L’HÉRITAGE DES LUTTES ENVIRONNEMENTALES AU QUÉBEC Un souffle écocitoyen
Sous la direction de Lucie Sauvé, Johanne Béliveau et Denise Proulx
Pillage d’eau, fracturation du sous-sol, contamination de l’air, danger de l’industrie nucléaire, privatisation des montagnes, érosion de la biodiversité… Si le Québec a pu échapper jusqu’ici à diverses tentatives d’agressions envers son territoire, c’est grâce à des groupes mobilisés, qui demeurent en alerte.
Les récits de lutte présentés dans cet ouvrage témoignent de l’engagement de citoyennes et citoyens qui se sont invités dans l’arène politique, exigeant l’exercice, sans entrave, d’une démocratie active. Le but de ces luttes : préserver la santé et l’intégrité de notre monde vivant.
En quoi ces mouvements ont-ils nourri l’imaginaire symbolique et la pensée politique des groupes mobilisés ? Quels apprentissages et quelles compétences l’action collective a-t-elle permis de développer ? A-t-elle favorisé l’émergence d’une écocitoyenneté ? De telles questions traversent cet ouvrage qui se veut une contribution à la mémoire collective, à la célébration et à la diffusion de l’héritage des luttes environnementales au Québec pour tous lecteurs intéressés par le sujet.
Il s’en dégage un souffle pour maintenir la vigilance et la mobilisation parce qu’au bout du compte, oui, tout cela en aura valu la peine !
2024, 360 pages, D5975
ISBN 978-2-7605-5975-2 (PAPIER) 978-2-7605-5976-9 (PDF) 978-2-7605-5977-6 (EPUB)
Le Colloque 503. La philosophie pour enfants pour le développement du pouvoir d’agir en contexte de crise environnementale et climatique, s’est déroulé du 13 au 15 mai 2024 à l’Université d’Ottawa.
Ce colloque était organisé dans le cadre du 91e congrès de l’Acfas 2024, en collaboration entre le Centr’ERE (Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement) et le Collectif d.phi (Collectif pour le développement et l’étude des dialogues philosophiques).
Sous la responsabilité d’Adolfo Agundez Rodriguez, professeur à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke et chercheur régulier au Centr’ERE et de Mathieu Gagnon, professeur titulaire au Département d’enseignement au préscolaire et au primaire de l’Université de Sherbrooke.
Le Colloque 532 Éducation en plein air : les recherches menées par la communauté étudiante, s’est déroulé les 14 et 15 mai 2024 à l’Université d’Ottawa. Ce colloque était organisé dans le cadre du 91e congrès de l’Acfas 2024.
Sous la responsabilité de Jean-Philippe Ayotte-Beaudet, professeur à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke, chercheur associé du Centr’ERE, et d’une équipe constituée de collaborateur·rice·s de trois universités du réseau UQ et de l’Université de Sherbrooke.
L’objectif du colloque sera de brosser un portrait des recherches contemporaines menées par la communauté étudiante et associées à l’éducation en plein air, de la petite enfance à l’enseignement supérieur. Ce portrait permettra d’apporter des réponses à une question de société qui nous apparait essentielle : Quels sont les bénéfices, enjeux ou limitations de l’éducation en plein air au regard de l’amélioration de la qualité des situations éducatives ?
Nous avons eu le plaisir d’accueillir Clément Mazéran, élève normalien en design à l’ENS Paris-Saclay (France), en stage pré-doctoral au Centr’ERE et Céline Monvoisin, architecte et doctorante en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) pour ce midi-étudiant !
RÉSUMÉ Le contexte d’urgence climatique nécessite de concevoir des apprentissages valorisant la quête de sens des apprenants et praticiens, et soutenant leur capacité d’action et d’initiative critiques face à la crise.
Comment former des professionnels et citoyens capables de s’orienter dans leurs interactions avec l’environnement ? Comment faire émerger, à la convergence des enseignements du design et de l’ERE, une attention pédagogique à l’écologie de l’action ? Quels dispositifs d’apprentissages construire, qui suscitent une réflexivité relationnelle entre l’apprenant et son milieu, et permettent d’expliciter la dimension écoformatrice de l’expérience pratique ?
