Le Centr’ERE participe aux Consultations publiques sur la modernisation de l’Office national de l’énergie (2017)

Dans le cadre de la session montréalaise des Consultations publiques sur la modernisation de l’Office national de l’énergie (ONE) qui ont eu lieu les 28 et 29 mars derniers, Laurence Brière a présenté, au nom du Centr’ERE, un commentaire critique en regard de trois des douze thèmes clés prévus dans le cadre de cette consultation, soit : l’intérêt public de la population canadienne (5), la participation du public (10) et le processus d’audience (11).

Voici un extrait du commentaire concernant l’usage de la notion « d’intérêt public » par l’ONE :

« La question de l’intérêt public demeure cruciale par ailleurs et il importe de définir ce critère. L’ONE ne peut prétendre à un travail d’analyse rigoureux avec le peu de balises actuellement inscrites à l’article 52(2) de la Loi sur l’Office national de l’énergie, qui laisse de surcroît aux commissaires le soin d’identifier les « valeurs » et les « préférences de la société » qui doivent être prises en compte. Les principes qui devraient être minimalement appliqués au moment d’évaluer si un projet est dans l’intérêt public des Canadiens et Canadiennes sont les suivants : l’intégrité écologique (abordée dans une perspective systémique), le respect des droits acquis et de la valeur patrimoniale des territoires, le respect des politiques environnementales et de santé en vigueur, la pertinence sociale et l’efficacité économique (au regard de projets alternatifs). Au regard de ce dernier principe, une analyse coûts-avantages devrait être effectuée par l’Office. Une telle démarche permettrait de déterminer la rentabilité sociale d’un projet, en le comparant à d’autres scénarios, incluant le statu quo, des mesures d’économie d’énergie et le recours à des sources d’énergie alternatives (telles que le solaire, l’éolien, la biométhanisation de résidus organiques, etc.) ».

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Commentaire présenté par :
Laurence Brière, Ph.D., professeure associée
Hugue Asselin, M. Sc., professionnel de recherche et chargé de cours
Lidia Guennaoui, candidate à la maîtrise en éducation
Félix Lebrun-Paré, candidat à la maîtrise en sciences de l’environnement
Lucie Sauvé, Ph.D., professeure titulaire, directrice
Marie Saint-Arnaud, Ph.D., chercheure associée
Étienne van Steenberghe, Ph.D., chercheur associé

Publication du volume 13(1) de la Revue Éducation relative à l’environnement : Regards – Recherches – Réflexions

 

Le 13e volume thématique, intitulé « Entre deux mondes, la recherche associative en éducation à l’environnement », est consacré à un chantier majeur d’action éducative.

La recherche en éducation à l’environnement revendique depuis l’origine un dialogue entre chercheurs et praticiens. Projets de recherche, colloques et séminaires se succèdent, mais l’expérience montre cependant que les échanges peinent à se mettre en place. Parmi les nombreuses difficultés, la plus fondamentale tient sans doute à la différence entre deux mondes, au langage et aux logiques distinctes. Comment s’effectue la recherche associative ? S’agit-il d’une démarche co-construite entre partenaires égaux s’attachant à l’étude d’un objet de recherche partagé, permettant des apprentissages collectifs ? Les coopérations qui s’installent entre les institutions de recherche et les associations, correspondent-elles à une véritable dynamique ou seulement à un effet de la demande sociétale d’ouverture des institutions et d’une certaine démocratisation des démarches de recherche ? Tout ce qui est participatif est-il pour autant inclus dans une démarche de recherche ? Etc. Les textes de cette publication apportent un éclairage sur plusieurs questions et présentent des positionnements possibles des associations en matière de recherche en éducation à l’environnement.

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La revue internationale Éducation relative à l’environnement : Regards – Recherches – Réflexions vise à contribuer à l’avancement des connaissances et à la réflexion critique sur l’arrimage entre les questions d’éducation, d’environnement et de citoyenneté. Cette revue propose depuis 1997 des numéros annuels thématiques.

Loi 106 : un déni de science et de démocratie – Réaction du Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste au Québec

La Loi 106 : un déni de science et de démocratie.
Réaction du Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste au Québec à l’adoption du projet de Loi concernant la mise en œuvre de la Politique énergétique 2030

« Que le pouvoir politico-économique en place évoque la « science »4, la sécurité, la confiance et la justice, les meilleures pratiques et la loi la plus exigeante au monde… pour célébrer cette « victoire » montre à quel point les stratégies de communication et la langue de bois prévalent encore et toujours sur les fondements scientifiques et éthiques. C’est ainsi que se pervertit le mot « politique »».

