
Dans le cadre de la session montréalaise des Consultations publiques sur la modernisation de l’Office national de l’énergie (ONE) qui ont eu lieu les 28 et 29 mars derniers, Laurence Brière a présenté, au nom du Centr’ERE, un commentaire critique en regard de trois des douze thèmes clés prévus dans le cadre de cette consultation, soit : l’intérêt public de la population canadienne (5), la participation du public (10) et le processus d’audience (11).
Voici un extrait du commentaire concernant l’usage de la notion « d’intérêt public » par l’ONE :
« La question de l’intérêt public demeure cruciale par ailleurs et il importe de définir ce critère. L’ONE ne peut prétendre à un travail d’analyse rigoureux avec le peu de balises actuellement inscrites à l’article 52(2) de la Loi sur l’Office national de l’énergie, qui laisse de surcroît aux commissaires le soin d’identifier les « valeurs » et les « préférences de la société » qui doivent être prises en compte. Les principes qui devraient être minimalement appliqués au moment d’évaluer si un projet est dans l’intérêt public des Canadiens et Canadiennes sont les suivants : l’intégrité écologique (abordée dans une perspective systémique), le respect des droits acquis et de la valeur patrimoniale des territoires, le respect des politiques environnementales et de santé en vigueur, la pertinence sociale et l’efficacité économique (au regard de projets alternatifs). Au regard de ce dernier principe, une analyse coûts-avantages devrait être effectuée par l’Office. Une telle démarche permettrait de déterminer la rentabilité sociale d’un projet, en le comparant à d’autres scénarios, incluant le statu quo, des mesures d’économie d’énergie et le recours à des sources d’énergie alternatives (telles que le solaire, l’éolien, la biométhanisation de résidus organiques, etc.) ».
Télécharger le document complet
Commentaire présenté par :
Laurence Brière, Ph.D., professeure associée
Hugue Asselin, M. Sc., professionnel de recherche et chargé de cours
Lidia Guennaoui, candidate à la maîtrise en éducation
Félix Lebrun-Paré, candidat à la maîtrise en sciences de l’environnement
Lucie Sauvé, Ph.D., professeure titulaire, directrice
Marie Saint-Arnaud, Ph.D., chercheure associée
Étienne van Steenberghe, Ph.D., chercheur associé


























Anne-Sophie Gousse-Lessard est récemment diplômée du doctorat en psychologie de l’UQAM (profil recherche). Elle occupe actuellement un poste de chercheure postdoctorale à l’Observatoire québécois de l’adaptation aux changements climatiques de la Faculté des sciences de l’éducation – Université Laval, sous la supervision de Pierre Valois, Ph.d. Elle est également chercheure collaboratrice chez Ouranos – Consortium sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques. Ses intérêts de recherche portent principalement sur l’activisme (facteurs individuels et collectifs) et l’engagement envers la cause environnementale, les processus motivationnels, comportements pro-environnementaux et écocitoyenneté, l’identité environnementale et connexion à la nature, l’éducation relative à l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques et le bien-être, le fonctionnement optimal et la psychologie positive.
René Audet, sociologue de l’environnement (UQAM) et chercheur associé au Centr’ERE, a dirigé en 2015 un numéro de la revue Cahier de recherche sociologique de l’Université du Québec à Montréal dont la version numérique a été mise en ligne récemment. Intitulé « 
Le 6 octobre dernier, dans le Hall d’honneur de la Ville de Montréal, la revue Relations lançait son numéro thématique « Le réveil écocitoyen – initiatives et mobilisations », auquel quatre membres du Centr’ERE ont contribué : Laurence Brière, Félix Lebrun-Paré, Jean Robitaille et Lucie Sauvé.