La semaine du son Canada

Lorsqu’on aborde la question des enjeux sociétaux, notamment celui de l’écologie, on pense rarement à le faire d’un point de vue sonore. Or, le son est partout autour de nous, s’invitant dans nos vies sans qu’on s’en aperçoive. Alors, pourquoi ne pas le considérer comme médium ou pont sensible pour aborder le monde dans lequel nous vivons? Autrement dit, pourquoi ne pas envisager l’écoute comme accès privilégié à une compréhension efficace de notre environnement, qui pourrait aussi être une sorte de révélateur permettant d’« amener un nouvel être au monde, plus sensible et perméable » (Versailles, 2023). L’ouïe est un organe perceptif moteur, mettant dans bien des situations l’ensemble de nos sens en alerte, il est fondamental de lui donner sa juste place dans la réception des signaux  nécessaires  à  notre meilleure compréhension du monde.

Dans le cadre des Journées de l’ERE coordonnées par le Centr’ERE, ce séminaire propose d’entrer les oreilles grandes ouvertes dans cette dimension de nos vies que nous oublions bien trop souvent par habitude, indifférence ou ignorance. Ce séminaire se divise en quatre temps. 

Pascale Goday présentera une partie de sa thèse qui est en cours. Ce projet de recherche propose d’intégrer l’étude des phénomènes sonores naturels et urbains dans les pratiques musicales comme un nouvel axe permettant une approche sensible, sanitaire, artistique et citoyenne du son et des environnements qui lui sont corrélés. La conceptualisation d’un nouvel axe didactico-pédagogique permettra d’envisager une meilleure conscientisation des enjeux socio-écologiques du son et une amélioration de la relation au milieu de vie (Sauvé, 1997).

Alain Joule proposera une communication-performance sur le thème de la liance. Il interroge la perception comme invitation à la visitation. C’est l’appellation du moment de convocation, la réception du ferment qui permettra l’avènement d’une création artistique. Il s’agira d’être le monde en tant que tout et partie, et ce dans un acte artistique, à ce moment privilégié que représente l’élaboration perceptive de ce qui pourrait être ou devenir une œuvre d’art, c’est ce que le poète appelle : La possibilité d’une œuvre

Pascale Goday et Emmanuelle Lizère présenteront la Semaine du Son Canada et ses missions. Cet OBNL a pour but d’amener chaque être humain à prendre conscience que le sonore est un élément d’équilibre personnel fondamental dans sa relation aux autres et au monde, dans ses dimensions environnementales, sociétales, médicales, économiques, industrielles et culturelles. Autant de dimensions qui  nous amènent à considérer le sonore comme une porte d’accès au monde.

Un atelier découverte autour des massages sonores. Il s’agira de découvrir la pratique du massage sonore telle que la pratique Thierry Madiot (un des créateurs du concept). Sans jamais vous toucher, deux spécialistes manipulent des objets dont les sons vous effleurent, vous questionnent au plus profond de votre intimité et vous font voyager. Un bien-être par le son assuré!

Pour approfondir la réflexion, quelques publications de Pascale Goday :

Goday, P. (2024). La promenade sonore comme révélateur d’un monde autre. Les pratiques d’éducation par « la nature » : Quels enjeux pour la formation des professionnel.le.s ?. Éditions Le Manuscrit.
Goday, P. (2023). La promenade sonore. Cahiers Pédagogiques585(4), 40. https://doi.org/10.3917/cape.585.0040
Goday, P. (2022). L’enseignement de la perception sonore comme outil de conscientisation écologiquehttps://doi.org/10.4000/ere.8608
Goday, P. (2021). Un son fondamental. Cahiers Pédagogiques569(4), 49–50. https://doi.org/10.3917/cape.569.0049
Goday, P., & Vigreux, V. (2020). La musique des espaces. Cahiers Pédagogiques559(2), 25. https://doi.org/10.3917/cape.559.0025
Goday, P. (2019). Une approche de l’écologie sonore adaptée à l’école. Nectart10(1), 40–47. https://doi.org/10.3917/nect.010.0040

Et des articles publiés à la Semaine du son Canada en partenariat avec l’association d’acoustique canadienne sur la thématique suivante: Est-il possible d’éduquer aux enjeux sociétaux par les arts sonores

Avec la participation de : 

Pascale Goday, doctorante en études et pratiques des arts à l’UQAM et présidente de la Semaine du Son Canada
Alain Joule, docteur PhD en études et pratiques des arts, poète pluriel
Emmanuelle Lizère, diplômée de musique et de musicologie à l’Université de Tours et diplômée en art en thérapie et en psychopédagogie à l’Université de Paris V.

