L’équipe du Centr’ERE a organisé le colloque international L’éducation relative au changement climatique : principes, approches et pratiques en milieux formels et non formels, les 10 et 11 octobre 2019, à l’Université du Québec à Montréal au Foyer du Studio-théâtre Alfred-Laliberté, local J-M400, situé dans le Pavillon Judith-Jasmin (405, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, H2L 2C4).
Cet événement a réuni des équipes de recherche internationales, des chercheurs, des organisations et des institutions éducatives québécoises, de même que des jeunes leaders du mouvement étudiant de lutte aux changements climatiques au Québec.
1:36:41Table ronde // LES MOUVEMENTS ÉTUDIANTS AU QUÉBEC
Quelle éducation les jeunes souhaitent-ils dans le contexte actuel ? Qu’apprennent-ils au cœur de leur mobilisation ? Quel rôle souhaitent-ils jouer ici et maintenant ?
Animation : Hugue Asselin, UQAM
1:42:22– Violaine Brisebois-Lavoie, Profs pour la planète
1:44:12– Albert Lalonde, Pour le futur et Le Devoir Environnemental collectif
1:45:45– Léa Ilardo, La Planète s’invite à l’Université
3:10:18Session 1 // ENJEUX DE MOBILISATION DES JEUNES :
Comment accompagner les jeunes dans la traversée de cette époque troublante ? Quelles approches, quelles stratégies adopter pour soutenir leur mobilisation ?
Animation : Virginie Bachand-Lavallée, UQAM
3:12:30 Stimuler l’engagement et entretenir l’espoir en éducation relative aux changements climatiques : Émilie Robitaille, Fondation Monique-Fitz-Back (DIAPORAMA DISPONIBLE)
Résumé : La Fondation Monique-Fitz-Back (FMF) est active en éducation aux changements climatiques depuis dix ans. Ses projets de sensibilisation et de mobilisation visent à stimuler l’engagement et à entretenir l’espoir chez les jeunes. Considérant que le sentiment d’espoir des jeunes demeure incertain face à un avenir proposant un environnement en santé1, il devient essentiel de continuer à leur donner la parole et à leur offrir des occasions concrètes d’engagement. De façon claire, selon un récent sondage réalisé par la FMF2, une majorité de jeunes souhaite que les changements climatiques soient davantage abordés à leur école. Nous avons remarqué que le financement d’initiatives scolaires sur l’enjeu climatique constitue une première étape pour l’engagement environnemental. Dans le cas des projets soutenus par la FMF, la barrière financière est levée et les jeunes sont accompagnés au niveau de l’école. La FMF a soutenu près de 200 projets depuis 2013-2014 et la majorité d’entre eux se poursuivent aujourd’hui et continuent à donner espoir aux jeunes. L’accompagnement personnalisé de groupes de jeunes, tel qu’expérimenté avec deux cohortes du Conseil national de jeunes ministres de l’environnement, semble favoriser leur confiance en leur pouvoir d’action. Effectivement, cinq projets d’envergure ont été réalisés par seulement 40 jeunes, dispersés à travers le Québec. L’un de ces projets a eu une portée virale de 300 000 personnes. Nous observons que ces jeunes ont contribué à faire réfléchir la société.
3:24:05 Comment éduquer aux changements climatiques par la mobilisation et l’action environnementales des jeunes ? Valériane Champagne St-Arnaud et Ghislain Samson, Université Laval et UQTR (DIAPORAMA DISPONIBLE)
Résumé : Pour stimuler l’action environnementale chez les jeunes, de plus en plus de praticiens délaissent les traditionnels programmes d’éducation – visant à transmettre des connaissances, souvent dans un contexte formel – pour adopter une approche plus holistique et participative développant les compétences, la pensée critique et l’implication citoyenne (Bonnett, 2002; Davis, 2010). Or, selon plusieurs chercheurs, démontrer l’efficacité de ces programmes est une tâche complexe. Contrairement aux programmes d’éducation en milieu formel, l’évaluation des programmes de mobilisation jeunesse en environnement n’a pas fait l’objet de nombreuses études (Riemer et al., 2014). Dans le cadre de la campagne Sors de ta bulle menée par la Fondation Monique-Fitz-Back, nous avons élaboré un cadre d’évaluation novateur aux assises théoriques multidisciplinaires (éducation relative à l’environnement, psychologie environnementale, marketing social). Il repose sur une méthodologie mixte combinant à la fois la réalisation de plusieurs phases d’enquête en ligne auprès de 260 élèves du secondaire participant aux Sommets Jeunesse sur les Changements Climatiques et des entretiens de groupes auprès d’une soixantaine de jeunes, notamment ceux impliqués dans le Conseil national des jeunes ministres de l’environnement. Les résultats indiquent que la campagne Sors de ta bulle est parvenue à stimuler efficacement l’implication citoyenne chez les jeunes selon trois axes : augmentation de la conscientisation, renforcement du sentiment d’efficacité personnelle et collective et hausse du nombre d’actions concrètes de lutte contre les changements climatiques.
3:35:48 L’engagement politique d’ENvironnement JEUnesse en matière de changements climatiques : Catherine Gauthier, Environnement JEUnesse
Résumé : Créé en 1979, ENvironnement JEUnesse (ENJEU) est un organisme d’éducation relative à l’environnement qui vise à conscientiser les jeunes du Québec aux enjeux environnementaux, les outiller à travers ses projets éducatifs et les inciter à agir dans leur milieu. ENvironnement JEUnesse est un réseau qui valorise le développement de l’esprit critique et qui donne la parole aux jeunes engagé·e·s afin qu’il·elle·s fassent connaître leurs préoccupations, leurs positions et leurs solutions concernant les enjeux environnementaux actuels. Au cours des derniers mois, la crise climatique a fait l’objet d’une mobilisation sans précédent de la jeunesse québécoise. ENvironnement JEUnesse a contribué à cette impulsion en lançant la première action collective au monde contre un gouvernement afin d’exiger le respect de ses engagements climatiques. Le 26 novembre 2018, ENvironnement JEUnesse a annoncé une poursuite contre le gouvernement fédéral. ENvironnement JEUnesse allègue que le gouvernement du Canada brime les droits fondamentaux d’une génération, parce que sa cible de réduction de gaz à effet de serre n’est pas suffisamment ambitieuse pour éviter des changements climatiques dangereux et parce que ses actions ne permettent pas l’atteinte de cette cible pourtant déjà déficiente. ENvironnement JEUnesse mène cette action collective au nom de toutes et tous les jeunes Québécois·es de 35 ans et moins, portant ainsi la voix des jeunes mobilisé·e·s pour contrer la crise climatique. Après l’audience du 6 juin 2019 devant la Cour supérieure du Québec, cette dernière a refusé d’accorder à ENvironnement JEUnesse l’autorisation d’exercer une action collective. ENvironnement JEUnesse portera le jugement en appel.
