Virginie Boelen remporte le prix du Centr’ERE dans le cadre du Concours de vulgarisation de la recherche en éducation, édition 2017

 

Virginie Boelen, étudiante à la maîtrise en éducation sous la direction de Lucie Sauvé, a récemment remporté le prix du Centr’ERE dans le cadre du Concours de vulgarisation de la recherche en éducation 2017, organisé par l’Association des étudiantes et étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal (ADEESE-UQAM), en collaboration avec la Faculté des sciences de l’éducation.

 

 

Voici quelques mots sur la recherche menée par la récipiendaire :

Résumé de Problématique, question de recherche et objectifs :

La société québécoise s’est émancipée tardivement de la religion, marginalisant la question de l’intériorité ou de la vie spirituelle, associée à tort au religieux, pour s’orienter dans un paradigme socioculturel industriel. Dans un tel contexte, influencé par une vision matérialiste, on note une rupture du rapport à la nature où celle-ci est désormais perçue comme une ressource générant du profit. Or, le rapport à la nature comme milieu de vie et la quête de sens intérieure en vue d’une construction identitaire, vont de pair et s’inscrivent selon une perspective d’éducation relative à l’environnement. Pour l’école québécoise, la voie d’entrée formelle pour étudier la confluence de la vie spirituelle et des relations avec la nature, est celle du service éducatif complémentaire d’animation spirituelle et d’engagement communautaire, partie intégrante du programme scolaire québécois, en vue d’une construction d’une vision du monde. La question centrale de cette recherche est de savoir, au sein des écoles primaires québécoises, dans un contexte socioculturel empreint d’une double rupture avec la nature et la spiritualité laïque, quelles sont les caractéristiques des actions mises en œuvre par les animateurs de vie spirituelle et d’engagement communautaire (AVSEC) en ce qui concerne les relations entre l’intériorité (quête de sens intérieure ou spiritualité laïque) et l’extériorité, par l’intermédiaire de la nature ?

Les quatre objectifs de recherche qui découlent de cette question centrale consisteront à :

1) Caractériser les conceptions de la vie spirituelle, de la nature et de leurs relations chez des AVSEC,

2) Détailler les approches et les démarches éducatives mises en œuvre par des AVSEC en ce qui concerne la vie spirituelle laïque en relation avec la nature,

3) Interpréter ces caractéristiques en fonction de la trajectoire historique de l’école québécoise et de l’histoire de vie des AVSEC,

4) Identifier des contributions potentielles permettant de mieux relier intériorité et extériorité en éducation.

 

« La recherche scientifique ne peut pas être neutre, soutiennent des chercheurs » – Laurence Brière dans le cadre de l’Acfas

« Le modèle positiviste, qui présente la science comme l’étude objective de la réalité, est prédominant dans le système de production des connaissances. Selon ce modèle, la neutralité du processus de recherche et des chercheurs est nécessaire pour garantir la scientificité, voire la vérité, d’une connaissance.

« Bien que relativement ancien, le débat sur la neutralité de la science demeure d’actualité et contribue à éclairer plusieurs controverses publiques », souligne Laurence Brière, chargée de cours à l’Institut des sciences de l’environnement et coresponsable du colloque Et si la recherche scientifique ne pouvait pas être neutre ! (10-11-12 mai) ».

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Les Rencontres Educere – « La question écologique en éducation : vivre ici, ensemble » – Panel avec Lucie Sauvé

 

Notre société est en débat. Notre « cité » est bien vivante. Certaines questions sont explosives: gaz et pétrole mettent le feu aux poudres. D’autres rejoignent plus fondamentalement notre ancrage commun et interpellent diverses formes de solidarité : de la grenouille au Beluga, du pêcheur côtier au jardinier urbain. Les questions socio-écologiques ouvrent un vaste chantier d’apprentissage: apprendre à nous relier, à résister – à l’apathie entre autres -, à créer, à se mettre en action. Apprendre à vivre ici, ensemble. Comment l’école (de la petite à la grande) accueille-t-elle un tel projet éducatif, engageant, inépuisable?

