Explorer les interfaces entre l’agroécologie et l’éducation relative à l’environnement. Les apports du mouvement social agroécologique | Séminaire | 9 novembre 2022

Visionner l’enregistrement du séminaire

Nous avons eu le plaisir d’accueillir Kylyan Marc Bisquert i Pérez, docteur en éducation, chercheur au sein du groupe de recherche SEPA-Interea sur la Pédagogie sociale et l’Éducation relative à l’Environnement à l’Université de Santiago de Compostela (Galice) et stagiaire post-doctoral au Centr’ERE et à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke.

Résumé

L’Agroécologie (AE) et l’Éducation relative à l’environnement (ERE) sont des domaines transdisciplinaires qui ont de nombreux éléments, approches et objectifs en commun, même si dans le milieu académique, ils ont souvent suivi des voies séparées. Tous deux se nourrissent de multiples disciplines scientifiques, mais aussi de la pratique sur le terrain et des propositions et expériences provenant des mouvements sociaux et des initiatives citoyennes, références incontournables pour les deux domaines. Elles sont aussi toutes deux orientées vers la co-construction de modèles sociaux soutenables, équitables et démocratiques à travers des processus participatifs et de mobilisation sociale. Toutefois, le traitement de l’alimentation par l’ERE a souvent manqué d’approches systémiques et de propositions radicalement transformatrices du système agroalimentaire mises de l’avant par l’AE. Pour sa part, l’AE a peu intégré jusqu’à présent  une dimension socio-éducative clairement définie, bien qu’il existe des expériences éducatives de natures différentes liées à celle-ci. En ce sens, le mouvement social agroécologique est porteur d’innovations sociales basées sur la participation, l’horizontalité et l’éducation populaire en offrant des exemples pratiques développés au niveau local. Ceux-ci offrent des références très pertinentes pour contribuer à construire cette interface entre l’AE et l’ERE, qui promet d’être un terrain fécond pour éclairer lesapproches et les pratiques éducatives à caractère fortement écocitoyen.

Présentation [PDF]

Enregistrement à venir !

Détails de l’événement

Table ronde « Action sociale, co-construction de savoirs et nouveaux récits socio-écologiques » | Symposium Chaire UNESCO DCMÉT 2022 | 26 octobre 2022

Cette table ronde du Centr’ERE a été présentée dans le cadre de la 2e édition du Symposium international de la Chaire UNESCO en démocratie, citoyenneté mondiale et éducation transformatrice (DCMET).

Visionnez la table ronde

À propos du Symposium

Ce symposium a eu lieu du 25 au 28 octobre 2022, sur Zoom, Facebook Live et en présentiel à Valparaíso, au Chili. Il a accueilli 40 sessions, y compris des plénières, des panels et des tables rondes en trois langues. Après la première édition, qui a eu lieu du 17 au 21 mai 2021, à Montréal et en ligne via ZOOM, Facebook et YouTube, le symposium 2022 a déplacé son centre vers l’Amérique du Sud et comportera 18 sessions en espagnol, 9 en français et 9 en Anglais.

Cet événement est organisé par Paul R. Carr (UQO), professeur et titulaire de la Chaire, et Gina Thésée (UQAM), professeure et co-titulaire de la Chaire, en collaboration Pontificia Universidad Católica de Valparaíso, au Chili.

Description de la table ronde

Dans le contexte de la crise socio-écologique multidimensionnelle contemporaine où les risques, les violences et les incertitudes menacent d’approfondir les vulnérabilités et les iniquités, émerge et prend forme une pluralité d’initiatives éducatives et environnementales qui mobilisent les forces vives des communautés, favorisant leur renforcement et leur maturation en matière d’écocitoyenneté. 