3:47:31 L’éducation à l’écoresponsabilité individuelle permet-elle l’action participative citoyenne ? Ghislain Samson, Benoit Dufour, UQTR et la Coopérative Forêt D’Arden
Résumé : Un nouveau mot à la mode dans les médias « l’écoanxiété », qui découle de l’envergure du défi environnemental que représentent les changements climatiques. Son remède : passer à l’action pour faire partie de la solution. La plus près de nous est celle qui concerne nos propres comportements, notre écoresponsabilité individuelle quotidienne. Est-ce que l’éducation relative à l’environnement (ERE) qui engendre de tels gestes dépasse l’éducation individuelle et permet non seulement le développement de la compétence scientifique, mais aussi celles critique, éthique et politique pour permettre un développement d’une écocitoyenneté engagée? À partir des analyses en changement de comportement qui ont été faites dans le cadre du programme éducatif de la Bourse du carbone Scol’ERE par notre équipe, la communication sera l’occasion de discuter des variables du projet considérées et qui peuvent faire émerger une forme d’écocitoyenneté engagée : l’âge des apprenants, l’approche éducative en groupe, la durée du programme, l’analyse et l’engagement en famille, la création d’une collectivité qui prend action, la formule pédagogique de cocréation des solutions à leur portée, le développement de l’esprit critique scientifique, l’apprentissage des phénomènes scientifiques derrière les changements climatiques, l’empathie envers l’autre. Nous aborderons une première réflexion à savoir si ces variables permettent d’aller plus loin que l’action écoresponsable individuelle, grâce aux activités de groupes, à l’analyse des habitudes familiales, à la prise d’engagement à long terme, à l’interpellation de l’entourage, à l’esprit critique stimulé derrière l’analyse de cycle de vie, etc. À propos de la Bourse du carbone Scol’ERE : Lancée en 2010, ce projet éducatif s’adresse aux jeunes de 9 à 12 ans. Il se résume en un programme éducatif positif, créatif et ludique composé de 5 ateliers éducatifs de 2 heures échelonnées sur 3 à 5 mois, permettant d’aborder les changements climatiques, l’analyse de cycle de vie et stimuler l’adoption de nouvelles habitudes de vie écoresponsables en famille.
4:25:55Session 2 // ERCC AUPRÈS DE DIFFÉRENTS PUBLICS :
Quels sont les principaux enjeux et défis associés à l’ERCC auprès des publics concernés par les différentes initiatives ? Comment relever ces défis?
Animation : Félix Lebrun-Paré, UQAM
4:31:25 L’éducation relative aux changements climatiques et la formation des élus municipaux au Québec : Marc-André Guertin, UQAM (DIAPORAMA DISPONIBLE)
Résumé : Les manifestations météorologiques extrêmes auxquelles sont confrontées les municipalités au Québec sont nombreuses et de plus en plus fréquentes. Ces événements interpellent plusieurs décideurs qui doivent intervenir en situation de crise, mais également revoir l’aménagement du territoire pour atténuer les changements climatiques (CC) et s’adapter à ceux-ci. Cette communication présente les premiers résultats d’une recherche qui s’intéresse à la formation relative à l’environnement offerte aux décideurs que sont les élus municipaux au Québec. D’abord, nous dressons un portrait sommaire de telles initiatives de formation, en identifiant plus spécifiquement les activités contribuant à l’éducation relative aux changements climatiques (ERCC). Nous portons attention, entre autres, à l’intérêt que manifestent les formateurs aux CC par rapport à d’autres questions socioécologiques ainsi que les éléments de compétence qu’ils jugent essentiels pour en traiter. Ces résultats, issus d’une recherche qualitative basée sur l’observation non participante et des entretiens semi-dirigés auprès de formateurs, montrent l’importance de favoriser le dialogue de savoirs interdisciplinaires et intersectoriels entourant l’ERCC et d’explorer plus en profondeur le développement de compétences écocitoyennes, de manière à pouvoir lutter efficacement contre les changements climatiques à l’échelle municipale.
4:46:38 Genre et changements climatiques : France Levert, Réseau Québécois des femmes en environnement
Résumé : Le Réseau des femmes en environnement s’intéresse aux questions entourant le genre et les changements climatiques. Le projet Genre et changement climatique est issu des recherches réalisées par Dre Annie Rochette, Sophie Gramme et Florence Lavigne Le Buis. Leurs travaux ont permis la production d’un rapport de recherche et de 11 fiches thématiques. Un partenariat avec le Relais-femmes et le service aux collectivités de l’Université du Québec à Montréal a rendu possible la réalisation de ce projet. Au Québec, la dimension de genre dans la lutte et l’adaptation aux changements climatiques est peu traitée par les gouvernements, les groupes environnementaux et les groupes de femmes. L’absence de la dimension de genre dans les réponses aux changements climatiques contribue à l’adoption de mesures inefficaces et à l’accroissement des inégalités sociales. Lorsqu’il est question d’évaluer les impacts générés par les changements climatiques, plusieurs critères méritent d’être considérés tels que le genre, le statut économique, la race, l’ethnie et l’âge. Puisqu’ils n’ont pas la même capacité d’action et d’adaptation, certains groupes sociaux sont plus vulnérables aux catastrophes naturelles (sécheresses, canicules, inondations…). Les hommes et les femmes ont des perceptions différentes face aux changements climatiques et des solutions envisageables. Il est crucial d’en tenir compte dans les campagnes de sensibilisation. En raison des rapports sociaux de sexe, les femmes ont souvent la responsabilité des personnes à charge plus vulnérables. Une responsabilité qui se voit alourdie, lors de catastrophes naturelles ou de canicules reliées aux changements climatiques.
5:05:33 Le projet zéro émission nette : une initiative d’co-construction de savoir : Mélanie Busby, Projet ZéN, Front commun pour la transition énergétique (DIAPORAMA DISPONIBLE)
Résumé : Le projet Québec ZéN (zéro émission nette) du Front commun pour la transition énergétique (FCTÉ) a pour objectif de forger une vision consensuelle de la société carboneutre de demain et de tracer collectivement la feuille de route qui nous y mènera en temps voulu. La transition touche la plupart des acteurs de la société et implique une transformation profonde de notre façon de produire, de consommer et de nous déplacer, notamment. Ces changements peuvent être l’occasion de construire une société plus juste, plus résiliente, apaisée. Ils pourraient toutefois occasionner des tensions sociales si les décisions se prennent en vase clos, au profit du petit nombre ou sans égard à la réalité des populations concernées. Afin de maximiser les chances de réussite de la transition, le projet Québec ZéN propose une démarche de co-construction impliquant un échange multidirectionnel entre les différents acteurs de la société. La présentation exposera les grandes lignes de cet important exercice de dialogue social auquel le Front commun convie le Québec. Créé en 2015, le FCTÉ regroupe plus de 60 organisations environnementales, citoyennes, syndicales et communautaires qui contribuent à l’élaboration collective et à la mise en oeuvre d’une transition énergétique structurante et porteuse de justice sociale. Très diversifiés quant à leur taille, leurs modes de fonctionnement et leur mission individuelle, les membres du Front commun ont une capacité cumulative de rayonnement direct dépassant 1,3 million de personnes en comptant uniquement leurs membres, leurs équipes internes et leurs bénévoles.
6:22:29Session 3 // ARTS ET CHANGEMENT CLIMATIQUE :
Quelle peut être la contribution particulière des arts à l’éducation au changement climatique ? Quelles réflexions émergent de vos travaux sur la question ? Quelles approches privilégier ? Quels défis à surmonter ?
6:24:04 Animation : Vincent Bouchard-Valentine, UQAM
6:28:57 Le dessin au service de l’école en contexte d’urgence climatique: s’éduquer à l’environnement et à l’écocitoyenneté : Camille Courier, UQAM (DIAPORAMA DISPONIBLE)
Résumé : Ma proposition s’inscrit dans le thème transversal : « Enjeux éducatifs et mouvements sociaux émergents associés aux changements climatiques ». Dans le sillage de ma pratique d’enseignante en arts visuels, j’ai initié des ateliers de dessin avec des enfants en parcours d’exil1. Je conçois l’artiste comme interprète, le dessin comme un geste permettant de traduire, et l’image comme relation entre des sujets de la vision qui se transforment ensemble, et selon la manière dont leur horizon culturel d’origine informe l’école rencontrée. Dans le domaine de l’éducation à l’environnement et à l’écocitoyenneté, j’ai constaté que cette pratique du dessin en contexte transculturel peut générer des approches pédagogiques et didactiques fertiles. Le contexte climatique actuel contraint à l’exil des dizaines de millions de personnes, les changements environnementaux sont responsables de deux fois plus de déplacé.e.s que les conflits en cours actuellement (Baillat, 2018:2). Le nombre d’humain.e.s qui doivent démanteler ce qui faisait leur vie et la rebâtir ailleurs, dans un contexte chaotique en termes d’éducation et de formation, augmente exponentiellement. Il est donc urgent de valoriser une connaissance sensible, produite par les exilé.e.s climatiques. Le but est que, dans ce « temps des catastrophes » (Stengers, 2009) ils.elles puissent agir et être perçu.e.s comme un facteur d’accélération dans la transformation des comportements de leurs pair.e.s dans les écoles dessociétés d’arrivée. Cette communication réfléchit aux manières dont les personnes exilées peuvent transmettre les conséquences concrètes des changements climatiques en cours et comment mobiliser mieux les pouvoirs propres au dessin pour ce faire.
