Mémoire récemment déposé : « Immersion en nature et identité écologique : une recherche-développement d’un programme d’ERE inspiré des Forest Schools » | Lila Benzid

 

Lila Benzid, étudiante à la maîtrise en sciences de l’environnement de l’UQAM sous la direction de Lucie Sauvé, a récemment déposé la version finale de son mémoire intitulé : Immersion en nature et identité écologique : une recherche-développement d’un programme d’éducation relative à l’environnement inspiré des Forest Schools.

Résumé :

Les Amis de la montagne est un organisme à but non lucratif chargé de protéger et mettre en valeur le parc du Mont-Royal à Montréal. L’équipe des éducateur·trice·s en environnement qui y sont rattaché·e·s s’est intéressée au phénomène de « déficit nature » mis en lumière par des recherches récentes comme l’un des problèmes résultant de l’éducation des enfants en « vases clos », particulièrement en milieu urbain. Un tel déficit entraverait leur plein développement.

En s’inspirant de l’approche d’immersion en nature des Forest Schools, l’équipe d’éducateur·trice·s en environnement des Amis de la montagne a souhaité diversifier l’offre éducative en y intégrant un programme d’activités en petit groupe tout au long de l’année, visant à renforcer chez les enfants, le lien d’attachement à la nature. En lien avec la prise de conscience écologique et au fondement de l’engagement écocitoyen, il s’agit de stimuler la création de liens affectifs à la nature, des liens d’ordre identitaire.

Cette recherche-développement vise à concevoir et à expérimenter un projet pilote en ce sens, axé sur des avenues pédagogiques créatrices de liens socioécologiques. À partir d’un diagnostic de la situation et d’une recension d’écrits, nous avons conçu un programme d’activités, appelé Club AMIS, que nous avons ensuite expérimenté afin de le valider et s’il y a lieu, de l’améliorer. Au moyen d’une analyse qualitative de données issues des stratégies de l’observation participante, de groupes de discussion avec les éducateur·trice·s et d’un questionnaire destiné aux parents, nous avons pu mettre en lumière les apports positifs d’un tel programme d’activités en immersion dans la nature ainsi que confirmer les choix pédagogiques porteurs d’une connexion à la nature.

Cette étude montre que la connexion à la nature peut emprunter une multitude de portes d’entrée incluant des liens d’ordre cognitifs, psychomoteurs, affectifs et sociaux. Pour se tisser chez chaque enfant, ces liens nécessitent du temps et un encadrement personnalisé, qui laissent place à ses propres choix. Ayant chacun·e une sensibilité différente et des centres d’intérêt distincts, le rôle de l’éducateur·trice est crucial pour proposer une diversité d’approches et de stratégies et guider avec bienveillance chacun et chacune en direction de sa propre porte d’entrée vers une connexion à la nature. Ce programme d’activités permet non seulement de créer ou de renforcer chez les enfants des liens à la nature et au mont Royal en particulier, mais aussi de sensibiliser l’entourage familial de chaque enfant à l’importance du rapport à la nature.

Mots clés : déficit nature, identité écologique, enfant et nature, immersion en nature, Forest School, éducation relative à l’environnement, recherche-développement.

 

La version PDF de ce mémoire est disponible sur le site Web Espace ressources du Centr’ERE.

Six articles publiés par Gaïa Presse à propos du 6e Forum Planèt’ERE 2017

GaïaPresse, un média indépendant axé sur les enjeux environnementaux et partenaire associé du Centr’ERE, a couvert le 6e Forum Planèt’ERE 2017 en produisant six articles. On y retrouve une description générale de l’événement, un entretien avec  l’anthropologue et communicateur Serge Bouchard, un regard sur les forums régionaux, un retour sur l’état des lieux de l’éducation relative à l’environnement dans la francophonie et enfin un bilan du forum et de ses différentes activités. Bonne lecture !

