Regards actuels sur un projet tentaculaire : Les hydrocarbures au Québec | Le jeudi 26 mars 2015

tentaculaireConférence publique — Entrée Libre
« Regards actuels sur un projet tentaculaire :
Les hydrocarbures au Québec »
Analystes:
Marc Durand
Marc Brullemans
Conférencier:
Éric Pineault
Le jeudi 26 mars 2015 à 18 h
Salle D-R200 de l’UQAM
Pavillon Athanase-David
1430, rue Saint-Denis

Première partie : Analyses

Regard sur l’examen de deux projets d’exploitation d’hydrocarbures
non conventionnels

Marc Durand
Doct-ing. en géologie appliquée, Professeur retraité, Département des sciences de la Terre, UQAM

 Commentaire sur la mobilisation citoyenne

Marc Brullemans
Ph.D. en biophysique, Coordonnateur interrégional bloc « Nord » du Regroupement Vigilance Hydrocarbures Québec

Deuxième partie : Conférence

L’économie écologique et politique des hydrocarbures extrêmes
au Québec

Éric Pineault
Ph.D., Professeur au département de sociologie de l’UQAM, Directeur de recherche à la Chaire de recherche du Canada sur la mondialisation, la citoyenneté et la démocratie, Chercheur à l’IRIS.

Alors qu’un consensus se dégage à travers plusieurs pays aux économies avancés qu’une transition écologique de leur base énergétique s’impose, qu’en ce sens la décarbonification et le développement des énergies renouvelables doivent faire partie des priorités des politiques publiques en matière énergétique et industrielle, le Québec s’engage plutôt dans la direction opposée. Non seulement voit-on le développement de projets d’extraction de pétrole dans l’est du Québec, mais son territoire risque de devenir un véritable hub de transit du pétrole de l’ouest, tant celui des sables bitumineux que celui du Dakota, vers les marchés d’exportation. Entre cette pression à extraire et l’impératif écologique de transition, il semble que c’est pour le moment la première qui exerce sa souveraineté sur l’avenir du Québec. Une souveraineté économique extractiviste qui heureusement rencontre une opposition citoyenne importante, mais actuellement sans véritable relais politique. La présentation a pour objectif de proposer une analyse de cette pression « capitaliste à extraire » à partir des outils et concepts de l’économie écologique et politique du capitalisme avancé.

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2e édition | Midi étudiant du Centr’ERE | 4 février 2015

fleuveVidéos de la 2e édition des Midis Étudiants du Centr’ERE, le 4 février 2015.

 

Vidéos des participants

anne-isabelle

Entre nature culture et hydrocarbures : le cas de l’exploration pétrolière sur l’île d’Anticosti
Anne-Isabelle Cuvillier, Étudiante à la maitrise en Sciences de l’environnement, sous la direction de Lucie Sauvé
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tom

Relier le singulier et le social par le milieu et les temporalités : un défi éducatif et écologique insistant
Ivan Luciano Avaca, Étudiant à la maitrise en Sciences de l’éducation, sous la direction d’Isabel Orellana
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Philosophies et expertises citoyennes face aux mégaprojets de développement – Laurence Brière à l’Upop Montréal | Mardi 17 février 2015

Un groupe d’étudiantEs membres du Centr’ERE a initié une session de cours intitulée « L’environnement, chose publique ? » dans le cadre de la saison hivernale 2015 de l’Université populaire (Upop) de Montréal.

Ce mardi 17 février à 18h, au Bar populaire (6584 St-Laurent, Montréal), Laurence Brière présentera la première séance de la session :

Philosophies et expertises citoyennes face aux mégaprojets de développement

laurenceLes citoyens sont souvent appelés à intervenir dans le contexte de consultations publiques sur des projets de développement déjà ficelés. Quel espace reste-t-il alors pour débattre des fondements (valeurs) qui orientent les projets? Comment naviguer dans des débats publics où l’expertise technique domine? Quels enjeux soulèvent ces dynamiques et quelles alternatives peuvent être envisagées?  > Plus d’information ici

Séances données par Anne-Isabelle Cuvillier, Eva Auzou, Félix Lebrun-Paré, Jérôme Lafitte, Laurence Brière et Lidia Guennaoui

L’environnement est une res publica, «chose publique», donc politique. L’environnement, ce milieu de vie partagé, est tantôt lieu de ressourcement, tantôt espace d’action collective, source d’inspiration ou raison de conflits. Les formes d’engagement et de pratique liées à l’environnement sont ainsi multiples : l’expression artistique en contexte naturel (land art), la militance liée aux enjeux interculturels en environnement, l’implication dans les mouvements de transition écologique et la participation aux débats publics liés à l’aménagement du territoire ou aux mégaprojets de développement sont parmi les facettes de l’écocitoyenneté. Or, qu’apprenons-nous à travers ces pratiques?

Quelles transformations sociales et environnementales peuvent en découler? Quels sont les défis rencontrés par les écocitoyenNEs?
Cette session propose de s’immerger au sein de pratiques écocitoyennes, d’étudier les enjeux (notamment éducatifs, éthiques et politiques) qui leur sont associés et de célébrer leurs retombées.