6:46:10 L’art actuel comme outil de conscientisation et de mobilisation aux enjeux environnementaux en contexte muséal : Anna Brunette, UQAM (DIAPORAMA DISPONIBLE)
Résumé : Les expositions thématiques portant sur la relation entre art et environnement sont de plus en plus fréquentes et décèlent un engouement grandissant des institutions artistiques à investir le discours écologique. Plusieurs musées d’art s’inscrivent dans une tendance polémique à exploiter l’idée du sublime écologique; pensons à l’exposition Anthropocène présentée en 2018 au Musée des beaux-arts du Canada et aux photographies de paysages industriels d’Edward Burtynsky, critiquées par certains pour leur spectacularisation de la désolation environnementale entraînant chez le spectateur une réception ambiguë décrite comme une expérience esthétique à mi-chemin entre la contemplation, la crainte, la culpabilisation et le désir d’intervention. D’autres institutions, elles, voient le jour avec un mandat exclusivement consacré à la relation entre art et environnement et laissent croire à un dévouement sincère pour la cause. C’est le cas par exemple du Climate Museum à New York, premier musée américain dédié aux changements climatiques, créé en 2015 dans la foulée de l’ouragan Sandy. Présenté en ce moment, le projet Taking Action s’intéresse aux solutions écologiques et invite à l’action collective en proposant des actions civiques spécifiques; l’exposition se prolonge ainsi en une vaste mission pédagogique qui mise sur la collaboration entre le public (particulièrement les jeunes), les artistes et les scientifiques. Enfin, l’événement international et hautement médiatique de la Conférence de Paris sur les changements climatiques en 2015 a donné lieu à ArtCOP21, une manifestation culturelle d’ampleur; parmi ses initiatives figurait notamment à l’Espace Fondation EDF l’exposition Climats artificiels, qui – paradoxalement au contexte sociopolitique complexe, grave et alarmiste de la conférence – présentait des oeuvres portant un regard poétique et métaphorique sur notre rapport à la nature. Bref, ces trois expositions me serviront d’études de cas pour aborder sur une base comparative les différents aspects mentionnés.
6:59:55 Lorsque la création rencontre les grands défis socioécologiques : Anne Deslauriers, Université Laval, UQAM (DIAPORAMA DISPONIBLE)
Résumé : Les changements climatiques perturbent l’environnement. Les oiseaux migrateurs sont dérangés, les écosystèmes naturels se dégradent partout sur la planète. Face à la détérioration de notre milieu de vie, les pédagogues doivent repenser la mission éducative (Bordeaux, 2017; O’Farrell et Tiina Kukkonen, 2017; Sauvé, 2015). Dans le cadre de cette communication, j’aborderai l’importance de soulever des questions socioécologiques en classe d’arts plastiques (O’Farrell et Kukkonen, 2017). Je montrerai comment celles-ci peuvent être abordées, tout en nourrissant l’espoir d’un monde meilleur. Ensuite, je présenterai, à l’aide d’une capsule vidéographique, le projet La grande migration: une intervention artistique, pédagogique et interdisciplinaire (Larsen, 2018) réalisée en 2018-2019 avec des élèves du secondaire. Nous constaterons que ce projet a engendré un mode de reliance (Morin, 1999, 1996) par des liens qui se sont développés entre les différents savoirs, entre l’humanité et la faune, et, bien sûr, entre l’art et la conscience socioécologique (Inwood, 2009).
7:11:20 Passer de l’explication à l’expérience relative aux changements climatiques : Karel Lopes, UQAM
Résumé : À partir d’un matériel photographique, je propose de présenter la recherche-intervention de ma maîtrise. La méthodologie de la recherche, influencée par les écrits de l’écologie profonde d’Arne Naess et de ceux du sensible de David Abram s’est basée sur l’exploration de notre rapport sensible et affectif au monde par la pratique de la photographie. Elle a consisté à faire vivre à 10 citoyen.ne.s une expérience groupale et artistique ayant comme sujet les changements climatiques. La pratique de la photographie comme expérimentation du rapport sensible au monde est associée à celle du groupe restreint comme lieu de conscientisation et de mobilisation. Cette présentation retrace notre expérience de recherche en articulant comment les dispositifs artistiques (dans notre cas, la pratique de la photographique) ont permis de faire une expérience sensible des changements climatiques. Puis, je m’attarderais à démontrer comment une expérience sensible des changements climatiques peut venir former des réflexions critiques et éthiques chez les citoyen.ne.s. Enfin, j’aborderai comment des œuvres initialement individuelles se sont transformées en oeuvre collective pour aboutir à des actions politiques citoyennes.
00:10 Session 4 // PROGRAMMES ET SYNTHÈSES DE RECHERCHE
Que nous apprend la littérature de recherche à propos des enjeux liés à l’action éducative dans le contexte socio-écologique actuel, plus spécifiquement en matière de changement climatique ? Quelles principales questions de recherche traversent les programmes ici présentés ? Quelles observations ou résultats obtenus sont de nature à éclairer ou inspirer l’action éducative ?
Animation : Isabel Orellana, UQAM
5:20 La pertinence du concept de sentiment de pouvoir agir, dans la recherche en éducation, pour faire face aux changements climatiques : Émilie Morin, Geneviève Therriault, Barbara Bader, UQAR et Université Laval (DIAPORAMA DISPONIBLE)
Résumé : Devant l’urgence d’agir face à la problématique sociale et environnementale des changements climatiques, l’éducation pour le développement du pouvoir agir constitue une avenue incontournable. Or, il ne semble pas y avoir de consensus entre les chercheurs en éducation au climat sur ce que l’on entend par pouvoir agir. Si certains se réfèrent au sentiment d’efficacité personnelle (Corner et al., 2015; Goldman, Pe’er et Yavetz, 2015), d’autres privilégient le concept d’agentivité (Blanchet-Cohen, 2008; Glithero, 2015) ou encore celui d’empowerment (ou développement du pouvoir agir) (Dimick, 2012). Toutefois, pour identifier les conditions favorables au développement du pouvoir agir des jeunes, il devient nécessaire de cerner les liens possibles entre ces concepts tout comme leurs apports et leurs limites. De plus, il apparaît pertinent, pour soutenir le développement de ce pouvoir agir, de s’attarder à ses dimensions affectives (Zeyer et Kelsey, 2013) et, plus particulièrement, à ce que nous nommons le sentiment de pouvoir agir. Ce concept nous permet entre autres de prendre en considération la liberté qu’ont les jeunes d’agir, ou non, face aux changements climatiques en fonction de leurs diverses capabilités (Sen, 2010). Dans le cadre de cette communication, nous présentons les bases théoriques qui nous permettent de lier les concepts de sentiment d’efficacité personnelle, d’agentivité et d’empowerment et de justifier la pertinence du concept de sentiment de pouvoir agir en éducation au climat. Quelques résultats préliminaires issus d’entretiens menés auprès de jeunes québécois du secondaire permettront de dégager quelques conditions favorables au développement du pouvoir agir à l’école.