Divers espaces de partage, de dialogue et de délibération se mettent en place au sein des pratiques collectives, au croisement des regards, des expériences et des talents, favorisant le décodage des réalités complexes partagées, la réappropriation de celles-ci et la construction d’une intelligence citoyenne. Ces processus complexes et dynamiques favorisent le déploiement de compétences critiques, éthiques et heuristiques qui donnent lieu à des nouveaux récits politico-pédagogiques et à des perspectives d’innovation écosociale. Ils constituent également des espaces où se forgent des nouvelles solidarités et une éthique de la sollicitude comme fondement de la défense du bien commun et de la construction d’un autre lien au milieu de vie.

Avec la participation de :

Isabel Orellana, professeure au Département de didactique de l’UQAM, directrice du Centr’ERE et membre de l’Institut des sciences de l’environnement à l’UQAM

Laurence Brière, professeure au Département de didactique de l’UQAM, chercheuse régulière du Centr’ERE et membre de l’Institut des sciences de l’environnement à l’UQAM

Carine Villemagne, professeure à la Faculté d’éducation de l’Université Sherbrooke, chercheuse régulière du Centr’ERE et responsable de l’équipe de recherche « Éducation et formation des adultes : perspectives scolaires et (éco)citoyennes »

Denise Proulx, sociologue de l’environnement et chercheuse associée du Centr’ERE

Gabrielle Roy-Grégoire, candidate à la maîtrise en sciences de l’environnement de l’UQAM et membre étudiante du Centr’ERE

Affiche de la table ronde

Programme du Symposium

Chaire UNESCO DCMÉT

Informations : dcmet2022@gmail.com

Détails de l’événement

  • Le mercredi 26 octobre 2022, à 15h30 (heure du Québec), 16h30 (heure du Chili)
  • En ligne sur Zoom : inscription
  • Sur Facebook

Journées de l’éducation relative à l’environnement | 5 au 14 octobre 2022

Du 5 au 14 octobre 2022, le Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté  (Centr’ERE) de l’Université du Québec à Montréal, a organisé les Journées de l’éducation relative à l’environnement

Ces journées soulignent trois dates symboliques dont les significations marquent considérablement notre rapport à l’éducation, aux peuples autochtones et à l’environnement. 

Les enregistrements vidéos sont maintenant disponibles sur notre chaîne YouTube !

Programme

5 octobre, 14h à 16h : Rencontre Actualisation de la proposition de Stratégie québécoise d’éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté
12 octobre, 9h30 à 12h : Séminaire Peuples autochtones, extractivisme et conflits socioécologiques au Québec : apprentissages et territoires sous tension
13 octobre, 14h à 16h : Conversation Les pédagogiques critiques en éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté : plus que jamais pertinentes ? !
14 octobre, 10h à 11h30 : Conférence Débats autour de l’éducation au politique dans les questions environnementales et de développement

Télécharger l’affiche [JPG]

Informations : ere@uqam.ca


Rencontre Actualisation de la proposition de Stratégie québécoise d’éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté


Mercredi 5 octobre 2022 de 14h à 16h
En ligne, sur Zoom

À l’occasion de la Journée internationale  et enseignantes, la Coalition Éducation – Environnement – Écocitoyenneté ont invité ses membres et le grand public à participer à une rencontre en vue de l’actualisation de la proposition de Stratégie québécoise d’éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté. La rencontre invitait à se saisir de la trajectoire de cette proposition de politique publique, depuis son origine, en passant par un ensemble de démarches mises en œuvre par la Coalition jusqu’ici. Nous avons également présenté les récentes mises à jour apportées à la proposition, ouvrant sur une nouvelle validation collective.

Avec la participation de : 

Lucie Sauvé, professeure émérite au Département de didactique de l’UQAM, et membre fondatrice du Centr’ERE 
Hugue Asselin, coordonnateur du Centr’ERE
Virginie Boelen, docteure en éducation relative à l’environnement de l’UQAM

Consulter la présentation PowerPoint de l’événement

Visionner la rencontre

Retour au sommaire


Séminaire Peuples autochtones, extractivisme et conflits socioécologiques au Québec : apprentissages et territoires sous tension