En s’intéressant aux « critiques en actes du quotidien » (Pruvost, 2024) au sein des alternatives écologiques liées à la forêt et au bois, Clément interroge la dimension écoformatrice de ces communautés d’apprentissages mêlant humains et autres vivants (Orellana, 2006). Il développe une exploration cartographique des « lieux » de la pratique, associant recherche-formation-expérientielle (Galvani, 2020), et perspective relationnelle du design ontologique (Escobar, 2020). Il cherche à intégrer ce processus cartographique dans un apprentissage comme ancrage dans un «milieu de vie». Il se doit réflexif, exploratoire, et sensible, pour accompagner une prise de conscience des relations entre les êtres, rythmes, lieux, qui habitent et densifient le territoire, afin d’y orienter collectivement nos actions (Morizot, 2020). Quant à Céline, sa recherche doctorale porte sur les pédagogies du design qui répondent aux enjeux écologiques de la conception à travers un apprentissage expérientiel, concret et incarné. Elle s’interroge sur ce que mobilisent et génèrent ces pratiques chez l’apprenant, dans la pratique du projet et pour la construction des savoirs du design. Pour cela, elle cherche à saisir l’influence des différentes considérations de la matière, qu’elle soit corporelle, artéfactuelle ou mésologique, sur nos manières d’agir et de connaître. Croisant les approches de la psychophénoménologie (Vermersch, 2019; Faingold, 1998) et de l’ecoformation (Galvani, 2020; Pineau et al., 2005), elle développe une compréhension du processus d’apprentissage au plus près du vécu pour qualifier ses effets dans notre rapport à soi, aux autres et à l’Oïkos (Sauvé, 2019).
Notice Biographique
Clément Mazeran est élève normalien en design à l’ENS Paris-Saclay (France), en stage pré-doctoral au Centr’ERE, et membre étudiant du groupe de recherche interdisciplinaire sur le végétal et l’environnement (GRIVE).
Céline Monvoisin est architecte et a enseigné dans les domaines du design (France), doctorante en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), et membre du groupe de recherche en didactique des arts AmalGAME.
Nous avons le grand plaisir d’annoncer qu’à partir de juin prochain, nous accueillerons une nouvelle professeure dans le domaine de l’éducation relative à l’environnement au département de didactique à l’UQAM et au sein de l’équipe du Centr’ERE. Il s’agit de Mélanie Champoux, qui a obtenu le poste de professeure en éducation relative à l’environnement auprès des jeunes au département de didactique. Elle est présentement doctorante en éducation à l‘Université de Sherbrooke sous la direction des professeur·e·s Adolfo Agundez Rodriguez et Gina Thésée. Ses intérêts de recherche portent sur l’approche culturelle de formation de formateurs dans le domaine de l’ERE, plus particulièrement aux rapports écologiques au monde et aussi, sur l’innovation pédagogique et la recherche collaborative. Mélanie Champoux arrive à l’UQAM suite à une riche trajectoire de recherche, d’enseignement et de services aux collectivités, qui apportera sans doute de belles inspirations au domaine de l’ERE et contribuera aussi à dynamiser le travail de l’équipe. Mélanie coordonne actuellement un projet de recherche collaborative de développement de matériel pédagogique destiné à la formation à l’enseignement au primaire portant sur une approche culturelle de l’enseignement qui intègre les rapports écologiques au monde.
Toutes nos félicitations à Mélanie pour cette nomination! Nous lui souhaitons les plus belles perspectives de développement et de réalisation professionnels !
Nous avons le plaisir d’accueillir Jérôme Lafitte, maitre de conférences à l’Institut Universitaire de Technologie de Tours (IUT Tours) et chercheur régulier au Centr’ERE, dans le cadre d’une conférence publique.
L’enregistrement de la conférence sera bientôt disponible !