18:10 L’éducation relative au changement climatique dans la recherche éducative et les politiques climatiques et académiques : Antonio García Vinuesa, Alejandro Pérez Diez, Kylyan Marc Bisquert i Pérez et Pablo Ángel Meira Cartea, Universidade de Santiago de Compostela (DIAPORAMA DISPONIBLE)
Le projet Resclima: réponses éducatifs et sociaux au changement climatique : Pablo Ángel Meira Cartea, Lucía Iglesias da Cunha et Kylyan Marc Bisquert i Pérez, Universidade de Santiago de Compostela, Espagne (DIAPORAMA DISPONIBLE)
45:56 Approches de la dimension sociale du changement climatique issues de la recherche en éducation relative à l’environnement. Ana Lucía Maldonado González, Édgar, J. González Gaudiano et Gloria, E. Cruz Sánchez, Universidad Veracruzana, Mexique (DIAPORAMA DISPONIBLE)
Résumé : Cet article présente la ligne de recherche en éducation relative à l’environnement (ERE) de l’Université Veracruzana (Mexique), ses approches à la dimension sociale du changement climatique et certains défis à relever pour la recherche et l’action éducative environnementale, dans ce contexte latino-américain, avec ses particularités socioécologiques. L’équipe est intégrée par des chercheurs formés dans différentes disciplines. Alors, le caractère interdisciplinaire de l’ERE est privilégié. Les recherches menées visent à résoudre les problèmes et les difficultés liés aux relations entre l’environnement et les processus éducatifs à différents niveaux (de base à supérieur) et à leurs modalités (formelles, non formelles) dans différents secteurs et groupes de population (jeunes, adultes, autochtones, communautés scolaires, urbaines, périurbaines, rurales, organisations de la société civile). L’environnement est conçu dans son sens le plus large, c’est-à-dire en lien étroit avec le problème social dans une cadre d’action politique. Dans ce contexte, les objets de recherche en ERE favorisent les problèmes liés au changement climatique, tels que les risques, la vulnérabilité, la durabilité, la biodiversité et les ressources naturelles, l’utilisation de l’énergie, la conservation et la restauration écologique, la culture de l’eau, l’alimentation, la santé environnementale, les savoirs écologiques traditionnels, l’apprentissage socio-écologique et la communication environnementale. Toujours avec une tendance au développement communautaire, à l’équité sociale, à la gouvernance environnementale et à la formation de la citoyenneté, où l’environnement constitue un centre nodal et où la vision est celle de l’éducation.
Vulnérabilité et résilience sociale face aux perturbations liées au changement climatique dans trois municipalités à haut risque d’inondations, à Veracruz : Ana Lucía Maldonado González, Universidad Veracruzana, Mexique (DIAPORAMA DISPONIBLE)
Quels principaux objectifs poursuivent les programmes éducatifs ici présentés ? Quelles principales approches et stratégies sont privilégiées ? Quels enjeux sont soulevés ? Quelles pistes de solution sont envisagées ?
Animation : Lucie Sauvé, UQAM
1:30:32Une nouvelle approche d’interventions éducatives pour l’engagement environnemental au Biodôme : Manon Curadeau et Stéphanie Gladu, Biodôme de Montréal
Résumé : Depuis 1992, le Biodôme de Montréal s’emploie à exposer le vivant dans toute sa complexité et ses interconnexions à travers la représentation de cinq écosystèmes. Sa mission : « S’engager à protéger l’environnement en favorisant une prise de conscience individuelle et collective ». Profitant de l’opportunité suscitée par la fermeture temporaire du Biodôme pour cause de rénovations (le projet Migration), sa division Programmes publics et éducation se penche sur une façon de concrétiser davantage sa mission à travers ses activités. La présente communication fait état de la démarche qui accompagne cette réflexion. Pour l’essentiel, il s’agit de la proposition d’une nouvelle approche éducative s’appuyant sur un modèle développé au coeur même du Biodôme : « La pyramide d’interventions ». Une approche qui appelle les visiteurs à avancer vers l’action. Y sont également présentées les dispositions mises en place pour faciliter l’opérationnalisation de ce modèle, notamment : 1) une problématique environnementale (dont le changement climatique) prédéterminée pour chaque écosystème ; et 2) l’adaptation d’une stratégie communicationnelle qui a empiriquement fait ses preuves (la Strategic Frame Analysis mise au point par le FrameWorks Institute en lien avec la communication du changement climatique). Finalement, l’ensemble des éducateurs et éducatrices scientifiques du Biodôme seront formés à utiliser ce modèle dans les prochains mois. L’impact de cette dernière sur les habiletés et la confiance des éducateurs à aborder les enjeux environnementaux avec les visiteurs sera alors évalué et un suivi systématique des interventions sera fait.
1:47:48L’influence des changements climatiques sur le rôle des Amis de la montagne – Regard sur 35 ans d’éducation à l’environnement et de mobilisation sur le mont Royal : Éric Richard, Les Amis de la Montagne
Résumé : Œuvrant à la protection et la mise en valeur du mont Royal, Les Amis de la montagne offrent des programmes éducatifs sur la montagne au public montréalais depuis plus de 35 ans. Conscients des impacts grandissants des changements climatiques tant sur la biodiversité que sur les usages que les montréalais font de la montagne, Les amis de la montagne ont souvent été à la tête d’initiatives pour développer la résilience du territoire et mobiliser la communauté et les divers acteurs du territoire dans la recherche de solutions. Au fil des événements et des défis rencontrés (verglas de 1998, agrile du frêne, contrôle de plantes envahissantes), les actions des Amis de la montagne se sont organisés autour du plan de protection et de mise en valeur du mont-Royal adopté par la Ville de Montréal avec les différents acteurs du territoire (2005). Combinant éducation et intervention, ces actions prennent de plus en plus d’importances dans notre programmation éducative. Nos actions éducatives vont de la sensibilisation aux changements climatiques à accompagner les citoyens durant les crises par des publications ou des forums jusqu’à multiplier les espaces de concertation pour partager nos expériences et s’inspirer les uns des autres. C’est aussi en responsabilisant la communauté et en développant l’attachement au territoire que nous cherchons à stimuler l’espoir en l’avenir. Nos programmes favorisent l’émerveillement et la connexion affective chez les plus jeunes et invitent à la réflexion et l’engagement pour les plus vieux et le grand public.
2:01:42Une pédagogie de l’espoir en milieu scolaire : Jacqueline Romano-Toramanian, AQPERE et Réseau des Écoles Vertes de la Centrale de syndicats du Québec (CSQ) (DIAPORAMA DISPONIBLE)
Résumé : L’éducation est le principal vecteur de conscientisation et de mobilisation de nos jeunes et l’école constitue un puissant outil de transformation sociale. Cette année on assiste à une véritable explosion des jeunes face à l’urgence climatique: manifs, journées de grève étudiante, la planète s’invite à l’école, au CÉGEP, à l’université…. Cet atelier se veut un partage de ce qui se fait dans nos écoles en matière d’éducation relative à l’environnement et plus spécifiquement au niveau de la conscientisation de nos jeunes face aux changements climatiques dans le cadre d’une pédagogie de l’espoir qui vise à combattre défaitisme, dérision et inertie au profit d’une réflexion en mode recherche de solutions pour contrer les émissions de GES et pour réviser les modes de consommation. Nous verrons en quoi consiste l’apport et l’importance d’ organismes tels que L’AQPERE, le mouvement des Établissements Verts Brundtland, la Fondation Monique Fitz-Back qui travaillent depuis de nombreuses années en collaboration avec les commissions scolaires.