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Lucie Sauvé reçoit le Prix de la recherche/Carrière de la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM

« Lucie Sauvé a participé à l’avancement des connaissances en sciences de l’éducation, tout en développant un nouveau champ de recherche, soit l’éducation et la formation relatives à l’environnement. Depuis ses débuts comme professeure, en 1993, elle a consacré son énergie à faire avancer les connaissances dans les domaines novateurs de l’éducation à l’écocitoyenneté, l’éducation à la santé environnementale, l’éducation scientifique et technologique et l’éducation à l’écodéveloppement. »

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Le Centr’ERE accueille Anne-Sophie Gousse-Lessard, nouvelle chercheure associée

gousseAnne-Sophie Gousse-Lessard est récemment diplômée du doctorat en psychologie de l’UQAM (profil recherche). Elle occupe actuellement un poste de chercheure postdoctorale à l’Observatoire québécois de l’adaptation aux changements climatiques de la Faculté des sciences de l’éducation – Université Laval, sous la supervision de Pierre Valois, Ph.d. Elle est également chercheure collaboratrice chez Ouranos – Consortium sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques. Ses intérêts de recherche portent principalement sur l’activisme (facteurs individuels et collectifs) et l’engagement envers la cause environnementale, les processus motivationnels, comportements pro-environnementaux et écocitoyenneté, l’identité environnementale et connexion à la nature, l’éducation relative à l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques et le bien-être, le fonctionnement optimal et la psychologie positive.

 

L’enseignement en milieux défavorisés, une ressource pédagogique de Robert Cadotte accessible en ligne

cadotteCet espace numérique est consacré à la mémoire de Robert Cadotte, fondateur et directeur du défunt Centre de formation sur l’enseignement en milieux défavorisés de l’UQAM. Il a pour objectif d’aider à la formation des futurs enseignants, des enseignants en exercice ainsi que des divers intervenants qui oeuvrent ou qui oeuvreront en milieux défavorisés. On y retrouve le contenu du site mis en ligne par Robert peu de temps après la fermeture du CFEMD.

> Consulter le site sur Espace ressources

Mise en ligne d’un ouvrage dirigé par René Audet sur la transition écologique

transitionRené Audet, sociologue de l’environnement (UQAM) et chercheur associé au Centr’ERE, a dirigé en 2015 un numéro de la revue Cahier de recherche sociologique de l’Université du Québec à Montréal dont la version numérique a été mise en ligne récemment. Intitulé « Pour une sociologie de la transition écologique », ce numéro expose différents regards de la notion de transition, elle-même en usage dans une pluralité de discours, de pratiques et de champs de recherche. En effet, tel que le mentionne René Audet (2015a, p. 5), « [d]ans le domaine de « l’environnement », politiciens et leaders internationaux, ingénieurs et experts des énergies propres, écologistes et citoyens, entrepreneurs et financiers, universitaires et analystes de tout acabit justifient leurs projets, positionnent leurs actions ou développent des discours en s’alignant avec le nouveau mot d’ordre de la transition ».

René Audet a également rédigé un article traitant du champ des sustainability transitions, de même que Félix Lebrun-Paré, membre étudiant du Centr’ERE comme co-auteur avec Amélie Chanez, qui ont contribué au numéro par la rédaction d’un article portant sur les initiatives citoyennes d’appropriation de l’espace habité. Voici les résumés des articles :

Le champ des sustainability transitions : origines, analyses et pratiques de recherche 

René Audet

Le champ des sustainability transitions est peu connu dans les cercles universitaires francophones, demeurant surtout, à ce jour, une affaire européenne. L’objectif de cet article est donc avant tout d’introduire ce champ au monde francophone : il s’agit de présenter les sustainability transitions, ses principales écoles, leurs problématiques théoriques et empiriques, leurs pratiques méthodologiques et leurs critiques. L’article est organisé autour des trois problématiques centrales du champ, soit : les problèmes de l’incertitude, de la complexité et de la réflexivité dans la gouvernance du développement durable, le fort degré de verrouillage des principaux systèmes sociotechniques empêchant leur « transition vers la durabilité », et le défi plus méthodologique du pilotage du changement et des transitions. L’article présente ces trois problématiques en montrant leurs ancrages dans différentes filiations théoriques des sciences sociales et des sciences de l’environnement, et en propose finalement une critique épistémologique et politique qui invite à réfléchir davantage aux conséquences des sustainability transitions sur les transformations actuelles des sociétés dans le contexte des crises écologique et climatique.

 

Villeray en transition : initiatives citoyennes d’appropriation de l’espace habité ?

