Nouvel article scientifique de Marie-Pier Lafrance et Laurence Brière sur les contributions des pédagogies par la nature et le dehors à la réussite éducative
Le Centr’ERE met en lumière les travaux de ses membres, Marie-Pier Lafrance et Laurence Brière, qui signent une recension d’écrits portant sur les contributions des pédagogies par la nature et le dehors à la réussite éducative au primaire, publiée dans la revue Éducation relative à l’environnement : Regards – Recherches – Réflexions (vol. 20, no 1).
Fondée sur l’analyse de 60 articles scientifiques publiés entre 2009 et 2024, cette recherche propose une synthèse rigoureuse des connaissances actuelles sur les apports de l’éducation par la nature et le dehors, laquelle tarde encore à être intégrée aux politiques et programmes scolaires québécois. Les résultats montrent par ailleurs une reconnaissance croissante de ces approches dans la littérature scientifique.
L’étude met en évidence que les pédagogies par la nature et le dehors contribuent de manière significative à la persévérance et à la réussite scolaires, dans une diversité de disciplines, au bien-être physique et psychologique des élèves, ainsi qu’au développement de compétences transversales visées par le Programme de formation de l’école québécoise.
Le Centr’ERE a le plaisir d’annoncer que notre membre Alexandre Lillo, professeur au Département des sciences juridiques de l’Université du Québec à Montréal, est lauréat du 1er Prix Walter-Owen 2024, une distinction prestigieuse d’une valeur de 30 000 $, pour son ouvrage Droit de l’eau : Douze principes pour une stratégie pancanadienne de l’eau.
Le Prix du livre Walter-Owen rend hommage à Walter Owen (1904–1981), premier président de la Fondation lors de sa création en 1959. La Fondation canadienne pour la recherche juridique a pour mission de soutenir et de reconnaître des travaux universitaires d’exception dans le domaine du droit au Canada. Décerné en alternance à des ouvrages de langue française et anglaise, ce prix récompense des contributions marquantes à la doctrine juridique actuelle, reconnues – ou appelées à l’être – pour leur profondeur théorique, leur érudition et leur pertinence auprès de la profession juridique, de la magistrature et des facultés de droit canadiennes.
Toutes nos plus chaleureuses félicitations, Alexandre!
La revue Éducation relative à l’environnement propose une nouvelle édition de sa veille documentaire, élaborée à partir des publications récemment signalées. Sans se vouloir exhaustive, cette veille a pour objectif de soutenir la circulation des savoirs et de valoriser la diversité et la vitalité des recherches actuelles dans le champ.
L’édition d’automne 2025 rassemble 82 références francophones, réparties selon plusieurs thématiques.
La revue invite toute personne ayant récemment publié un article ou un ouvrage en français dans le domaine de l’éducation relative à l’environnement – ou dans un champ connexe – à lui en faire part afin que ces publications puissent être intégrées lors d’une prochaine mise à jour.
Pour contribuer à la veille, écrivez un courriel à l’adresse suivante : revue.ere@uqam.ca
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Pour assurer la pérennité de ses activités, la revue accueille avec reconnaissance tout don, même modeste, particulièrement dans un contexte où les appuis des organismes subventionnaires se font plus rares.
Les émotions écologiques sont de plus en plus présentes dans l’espace public, portées par les grands bouleversements contemporains : changements climatiques, déclin de la biodiversité, extractivisme, pollution plastique… Ces émotions — qu’il s’agisse d’écoanxiété, de solastalgie, d’écocolère ou encore de joie militante — traduisent les multiples manières dont les personnes et les collectifs ressentent et vivent la crise socioécologique.
Ces vécus émotionnels, loin d’être anecdotiques, constituent une véritable entrée pour penser nos rapports au monde et aux autres. Ils révèlent les tensions entre lucidité et paralysie, entre détresse et mobilisation, entre perte et espérance. Dans le sillage de la recherche actuelle sur les écoémotions (Boivin, Gousse-Lessard et Hamann-Legris, 2025; Pihkala, 2022), et à la lumière des débats contemporains sur le rôle des affects dans la sphère publique (Institut du Nouveau Monde, 2024), il devient essentiel d’interroger leur portée personnelle, sociale et politique.
