S’initier aux eaux écoformatrices : nouvelle publication par Gaston Pineau

 

Publication d’un chapitre de livre par Gaston Pineau, chercheur émérite au Centr’ERE : S’initier aux eaux écoformatrices, dans le livre Écologie politique de l’eau. Nationalités, usages et imaginaires.


Comprise par la science, maîtrisée par la technique, l’eau serait « conquise ». Cette conquête questionne, à l’heure de la transition écologique, le dialogue des rationalités et des représentations de l’eau entre sciences des ingénieurs hydrauliciens et sciences humaines. Elle interroge les usages qui, de la rareté dans le stress hydrique jusqu’à la profusion, retrouvent l’eau comme milieu exigeant responsabilité et soin. Elle mobilise les imaginaires des cultures de l’eau qui, singulièrement, déploient le cadre herméneutique sur le fond duquel les hommes nouent une entente avec la Terre, planète bleue. Plutôt qu’un dilemme, comment penser alors la tension entre l’explication objective de l’eau H2O et sa compréhension poétique, entre justice sociale et justice environnementale, entre l’eau maîtrisée et l’eau rêvée, entre intérêts économiques et attente de justice écologique et sociale ?

Pineau, Gaston (2017). S’initier aux eaux écoformatrices, In Pierron, Jean-Philippe (Dir.) Écologie politique de l’eau. Nationalités, usages et imaginaires. (p. 513-537). Paris : Hermann.

 

Rapport sommaire d’activités 2016-2017



Le Rapport sommaire d’activités du Centr’ERE pour la période de juin 2016 à mai 2017 a été déposé au Vice-rectorat à la recherche et à la création, de même qu’à la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM.

« (…) Le Centre a bénéficié également d’une subvention d’infrastructure du FRQSC dans le cadre du programme Équipe de recherche pour la période 2012-2016. Une demande de renouvellement de l’Équipe (Équipe de recherche en partenariat) a été acceptée en juin 2016 pour la période 2016-2020. À la fin du mois de mai 2017, le Centre terminait sa 5e année d’existence. À partir de juin 2017, dans la foulée du processus de facultarisation de l’UQAM, le Centr’ERE sera désormais rattaché à la Faculté des sciences de l’éducation ». (Centr’ERE, 2017, p. 1).

Consulter le rapport ici

Vidéo, diaporama et revue de presse de l’événement « Le gaz naturel, énergie de transition ? »

Le 5 septembre 2017, la veille de l’ouverture de la 46e session du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui s’est déroulé à Montréal du 6 au 10 septembre 2017, le RVHQ, Nature Québec, Centr’ERE et le Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste a organisé une conférence sur le mythe du gaz naturel comme énergie de transition.

Revue de presse :

Mémoire récemment déposé : « Immersion en nature et identité écologique : une recherche-développement d’un programme d’ERE inspiré des Forest Schools » | Lila Benzid

 

Lila Benzid, étudiante à la maîtrise en sciences de l’environnement de l’UQAM sous la direction de Lucie Sauvé, a récemment déposé la version finale de son mémoire intitulé : Immersion en nature et identité écologique : une recherche-développement d’un programme d’éducation relative à l’environnement inspiré des Forest Schools.

Résumé :

Les Amis de la montagne est un organisme à but non lucratif chargé de protéger et mettre en valeur le parc du Mont-Royal à Montréal. L’équipe des éducateur·trice·s en environnement qui y sont rattaché·e·s s’est intéressée au phénomène de « déficit nature » mis en lumière par des recherches récentes comme l’un des problèmes résultant de l’éducation des enfants en « vases clos », particulièrement en milieu urbain. Un tel déficit entraverait leur plein développement.

En s’inspirant de l’approche d’immersion en nature des Forest Schools, l’équipe d’éducateur·trice·s en environnement des Amis de la montagne a souhaité diversifier l’offre éducative en y intégrant un programme d’activités en petit groupe tout au long de l’année, visant à renforcer chez les enfants, le lien d’attachement à la nature. En lien avec la prise de conscience écologique et au fondement de l’engagement écocitoyen, il s’agit de stimuler la création de liens affectifs à la nature, des liens d’ordre identitaire.

Cette recherche-développement vise à concevoir et à expérimenter un projet pilote en ce sens, axé sur des avenues pédagogiques créatrices de liens socioécologiques. À partir d’un diagnostic de la situation et d’une recension d’écrits, nous avons conçu un programme d’activités, appelé Club AMIS, que nous avons ensuite expérimenté afin de le valider et s’il y a lieu, de l’améliorer. Au moyen d’une analyse qualitative de données issues des stratégies de l’observation participante, de groupes de discussion avec les éducateur·trice·s et d’un questionnaire destiné aux parents, nous avons pu mettre en lumière les apports positifs d’un tel programme d’activités en immersion dans la nature ainsi que confirmer les choix pédagogiques porteurs d’une connexion à la nature.

Cette étude montre que la connexion à la nature peut emprunter une multitude de portes d’entrée incluant des liens d’ordre cognitifs, psychomoteurs, affectifs et sociaux. Pour se tisser chez chaque enfant, ces liens nécessitent du temps et un encadrement personnalisé, qui laissent place à ses propres choix. Ayant chacun·e une sensibilité différente et des centres d’intérêt distincts, le rôle de l’éducateur·trice est crucial pour proposer une diversité d’approches et de stratégies et guider avec bienveillance chacun et chacune en direction de sa propre porte d’entrée vers une connexion à la nature. Ce programme d’activités permet non seulement de créer ou de renforcer chez les enfants des liens à la nature et au mont Royal en particulier, mais aussi de sensibiliser l’entourage familial de chaque enfant à l’importance du rapport à la nature.