La démocratie, l’alphabétisation politique et l’éducation transformatoire: Quel(s) rôle(s) pour les acteurs de l’éducation ? | Le mercredi 25 février 2015 à 12h30

Essai photo2

Conférence donnée par 
Paul R. Carr (UQO) & Gina Thésée (UQAM)

Dans les sociétés contemporaines, la démocratie est considérée comme un acquis, une marque des temps modernes. Certains pays se sentent légitimés d’inscrire le qualificatif « démocratique » dans leur nom sans nécessairement souscrire aux valeurs démocratiques, d’autres disent poursuivre des valeurs démocratiques alors même qu’ils s’en éloignent, d’autres encore, se réclamant de la démocratie, par la seule tenue d’élections. Le concept opère une certaine dérive. Pendant ce temps, l’hégémonie, l’inégalité, les dynamiques de pouvoir inéquitables, l’injustice sociale et environnementale, la pauvreté, la discrimination, la marginalisation, l’exclusion et la violence qui caractérisent les sociétés sont absentes de l’équation de la démocratie. Qui plus est, l’éducation en est exclue, elle aussi, comme si la démocratie était un caractère spontané et permanent. Or, considérant la démocratie comme une éthique du vivre-ensemble, une valeur ou une finalité, il ne peut y avoir de démocratie sans éducation pour tous, ni d’éducation pour tous sans démocratie. Qu’en est-il alors des acteurs de l’éducation? Quelles sont leurs représentations de la démocratie? Quels liens établissent-ils entre éducation et démocratie? Y entrevoient-ils leur rôle? Et comment abordent-ils les questions qui y sont liées dans leurs pratiques éducatives?

Le projet de recherche « La démocratie, l’alphabétisation politique et l’éducation transformatoire » se penche sur ces questions et a pour but d’analyser les discours de différents acteurs de l’éducation (notamment les futurs enseignants) en ce qui concerne leurs représentations, rôles et pratiques en lien avec l’éducation et la démocratie. Les mécanismes normatifs de la démocratie formelle (tels les élections) agissent à contre-sens, figeant ainsi la démocratie participative et contrecarrant l’alphabétisation politique. À partir d’une perspective sociale critique, il s’agit d’amener les acteurs de l’éducation à se questionner sur leur rôle dans la transformation des réalités sociales inacceptables. Le projet s’inspire d’éléments théoriques de l’éducation relative à l’environnement (ERE) et propose des modèles d’intégration. Cette quatrième dimension permettra d’établir des liens théoriques avec le champ de l’ERE et de l’écocitoyenneté. Cette conférence se veut une occasion pour mener ensemble une réflexion sur ce champ théorique et conceptuel, et pour présenter des résultats de la première phase du projet de recherche dont les participants sont des étudiants en éducation.

Le mercredi 25 février, à 12h30
Salle des boiseries, J-2805
Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
405, rue Ste-Catherine Est
Entrée libre

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PaulCarrPaul R. Carr est professeur au Département des sciences de l’éducation à l’Université du Québec en Outaouais. Son champ de recherche comprend la sociologie politique, l’interculturalisme, la démocratie, les médias, les études de la paix, la justice sociale et environnementale. Il est le Chercheur principal du projet de recherche CRSH intitulé « Démocratie, alphabétisation politique et éducation transformatoire ». Il est l’éditeur de plusieurs livres et séries de livres, est l’auteur de nombreux articles, chapitres de livres et livres dont « Does Your Vote Count? Critical Pedagogy and Democracy ». Il a cofondé et codirige le Projet de recherche sur l’éducation participative « Global Doing Democracy Research Project », où il collabore avec des collègues de plusieurs pays.

ginaGina Thésée est professeure au Département de didactique de l’Université du Québec à Montréal. Ses travaux de recherche portent sur les questions relatives aux sciences, à l’interculturel, au genre et à la race, sur le rapport au savoir, l’éducation à l’environnement et l’éducation pour la démocratie. Elle est l’auteure de nombreux articles, chapitres de livres et présentations. Elle est co-chercheure dans le projet de recherche « Démocratie, alphabétisation et éducation transformatoire». Elle intègre l’épistémologie, la didactique et la pédagogie selon une perspective sociocritique. Elle siège au Comité d’agrément des programmes de formation à l’enseignement au Québec (CAPFE). Elle est actuellement en séjour sabbatique à l’UNESCO (Paris) où elle collabore aux recherches de l’Équipe spéciale sur les enseignants pour l’éducation pour tous.

La Revue « Éducation relative à l’environnement – RRR » s’inscrit au mouvement « Libérez les livres »

Bienvenue  dans la bibliothèque du Monde !

Chaque mois de l’année 2015, un volume de la revue Éducation relative à l’environnement – Regards, recherches, réflexions sera « libéré ». Celui-ci sera abandonné dans un endroit informel ou dans un des « points de partage » (mentionné sur le site www.liberezleslivres.com).

Les volumes libérés seront tous marqués par un autocollant sur la couverture extérieure et une note plus détaillée à l’intérieure. Vous pourrez prendre ce volume avec vous, le lire et le déposer dans un autre lieu public afin que celui-ci voyage de lecteur en lecteur. Cette action s’inscrit dans un mouvement mondial qui vise à favoriser la rencontre inattendue d’un passant et d’un livre ou une revue comme la nôtre. Elle vise aussi à mobiliser les savoirs.

Pour le mois de janvier, le volume 1 de la revue dont le thème est Bilans, enjeux et perspectives de la recherche en éducation relative à l’environnement a été libéré aujourd’hui dans le couloir de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Bon voyage !