2:14:35Lumière sur la nature pour sensibiliser aux changements climatiques : Aurélien Lauron-Moreau, GUEPE – Groupe Uni des Éducateurs-naturalistes et Professionnels en Environnement
Résumé : GUEPE est un organisme à but non lucratif implanté dans la région métropolitaine de Montréal depuis 1991. Son rôle est d’offrir aux jeunes et à la population des services éducatifs et professionnels en sciences de la nature et de l’environnement ainsi qu’en plein air. En favorisant un contact privilégié de sa clientèle avec la nature, GUEPE accroît les connaissances et les attitudes favorables au respect de la biodiversité. Les activités abordent la fragilité des écosystèmes et des espèces naturelles présentes. GUEPE croît que la mise en lumière de la nature permet à chacun d’avoir un nouveau regard sur celle-ci et encourage sa préservation. Ainsi, cette approche propose des gestes diminuant les gaz à effet de serre et valorise la lutte aux changements climatiques. Cette présentation décrit l’approche de GUEPE lors des activités dans les parcs-nature de Montréal afin de permettre à tous les citoyens de développer un rapprochement avec la nature, mettre de l’avant les espèces présentes et l’importance de la biodiversité. De plus, certains ateliers en classe seront explorés (L’empreinte écologique, Les changements climatiques et la Bourse du Carbone Scol’ERE créé par la CoopFA). Les objectifs pédagogiques seront expliqués en lien avec le Programme de formation de l’école québécoise.
2:56:53Session 6 // ENJEUX PÉDAGOGIQUES ET DE COMMUNICATION
Quelles principales approches éducatives et/ou angles d’abordage des réalités climatiques sont adoptés par chacune des initiatives ou projet ici présentés? Quels sont les résultats attendus ? Quelles sont les difficultés rencontrées ? Quelles pistes de solution sont envisagées ?
Animation : Virginie Boelen, UQAM
3:01:07www.unpointcinq.ca: média-laboratoire en éducation relative au changement climatique : Valériane Champagne St-Arnaud et Pénélope Daignault, Université Laval (DIAPORAMA DISPONIBLE)
Résumé : La majorité des Québécois reconnaissent l’activité humaine comme principale cause des changements climatiques, mais ils sont moins nombreux à poser des gestes concrets pour prévenir ou s’adapter à ce phénomène (Marcellis-Warin et al., 2015). Dans ce contexte, l’étude des cadrages médiatiques est une avenue de recherche féconde en éducation relative au changement climatique (ERCC) (Hine et al., 2017). La transmission d’un contenu journalistique adapté aux intérêts de l’auditoire (ton, format, thème, etc.) et à ses comportements de consommation médiatique (web, médias sociaux, etc.) pourrait-elle stimuler l’adoption d’attitudes et de comportements écoresponsables? Le média www.unpointcinq.ca est un laboratoire d’ERCC au coeur d’un projet de recherche scientifique mené en plusieurs phases. Il permet de tester différentes stratégies de production et de diffusion de contenus favorisant l’éducation des citoyens aux enjeux climatiques. Il se veut un antidote au phénomène croissant d’écoanxiété, en abordant la lutte contre les changements climatiques de manière ludique et positive. S’appuyant sur une méthodologie mixte (vaste sondage auprès de 1280 Québécois francophones et entretiens de groupe auprès de 50 participants), la première phase de recherche (2016-2018) a consisté en la segmentation du public cible du média, la création de la plateforme web et l’évaluation de la réception des premiers contenus journalistiques. Cela a permis d’établir des stratégies de cadrage qui seront testées plus en profondeur lors de la seconde phase (en cours, 2019-2021). Celle-ci visera notamment à produire une étude longitudinale comparant l’évolution d’indicateurs psychographiques (croyances, attitudes, comportements) liés à l’action climatique chez des individus exposés au média et non exposés au média, notamment pour mieux caractériser les individus peu intéressés par les enjeux climatiques. Les activités d’évaluation permettront de vérifier quelles stratégies de cadrage sont les plus efficaces pour stimuler l’adoption d’attitudes et de comportements écoresponsables auprès des différents segments de la population.
3:13:23Enjeux énergétiques, climatiques et pédagogiques d’une anthropologie écologique de la bouffe : Richard Gendron, AQPERE (DIAPORAMA DISPONIBLE)
Résumé : La préhistoire et l’histoire de l’humanité sont jalonnées de modifications climatiques globales ou régionales, telles que la dernière glaciation ou la désertification qui a créé le Sahara et qui a été accélérée par la présence humaine dans la région. Depuis des milliers d’années, l’agriculture et la déforestation contribuent à modifier les climats régionaux. Les bouleversements climatiques actuels sont cependant le symptôme d’un malaise plus profond au niveau de la relation entre d’une part l’humanité et son système économique dominant, et d’autre part les divers environnements qui sont sujets à des pressions de toutes sortes, associées à des technologies et à des comportements délétères et adoptés sous l’influence de l’idéologie du marché. Dans une perspective anthropologique et historique, il sera question dans cette présentation d’alimentation, de ruralité, d’agriculture urbaine, de la folie des empires ainsi que de l’absurdité écologique et de l’abstraction dévastatrice des marchés boursiers. On traitera aussi de l’illusion d’une énergie à faible coût qui nous permet de consommer des bleuets en hiver : la relation avec la nature est ou devrait aussi être une question de saisonnalité alimentaire. Le défi climatique global est en définitive une invitation à aller plus loin que la réflexion techno-scientifique sur les GES pour mieux (re)penser le rapport à la nature, y compris le rapport aux aliments, ainsi que les relations sociales qui devraient être d’une nature plus coopérative et solidaire. Le rapport à la nature inclut aussi la relation avec l’animal : est-il alors nécessaire d’adopter une alimentation strictement végétarienne? Rien n’est moins sûr. La perspective qui sera développée dans cette présentation se veut une invitation à mettre l’alimentation au cœur de la nécessaire métamorphose culturelle qui nous permettra de relever les défis du XXIe siècle et du suivant. Plusieurs exemples seront apportés afin de penser l’intégration de cette perspective dans un contexte pédagogique.
3:27:09La moralisation dans le dialogue – Un examen selon l’approche de la philosophie pour les enfants : Félix Morissette, UQAM
Résumé : La philosophie pour les enfants (PPE) est un dispositif visant le développement d’individus capables de penser par et pour eux-mêmes. En tant qu’approche dialogique et démocratique, la PPE est de plus en plus utilisée pour éduquer aux changements climatiques. Ce dispositif a la capacité de mener les élèves à l’acquisition d’habiletés de pensée (comparer, définir, conceptualiser, etc.), tout en leur permettant de consolider une pensée créative et collaborative. Comme le rappelle Michel Sasseville, l’animation et les outils didactiques utilisés en PPE doivent mettre au défi l’élève de penser, mais sans lui dire quoi penser. Or, des stratégies fallacieuses d’animation comme l’imposition d’arguments ou d’idées, le réalignement de la discussion ou le jugement de valeur peuvent s’immiscer dans le dialogue. Même si elles sont très subtiles, ces déviations retirent le pouvoir aux élèves de s’engager dans une recherche authentique, clé de leur compréhension du monde et des graves enjeux auxquels ils sont confrontés. Ainsi, considérant l’importance de ces manipulations dans l’éducation aux changements climatiques, l’auteur proposera une classification de divers types de moralisations, et des formes qu’elles peuvent prendre lors de dialogues éducatifs. Des exemples de dialogues philosophiques seront examinés. Ils seront extraits de séances ayant eu lieu à l’hiver 2019 selon le modèle de la Philosophie pour les enfants au Mexique, au Cameroun, en Nouvelle-Zélande et en Colombie. Des stratégies d’animations seront proposées.