Participant.e.s

  • André Beauchamp, éthicien et environnementaliste
  • Natasha Blanchet-Cohen, professeure associée au Département des sciences humaines appliquées de l’Université Concordia
  • Carole Marcoux, Conseillère en environnement, Commission scolaire de Montréal
  • Lucie Sauvé, professeure au Département de didactique, Directrice du Centr’ERE, UQAM

Détails logistiques

Date et heure : jeudi 25 mai 2017, de 17h30 à 20h00

Lieu : Didacthèque (W-1011) située dans la Bibliothèque des sciences de l’éducation (N-1000)
W-1010 (Se rendre aux ascenceurs du Pavillon W) 1205, rue St-Denis, Montréal

Contact :
Véronique Covanti
covanti.veronique@uqam.ca
514 987 3000, poste 3359

16e Rencontre « Paranense » d’éducation relative à l’environnement – Universidade Federal do Paraná, Curitiba, Brésil | Conférence d’ouverture par Lucie Sauvé

Lucie Sauvé prononcera la conférence d’ouverture de la 16e Rencontre « Paranense » d’éducation relative à l’environnement à l’Universidade Federal do Paraná, Curitiba, Brésil. L’événement portera sur la contribution de l’éducation relative à l’environnement à la transformation écosociale par l’action collective.

Plus d’information ici

Résumé en portuguais :

O Encontro Paranaense de Educação Ambiental (EPEA) se constitui em uma importante instância de diálogo e cooperação no campo da educação e das ações relacionadas ao meio ambiente e a sociedade. O evento, que já está em sua 16º edição, terá como sede em 2017, a cidade de Curitiba, capital do Estado do Paraná. Este EPEA será coordenado pela Universidade Federal do Paraná em parceria com diversas instituições e redes de educadores ambientais. O eixo temático dos debates será a análise de alternativas sociais como resposta aos problemas ambientais, ou seja, o evento pretende discutir caminhos possíveis que emergem da ação coletiva e dos processos de participação em diversos âmbitos da sociedade, problematizando limites e valorizando avanços e possibilidades.

 

Publication de l’ouvrage Éducation, Environnement, Écocitoyenneté : Repères contemporains (2017)

Ce livre offre une mise à jour de plusieurs fondements de l’action éducative en matière d’environnement et résulte des travaux du projet Repères théoriques que nous avons initié en 2013. D’autres publications suivront pour valoriser les contributions à ce projet collaboratif.

Résumé

Si au cours des 40 dernières années le champ de l’éducation relative à l’environnement s’est largement déployé, la nature des enjeux socioécologiques actuels appelle à un nouvel examen des assises de ce champ et à l’explicitation des courants qui émergent.

Le présent ouvrage offre donc une mise à jour de plusieurs fondements de l’action éducative en matière d’environnement. Au fil des chapitres, les auteurs proposent un « patrimoine » de repères contemporains pour inspirer et fonder cette action, c’est-à-dire toute forme d’éducation ayant trait au rapport personnel et social au milieu de vie : l’éducation à la nature, à la conservation, à la santé environnementale, au développement durable, etc.

Ces repères sauront rejoindre les enseignants en formation initiale et continue, de même que toutes les personnes qui œuvrent dans les domaines de la formation, de l’éducation spécialisée, de l’animation, de l’interprétation, de la médiation ou de la communication.

2017, 258 pages, D4668, ISBN 978-2-7605-4668-4

Pour commander un exemplaire aux Publications du Québec

Le Centr’ERE participe aux Consultations publiques sur la modernisation de l’Office national de l’énergie (2017)

Dans le cadre de la session montréalaise des Consultations publiques sur la modernisation de l’Office national de l’énergie (ONE) qui ont eu lieu les 28 et 29 mars derniers, Laurence Brière a présenté, au nom du Centr’ERE, un commentaire critique en regard de trois des douze thèmes clés prévus dans le cadre de cette consultation, soit : l’intérêt public de la population canadienne (5), la participation du public (10) et le processus d’audience (11).

Voici un extrait du commentaire concernant l’usage de la notion « d’intérêt public » par l’ONE :

« La question de l’intérêt public demeure cruciale par ailleurs et il importe de définir ce critère. L’ONE ne peut prétendre à un travail d’analyse rigoureux avec le peu de balises actuellement inscrites à l’article 52(2) de la Loi sur l’Office national de l’énergie, qui laisse de surcroît aux commissaires le soin d’identifier les « valeurs » et les « préférences de la société » qui doivent être prises en compte. Les principes qui devraient être minimalement appliqués au moment d’évaluer si un projet est dans l’intérêt public des Canadiens et Canadiennes sont les suivants : l’intégrité écologique (abordée dans une perspective systémique), le respect des droits acquis et de la valeur patrimoniale des territoires, le respect des politiques environnementales et de santé en vigueur, la pertinence sociale et l’efficacité économique (au regard de projets alternatifs). Au regard de ce dernier principe, une analyse coûts-avantages devrait être effectuée par l’Office. Une telle démarche permettrait de déterminer la rentabilité sociale d’un projet, en le comparant à d’autres scénarios, incluant le statu quo, des mesures d’économie d’énergie et le recours à des sources d’énergie alternatives (telles que le solaire, l’éolien, la biométhanisation de résidus organiques, etc.) ».