Mercredi 12 octobre 2022 de 9h30 à 12h
En ligne, sur Zoom

Ce séminaire se proposait de mettre en commun les enjeux et les défis de situations de conflits socioécologiques associés à l’expansion de projet extractifs qui affectent les territoires autochtones au Québec. Nos recherches nous ont permis de repérer une douzaine de ces cas qui touchent diverses communautés des Nations Anishnabe, Innu, Crie, Mi’gmaq et Atikamekw. Il s’agissait également de mettre en évidence les diverses pratiques et mobilisations sociales en défense des droits, de valoriser les chantiers d’apprentissage collectif qui se bâtissent au sein des processus de défense territoriale et de contribuer à identifier les perspectives d’avenir. L’événement a permis aussi de souligner le rôle crucial, souvent méconnu et ignoré, que jouent les femmes autochtones dans ces processus. 

Le date du 12 octobre, dite Journée de découverte des Amériques, est symboliquement reconnue comme la Journée de la résistance autochtone en commémoration des luttes des Premiers Peuples menées depuis 530 ans contre les colonisateurs. Cet évènement s’est joint à la mouvance pour une écocitoyenneté engagée visant à faire face à la vague actuelle de colonisation des territoires par l’industrie extractive. 

Ce séminaire s’inscrivait dans le cadre des Journées de l’éducation relative à l’environnement 2022 et plus spécifiquement, au sein des activités du projet Resistaction – Les dimensions critique et politique de l’éducation relative à l’environnement en contexte de conflit socioécologique et leur apport à l’émergence d’alternatives, qui se penche sur ces réalités au Québec et au Chili. 

Avec la participation de : 

Denise Jourdain, communauté d’Uashat mak Mani-utenam
Réal Junior Leblanc, communauté d’Uashat mak Mani-utenam
Valérie Ivy Hamelin, communauté Mi’gmaq de Gespeg
Daviken Studnicki-Gizbert, Département d’histoire et d’études classiquesMcGill University
Adrienne Jérôme, communauté Anishinabe du Lac Simon
Isabel Orellana et Andrés Larrea, CentrERE, Université du Québec à Montréal

Animation : Emanuelle Dufour, anthropologue et bédéiste, docteure en éducation par les arts de l’Université Concordia

Visionner le séminaire

Retour au sommaire


Conversation Les pédagogiques critiques en éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté : plus que jamais pertinentes ? !


Jeudi 13 octobre 2022 de 14h à 16h
En ligne, sur Zoom

Par le passé, les pédagogies critiques, associées notamment à la pensée de Paulo Freire, ont pu se voir reprocher leur non explicitation des enjeux écologiques alors que leur pouvoir transformatoire et émancipatoire potentiel et avéré, amène à réfléchir à l’actualisation de leur rôle au sein de l’éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté. À l’occasion des Journées de l’éducation relative à l’environnement, le Centr’ERE a invité les participant·e·s à une conversation sur la place et le rôle des pédagogies critiques dans cette dimension de l’éducation fondamentale.

Avec la participation de : 

Irène Pereira, Docteure en philosophie et habilitée à diriger des recherches (HDR) en sociologie, co-fondatrice de l’Institut de recherche et d’éducation sur les mouvements sociaux (IRESMO)
Benoît Urgelli, Maître de Conférence à l’Université de Lyon
Gina Thésée, professeure au Département de didactique de l’UQAM, membre chercheure régulière du Centr’ERE, et cotitulaire de la chaire UNESCO en Démocratie, citoyenneté mondiale et éducation transformatoire. 

Visionner la conversation

Retour au sommaire


Conférence Débats autour de l’éducation au politique dans les questions environnementales et de développement


Vendredi 14 octobre 2022 de 10h à 11h30
En ligne, sur Zoom

Cette conférence proposait d’ouvrir le débat à partir d’une lecture de l’histoire de l’éducation aux questions d’environnement et de développement. Il a été question des courants successifs de l’éducation relative à l’environnement, au développement durable et au temps de l’anthropocène, dans la perspective de souligner la présence ou l’absence d’éducation au politique. Cette communication a également fait état d’un changement de paradigme récent, faisant suite à deux décennies d’éducation au développement durable fortement inscrites dans le comportementalisme, vers des éducations au temps de l’anthropocène qui offrent davantage de potentiel de socialisation politique. Cette communication accompagnait l’édition du numéro 63 de la revue Éducation et socialisation sur le sujet, piloté par Angela Barthes, Lucie Sauvé et Frédéric Torterat.