Animation: Anne Deslauriers, professeure à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec Montréal et directrice artistique de la Semaine du son Canada.

Journée d’étude Éducation à l’intervention écosociale : Se former et s’engager pour la transition socio-écologique | 10 octobre 2024


Jeudi 10 octobre 2024 de 8h30 à 17h30
Lieu : A-2760 (en avant-midi) / N-8550 (en après-midi)
A-2760 : Pavillon Hubert-Aquin (A), UQAM, 400, rue Sainte-Catherine Est, H2L 2C5
N-8550 : Pavillon Paul-Gérin-Lajoie (N), UQAM, 1205, rue Saint-Denis, H2X 3R9
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Et à distance, sur Zoom : https://uqam.zoom.us/meeting/register/tZEufumtqzIjGdE0W0lNmzktwtXBjGb05uOL

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Programme complet

Dans le cadre des Journées de l’ERE coordonnées par le Centr’ERE, une journée est dédiée aux initiatives et aux enjeux d’écologisation de la formation en travail social. De fait, des acteurs et actrices du travail social en milieux francophones ouvrent et développent un nouveau champ de connaissances et de pratiques alors qu’ils et elles sont préoccupés par l’engagement pour la justice écosociale et la transition socioécologique. Cette journée convie toutes personnes intéressées à contribuer particulièrement à la réflexion sur les enjeux de la formation à l’intervention écosociale : la formation formelle (programmes) en travail social; la formation continue pour les milieux de pratique; l’éducation non formelle et l’éducation populaire/communautaire en intervention écosociale. Une douzaine de contributions sont à l’horaire.

Le programme de la journée sera divisé en trois blocs thématiques :

Initiatives et enjeux écosociaux des pratiques académiques en travail social 
Animation : Carine Villemagne, Université de Sherbrooke

La dimension éducative de pratiques d’intervention écosociale
Animation : Elizabeth Pinault, UQAM

La dimension éducative de pratiques scientifiques en travail écosocial
Animation : Gabrielle Laverdière, UQAM

Avec la participation de : Jade Bourdages-Lafleur (UQAM) ; Justine Daniel (LENGRAIS-CEU) ; Anne Gauthier (Centre d’écologie urbaine); Diana Hor (TNCDC) ; Shawn-Renée Hordyk (UQAM) ; Gabrielle Laverdière (UQAM) ; Sue-Ann MacDonald (UdeM) ; Laurent Ménochet (IRTS-Normandie-Caen) ; Arnaud Morange (IRTS-Normandie-Caen) ; Élizabeth Pineault (UQAM) ; Sarah Richard (CÉPOP) ; Mélissa Roy (UQAM) et Carolanne St-Louis (UQAM)

Comité organisateur
Hugue Asselin, chargé de cours et coordonnateur du Centr’ERE, UQAM
Sylvie Jochems, professeure à l’École de travail social, UQAM
Gabrielle Laverdière, étudiante 2e cycle à l’École de travail social, UQAM
Elizabeth Pinault, étudiante 2e cycle à l’École de travail social, UQAM
Carine Villemagne, professeure en éducation à l’Université de Sherbrooke. 

Virginie Boelen publie un nouvel article sur la pédagogie de l’écoreliance

Dans son article Une pédagogie de l’écoreliance selon une approche écoformatrice : ouvrir la voie à l’agentivité du vivant et à celle des jeunes autour d’un commun existentiel, Virginie Boelen présente la pédaogie de l’écoloreliance, « une approche pédagogique qui mobilise des savoirs d’expérience dont le but est d’éveiller chez la personne son identité écologique reliée au vivant, porteuse d’une transformation de sa relation au monde en contexte de recherche d’une transition écologique. »

L’article est paru dans le dossier Formes de la résonance à l’ère de l’Anthropocène : Comment faire advenir le Plurivers ? de la revue Notos, cherchant à interroger les conditions sensibles, culturelles et éthiques du plurivers comme autant de manières d’habiter la Terre en relation avec le vivant.