Cette présentation prend appui sur un travail de recherche documentaire qui vise le repérage et l’analyse d’initiatives d’institutionnalisation de l’éducation en matière d’environnement dans différents contextes nationaux[1]. En effet, malgré plus de 40 ans de travaux en recherche en éducation et d’effort de déploiement dans les milieux de l’intervention éducative, les difficultés pour institutionnaliser l’éducation en matière d’environnement demeurent. Par ailleurs, l’hétérogénéité et la complexité des situations sociétales et écologiques confrontent les politiques publiques à de grands défis aussi bien du point de vue de la construction de ces mêmes politiques en éducation et en formation que face à l’urgence de traiter, en conscience et en contexte, la complexité des enjeux socioécologiques. À partir d’une analyse comparative critériée des voies d’institutionnalisation, le chapitre sur lequel s’appuie la présentation a tenté de dégager des tendances lourdes et des faits saillants, particulièrement en ce qui a trait aux enjeux éducatifs et politiques. Cependant, l’attention au contexte national et international géostratégique oblige à limiter certaines comparaisons, et donc à nuancer plus finement certaines interprétations, ce qui ne peut répondre à des attentes liées à une conception problèmes/solutions. Tenter de relever un tel défi entre tendance lourde et attention au contexte nous apparaît essentiel pour fonder une démarche d’institutionnalisation de l’éducation relative à l’environnement. Il s’agit là en effet d’un défi éducatif exigeant pour des sociétés qui buttent encore sur les directions à prendre pour nouer la relation entre une éducation ambitieuse et des exigences environnementales envisagées à l’aune d’une complexité temporelle dominée par l’urgence du changement socioécologique. La discussion pourra s’ouvrir sur des interrogations relatives à la multiplicité des demandes qui traversent l’institutionnalisation d’une éducation en matière d’environnement et sur les pistes de réflexion qui émergent pour adresser de tels enjeux.
[1] Lafitte, J. et Sauvé, L. (2024). Initiatives d’institutionnalisation d’une éducation en matière d’environnement dans différents contextes nationaux : constats et perspectives. Dans Orellana, I. ; Asselin, H.; Brière L. et Rodriguez Agundez A. Fondements, pratiques, enjeux et défis de l’intégration des questions socio-écologiques en éducation : vers une écocitoyenneté. Presses de l’Université du Québec-PUQ. En processus d’édition.
Jérôme Lafitte est docteur en éducation (Ph.D) et docteur en géographie. Il est enseignant-chercheur à l’université de Tours, rattaché à l’équipe de recherche « Éducation, Éthique, Santé » (EES), et chercheur régulier au Centre de recherche d’éducation et de formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Il enseigne principalement à l’Institut universitaire technologique de Tours en France. Ses recherches croisent la formation des adultes et les projets d’habiter les territoires, en regard des questionnements environnementaux à l’ère de l’Anthropocène. Il porte attention au rapport au savoir environnemental qui s’y déploie, aux rôles et à la place joués par les temporalités environnementales dans les projets d’habiter les territoires de vie. Un autre pan de ses recherches porte sur les politiques publiques relatives à l’éducation et à la formation relatives à l’environnement qu’il envisage à l’aune de l’étude critique des discours.
Détails de l’événement
Mercredi 10 avril 2024, de 10h à 12h (16h à 18h heure France)
Édition revue et augmentée du Dictionnaire critique des enjeux et concepts des « Éducations à »
Angela Barthes, professeure à l’Université Aix-Marseille et chercheuse associée au Centr’ERE, codirige avec les professeur·e·s en sciences de l’éducation et de la formation, Jean-Marc Lange et Céline Chauvigné, cette nouvelle édition publiée chez les Editions L’Harmattan.
Plusieurs membres du Centr’ERE y ont également participé :
La professeure Laurence Brière et le doctorant, Guillaume Moreau, y ont une entrée sur l’éducation au care (sollicitude)
Et la professeure émérite Lucie Sauvé, sur L’éducation à l’écocitoyenneté et Une diversité de courants en éducation relative à l’environnement
Quatrième de couverture
Depuis le début des années quatre-vingt ont émergé de nombreuses formes d’éducations à… (Développement durable, santé, citoyenneté, solidarité internationale, médias et information, patrimoine…), sources de nouvelles problématiques et de questionnements pour le champ des sciences de l’éducation et de la formation, et d’interrogations pour les praticiens. Appelées également éducations transversales, elles prennent en charge les questions sociétales et s’inscrivent dans le contexte de la mondialisation. Cette situation conduit les chercheurs et les praticiens à questionner ces nouvelles prescriptions, à problématiser leur place dans les curricula et les disciplines scolaires, à apporter des étayages aux réflexions des enseignants et des formateurs, et à en reformuler de nouvelles. Cette édition actualise et complète la précédente.
Notice : Lange, J.M., Barthes, A. et Chauvigné, C. (Dir.). (2024). Dictionnaire critique des enjeux et concepts des Éducations à. Édition revue et augmentée. Paris : L’Harmattan.