Avec la participation de : 

Angela Barthes est professeure des universités à Aix-Marseille. Experte auprès du ministère de l’éducation nationale et de la direction générale de l’éducation de la commission européenne, membre de plusieurs gros projets internationaux, elle travaille sur les enjeux politiques de la transmission des savoirs, et les liens entre éducation, curricula, métiers et territoires avec une focale sur les ruralités méditerranéennes. 

Animation : Lucie Sauvé, professeure émérite au Département de didactique de l’UQAM, et membre fondatrice du Centr’ERE 

Visionner la conférence

Retour au sommaire

Femmes, corps, territoires et extractivisme | Séminaire | 9 septembre 2022

Version en castellano

Visionner le séminaire

À travers les Amériques, les femmes s’engagent dans les luttes pour la défense du territoire et de l’environnement, face à l’expansion extractive et aux oppressions multiples. Elles se mobilisent et résistent contre les multiples violences issues du modèle d’exploitation illimitée des biens communs et de la marchandisation de la nature, ainsi que contre les tentatives de contrôle et d’appropriation de leurs territoires et de leurs corps. À partir d’un vécu ancré dans ces luttes, elles développent une approche intégrale du soin qui tient autant compte de la protection de la nature, et de la terre que de leur corps, de leurs collectifs et des droits humains. Il s’agit d’une vision intégrée de l’éthique de la sollicitude (éthique du care), basée sur le dialogue des savoirs. S’y entrelacent la mémoire, l’histoire et les cultures dans une perspective de renforcement, de résistance et de transformation. La mobilisation des femmes donne lieu à une critique de fond du modèle sociopolitique hégémonique et à l’émergence de processus de construction d’alternatives qui intègrent le respect de la vie, la justice sociale et la justice environnementale. 

Avec la participation de Sandra del Pilar López Dietz, codirectrice, Observatoire des médias et des mouvements sociaux de l’Universidad de la Frontera du Chili, Ximena Mercado-Catriñir, doctorante en sciences sociales de cette même institution et Ana López Dietz, chercheure à la Faculté de Droit et Humanités, Universidad Central de Chile.

Et aussi de  :

Isabel Orellana, Département de didactique, Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et l’écocitoyenneté, Université du Québec à Montréal
Ingrid Hall, Département d’anthropologie, Centre d’études et de recherches internationales, Université de Montréal
Patricia Martin, Département de géographie, Centre d’études et de recherches internationales, Université de Montréal
Mélanie Chaplier, Département de Communication Université de Montréal, Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones – CIERA, Montréal, 
Karine Vanthuyne, Faculté des sciences sociales, Centre de recherche et d’enseignement sur les droits de la personne, Université d’Ottawa
Marie-Josée Massicotte, École d’études politiques, Institut d’études féministes et de genre, Université d’Ottawa

Ce séminaire fut un espace de dialogue, d’analyse et de réflexion collectives sur ces processus, qui furent illustrés par le cas des femmes du Wallmapu, territoire de la communauté autochtone Mapuche, au sud du Chili. 

Cet événement a été organisé au sein du Centr’ERE dans le cadre des activités du projet de recherche collaborative Resistaction-Dimensions critiques et politiques de l’éducation relative à l’environnement en contexte de conflit associé à l’expansion de l’extractivisme et leur apport à l’émergence d’alternatives, en collaboration avec le Comité pour les droits humains en Amérique latine – CDHAL, le Département de géographie de l’Université de Montréal et le Réseau d’études latino-américains de Montréal-RÉLAM. 