Virginie Boelen co-signe un article sur les apports d’une approche écoformatrice pour l’éveil et le développement de l’identité écologique des enfants au primaire

La membre chercheure associée du Centr’ERE Virginie Boelen signe un article avec Geneviève Bergeron et Mathieu Point, au sein de la Revue Hybride de l’Education, intitulé Les apports d’une approche écoformatrice d’éducation par la Nature-Territoire au primaire sur l’éveil et le développement de l’identité écologique des enfants.

L’article se penche sur les apports de la mobilisation d’une approche écoformatrice dans les pratiques pédagogiques au primaire, en s’appuyant sur les résultats observés lors de l’intégration de cette approche par cinq personnes enseignantes dans trois écoles durant une année scolaire.
Il a été observé que, en mettant à l’oeuvre une éducation par la Nature-Territoire, l’écoformation contribue à l’éveil et au développement de l’identité écologique des enfants, y compris hors du milieu scolaire.

L’article est paru dans le dossier intitulé Éducation par la nature: une approche pédagogique pour soutenir les apprentissages et le développement des enfants de 0 à 12 ans, et pourra être consulté en ligne.

Emmanuelle Larocque et Mélanie Champoux sont co-auteures d’un nouvel article sur la philosophie permaculturelle dans les pratiques pédagogiques

Dans un article nouvellement paru, les membres du Centr’ERE, Emmanuelle Larocque et Mélanie Champoux, ainsi que la diplômée du programme court de deuxième cycle en ERE, Karine Lelièvre, présentent un récit de pratique soulevant « une réflexion sur la fécondité des liens à tisser entre philosophie permaculturelle, ERE et travail écosocial pour l’innovation pédagogique en enseignement supérieur. »

Les trois auteures partagent une initiative mise en oeuvre dans un cours de premier cycle en travail social et prenant la forme d’un laboratoire vivant. Les personnes étudiantes, travailleuses sociales et travailleurs sociaux en devenir, ont ainsi été introduites aux principes de la permaculture pour penser l’aménagement des milieux de vie et d’intervention professionnelle.

Cette approche s’est révélée porteuse pour rendre compte des affinités entre la philosphie permaculturelle et celles qui sous-tendent l’éducation relative à l’environnement et le travail écosocial. Elle met ainsi sur la voie de pistes théoriques et pratiques à continuer d’explorer pour l’adoption de pratiques pédagogiques et éducatives écologiquement sensibles.

L’article La philosophie permaculturelle à la confluence de l’éducation relative à l’environnement et du travail écosocial : un récit de pratique est à retrouver au sein de la revue Éducation relative à l’environnement : Regards – Recherches – Réflexions (vol. 20, no 1).

Publication du rapport de recherche Apprendre par la nature et le dehors : 6 études d’initiatives inspirantes (2024)


Ce rapport de recherche présente six études de cas ayant été réalisées en 2024 par Marie-Pier Lafrance, avec la collaboration de Mirka Chénier-Bellerive et sous la direction de Laurence Brière, dans le cadre du projet de recherche collaborative Apprendre par la nature et le dehors.

« Basé sur des entrevues qualitatives et une analyse approfondie de chaque intervention, ce recueil illustre comment la pédagogie par la nature et le dehors peut se déployer, en toute saison et avec des clientèles variées, de la petite enfance jusqu’au collégial. Les études de cas qui le composent mettent en évidence les différents types de savoirs susceptibles d’émerger de telles expériences éducatives et démontrent comment ces pratiques peuvent contribuer au développement d’une connexion profonde avec la nature, au sein d’espaces verts en milieu urbain. »

Ce projet en partenariat entre le Centr’ERE, le Campus de la transition écologique et le Pôle sur la ville résiliente a bénéficié du soutien financier de Mitacs.


Pour citer le rapport :

Lafrance, M.-P. et Chénier-Bellerive, M. (dir. Brière, L.) (2024), Apprendre par la nature et le dehors : 6 études d’initiatives inspirantes. Dans le cadre du projet partenarial « Apprendre par la nature et le dehors ». Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE-UQAM) et le Campus de la transition écologique. ISBN: 978-2-924367-24-7

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