Amélie Chanez, Félix Lebrun-Paré

Cet article s’intéresse aux initiatives citoyennes qui prennent place dans le contexte des désappropriations associées à la mondialisation économique néolibérale et de la redéfinition du rapport au politique des citoyens. À partir de l’exemple des Initiatives de transition et plus précisément du cas de Villeray en transition (VET), les auteurs explorent le cadre théorique des Initiatives citoyennes d’appropriation de l’espace habité (ICAEH) ainsi que les dimensions sociales, symboliques et matérielles de cette dernière. Ces nouvelles formes d’initiatives se réalisent dans un rapport au politique caractérisé par une logique ascendante (en termes de participation citoyenne), une démarche réflexive, horizontale et conscientisante d’empowerment entre citoyens. C’est la volonté de créer un « meilleur quartier sans pétrole » dans une perspective optimiste et de développer un « art de vivre local » qui amène les citoyens comme ceux de VET à repenser leurs pratiques sociales de voisinage et à tisser des réseaux inclusifs au sein de Villeray. En s’appropriant symboliquement et socialement l’espace habité, les citoyens transforment progressivement les pratiques matérielles de leur quartier.

 

RÉFÉRENCES

Audet, R. (2015a). Pour une sociologie de la transition écologique. Cahiers de recherche sociologique, (58), 5-13.

Audet, R. (2015b). Le champ des sustainability transitions: origines, analyses et pratiques de recherche. Cahiers de recherche sociologique, (58), 73-93.

Chanez, A., & Lebrun-Paré, F. (2015). Villeray en transition: initiatives citoyennes d’appropriation de l’espace habité?. Cahiers de recherche sociologique, (58), 139-163.

Obtention d’une subvention Savoir – CRSH pour Anik Meunier comme chercheure principale

Anik Meunier, membre chercheure régulière au Centr’ERE, a obtenu une subvention Savoir du CRSH. Son projet, mené en collaboration avec Jean-Marie Lafortune (UQAM) et Jason Luckerhoff (UQTR), s’intitule « Patrimonialisation et médiation : la transmission culturelle dans les musées de société », dont voici un aperçu :

« Patrimonialisation et médiation : la transmission culturelle dans les musées de société » s’intéresse à la manière dont ces institutions, face aux mutations sociales (nouveau régime d’historicité, diversité, recomposition familiale, clivages générationnels), à la transformation des pratiques culturelles (notamment les nouveaux modes d’accès à la culture induits par Internet) et au statut actuel des  musées (recul de l’autorité institutionnelle et restrictions budgétaires), exercent leur mandat de transmission culturelle par le biais de leurs dispositifs de patrimonialisation et de médiation. Envisagée au croisement de plusieurs disciplines en sciences humaines et sociales, la transmission culturelle désigne le transfert d’informations cumulatives (savoirs, valeurs, mémoire) d’une personne, d’une catégorie sociale ou d’une génération à une autre, afin d’assurer l’inscription de chaque personne dans la communauté humaine et la pérennité des collectivités.

Notre démarche consiste à évaluer de manière formative les dispositifs de patrimonialisation et de médiation de trois importants musées de société relevant de juridictions distinctes, soit le Centre d’histoire de Montréal, le Musée de la civilisation (Québec) et le Musée canadien de l’histoire (Gatineau) afin de saisir les contenus, les modalités et les effets de la transmission culturelle. La recherche envisagée s’articule autour des interrogations suivantes : Comment les musées de société répondent-ils aux exigences de la transmission culturelle dans leur mission, leur programmation et leur animation? Quels critères de sélection président à la constitution de leurs collections d’objets relevant du patrimoine culturel matériel et immatériel? Quels dispositifs de médiation in situ et virtuels mettent-ils en place pour réaliser ce dernier mandat? Quels résultats sont atteints et quels ajustements permettraient de rehausser le niveau de transmission?

La somme accordée est de 99 568$ (2015-2019).

 

Publication du Rapport sommaire d’activités du Centr’ERE 2015-2016

rapport_couvLe Rapport sommaire d’activités du Centr’ERE pour la période de Juin 2015 à Mai 2016 a été déposé au Vice-rectorat à la recherche et à la création, de même qu’à la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM.

« Le Centr’ERE a été reconnu par l’UQAM comme un Site de recherche en émergence et a reçu à cet effet une subvention de démarrage pour la période 2012-2015. En juin 2015, l’UQAM a renouvelé le statut de Centre institutionnel pour deux ans (2015-2017). Le Centre a bénéficié également d’une subvention d’infrastructure du FRQSC dans le cadre du programme Équipe de recherche pour la période 2012-2016. Une demande de renouvellement de l’Équipe (Équipe de recherche en partenariat) a été acceptée en juin dernier pour la période 2016- 2020. À la fin du mois de mai 2016, le Centre terminait sa 4e année d’existence. » (Centr’ERE, 2016, p. 1).

> Consulter le rapport ici

Quatre membres du Centr’ERE contribuent au numéro thématique « Le réveil écocitoyen » de la revue Relations

Couvertures 721 décembre 2007Le 6 octobre dernier, dans le Hall d’honneur de la Ville de Montréal, la revue Relations lançait son numéro thématique « Le réveil écocitoyen – initiatives et mobilisations », auquel quatre membres du Centr’ERE ont contribué : Laurence Brière, Félix Lebrun-Paré, Jean Robitaille et Lucie Sauvé.

> Plus d’information ici

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