Traduction simultanée français – espagnol 
INSCRIPTIONS

Description en format PDF

Informations : orellana.isabel@uqam.ca

Détails de l’événement

L’éducation relative à l’environnement et la science au niveau préscolaire. Le cas de l’école Expérimentale à Xalapa | Atelier de discussion et réflexion | 21 juin 2022

ATTENTION CHANGEMENT DE MODALITÉ !
En raison de circonstances indépendantes de notre volonté, l’événement a eu lieu en Zoom uniquement.

Visionner l’enregistrement de la présentation !

Nous avons le plaisir d’accueillir María del Carmen Martínez Silva, stagiaire doctorante de l’Université Veracruzana et professeure d’éducation préscolaire et normale au Mexique.

Résumé

L’éducation préscolaire est la première expérience d’éducation formelle à travers laquelle la socialisation primaire et le sens du monde, initiés dans la famille, sont élargis. Par cette formation, des opportunités nouvelles et variées sont offertes pour explorer l’environnement et construire une relation avec tout ce qui entoure les élèves. Cependant, quelques études ont identifié diverses limites dans la pratique éducative liée à l’environnement, face aux demandes actuelles dues à l’urgence socio-environnementale. En outre, la recherche éducative sur l’expérience des enseignant·e·s et des élèves n’a été que peu valorisée dans la génération d’un curriculum vécu. Pour cette raison, cette recherche analyse la pratique éducative liée à l’environnement et son lien potentiel avec l’enseignement des sciences pour la formation à l’écocitoyenneté. Elle considère le cas spécifique de l’école Expérimentale, sur une proposition d’intervention pédagogique générée dans ce contexte éducatif intitulée Le couloir de la science.

María del Carmen Martínez Silva
Stagiaire doctorante de la Université Veracruzana
Professeure d’éducation préscolaire et normale au Mexique.

Recherche : L’éducation relative à l’environnement et la science au niveau préscolaire. Le cas de l’école Expérimentale à Xalapa.

Directrice : Mme Gloria Elena Cruz Sánchez

Informations : ere@uqam.ca

Détails de l’événement

Luttes socio-écologiques face à l’extractivisme au Québec : réflexions apprentissages et apports à une transformation écosociale | Séminaire | 17 juin 2022

Visionner l’enregistrement du séminaire

Description détaillée en format PDF

Depuis plusieurs années, le Québec assiste à une multiplication des situations de conflits socio-écologiques qui émergent de pair avec l’intensification du développement extractif à grande échelle : barrages hydroélectriques, coupes forestières, projets d’hydrocarbures, mégaprojets miniers à ciel ouvert de lithium, de graphite, d’or, de terres rares, etc. 

Ces réalités provoquent une importante perturbation des communautés et de leur cadre de vie et une diversité d’impacts environnementaux, sociaux, culturels, identitaires, ainsi que diverses formes de violence ouverte, subtile et latente. Les réactions des citoyens en opposition à l’implantation d’installations dangereuses se sont amplifiées, diversifiées, intensifiées et structurées à travers le temps. Au Québec, les mobilisations sociales sur ces questions ont été sans précédent. Dans ce contexte, un vaste processus d’apprentissage collectif se tisse à travers la conception et la mise en place de multiples stratégies de résistance et de défense de l’environnement et de la santé des populations. Ces luttes deviennent un vaste chantier de réflexion sur le type d’avenir à construire et à mettre en place dans la foulée d’une réelle transition écologique.

Dans le cadre de nos recherches nous avons pu identifier 24 situations de conflit socio-écologique dans 15 des 17 régions administratives au Québec.

Objectifs du séminaire :

  • Mettre en valeur les savoirs citoyens acquis dans les mouvements de contestation aux méga-projets extractifs au Québec et les processus d’apprentissage que s’y associent; 
  • Favoriser le partage de réflexions, de préoccupations et de pratiques articulées dans ce contexte ; 
  • Explorer les visions stratégiques de critiques aux logiques dominantes et de recherches d’alternatives au modèle extractiviste, qui émergent dans ce contexte.