 

12 juin 2017 – 6e Forum Planèt’ERE : Un grand évènement pour l’éducation relative à l’environnement

 

 


28 juin 2017 – 6e Forum Planèt’ERE 2017 : un art de vivre, ici, ensemble

 

 


4 juillet 2017 –  Serge Bouchard : « la nature, c’est sacré »

 

 


29 juin 2017 –  Éducation relative à l’environnement dans la francophonie : état des lieux

 

 


5 juillet 2017 –  Table jeunesse du forum Planèt’ERE : l’optimisme domine

 

 


30 juin 2017 – Planèt’ERE: un colloque de recherche pour réunir les acteurs de l’Éducation Relative à l’Environnement

Maritza Torres Carrasco, nouvelle chercheure émérite au Centr’ERE

Le Centr’ERE a récemment accueilli une nouvelle chercheure émérite, Maritza Torres Carrasco.

Depuis 1992, Maritza Torres Carrasco est coordonnatrice du Programme national d’éducation relative à l’environnement (educación ambiental) du ministère de l’Éducation de Colombie. Depuis 1995, elle est également professeure-chercheure à la Faculté d’environnement et de ressources naturelles de la Universidad Distrital de Bogotá « Francisco José de Caldas », où elle enseigne l’éducation relative à l’environnement à des étudiants de différents programmes universitaires.

De 2015 à 2017, elle a été directrice adjointe du secteur de l’Éducation et Participation du ministère de l’Environnement et du Développement durable de Colombie, et responsable de la structuration de l’Alliance nationale pour l’éducation relative à l’environnement et la participation, entre les ministères de l’Éducation et de l’Environnement.

Quant à son parcours académique, Maritza Torres Carrasco détient un baccalauréat en biologie de la Universidad Distrital Francisco José de Caldas (Bogotá) et une formation en anthropologie de la Universidad Nacional de Colombia. Elle a également obtenu une maîtrise en sciences naturelle appliquée, avec une spécialisation en pédagogie et didactique de la biologie et de l’environnement, de l’Université Catholique de Louvain en Belgique. Dans cette même université, elle poursuit actuellement un doctorat portant sur le rôle de la politique publique pour le déploiement de l’éducation relative à l’environnement en Colombie.

Isabel Orellana développe un cours en environnement et développement Québec – Cuba

La maîtrise en sciences de l’environnement de l’UQAM offre le nouveau cours ENV 773M Environnement, développement et patrimoine: Québec – Cuba à partir de l’été 2017. Nous procédons actuellement à une pré-inscription afin de démarrer les préparatifs d’un terrain de deux semaines à Cuba (à la vieille Havane et au Parc national de Viñales), qui aura lieu fin mai- début juin de cette année.

Ce cours est ouvert aux étudiants-es des domaines connexes et aussi, aux étudiants libres.

Voici le descripteur:

Ce cours vise à développer des compréhensions sur les approches intégrées de gestion environnementale dans le contexte de lieux patrimoniaux, qui tiennent compte à la fois des préoccupations de protection de l’environnement, de valorisation des sites historiques, du développement communautaire et des perspectives touristiques. Il a également comme objectif de s’exercer à une analyse critique de telles approches dans une perspective culturellement contrastée et comparative dans les contextes de sites patrimoniaux-touristiques du Québec et de Cuba. Les approches interdisciplinaire et expérientielle ainsi que la pédagogie de terrain, sont privilégiées; un travail de terrain d’une durée maximale de deux semaines est prévu.

Pour des informations contacter: orellana.isabel@uqam.ca ou caron.alain@uqam.ca

Nouvelle parution en lien avec le concept de rapport au(x) savoir(s) – Co-direction par Geneviève Therriault

 

Geneviève Therriault, membre chercheure du Centr’ERE, a co-dirigé cette nouvelle parution en lien avec le concept de rapport au(x) savoir(s) :

« Rapport au(x) savoir(s) de l’enseignant et de l’apprenant : une énigmatique rencontre » (sous la direction de Geneviève Therriault, Dorothée Baillet, Marie-France Carnus et Valérie Vincent). La postface est signée par Bernard Charlot.