La rencontre sera animée par deux chercheuses du Centr’ERE :
Laurence Brière, directrice du Centr’ERE et professeure au Département de didactique. Engagée dans des démarches de recherche partenariale, elle explore les approches méthodologiques ancrées dans la justice épistémique et s’intéresse aux apprentissages collectifs, aux émotions et au care dans les luttes socioécologiques.
Anne-Sophie Gousse-Lessard, professeure au Département de psychologie et codirectrice du Groupe interdisciplinaire de recherche sur les écoémotions et l’engagement citoyen (GIREEC). Spécialiste de la psychologie sociale et environnementale, elle étudie les processus motivationnels et psychosociaux liés à l’action écosociale et à l’écoanxiété.
À partir de dossiers environnementaux d’actualité, les deux chercheuses inviteront les participant·e·s à réfléchir à des questions cruciales :
Comment composer avec les émotions écologiques, entre souffrance et mobilisation?
Qu’est-ce qu’une communauté émotionnelle et quel peut être son pouvoir politique?
Pourquoi certaines émotions sont-elles davantage médiatisées que d’autres?
Cette rencontre offrira un espace de dialogue et de mise en commun des expériences émotionnelles liées à la crise écologique, tout en proposant des clés pour comprendre leur rôle dans la construction de nouveaux imaginaires collectifs et d’engagements écosociaux.
Quand : 25 novembre, de 9 h à 12 h Où :UQAM, Pavillon Président-Kennedy (201, Avenue Président-Kennedy), salle PK-R650 Événement gratuit et ouvert à toustes (inscription obligatoire)
La revue Éducation relative à l’environnement met à disposition une nouvelle veille documentaire. Construite à partir des nombreuses annonces de publications reçues par courriel, cette veille n’a pas la prétention d’être exhaustive, mais elle vise à favoriser le partage d’informations et à mettre en lumière la richesse des travaux récents dans le domaine.
Cette édition regroupe 74 références, organisées selon différentes thématiques.
La revue invite toutes les personnes ayant récemment publié un article ou un ouvrage en français dans le champ de l’éducation relative à l’environnement — ou dans un domaine connexe — à les en informer afin que ces publications puissent être intégrées dans une prochaine mise à jour.
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Nous avons le plaisir d’annoncer la sortie toute récente de l’ouvrage collectif Pygmalion Democracy: If you build it, will they come?, codirigé par nos collègues du Centr’ERE, Paul Carr et Gina Thésée. Publié en libre accès, ce livre rassemble une vingtaine d’auteurs et d’autrices de huit pays. Il propose une réflexion critique sur la « démocratie Pygmalion », où nationalismes, propagande et technologies masquent les inégalités sociales et les pratiques antidémocratiques.
Publié en libre accès, ce livre rassemble une vingtaine d’auteurs et d’autrices de huit pays. Il propose une réflexion critique sur la « démocratie Pygmalion », où nationalismes, propagande et technologies masquent les inégalités sociales et les pratiques antidémocratiques.
À travers des analyses ancrées dans des enjeux tels que les guerres et conflits, les catastrophes environnementales, l’éducation, l’injustice sociale et les mobilisations citoyennes, l’ouvrage appelle à une démocratie transformatrice, inclusive et solidaire.
Comme le souligne Lucie Sauvé, professeure émérite au Centr’ERE: « Cet ouvrage offre un souffle authentique et puissant pour gonfler les voiles d’une démocratie vivante et vibrante, qu’il nous faut apprendre ensemble à construire, à reconstruire. »
Le 14 juin 2025, dans le cadre du colloque « Repenser l’éolien au Québec », organisé par le Regroupement Vigilance Énergie Québec au Cégep de Trois-Rivières, Lucie Sauvé, membre du Centr’ERE, et Richard Langelier ont pris part à une table ronde portant sur les défis politiques, municipaux et sociaux liés au développement de l’éolien au Québec.