Cet événement a été organisé au sein du Centr’ERE dans le cadre des activités du projet de recherche collaborative Resistaction – Dimensions critiques et politiques de l’éducation relative à l’environnement dans la résistance sociale en contexte de conflit associé à l’expansion de l’extractivisme.

PROGRAMMATION

Animation : Maude Prud’homme, Front commun pour la transition énergétique, Réal Junior Leblanc, artiste multidisciplinaire d’Uashat Mak Mani-Utenam

9:00        Bienvenue et introduction, Isabel Orellana

9:10        Le projet recherche Resistaction – conflits socioécologiques et extractivisme au Québec et au Chili, Isabel Orellana, Andres Larrea, Gabriel Poisson, Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté-Centr’ERE, Université du Québec à Montréal – UQAM

9 :30       Recherches étudiantes associées au projet Resistaction, Gabrielle Roy-Grégoire, Lil Jurado, Centr’ERE, UQAM.

9 :40       Échanges et réflexions

10 :20     Pause

10 :35     Véronique Lalande, Initiative citoyenne de vigilance du port du Québec (cas Limoilou) 

10 :50     Rebecca Pétrin, Eau Secours 

11 :05     Échanges et réflexions

11 :45     Éléments de réflexion, Maude Prud’homme, Chantale Levert, Regroupement québécois des groupes écologistes et Laurence Brière, Centr’ERE, UQAM

Animation : Ugo Lapointe, Coalition pour que le Québec ait une meilleure mine, Emmélia Blais-Dowdy, comité pour les droits humains en Amérique latine- CDHAL

13:00      Animation, accueil et présentation 

13:20      May Dagher, Coalition des opposants à un projet minier en Haute-Matawinie (cas Matawinie) 

13:35      Échanges et réflexions 

14:15      Pause

14:30      Louis St-Hilaire, Regroupement de protection des lacs de la Petite-Nation 

14:45      Henri Jacob, Action Boréale 

15:00      Échanges et réflexions 

15:40      Éléments de réflexion finale, Ugo Lapointe, Coalition pour que le Québec ait meilleure mine, Éric Pineault, Institut des sciences de l’environnement, UQAM et Lucie Sauvé, Centr’ERE, UQAM 

15:50      Mots de clôture, Isabel Orellana 

Défis de l’éducation relative à l’environnement et de la mobilisation citoyenne pour la vie face à la ruée vers les ressources de la Terre | Conférence publique | 19 mai 2022

Dans le cadre du Cycle de conférences 2022-2023 du Centr’ERE, nous avons eu le plaisir d’accueillir Riccardo Petrella, politologue et économiste italien, titulaire d’un doctorat en sciences politiques et sociales de l’université de Florence.

Visionner l’enregistrement de la conférence sur notre chaîne YouTube !

Quels sont les défis de l’éducation relative à l’environnement face au modèle prédateur des transnationales des secteurs de l’industrie extractive, de l’agroalimentaire, du numérique et de la finance, entre autres? Comment l’éducation relative à l’environnement contribue-t-elle au développement d’une prise de conscience critique des grands enjeux contemporains dans un contexte de désastre écologique et de guerre? Comment favorise-t-elle la mobilisation citoyenne? Comment soutient-elle le désir d’agir et de s’engager pour une éthique de la vie, pour la paix, la justice et le respect des droits et des responsabilité et des responsabilités des habitants de la Terre ?

Informations : ere@uqam.ca

Détails de l’événement

Le travail social vert est-il mûr ? Enjeux du travail social visant la justice socio-environnementale | Séminaire | 10 mai 2022

Dans le cadre de notre programmation scientifique 2022-2023, nous avons eu le plaisir d’accueillir Arnaud Morange et Frédérick Lemarchand, pour un séminaire de recherche, qui était animé par Sylvie Jochems, professeure à l’École du travail social de l’UQAM et chercheure régulière du Centr’ERE.

Visionner l’enregistrement du séminaire sur notre chaîne YouTube !

Vers un travail social intégrant pleinement les dimensions humaines et écologiques ?