Gabrielle Roy-Grégoire, diplômée de la maîtrise en sciences de l’environnement de l’Université du Québec à Montréal, sous la direction d’Isabel Orellana, participera à la Table ronde sur les enjeux de l’exploitation du lithium au soi-disant Québec, organisée par Stasis, le groupe d’enquête sur le contemporain, Rage Climatique et GRIP UQAM.
Cinq présentations sur l’exploitation minière du lithium au Québec et des mobilisations
Il y sera question notamment du projet d’extraction minière Authier, dans la MRC de l’Abitibi, ainsi que de la mobilisation populaire contre cette entreprise ; des projets industriels et extractivistes relatifs à la filière batterie du Projet Saint-Laurent ; de quelques impacts actuels ou attendus du développement de projets qui visent l’extraction des minéraux convoités par l’industrie automobile (lithium, graphite, etc.) ; du projet capitaliste d’électrification de la CAQ et de la campagne menée pour bloquer Northvolt Six.
Gabrielle Roy-Grégoire a complété une maîtrise en sciences de l’environnement et travaille pour la gouvernance de l’eau chez Eau Secours. Elle s’est impliquée dans les luttes citoyennes à titre de chercheure engagée depuis 2018, ses recherches portant sur la transition énergétique, l’exploitation des ressources naturelles et les mouvements sociaux au soi-disant Québec. Elle a présenté une communication intitulée Perspectives critiques au sein d’un conflit socio-écologique en contexte de transition énergétique : Le cas du projet Authier, dans le cadre des Midi-Étudiant du Centr’ERE
Avec la participation également de :
Quentin Lehmann, diplômé au Baccalauréat en Science politique et militant pour la justice environnementale notamment au sein du collectif l’Écothèque et du Front commun pour la transition énergétique (FCTÉ) ;
Émile Cloutier-Brassard, diplômé au Bacc en Génie Géologique, chargé de cours à Polytechnique Montréal, et a travaillé comme analyste minier chez Eau Secours ;
Colin Pratte, doctorant en sociologie et chercheur à l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) ;
Rage climatique, une coalition réunissant différents individus et groupes écologistes s’organisant sur des bases anti-capitalistes, anti-autoritaires, anti-oppressives et anti-colonialistes.
Félicitations à Élizabeth Duboc, détentrice d’une maîtrise en sciences de la gestion de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM et diplômée du Programme court de 2e cycle en éducation relative à l’environnement, qui s’est vu décerner le Prix du mérite 2024 – Relève étudiante, deuxième cycle pour la qualité de son dossier ainsi que ses importantes réalisations !
« Dans le cadre de notre programme court de 2e cycle, Elizabeth a développé une campagne de sensibilisation et d’information sur les impacts environnementaux des produits menstruels jetables, les alternatives à ces produits et les enjeux de l’équité menstruelle. Destinée à notre communauté uqamienne, cette campagne est jumelée à une distribution de produits menstruels réutilisables auprès des personnes étudiantes. En somme, la visée de ce projet est de répondre à un problème environnemental et de santé publique, mais aussi de faciliter le passage à l’action en éliminant certains obstacles comme le coût des produits et le tabou qu’il peut y avoir autour des menstruations. Pour la mise sur pied de ce projet, Elizabeth a établi un partenariat avec le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes (RQASF). Outre une campagne de sensibilisation en ligne, le projet inclut un atelier, des kiosques de distribution et une soirée de projections et discussions. » Laurence Brière, professeure au Département de didactique de l’UQAM et responsable du Programme court de 2e cycle en éducation relative à l’environnement.
Hugue Asselin, coordonnateur du Centr’ERE et Geneviève Therriault, professeur au Département de didactique de l’Université du Québec à Rimouski ont présenté deux conférences à la Fédération des cégeps du Québec le 19 mars dans le cadre de l’Édition 2024 du colloque pour l’écologisation du réseau collégial du 18 au 22 mars 2024.
Hugue Asselin a présenté une conférence intitulée L’éducation relative à l’environnement pour l’écologisation de la formation au collégial, et Geneviève Therriault, Quelles sont les stratégies pédagogiques à préconiser au cégep pour contrer l’écoanxiété et favoriser l’écologisation des curriculums et de la formation ?