Cet espace numérique est consacré à la mémoire de Robert Cadotte, fondateur et directeur du défunt Centre de formation sur l’enseignement en milieux défavorisés de l’UQAM. Il a pour objectif d’aider à la formation des futurs enseignants, des enseignants en exercice ainsi que des divers intervenants qui oeuvrent ou qui oeuvreront en milieux défavorisés. On y retrouve le contenu du site mis en ligne par Robert peu de temps après la fermeture du CFEMD.
Liste de nouvelles « Quoi de neuf? »
Mise en ligne d’un ouvrage dirigé par René Audet sur la transition écologique
René Audet, sociologue de l’environnement (UQAM) et chercheur associé au Centr’ERE, a dirigé en 2015 un numéro de la revue Cahier de recherche sociologique de l’Université du Québec à Montréal dont la version numérique a été mise en ligne récemment. Intitulé « Pour une sociologie de la transition écologique », ce numéro expose différents regards de la notion de transition, elle-même en usage dans une pluralité de discours, de pratiques et de champs de recherche. En effet, tel que le mentionne René Audet (2015a, p. 5), « [d]ans le domaine de « l’environnement », politiciens et leaders internationaux, ingénieurs et experts des énergies propres, écologistes et citoyens, entrepreneurs et financiers, universitaires et analystes de tout acabit justifient leurs projets, positionnent leurs actions ou développent des discours en s’alignant avec le nouveau mot d’ordre de la transition ».
René Audet a également rédigé un article traitant du champ des sustainability transitions, de même que Félix Lebrun-Paré, membre étudiant du Centr’ERE comme co-auteur avec Amélie Chanez, qui ont contribué au numéro par la rédaction d’un article portant sur les initiatives citoyennes d’appropriation de l’espace habité. Voici les résumés des articles :
Le champ des sustainability transitions : origines, analyses et pratiques de recherche
René Audet
Le champ des sustainability transitions est peu connu dans les cercles universitaires francophones, demeurant surtout, à ce jour, une affaire européenne. L’objectif de cet article est donc avant tout d’introduire ce champ au monde francophone : il s’agit de présenter les sustainability transitions, ses principales écoles, leurs problématiques théoriques et empiriques, leurs pratiques méthodologiques et leurs critiques. L’article est organisé autour des trois problématiques centrales du champ, soit : les problèmes de l’incertitude, de la complexité et de la réflexivité dans la gouvernance du développement durable, le fort degré de verrouillage des principaux systèmes sociotechniques empêchant leur « transition vers la durabilité », et le défi plus méthodologique du pilotage du changement et des transitions. L’article présente ces trois problématiques en montrant leurs ancrages dans différentes filiations théoriques des sciences sociales et des sciences de l’environnement, et en propose finalement une critique épistémologique et politique qui invite à réfléchir davantage aux conséquences des sustainability transitions sur les transformations actuelles des sociétés dans le contexte des crises écologique et climatique.
Villeray en transition : initiatives citoyennes d’appropriation de l’espace habité ?
Amélie Chanez, Félix Lebrun-Paré
Cet article s’intéresse aux initiatives citoyennes qui prennent place dans le contexte des désappropriations associées à la mondialisation économique néolibérale et de la redéfinition du rapport au politique des citoyens. À partir de l’exemple des Initiatives de transition et plus précisément du cas de Villeray en transition (VET), les auteurs explorent le cadre théorique des Initiatives citoyennes d’appropriation de l’espace habité (ICAEH) ainsi que les dimensions sociales, symboliques et matérielles de cette dernière. Ces nouvelles formes d’initiatives se réalisent dans un rapport au politique caractérisé par une logique ascendante (en termes de participation citoyenne), une démarche réflexive, horizontale et conscientisante d’empowerment entre citoyens. C’est la volonté de créer un « meilleur quartier sans pétrole » dans une perspective optimiste et de développer un « art de vivre local » qui amène les citoyens comme ceux de VET à repenser leurs pratiques sociales de voisinage et à tisser des réseaux inclusifs au sein de Villeray. En s’appropriant symboliquement et socialement l’espace habité, les citoyens transforment progressivement les pratiques matérielles de leur quartier.
RÉFÉRENCES