3:38:20L’alliance de l’expérimentation artistique et de la recherche scientifique dans un contexte de changement climatique : Gisèle Trudel, UQAM
Résumé : Une collaboration entre artistes, enseignants, étudiants, scientifiques et citoyens s’impose pour réfléchir et agir ensemble autrement dans un contexte de changements climatiques. De manière spéculative à ce stade, la communication de l’auteure portera sur son programme de recherche-création qui est actuellement en voie de développement et qui traitera des modes d’enquête, d’analyse et de présentation artistique concernant cet enjeu complexe. Le pari soulevé est que la recherche-création universitaire permet de rendre concrètes des phénomènes d’une portée sociétale et environnementale sans précédent par la collaboration entre individus et champs de recherche et par la coproduction et la circulation de savoirs. La recherche-création vise ainsi à créer un lieu de circulation de diverses expériences traitant du devenir écologique par le biais d’installations audiovisuelles immersives in situ présentées dans l’espace public. L’optique est d’expérimenter la traduction des données scientifiques de la recherche biologique sur les sols et forêts canadiens afin de les transformer en données qualitatives et sensibles, tout en intégrant les préoccupations de communautés urbaines montréalaises.
3:49:18Changement climatique et catastrophes socio-environnementales dans l’éducation formelle au Brésil : Patricia Mie Matsuo, Mariana Tambellini Faustino, Rosana Louro Ferreira Silva, Université de São Paulo, Brésil (DIAPORAMA DISPONIBLE)
Résumé : Les catastrophes socio-environnementales telles que les inondations et les glissements de terrain sont des sujets d’actualité et d’urgence car ils font partie de la réalité de millions de Brésiliens, parmi des élèves d’écoles situées dans des zones à risque. Cet article a analysé les projets participant à la campagne d’éducation #apprendreàprévenir du Centre National de Surveillance et d’Alerte aux Catastrophes Naturelles (Cemaden), dans le cadre de laquelle nous avons cherché comment le changement climatique avait été contextualisé et sa relation avec les catastrophes. Parmi les 206 projets des trois éditions (2016-2018), nous avons sélectionné des initiatives développées par des établissements d’enseignement formel (écoles et universités) qui mentionnaient le terme «changement climatique», ce qui a abouti à dix projets. Nous avons effectué une analyse de contenu et avons identifié que, dans six projets, l’approche du changement climatique était associée à des contextes globaux, se rapportant principalement aux programmes des cours et à les formations. La contextualisation locale a été identifiée dans trois projets, dans lesquels nous avons mis en évidence la présence de pratiques participatives et une approximation avec la communauté. Un seul projet a fonctionné de manière mixte, dans un contexte global et local. Nous avons également constaté que parmi les dix projets, trois montraient la relation explicite entre le changement climatique et la occurrence de catastrophes, car ils présentaient la croissantes de la fréquence et l’intensité de catastrophes au Brésil comme conséquence du changement climatique.
4:26:09 Table-ronde // L’ÉCOANXIÉTÉ : UN DÉFI ÉDUCATIF MAJEUR?
Qu’entend-t-on par « écoanxiété » ? S’agit-il d’un phénomène nouveau ? Quelles en seraient les caractéristiques et les causes possibles ? Quelles approches permettraient de mieux accueillir ce phénomène en éducation et dans l’action écosociale ?
5:52:55 Mots de synthèse: Adolfo Agundez Rodriguez, UQAM
6:01:43 Vers une Stratégie québécoise d’éducation en matière d’environnement et d’écocitoyenneté : Lucie Sauvé, UQAM
Thématiques
Fondements de l’ERCC
Quelles finalités et valeurs, quels principes, buts et objectifs devraient orienter l’ERCC afin de contribuer aux changements sociaux et politiques nécessaires pour l’atténuation du CC et de ses effets? Comment développer l’engagement écosocial et l’action écocitoyenne concernant le CC? Quelles approches et pratiques sont davantage appropriées à la mise en œuvre de tels principes et à la poursuite de tels buts et objectifs? Comment accompagner l’état d’écoanxiété qu’éprouvent les jeunes en particulier?
L’ERCC en milieu d’éducation formelle
Quels sont les contenus disciplinaires, inter- et transdisciplinaires à considérer en ERCC? De quelles manières doivent être abordés ces contenus? Quels sont les apports de chaque discipline impliquée? Comment planifier et favoriser le dialogue de savoirs afin de déployer adéquatement l’ERCC? Comment favoriser la transversalité à cet effet? De quel type de formation les enseignantes et enseignants ont-ils besoin pour contribuer à la réalisation de la finalité formative de l’ERCC?
L’ERCC en milieu d’éducation non formelle
Quelles sont les pratiques de l’ERCC en milieu non formel? Quelles sont leurs caractéristiques? Comment ces pratiques s’organisent-elles et s’exercent-elles dans les différents milieux d’action éducative? Quelles sont les motivations qui amènent les acteurs à agir concernant la question des changements climatiques? Quelles revendications sont véhiculées par les acteurs des milieux non formels en lien avec le changement climatique? Quels apports de l’ERCC en milieu d’éducation non formelle pourraient enrichir la réflexion sur l’ERCC et sa pratique en milieu d’éducation formelle? Comment créer des liens à cet effet entre les milieux d’enseignement formels et les contextes d’éducation non formels?
Les conférences et communications de ce colloque donneront lieu à la production d’un volume thématique de la revue Éducation relative à l’environnement – Regards, Recherches, Réflexions.
Pour toutes questions, veuillez contactez :
l’équipe du Centr’ERE à l’adresse suivante ere@uqam.ca.
Le Rapport sommaire d’activités du Centr’ERE pour la période de juin 2018 à mai 2019 est maintenant disponible.
« (…) La dimension partenariale du Centr’ERE fait désormais partie de son identité, avec la subvention Équipe en partenariat du FRQSC (2016-2020). Comme en témoigne ce rapport, l’année 2018-2019 a permis de poursuivre les objectifs du Centre de façon très satisfaisante. L’année 2019-2020 sera consacrée à la consolidation des acquis et à l’intensification des activités. Un effort sera investi dans de nouvelles recherches de financement permettant de mieux déployer encore ses activités et celles de ses membres, répondant ainsi à une demande sociale grandissante dans le domaine de l’éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté, provenant des divers secteurs de la société.
(Centr’ERE, 2019, p. 2).
Dans un article fort éclairant intitulé Se soucier du bien-être animal : oui, mais jusqu’à quel point ? et publié dans la section « Analyses » de l’Institut d’Éco-Pédagogie de Belgique, Christine Partoune démêle les motifs du mouvement radical de défense de la cause animale. Ce texte permet aux acteur.rices du secteur de l’Éducation relative à l’Environnement de saisir avec plus d’acuité les termes de leurs revendications, et de se positionner plus aisément sur le sujet.
« Etes-vous spéciste ou antispéciste ? Là est la question ! La révision du Code du bien-être animal pour la Wallonie ne cesse d’attiser la polémique et a mis en lumière avec plus d’acuité l’existence d’un mouvement radical de défense de la cause animale qui rallie de plus en plus de personnes partisanes de l’antispécisme. Pour les antispécistes, les considérations éthiques ne se limitent pas seulement à la question de la souffrance animale. Ils en appellent à une reconnaissance intrinsèque de l’égalité entre toutes les espèces animales, récusent la supériorité de l’homme sur les autres espèces et condamnent le pouvoir absolu qu’il s’est octroyé sur elles. »
Notice complète : Partoune, C., « Se soucier du bien-être animal : oui, mais jusqu’à quel point ? », in ‘‘Analyses’’, Productions de l’Institut d’Éco-Pédagogie (IEP), Juin 2019.