Mots clés : déficit nature, identité écologique, enfant et nature, immersion en nature, Forest School, éducation relative à l’environnement, recherche-développement.

 

La version PDF de ce mémoire est disponible sur le site Web Espace ressources du Centr’ERE.

Six articles publiés par Gaïa Presse à propos du 6e Forum Planèt’ERE 2017

GaïaPresse, un média indépendant axé sur les enjeux environnementaux et partenaire associé du Centr’ERE, a couvert le 6e Forum Planèt’ERE 2017 en produisant six articles. On y retrouve une description générale de l’événement, un entretien avec  l’anthropologue et communicateur Serge Bouchard, un regard sur les forums régionaux, un retour sur l’état des lieux de l’éducation relative à l’environnement dans la francophonie et enfin un bilan du forum et de ses différentes activités. Bonne lecture !

 

12 juin 2017 – 6e Forum Planèt’ERE : Un grand évènement pour l’éducation relative à l’environnement

 

 


28 juin 2017 – 6e Forum Planèt’ERE 2017 : un art de vivre, ici, ensemble

 

 


4 juillet 2017 –  Serge Bouchard : « la nature, c’est sacré »

 

 


29 juin 2017 –  Éducation relative à l’environnement dans la francophonie : état des lieux

 

 


5 juillet 2017 –  Table jeunesse du forum Planèt’ERE : l’optimisme domine

 

 


30 juin 2017 – Planèt’ERE: un colloque de recherche pour réunir les acteurs de l’Éducation Relative à l’Environnement

Maritza Torres Carrasco, nouvelle chercheure émérite au Centr’ERE

Le Centr’ERE a récemment accueilli une nouvelle chercheure émérite, Maritza Torres Carrasco.

Depuis 1992, Maritza Torres Carrasco est coordonnatrice du Programme national d’éducation relative à l’environnement (educación ambiental) du ministère de l’Éducation de Colombie. Depuis 1995, elle est également professeure-chercheure à la Faculté d’environnement et de ressources naturelles de la Universidad Distrital de Bogotá « Francisco José de Caldas », où elle enseigne l’éducation relative à l’environnement à des étudiants de différents programmes universitaires.

De 2015 à 2017, elle a été directrice adjointe du secteur de l’Éducation et Participation du ministère de l’Environnement et du Développement durable de Colombie, et responsable de la structuration de l’Alliance nationale pour l’éducation relative à l’environnement et la participation, entre les ministères de l’Éducation et de l’Environnement.

Quant à son parcours académique, Maritza Torres Carrasco détient un baccalauréat en biologie de la Universidad Distrital Francisco José de Caldas (Bogotá) et une formation en anthropologie de la Universidad Nacional de Colombia. Elle a également obtenu une maîtrise en sciences naturelle appliquée, avec une spécialisation en pédagogie et didactique de la biologie et de l’environnement, de l’Université Catholique de Louvain en Belgique. Dans cette même université, elle poursuit actuellement un doctorat portant sur le rôle de la politique publique pour le déploiement de l’éducation relative à l’environnement en Colombie.

Isabel Orellana développe un cours en environnement et développement Québec – Cuba

La maîtrise en sciences de l’environnement de l’UQAM offre le nouveau cours ENV 773M Environnement, développement et patrimoine: Québec – Cuba à partir de l’été 2017. Nous procédons actuellement à une pré-inscription afin de démarrer les préparatifs d’un terrain de deux semaines à Cuba (à la vieille Havane et au Parc national de Viñales), qui aura lieu fin mai- début juin de cette année.

Ce cours est ouvert aux étudiants-es des domaines connexes et aussi, aux étudiants libres.

Voici le descripteur:

Ce cours vise à développer des compréhensions sur les approches intégrées de gestion environnementale dans le contexte de lieux patrimoniaux, qui tiennent compte à la fois des préoccupations de protection de l’environnement, de valorisation des sites historiques, du développement communautaire et des perspectives touristiques. Il a également comme objectif de s’exercer à une analyse critique de telles approches dans une perspective culturellement contrastée et comparative dans les contextes de sites patrimoniaux-touristiques du Québec et de Cuba. Les approches interdisciplinaire et expérientielle ainsi que la pédagogie de terrain, sont privilégiées; un travail de terrain d’une durée maximale de deux semaines est prévu.

Pour des informations contacter: orellana.isabel@uqam.ca ou caron.alain@uqam.ca

Nouvelle parution en lien avec le concept de rapport au(x) savoir(s) – Co-direction par Geneviève Therriault

 

Geneviève Therriault, membre chercheure du Centr’ERE, a co-dirigé cette nouvelle parution en lien avec le concept de rapport au(x) savoir(s) :

« Rapport au(x) savoir(s) de l’enseignant et de l’apprenant : une énigmatique rencontre » (sous la direction de Geneviève Therriault, Dorothée Baillet, Marie-France Carnus et Valérie Vincent). La postface est signée par Bernard Charlot.

Pour feuilleter et commander l’ouvrage, cliquer ici.