Audet, R. (2015a). Pour une sociologie de la transition écologique. Cahiers de recherche sociologique, (58), 5-13.
Audet, R. (2015b). Le champ des sustainability transitions: origines, analyses et pratiques de recherche. Cahiers de recherche sociologique, (58), 73-93.
Chanez, A., & Lebrun-Paré, F. (2015). Villeray en transition: initiatives citoyennes d’appropriation de l’espace habité?. Cahiers de recherche sociologique, (58), 139-163.
Obtention d’une subvention Savoir – CRSH pour Anik Meunier comme chercheure principale
Anik Meunier, membre chercheure régulière au Centr’ERE, a obtenu une subvention Savoir du CRSH. Son projet, mené en collaboration avec Jean-Marie Lafortune (UQAM) et Jason Luckerhoff (UQTR), s’intitule « Patrimonialisation et médiation : la transmission culturelle dans les musées de société », dont voici un aperçu :
« Patrimonialisation et médiation : la transmission culturelle dans les musées de société » s’intéresse à la manière dont ces institutions, face aux mutations sociales (nouveau régime d’historicité, diversité, recomposition familiale, clivages générationnels), à la transformation des pratiques culturelles (notamment les nouveaux modes d’accès à la culture induits par Internet) et au statut actuel des musées (recul de l’autorité institutionnelle et restrictions budgétaires), exercent leur mandat de transmission culturelle par le biais de leurs dispositifs de patrimonialisation et de médiation. Envisagée au croisement de plusieurs disciplines en sciences humaines et sociales, la transmission culturelle désigne le transfert d’informations cumulatives (savoirs, valeurs, mémoire) d’une personne, d’une catégorie sociale ou d’une génération à une autre, afin d’assurer l’inscription de chaque personne dans la communauté humaine et la pérennité des collectivités.
Notre démarche consiste à évaluer de manière formative les dispositifs de patrimonialisation et de médiation de trois importants musées de société relevant de juridictions distinctes, soit le Centre d’histoire de Montréal, le Musée de la civilisation (Québec) et le Musée canadien de l’histoire (Gatineau) afin de saisir les contenus, les modalités et les effets de la transmission culturelle. La recherche envisagée s’articule autour des interrogations suivantes : Comment les musées de société répondent-ils aux exigences de la transmission culturelle dans leur mission, leur programmation et leur animation? Quels critères de sélection président à la constitution de leurs collections d’objets relevant du patrimoine culturel matériel et immatériel? Quels dispositifs de médiation in situ et virtuels mettent-ils en place pour réaliser ce dernier mandat? Quels résultats sont atteints et quels ajustements permettraient de rehausser le niveau de transmission?
La somme accordée est de 99 568$ (2015-2019).
Publication du Rapport sommaire d’activités du Centr’ERE 2015-2016
Le Rapport sommaire d’activités du Centr’ERE pour la période de Juin 2015 à Mai 2016 a été déposé au Vice-rectorat à la recherche et à la création, de même qu’à la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM.
« Le Centr’ERE a été reconnu par l’UQAM comme un Site de recherche en émergence et a reçu à cet effet une subvention de démarrage pour la période 2012-2015. En juin 2015, l’UQAM a renouvelé le statut de Centre institutionnel pour deux ans (2015-2017). Le Centre a bénéficié également d’une subvention d’infrastructure du FRQSC dans le cadre du programme Équipe de recherche pour la période 2012-2016. Une demande de renouvellement de l’Équipe (Équipe de recherche en partenariat) a été acceptée en juin dernier pour la période 2016- 2020. À la fin du mois de mai 2016, le Centre terminait sa 4e année d’existence. » (Centr’ERE, 2016, p. 1).
Quatre membres du Centr’ERE contribuent au numéro thématique « Le réveil écocitoyen » de la revue Relations
Le 6 octobre dernier, dans le Hall d’honneur de la Ville de Montréal, la revue Relations lançait son numéro thématique « Le réveil écocitoyen – initiatives et mobilisations », auquel quatre membres du Centr’ERE ont contribué : Laurence Brière, Félix Lebrun-Paré, Jean Robitaille et Lucie Sauvé.
Lucie Sauvé intervient sur l’écocitoyenneté à l’émission Grain de sable – CKRL FM
Le 24 septembre dernier, suite à la parution de l’article intitulé « L’engagement écologique au cœur de la cité » dans la revue Relations (no 786, septembre-octobre 2016), Lucie Sauvé a été invitée à intervenir dans l’émission Grain de sable d’ATTAC Québec sur les ondes de CKRL FM afin d’échanger sur le concept d’écocitoyenneté.