Pour feuilleter et commander l’ouvrage, cliquer ici.

Virginie Boelen remporte le prix du Centr’ERE dans le cadre du Concours de vulgarisation de la recherche en éducation, édition 2017

 

Virginie Boelen, étudiante à la maîtrise en éducation sous la direction de Lucie Sauvé, a récemment remporté le prix du Centr’ERE dans le cadre du Concours de vulgarisation de la recherche en éducation 2017, organisé par l’Association des étudiantes et étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal (ADEESE-UQAM), en collaboration avec la Faculté des sciences de l’éducation.

 

 

Voici quelques mots sur la recherche menée par la récipiendaire :

Résumé de Problématique, question de recherche et objectifs :

La société québécoise s’est émancipée tardivement de la religion, marginalisant la question de l’intériorité ou de la vie spirituelle, associée à tort au religieux, pour s’orienter dans un paradigme socioculturel industriel. Dans un tel contexte, influencé par une vision matérialiste, on note une rupture du rapport à la nature où celle-ci est désormais perçue comme une ressource générant du profit. Or, le rapport à la nature comme milieu de vie et la quête de sens intérieure en vue d’une construction identitaire, vont de pair et s’inscrivent selon une perspective d’éducation relative à l’environnement. Pour l’école québécoise, la voie d’entrée formelle pour étudier la confluence de la vie spirituelle et des relations avec la nature, est celle du service éducatif complémentaire d’animation spirituelle et d’engagement communautaire, partie intégrante du programme scolaire québécois, en vue d’une construction d’une vision du monde. La question centrale de cette recherche est de savoir, au sein des écoles primaires québécoises, dans un contexte socioculturel empreint d’une double rupture avec la nature et la spiritualité laïque, quelles sont les caractéristiques des actions mises en œuvre par les animateurs de vie spirituelle et d’engagement communautaire (AVSEC) en ce qui concerne les relations entre l’intériorité (quête de sens intérieure ou spiritualité laïque) et l’extériorité, par l’intermédiaire de la nature ?

Les quatre objectifs de recherche qui découlent de cette question centrale consisteront à :

1) Caractériser les conceptions de la vie spirituelle, de la nature et de leurs relations chez des AVSEC,

2) Détailler les approches et les démarches éducatives mises en œuvre par des AVSEC en ce qui concerne la vie spirituelle laïque en relation avec la nature,

3) Interpréter ces caractéristiques en fonction de la trajectoire historique de l’école québécoise et de l’histoire de vie des AVSEC,

4) Identifier des contributions potentielles permettant de mieux relier intériorité et extériorité en éducation.

 

« La recherche scientifique ne peut pas être neutre, soutiennent des chercheurs » – Laurence Brière dans le cadre de l’Acfas

« Le modèle positiviste, qui présente la science comme l’étude objective de la réalité, est prédominant dans le système de production des connaissances. Selon ce modèle, la neutralité du processus de recherche et des chercheurs est nécessaire pour garantir la scientificité, voire la vérité, d’une connaissance.

« Bien que relativement ancien, le débat sur la neutralité de la science demeure d’actualité et contribue à éclairer plusieurs controverses publiques », souligne Laurence Brière, chargée de cours à l’Institut des sciences de l’environnement et coresponsable du colloque Et si la recherche scientifique ne pouvait pas être neutre ! (10-11-12 mai) ».

Lire la suite sur Actualités UQAM.

Les Rencontres Educere – « La question écologique en éducation : vivre ici, ensemble » – Panel avec Lucie Sauvé

 

Notre société est en débat. Notre « cité » est bien vivante. Certaines questions sont explosives: gaz et pétrole mettent le feu aux poudres. D’autres rejoignent plus fondamentalement notre ancrage commun et interpellent diverses formes de solidarité : de la grenouille au Beluga, du pêcheur côtier au jardinier urbain. Les questions socio-écologiques ouvrent un vaste chantier d’apprentissage: apprendre à nous relier, à résister – à l’apathie entre autres -, à créer, à se mettre en action. Apprendre à vivre ici, ensemble. Comment l’école (de la petite à la grande) accueille-t-elle un tel projet éducatif, engageant, inépuisable?