Hommage à Robert Litzler Pilier de l’éducation relative à l’environnement au Québec et dans la francophonie
Montréal,
le 23 août 2019 – C’est ce jeudi 22 août 2019 que la communauté de l’éducation
relative à l’environnement (ERE) a rendu hommage à l’un de ses plus grands
bénévoles, Robert Litzler, ancien professeur de
chimie du Collège de Rosemont. Âgé de 86 ans, il était encore très actif, et
ce, jusqu’au début du mois de juin; son départ le 23 juin dernier a soulevé
beaucoup d’émotions.
L’ensemble de la communauté de l’éducation relative à
l’environnement ainsi que les étudiants et le personnel du Collège de Rosemont,
les universitaires, les éducateurs et militants écologistes, les classes
politiques montréalaise et québécoise, ses nombreux collaborateurs et
partenaires se sont réunis pour lui rendre un dernier hommage, au Collège de
Rosemont.
Plusieurs personnalités et amis ont pris la parole lors de
l’évènement pour partager leurs souvenirs de M. Litzler :
la ministre déléguée aux Transports et ministre responsable de la région de
Montréal et de la Métropole, MmeChantal Rouleau, et le
maire de l’arrondissement Saint-Laurent, M. Alan DeSousa.
D’autres personnalités, comme Mme Laure Waridel, écosociologue et conseillère stratégique au Centre
interdisciplinaire de recherche en opérationnalisation du développement durable
(CIRODD), cofondatrice et ancienne présidente et porte-parole d’Équiterre, et
Mme Lucie Sauvé, directrice du Centre de recherche en éducation et formation
relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE-UQAM),
lui ont également rendu hommage. Une centaine de personnes étaient présentes
pour l’occasion.
« Robert Litzler était un grand homme,
un homme de vision et de convictions. Il a été marquant dans l’histoire du
Collège et fait partie de l’ADN de Rosemont. Ses réflexions et ses actions ont
fait prendre au Collège un important virage en matière d’environnement. Grâce à
lui, tout le modèle de gestion environnementale a été revu et le Collège s’est
hissé parmi les leadeurs en développement durable dans le réseau collégial, » a
souligné le directeur général du Collège de Rosemont, M. Denis Rousseau.
Animé
d’une grande passion pour la pédagogie, Robert Litzler
s’est investi dans la cause environnementale pendant plusieurs décennies. C’est
au Collège de Rosemont que son engagement a pris racine, notamment via
l’Association québécoise pour la promotion de l’éducation relative à
l’environnement (AQPERE), un organisme qu’il a présidé pendant 25 ans et qui
était hébergé par le Collège. Son engagement a été maintes fois récompensé :
Membre du Cercle des Phénix de l’environnement du Québec, Prix Hommage
Bénévolat du Québec, Prix d’excellence du Réseau canadien d’éducation et de
communication relatives à l’environnement (EECOM), Prix « Or » des Prix
canadiens de l’Environnement, etc.
« Pendant les 10 années durant lesquelles
j’ai dirigé l’AQPERE, j’ai été le témoin privilégié de son immense générosité,
de son incroyable capacité de travail, de sa volonté inébranlable, de sa
créativité ou encore de sa faculté à toujours regarder vers l’avenir et à voir
grand. Robert a été une source d’inspiration et d’engagement pour de nombreuses
personnes au Québec et à travers la Francophonie, il nous a guidés et c’est
ensemble que nous poursuivrons le travail en matière d’éducation relative à
l’environnement » a mentionné M. Pierre Fardeau, directeur général de l’AQPERE
de 2006 à 2015.
L’implication de Robert Litzler dans
l’éducation à l’environnement l’a mené à contribuer à la mise en place et
surtout au maintien de l’OING Planèt’ERE qui a
réalisé six forums sur l’ERE dans l’espace francophone. Le dernier forum,
initié par Robert et organisé par le Centre’ERE et
l’AQPERE, s’est tenu au Québec en 2017. Robert Litzler s’est impliqué dans des
centaines d’évènements éducatifs et environnementaux. Il laisse dans le deuil
autant d’amis, de partenaires, d’étudiants, d’enseignants, d’universitaires, de
collaborateurs, de militants que de gens qu’il a inspirés, au Québec, au
Canada, en France, en Belgique, au Maroc, au Mali, au Bénin, en Mauritanie, en
Haïti, au Cameroun, au Burkina Faso, etc. Il lègue un héritage extrêmement
riche d’expériences pédagogiques et d’engagements environnementaux.
Dans le cadre du cours UQAM Nord, ENV9570 – Environnement et développement dans les zones frontières : Le cas de la grande région boréale québécoise de la Maîtrise en sciences de l’environnement, Gabrielle Roy-Grégoire et Guillaume Moreau, assistants de recherche du Centr’ERE, visitent la fosse et le site d’enfouissement de résidus de la mine à ciel ouvert la plus grande du Canada, Canadian Malartic, situé au cœur de la ville de Malartic en Abitibi Témiscamingue.
Yves Laberge signe un article intitulé « Construction navale, cabotage et goélettes de l’Île aux Coudres. À propos du film Les Voitures d’eau de Pierre Perrault », dans le dernier numéro de la revue Cap-aux-Diamants. La revue d’histoire du Québec.
Notice complète : Laberge, Yves. « Construction navale, cabotage et goélettes de l’Île aux Coudres. À propos du film Les Voitures d’eau de Pierre Perrault », dans Cap-aux-Diamants. La revue d’histoire du Québec. N° 138, N° spécial « À la découverte du patrimoine maritime », Québec, Été 2019, pp. 22-25.
Résumé de l’article:
Cet article analyse le film Les Voitures d’eau, de Pierre Perrault, tourné en partie à l’Île aux Coudres, et qui montre une mutation survenue dans la navigation traditionnelle et le transport maritime au Québec, à la fin des années 1960, dans cette transition entre la tradition et la modernité, dans ce passage entre les goélettes de bois (qui disparaissaient progressivement) qui appartenaient à des particuliers et les énormes bateaux de fer venus de l’étranger (souvent la propriété de multinationales). Les pilotes et les marins d’ici ont eu l’impression de ne plus posséder le Fleuve Saint-Laurent; ils se sont sentis abandonnées par leurs politiciens fédéraux. Le film « Les Voitures d’eau » montre simultanément les dimensions humaine, ethnologique, politique et économique de cette dépossession. Ce long métrage de l’ONF est sorti il y a exactement un demi-siècle.
Thierry Pardo, chercheur associé du Centr’ERE, publie « Les savoirs vagabonds » aux Éditions Écosociété. La professeure, Lucie Sauvé, en signe la préface.
L’auteur lance une véritable invitation à sortir des sentiers battus de l’éducation traditionnelle en adoptant des paysages comme professeurs.
Dans cet ouvrage autobiographique, Thierry Pardo raconte les voyages qui ont contribué à son éducation et à celle de ses deux enfants, hors des sentiers battus de l’école. Du Népal au Nunavik en passant par La Paz, Chicago et Marrakech, il décrit comment les paysages naturels et humains lui ont appris bien plus que n’importe quel professeur. Mystères âgés des forêts, tumulte habité des villes, silence illimité des déserts, ivresse drainante des montagnes… Tous les éléments sont convoqués pour rendre au voyageur ce pouvoir de transformation qu’il recherche.
Pour l’auteur, la question fondamentale n’est pas de savoir comment ou pourquoi voyager, mais bien ce que le voyageur est prêt à sacrifier durant son périple. « Si vous acceptez d’emblée l’idée de perdre votre matériel, votre temps, votre argent, vos nerfs, le nord, votre patience, la raison… alors nul doute que le voyage se révélera le poème de votre existence. »
Rédigé en hommage au poète Kenneth White et inspiré des œuvres de David Thoreau, Gaston Bachelard, Elysée Reclus et Albert Piette, cet ouvrage tente de rendre compte des expériences écoformatrices et des paysages géopoétiques de l’auteur.