Résumé 
La dernière journée internationale du travail social (15 mars 2022) s’intitulait : « co-construire un nouveau monde éco-social : ne laisser personne de côté ». À partir de cette proposition, nous nous demanderons ce que peut bien signifier le terme d’« éco-social » dans les formations et dans les pratiques du travail social, dans la perspective de l’impérieuse nécessité d’une véritable transition écologique. Puis nous nous questionnerons sur la capacité des « personnes mises de côté » à s’emparer elles-aussi des préoccupations écologiques.  

Arnaud Morange
Arnaud Morange est docteur en sociologie et chercheur titulaire au sein de l’Institut Régional du Travail Social (Normandie-France). Il est chercheur-associé au centre d’étude sur les risques et les vulnérabilités (CERREV-Université de Caen-Normandie) et au Centr’ERE (UQAM). Ses travaux de recherche se situent au croisement du travail social, de la sociologie et de l’anthropologie, dans des champs tels que les inégalités sociales, la protection de l’enfance, le vieillissement, la santé, la transition écologique. Son approche des faits sociaux est principalement qualitative et critique, inspirée par la tradition sociologique française et la sociologie de l’École de Chicago.

Énergie et société : des rapports à redéfinir

Résumé
L’approche sociale de la question énergétique repose sur un triple malentendu : économique, écologique et politique. Économique dans la mesure où les modèles explicatifs (néoclassiques) n’ont pas compris que les facteurs de production (le travail et le capital) ne produiraient rien sans un apport massif d’énergie. Écologique car nous nous heurtons à un dilemme problématique : pour extraire ou produire  l’énergie, il faut des métaux, et pour disposer des métaux il faut (beaucoup) d’énergie. Politique enfin car le choix du carbone (irremplaçable par sa capacité productive) qui a produit 80% de l’abondance énergétique à l’origine du « progrès » économique de l’Occident ne saurait être « remplacé » par les renouvelables (qui représentent 2% de la production), même en les développant à outrance. Face à cette triple impasse, qui conditionne la vie sociale plus qu’on ne l’imagine (le travail, les retraites, les études longues, la santé …) de grandes transformations, subies ou choisies, s’annoncent. Comment s’y préparer ?

Frederick Lemarchand
Frédérick Lemarchand, professeur de sociologie à l’Université de Caen Normandie est directeur du Centre de Recherche sur les Risques et les Vulnérabilité ainsi que du Pôle Risques de la Maison de la Recherche en sciences humaines de l’Université de Caen. Après avoir étudié les dimensions problématiques de la modernité notamment les catastrophes technologiques (nucléaires, génétiques), il a recentré son travail sur les changements sociaux écologiques et les régimes de transitions liés à l’anthropocène. Dernier ouvrage en date : La transition bas carbone, obstacles et enjeux, L’Harmattan, 2022.

Informations : ere@uqam.ca

Détails de l’événement

Décoloniser la colère : sa valeur et sa teneur épistémologiques en éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté | Conférence publique | 5 mai 2022

Dans le cadre du Cycle de conférences 2022-2023 du Centr’ERE, nous avons eu le plaisir d’accueillir Gina Thésée, professeure titulaire au Département de didactique de l’Université du Québec à Montréal, co-titulaire de la Chaire UNESCO en démocratie, citoyenneté mondiale et éducation transformatoire (CU-DCMÉT) et chercheuse régulière du Centr’ERE.