Lucie Sauvé a présenté « Un souffle citoyen au cœur du projet éolien », une intervention ancrée dans son parcours d’éducatrice, de chercheuse et de militante, soulignant l’importance d’une gouvernance énergétique citoyenne et respectueuse des territoires.
Richard Langelier, docteur en droit et sociologue, a abordé « Les municipalités et les parcs éoliens : enjeux et perspectives », en s’appuyant sur son expérience auprès de comités citoyens et de municipalités engagées dans la défense de l’environnement.
Du 7 au 17 octobre 2025, le Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE) de l’Université du Québec à Montréal tiendra les Journées de l’éducation relative à l’environnement.
Ces journées entament la saison automnale du Centr’ERE en évoluant autour de trois dates symboliques dont les significations marquent considérablement notre rapport à l’éducation, aux enjeux qui concernent les peuples autochtones et à l’environnement. Le 5 octobre est en effet, la journée internationale des enseignant·e·s; le 12 octobre, la journée dite de «découverte» des Amériques, qui marque de très douloureux moments d’histoire et qui incite à reconstruire les liens avec les Premiers peuples de ces continents renommés Abya Yala depuis 1977 ; et le 14 octobre, journée internationale de l’éducation relative à l’environnement (ERE).
Rejoignez-nous pour des ateliers immersifs, la présentation de travaux de recherche, des tables rondes et des exercices d’idéation!
Symposium Pour la réussite éducative et la santé des jeunes : soutenir les pédagogies par la nature et le dehors
Mardi 7 octobre 2025 de 8h30 à 17h Chalet du mont Royal (1196 Voie Camillien-Houde) et alentours, parc du mont Royal (en matinée) Salle PK-1140, pavillon Président-Kennedy (UQAM) (en après-midi) Plan interactif du campus
Dans le cadre des Journées de l’éducation relative à l’environnement, huit organisations s’unissent pour vous offrir un Symposium haut en couleur!
Les pédagogies par la nature et le dehors suscitent un intérêt grandissant dans les milieux scolaires. Nous assistons non seulement à une certaine démocratisation de l’expérience en plein air, mais aussi à une valorisation du potentiel que présente le milieu de vie dans lequel s’inscrit l’école pour l’apprentissage. Par ailleurs, de plus en plus d’emphase est mise sur la réussite éducative par les instances gouvernementales et le milieu scolaire. Dans ce contexte, le symposium poursuit les objectifs suivants :
– Exposer les bénéfices concrets des pédagogies par la nature et le dehors sur les plans de la réussite éducative, du bien-être et de la santé des jeunes ; – Offrir la possibilité d’expérimenter des propositions pédagogiques et discuter de leur potentiel de transfert dans une diversité de contextes éducatifs ; – Présenter des initiatives éducatives et associatives inspirantes ; – Réfléchir aux meilleures voies de soutien aux pédagogies par la nature et le dehors dans les contextes d’intervention des participant.e.s, en considérant l’importance des liens entre les écoles et les organismes locaux.
Activité offerte en collaboration avec: Les Amis de la montagne ↗︎ Le Centre de services scolaire de Montréal ↗︎ La Fondation Monique-Fitz-Back ↗︎ 100°↗︎ Le Pôle sur la ville résiliente de l’UQAM ↗︎ Le Campus de la transition écologique ↗︎ La Coalition Environnement – Éducation – Écocitoyenneté ↗︎
Le courant des approches sensibles en éducation relative à l’environnement connaît un fécond déploiement ces dernières années. Il est porté non seulement par l’intention de nourrir l’émerveillement, et plus globalement le rapport au monde, mais aussi par la volonté de décloisonner les manières de construire les expériences et les savoirs à propos des réalités socio-écologiques.
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Dans le même temps, s’inscrivant dans la critique des dualismes propres à la Modernité, des éducateurs et éducatrices somatiques articulent désormais les écosomatiques, reconnaissant le corps comme soma, cet «ensemble indivisible de corporéité physique, sensible, mentale, inséparable de ses milieux» (Bardet, Clavel et Ginot, 2024, p. 121). Les écosomatiques soulignent ainsi le besoin de penser ontologiquement, esthétiquement et politiquement le corps sentant en mouvement, dans et avec son environnement.