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Commentaire présenté par :
Laurence Brière, Ph.D., professeure associée
Hugue Asselin, M. Sc., professionnel de recherche et chargé de cours
Lidia Guennaoui, candidate à la maîtrise en éducation
Félix Lebrun-Paré, candidat à la maîtrise en sciences de l’environnement
Lucie Sauvé, Ph.D., professeure titulaire, directrice
Marie Saint-Arnaud, Ph.D., chercheure associée
Étienne van Steenberghe, Ph.D., chercheur associé

Publication du volume 13(1) de la Revue Éducation relative à l’environnement : Regards – Recherches – Réflexions

 

Le 13e volume thématique, intitulé « Entre deux mondes, la recherche associative en éducation à l’environnement », est consacré à un chantier majeur d’action éducative.

La recherche en éducation à l’environnement revendique depuis l’origine un dialogue entre chercheurs et praticiens. Projets de recherche, colloques et séminaires se succèdent, mais l’expérience montre cependant que les échanges peinent à se mettre en place. Parmi les nombreuses difficultés, la plus fondamentale tient sans doute à la différence entre deux mondes, au langage et aux logiques distinctes. Comment s’effectue la recherche associative ? S’agit-il d’une démarche co-construite entre partenaires égaux s’attachant à l’étude d’un objet de recherche partagé, permettant des apprentissages collectifs ? Les coopérations qui s’installent entre les institutions de recherche et les associations, correspondent-elles à une véritable dynamique ou seulement à un effet de la demande sociétale d’ouverture des institutions et d’une certaine démocratisation des démarches de recherche ? Tout ce qui est participatif est-il pour autant inclus dans une démarche de recherche ? Etc. Les textes de cette publication apportent un éclairage sur plusieurs questions et présentent des positionnements possibles des associations en matière de recherche en éducation à l’environnement.

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La revue internationale Éducation relative à l’environnement : Regards – Recherches – Réflexions vise à contribuer à l’avancement des connaissances et à la réflexion critique sur l’arrimage entre les questions d’éducation, d’environnement et de citoyenneté. Cette revue propose depuis 1997 des numéros annuels thématiques.

Loi 106 : un déni de science et de démocratie – Réaction du Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste au Québec

La Loi 106 : un déni de science et de démocratie.
Réaction du Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste au Québec à l’adoption du projet de Loi concernant la mise en œuvre de la Politique énergétique 2030

« Que le pouvoir politico-économique en place évoque la « science »4, la sécurité, la confiance et la justice, les meilleures pratiques et la loi la plus exigeante au monde… pour célébrer cette « victoire » montre à quel point les stratégies de communication et la langue de bois prévalent encore et toujours sur les fondements scientifiques et éthiques. C’est ainsi que se pervertit le mot « politique »».

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Lucie Sauvé reçoit le Prix de la recherche/Carrière de la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM

« Lucie Sauvé a participé à l’avancement des connaissances en sciences de l’éducation, tout en développant un nouveau champ de recherche, soit l’éducation et la formation relatives à l’environnement. Depuis ses débuts comme professeure, en 1993, elle a consacré son énergie à faire avancer les connaissances dans les domaines novateurs de l’éducation à l’écocitoyenneté, l’éducation à la santé environnementale, l’éducation scientifique et technologique et l’éducation à l’écodéveloppement. »

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Le Centr’ERE accueille Anne-Sophie Gousse-Lessard, nouvelle chercheure associée

gousseAnne-Sophie Gousse-Lessard est récemment diplômée du doctorat en psychologie de l’UQAM (profil recherche). Elle occupe actuellement un poste de chercheure postdoctorale à l’Observatoire québécois de l’adaptation aux changements climatiques de la Faculté des sciences de l’éducation – Université Laval, sous la supervision de Pierre Valois, Ph.d. Elle est également chercheure collaboratrice chez Ouranos – Consortium sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques. Ses intérêts de recherche portent principalement sur l’activisme (facteurs individuels et collectifs) et l’engagement envers la cause environnementale, les processus motivationnels, comportements pro-environnementaux et écocitoyenneté, l’identité environnementale et connexion à la nature, l’éducation relative à l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques et le bien-être, le fonctionnement optimal et la psychologie positive.