Visionner l’enregistrement de la conférence

Résumé

Une relecture de la « Pédagogie des opprimés » de Paulo Freire nous a amenée à mettre en évidence la colère sous-jacente à sa pensée socioéducative. La colère, surtout celle des oppriméEs, n’est pas bienvenue et est, explicitement, réprimée. À l’opposé, la colère des oppresseurEs est accueillie comme l’affirmation d’un leadership pleinement assumé et est, implicitement, encouragée. Inspirée de la colonialité du pouvoir, d’Anibal Quijano, une théorie des rapports sociaux de domination (classisme, extractivisme, racisme, sexisme), notre prémisse pose la colonialité des émotions, notamment, la colère. Par ailleurs, Audre Lorde aborde la colère comme une source puissante d’énergie vitale, d’information et d’« empowerment », d’une part, à utiliser en réponse aux systèmes d’oppression interreliés, et d’autre part, à mettre à contribution pour les transformations sociales et l’émancipation des personnes. Cependant, face à la peur de la colère et au silence sur sa valeur et sa teneur épistémologiques, comment considérer la colère comme un ressort nécessaire en éducation, et en éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté? Pour explorer cette question, nous croisons les cadres de référence de Freire, de Quijano et de Lorde pour mieux déconstruire les dynamiques de colonisation de la colère, et proposer des principes de sa décolonisation.

Mots-clés :

Colère; Paulo Freire; OppriméEs; Anibal Quijano; Colonialité; Audre Lorde; Transformations sociales et émancipation; Décolonisation; Éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté.

Gina Thésée est professeure titulaire à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle est co-titulaire de la Chaire UNESCO en « Démocratie, Citoyenneté Mondiale et Éducation Transformatoire » (DCMÉT). Elle est chercheure au Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE) et membre du Conseil de l’Institut de recherche en études féministes (IREF). Elle enseigne dans les programmes de formation des enseignantEs du secondaire. Ses intérêts de recherche ont trait à l’éducation tranformatoire et émancipatoire en contextes de vulnérabilités multiples, à partir de perspectives écosociocritiques (féminisme, antiracisme, décolonialisme, environnementalisme). Elle a de nombreuses publications et donne des conférences et ateliers aux échelles locale, nationale et internationale. Avant sa carrière universitaire, elle fut enseignante des sciences au secondaire à Montréal. En 2006, elle fut l’une des LauréatEs du Mois de l’Histoire des NoirEs de la Ville de Montréal.

Consultez le site de la Chaire UNESCO DCMÉT

Informations : ere@uqam.ca

Détails de l’événement

Perspectives critiques au sein d’un conflit socio-écologique en contexte de transition énergétique : Le cas du projet Authier | Midi-étudiant | 13 avril 2022

midi-etudiant-gabrielle-roy-gregoire-13-avril-2022

Gabrielle Roy-Grégoire, candidate à la maîtrise en sciences de l’environnement de l’UQAM, sous la direction d’Isabel Orellana, professeure du Département de didactique de l’UQAM.

Visionner l’enregistrement de la présentation sur notre chaîne YouTube !

Résumé

Cette présentation a mis en lumière la résistance présente dans la mobilisation sociale qui émerge au Québec face à la multiplication de projets extractifs, spécifiquement face à ceux qui s’insèrent dans la transition énergétique globale. Se basant sur une recherche de maîtrise, cette présentation ciblait précisément le cas du projet minier Authier, en Abitibi-Témiscamingue, afin d’explorer l’attitude et le discours critique grandissant à l’égard du lithium. À l’échelle mondiale, la transition énergétique est associée à un capitalisme vert. Au Québec, elle s’articule entre autres par un plan d’électrification des transports, ciblant certains métaux essentiels à ce nouveau marché tels que le lithium. Depuis une décennie, un boom extractif marque le secteur minier et s’accompagne d’une montée de conflits socio-écologiques sur le territoire. Ils soulèvent des enjeux de justice environnementale et mènent à une réflexion quant à la place des projets extractifs dans le cadre des actions provinciales spécifiques à la crise climatique. Dans le contexte de l’Abitibi-Témiscamingue, jamais un projet minier n’a été bloqué par les habitants de la région. La résistance sociale contre le projet Authier est donc d’une lutte sans précédent. Cette recherche a pour objectif d’étudier une situation de conflit socio-écologique lié à un nouveau type d’extractivisme en contexte de croissance verte en prenant ce cas de projet d’exploitation de lithium au Québec. Précisément dans cette présentation, le contexte de la problématique, la collecte de donnée, les résultats et les analyses préliminaires furent abordés. 

Informations : ere@uqam.ca

Détails de l’événement