Dans une prose au souffle poétique, Thierry Pardo fait de ses vagabondages un récit à la fois concret et symbolique, mais jamais théorique. Il en ressort une méditation sur la condition humaine, la construction identitaire, le rapport avec l’altérité, la peur de l’abandon, la solitude et la liberté, mais aussi sur le tourisme, les moyens de transport et la photographie. « Le vagabondage est un cadeau que j’offre à mes enfants parce qu’au-delà des multiples apprentissages, de l’ouverture sur le monde et sa mosaïque de cultures, l’aventure au quotidien procure un rapport apaisé aux risques et aux aléas de la vie. »
Thierry Pardo est écrivain voyageur, conférencier, spécialiste des éducations alternatives et chercheur indépendant associé à au Centr’ERE. Il est l’auteur d’Une éducation sans école (Écosociété, 2017) et de Petite géographie de la fuite (Le Passage, 2015).
Le mardi 27 août de 18h à 20h
La Librairie du Port de tête ***Au 262 av. Mont-Royal Est, côté sud, dans la cour arrière de la librairie si la pluie s’absente***
Jérôme Lafitte, étudiant au doctorat en éducation et adjoint de recherche au Centr’ERE, soutiendra sa thèse intitulée Les temporalités environnementales et la dialogique du savoir : un enjeu pour une expertise citoyenne des acteurs-habitants de territoires en projets de « développement durable ».
Pilier de l’éducation relative à l’environnement au Québec et dans la Francophonie
À l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, le 23 juin 2019, est décédé l’éducateur à l’environnement de renommée internationale, Robert Litzler. Encore très actif jusqu’au début du mois de juin, à l’âge de 86 ans, son départ soulève beaucoup d’émotions. L’ensemble de la communauté de l’éducation relative à l’environnement, ainsi que les étudiants et le personnel enseignant du Collège de Rosemont, les universitaires, les éducateurs et militants écologistes, la classe politique montréalaise et québécoise, ses nombreux collaborateurs et partenaires sont invités à rendre un dernier hommage à l’homme public passionné et actif qu’était Robert Litzler, lors d’un cocktail-hommage, le jeudi 22 août prochain.
Animé d’une grande passion pour la pédagogie, Robert
Litzler s’est investi dans la cause environnementale pendant plusieurs
décennies. C’est au Collège de Rosemont où il enseignait la chimie que son
engagement a pris racine notamment via l’Association québécoise pour la
promotion de l’éducation relative à l’environnement (AQPERE), un organisme
qu’il a présidé pendant 25 ans et qui était hébergé par cette institution. Son
implication dans l’éducation à l’environnement l’a mené à contribuer à la mise
en place et surtout au maintien de l’OING Planèt’ERE qui a réalisé six forums
sur l’ERE dans l’espace francophone. Le dernier, initié par Robert et organisé
par le Centre’ERE (UQAM) et l’AQPERE, s’est tenu au Québec en 2017. Robert
Litzler s’est impliqué dans des centaines d’évènements éducatifs et
environnementaux. Il laisse dans le deuil autant d’amis, de partenaires,
d’étudiants, d’enseignants, d’universitaires, de collaborateurs, de militants
que de gens qu’il a inspirés, au Québec, au Canada, en France, en Belgique, au
Maroc, au Mali, au Bénin, en Mauritanie, en Haïti, au Cameroun, au Burkina
Faso, etc.. Il lègue un héritage extrêmement riche d’expériences pédagogiques
et d’engagement environnemental.
L’AQPERE est présentement à la recherche d’une personne qui aura la responsabilité de coordonner les communications avec les membres de l’organisme ainsi qu’avec les divers partenaires et acteurs du milieu de l’ERE au Québec.
Vous aimeriez faire une différence en contribuant à l’effort
collectif nécessaire pour mieux éduquer/sensibiliser jeunes et moins jeunes à
propos des enjeux environnementaux ? Vous avez de l’expérience en
communications et en organisation d’événements ? Alors ce poste est pour
vous!!
Fondée en 1990, l’AQPERE a pour mission de rassembler les
intervenants œuvrant en éducation et en formation relatives à l’environnement
et à l’écocitoyenneté (ERE), dans une perspective d’échange d’informations et
de concertation des actions. L’association appuie ses membres en ce qui a trait
à la reconnaissance, à l’organisation et à la diffusion de leurs activités et
accompagne des institutions, des écoles (de la maternelle au secondaire) et des
CEGEPS dans leurs projets en ERE. Elle organise divers événements (colloques,
ateliers, etc.). Pour l’année qui vient, l’AQPERE mettra notamment de l’avant
l’organisation d’un colloque et la diffusion d’un bullettin électronique
mensuel d’information dans le domaine de l’ERE.
Description du poste :
Sous l’autorité du Conseil d’administration (CA) de
l’AQPERE, et avec l’appui d’une équipe technique, la personne choisie aura à
contribuer à la relance et au développement de l’organisation en ayant pour
objectifs :
La mise à jour du site Web de l’AQPERE et de ses
outils de communication (dont un bulletin électronique) en collaboration avec
le comité des communications et le reste de l’équipe ;
L’élaboration et la mise en œuvre de plans d’actions
et de communication, la préparation de rapports d’activités et d’autres
documents ;
La consolidation et le renouvellement du
membership de l’AQPERE, afin d’assurer sa résilience, son dynamisme et sa
pérennité ;
L’établissement de partenariats avec divers
organismes et institutions publiques œuvrant dans le domaine de l’ERE ;
La recherche de subventions et de commandites.
En vue d’aider le CA dans son processus de prise de
décision, le coordonnateur ou la coordonnatrice devra notamment tracer un
portrait clair des calendriers et des efforts devant être consentis en matière
de communications pour chacune des activités de l’AQPERE.
Qualifications et exigences :
Diplôme universitaire en communications ou
sciences de l’éducation ou tout diplôme pertinent associé à une expérience
significative en lien avec le poste offert ;
Une bonne connaissance des enjeux environnementaux
nationaux et internationaux ;
Très bonne connaissance des médias sociaux et
des nouvelles technologies de l’information;
Très bonne maîtrise de la langue française, à
l’oral et à l’écrit et capacité de véhiculer des messages et à positionner des
contenus suscitant l’intérêt.
Minimum de deux ans d’expérience dans un poste
similaire
Atout : connaissance de l’anglais oral et écrit.
Qualités recherchées :
Autonomie et initiative ;
Esprit d’équipe et de collaboration ;
Rigueur et professionnalisme ;
Créativité, curiosité et sens de l’innovation ;
Capacité d’analyse, jugement critique, esprit de synthèse ;
Facilité à communiquer et entregent.
Conditions :
Contrat d’un an avec possibilité de prolongation
;
Semaine de 28 à 35 heures ;
Salaire de 22 $/l’heure ou plus selon
l’expérience ;
Possibilité de télétravail une partie du temps
Bureau : 454, rue Laurier Est à Montréal (à deux
pas du Métro Laurier).
Date limite pour poser sa candidature : 19 août
2019
Entrée en fonction : sept. 2019
Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur CV accompagné d’une lettre de motivation à l’attention du Comité des communications par courriel : emploi@aqpere.qc.ca Nous remercions les personnes qui soumettrons leur candidature mais seul(e)s les candidat(e)s retenu(e)s en entrevue seront contacté(e)s.
Vous pouvez visualiser l’offre d’emploi d’AQPERE en suivant ce lien.