Participant.e.s

  • André Beauchamp, éthicien et environnementaliste
  • Natasha Blanchet-Cohen, professeure associée au Département des sciences humaines appliquées de l’Université Concordia
  • Carole Marcoux, Conseillère en environnement, Commission scolaire de Montréal
  • Lucie Sauvé, professeure au Département de didactique, Directrice du Centr’ERE, UQAM

Détails logistiques

Date et heure : jeudi 25 mai 2017, de 17h30 à 20h00

Lieu : Didacthèque (W-1011) située dans la Bibliothèque des sciences de l’éducation (N-1000)
W-1010 (Se rendre aux ascenceurs du Pavillon W) 1205, rue St-Denis, Montréal

Contact :
Véronique Covanti
covanti.veronique@uqam.ca
514 987 3000, poste 3359

16e Rencontre « Paranense » d’éducation relative à l’environnement – Universidade Federal do Paraná, Curitiba, Brésil | Conférence d’ouverture par Lucie Sauvé

Lucie Sauvé prononcera la conférence d’ouverture de la 16e Rencontre « Paranense » d’éducation relative à l’environnement à l’Universidade Federal do Paraná, Curitiba, Brésil. L’événement portera sur la contribution de l’éducation relative à l’environnement à la transformation écosociale par l’action collective.

Plus d’information ici

Résumé en portuguais :

O Encontro Paranaense de Educação Ambiental (EPEA) se constitui em uma importante instância de diálogo e cooperação no campo da educação e das ações relacionadas ao meio ambiente e a sociedade. O evento, que já está em sua 16º edição, terá como sede em 2017, a cidade de Curitiba, capital do Estado do Paraná. Este EPEA será coordenado pela Universidade Federal do Paraná em parceria com diversas instituições e redes de educadores ambientais. O eixo temático dos debates será a análise de alternativas sociais como resposta aos problemas ambientais, ou seja, o evento pretende discutir caminhos possíveis que emergem da ação coletiva e dos processos de participação em diversos âmbitos da sociedade, problematizando limites e valorizando avanços e possibilidades.

 

Publication de l’ouvrage Éducation, Environnement, Écocitoyenneté : Repères contemporains (2017)

Ce livre offre une mise à jour de plusieurs fondements de l’action éducative en matière d’environnement et résulte des travaux du projet Repères théoriques que nous avons initié en 2013. D’autres publications suivront pour valoriser les contributions à ce projet collaboratif.

Résumé

Si au cours des 40 dernières années le champ de l’éducation relative à l’environnement s’est largement déployé, la nature des enjeux socioécologiques actuels appelle à un nouvel examen des assises de ce champ et à l’explicitation des courants qui émergent.

Le présent ouvrage offre donc une mise à jour de plusieurs fondements de l’action éducative en matière d’environnement. Au fil des chapitres, les auteurs proposent un « patrimoine » de repères contemporains pour inspirer et fonder cette action, c’est-à-dire toute forme d’éducation ayant trait au rapport personnel et social au milieu de vie : l’éducation à la nature, à la conservation, à la santé environnementale, au développement durable, etc.

Ces repères sauront rejoindre les enseignants en formation initiale et continue, de même que toutes les personnes qui œuvrent dans les domaines de la formation, de l’éducation spécialisée, de l’animation, de l’interprétation, de la médiation ou de la communication.

2017, 258 pages, D4668, ISBN 978-2-7605-4668-4

Pour commander un exemplaire aux Publications du Québec

Nous suivre sur :
Logo Faculté des sciences de l'éductation UQAM