Toujours récemment, de nombreux mouvements écoféministes de lutte contre l’extractivisme ont mis de l’avant la sentipensée, l’importance des rapports corps-territoire et les pratiques de guérison célébrant les interrelations entre humains et autres qu’humains. De nouvelles ontologies et de nouvelles manières de vivre et de construire les savoirs se déploient dans la foulée, au prisme de la relationnalité et du soin.
Quels dialogues pouvons-nous envisager entre ces trois dynamiques contemporaines d’éducation écologique? De quelles manières les écosomatiques et les démarches d’engagement écosocial liant corps et territoire peuvent-elles nourrir la recherche et les pratiques en éducation relative à l’environnement (ERE)? Quels peuvent être les apports de l’ERE à ces projets émancipateurs?
Référence bibliographique citée: Bardet, M., Clavel, J. et Ginot I. (2024). Écosomatiques. Dans Barbanti, R., Ginot, I., Solomos, M. et Sorin, C. (dir.), Arts, écologies, transitions: un abécédaire (p. 121-124). Les presses du réel.
Avec la participation de:
• Johanna Bienaise, professeure au département de danse de l’UQAM et chercheure au Centr’ERE • Francisca Fernández Droguett, professeure à la Universidad Academia de Humanismo Cristiano (Chili) et membre du Movimiento por el Agua y los Territorios (MAT) • Julie Drouin, éducatrice somatique et doctorante en éducation (UQAM) • Deborah Maia de Lima, professeure affiliée à l’Université McGill
Animation: • Laurence Brière, professeure au département de didactique de l’UQAM et directrice du Centr’ERE • Isabel Orellana, chercheure émérite au Centr’ERE
Le Rapport sommaire d’activités du Centr’ERE pour la période de juin 2022 à mai 2023 est maintenant disponible.
« L’année 2022-2023 a été marquée par la stabilisation des activités du Centr’ERE, après une période de restrictions et d’incertitudes imposées par la pandémie. La programmation a pu ainsi être enrichie d’activités à distance et en personne, multipliant les opportunités d’engagement pour les membres. Un effort a été investi dans de nouvelles possibilités de faire rayonner et de mieux déployer encore ses activités et celles de ses membres, répondant ainsi à une demande sociale grandissante dans le domaine de l’éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté, provenant des divers secteurs de la société. » (Centr’ERE, 2023, p. 5).
Un événement qui se tiendra en espagnol aura lieu autour de l’article « Género, cuerpos, territorios y extractivismo », publié dans la revue Rumbos TS.
Date : 18 juin 2025, à midi Lieu : En présence + diffusion en direct sur YouTube
Les personnes peuvent se présenter au local N-8150 directement, ou alors suivre la diffusion en direct sur Youtube.
Este número especial de la Revista Rumbos TS, Un espacio Crítico para la Reflexión en Ciencias Sociales, tiene su origen en la organización del seminario “Mujeres, Cuerpos, Territorios y Extractivismo” realizado en la ciudad de Montreal, Canadá, en septiembre de 2022, en el marco del proyecto de investigación “Resistaction – Las dimensiones crítica y política de la educación ambiental en la resistencia social en contexto de conflicto asociado a la expansión del extractivismo”[1]. Este seminario fue co-organizado por el Centro de investigación en educación y formación en medio ambiente y ecociudadanía (Centr’ERE) de la Université du Québec à Montréal (UQAM), en colaboración con el Comité por los Derechos Humanos en América Latina (CDHAL), el Departamento de Geografía de la Université de Montréal y la Red de Estudios Latinoamericanos de Montreal (RÉLAM), en el que participaron académicas invitadas de la Universidad Central de Chile, de la Universidad de La Frontera así como de la Université du Québec à Montréal, de la Université de Montréal y de la Université d’Ottawa.