Écoutez la présentation du mémoire du Collectif scientifique dans le cadre de la consultation publique sur les hydrocarbures au Québec

La présentation (format audio) du mémoire du Collectif scientifique dans le cadre de la consultation publique sur les hydrocarbures au Québec (plus spécifiquement sur l’Évaluation environnementale stratégique en cours qui déterminera la prochaine politique énergétique du Québec) :
2h02h à 2h21 Lucie Sauvé
2h22 à 2h34 Éric Pineau
1h41h à 2h21 Marc Durand
Pour écouter la présentation, cliquez ici (.mp3)
Table ronde – lecture du livre « J’écris fleuve »

Alors que les audiences publiques sur la filière hydrocarbure avaient lieu à Montréal la semaine dernière et que le Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste y présentait son mémoire, voilà une invitation pour célébrer notre fleuve à travers la poésie, l’art et la littérature.
Le livre J’écris fleuve est un collectif d’oeuvres littéraires publié sous la direction de Isabelle Miron, professeure en études littéraires à l’UQAM et du poète Vincent Lambert.
La postface de Lucie Sauvé, directrice du Centr’ERE et professeure à l’ISE illustre de manière lumineuse les croisements et la complémentarité entre une appréhension scientifique, littéraire et expérientielle du Saint-Laurent. Lucie partagera également son analyse au cours de la table ronde organisée pour l’événement.
Venez vous imprégner des évocations de ce « livre-mosaïque » qui est « une convocation au fleuve ».
Cet événement est organisé avec la collaboration des Brasseurs de la bière Béluga. Votre contribution volontaire permettra de soutenir la recherche sur les mammifères marins.

Contribution de Lucie Sauvé au Dictionnaire de la pensée écologique
Lucie Sauvé a contribué au Dictionnaire de la pensée écologique, lancé en septembre 2015, en rédigeant une définition de l’éducation à l’environnement.
« Les changements majeurs que requiert l’incontournable à l’écologisation de notre monde font appel à l’éducation comme processus de refondation de notre ancrage dans cette maison – oïkos – que nous partageons, nous, humains, avec les autres formes et systèmes de vie. Il s’agit d’apprendre à « vivre ici ensemble ».
L’ouvrage
Ce dictionnaire ne se limite ni à l’écologie politique, ni à l’écologie scientifique, ni à l’écologisme, mais rassemble au contraire toutes les réflexions, les constructions conceptuelles et les pistes d’action que peuvent inspirer l’état de la planète et le fonctionnement de la Biosphère. Il embrasse donc un spectre très large de disciplines et de collaborateurs, tirant le meilleur parti de l’hybridation, propre à la pensée écologique, des domaines naturels et sociaux interprétés à la lumière des sciences dures et des sciences humaines. À travers 357 articles écrits par 260 auteurs, le lecteur y trouvera des développements sur des notions clés, sur des livres déterminants ou sur des auteurs désormais classiques.
Parce que la pensée écologique embrasse une échelle nouvelle et menaçante de perturbations infligées au milieu, réinterrogeant la place de l’homme au sein de la nature, et parce que le champ de l’écologie est loin d’être univoque, ce dictionnaire se veut à la fois critique, historique et prospectif, n’hésitant pas à proposer des points de vue contradictoires sur des notions centrales. (SOURCE : http://www.puf.com)
Entre «développement» et Vivir Bien, conflits en territoires autochtones en Amérique latine | Conférence publique | Mercredi 28 octobre 2015 à 12h30

Des paradoxes, contradictions et ruptures émergent d’un contexte qui adopte le cadre de référence du Vivir Bien ou Buen Vivir en Amérique latine, qui reconnait amplement les droits autochtones, et à la fois, qui poursuit des initiatives extractives à échelle industrielle qui apparaissent comme contradictoires avec ces principes. La présentation offrira une analyse des avancements en Amérique latine, en matière de reconnaissance des droits collectifs des peuples autochtones, dont des droits politiques, l’autonomie et la libre détermination, les droits territoriaux et le droit au Vivir Bien. En parallèle, on analysera les processus menés par les États de cette région, de mise en place de politiques qui font la promotion du «développement» à travers d’investissements destinés à l’extraction des ressources naturelles, qui confrontent le Vivir Bien, reconnu comme droit et qui ont un fort impact sur les territoires. Les tensions que cette situation génère et les formes d’y faire face par les États, seront également analysées.
José Aylwin Oyarzún
Co–‐directeur de l’Observatoire de droits citoyens du Chili, Professeur de la Faculté de sciences juridiques et sociales de l’Universidad Austral de Chile, Conseiller de l’Institut National de Droits Humains du Chili.
Mercredi 28 octobre 2015 à 12h30 | Salle PK-3210 | Pavillon Président-Kennedy, UQAM
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