Gaston Pineau présentera la communication S’initier aux eaux écoformatrices par des corps à corps complexes, en guise de conférence de clôture du colloque Rationalités, usages et imaginaires de l’eau. Ce colloque aura lieu au Centre culturel international de Cerisy en France, du samedi 20 juin (19h) au samedi 27 juin (12h) 2015.
Extrait de l’argumentaire général du colloque :
Comprise par la science et maîtrisée par la technique, l’eau serait aujourd’hui « conquise ». Cette conquête, assurant l’accès généralisé à une eau propre et en quantité suffisante, du moins sous nos latitudes, soulève de nouvelles questions : nous a-t-elle rendus aveugle à la poétique et au symbolisme qui la concerne, diminuant ainsi les puissances de l’imagination et de la raison pratique face aux défis de la durabilité ?
Ce colloque explorera la nature de cette tension qui connaît la dérive du mépris de « l’eau usée » ou la fascination orphique du grand bleu ; tension fraternelle avec le milieu environnant qui oppose l’explication objective de l’eau en H2O à la compréhension de l’eau comme figure poétique ; tension entre justice sociale et justice environnementale ; tension entre l’eau maîtrisée et l’eau rêvée ; tension entre les intérêts économiques des grandes entreprises internationales responsables de cette conquête et la réclamation de justice écologique et sociale de la part des communautés comme des cultures au sein desquelles ces entreprises travaillent.
Au cœur de notre moment écologique, pouvons-nous développer un nouveau paradigme de rationalité de l’eau — plus complexe que celui qui a étayé sa conquête — capable d’intégrer aux sciences de l’ingénieur les apports de la poésie, de la philosophie, et des sciences humaines, cela au service d’une intelligence pratique renouvelée ?

























Laurence Brière en entrevue sur l’accord de protection des investissements Canada-Chine à la radio de Radio-Canada.

Le cadre de ce congrès a favorisé la participation d’une cinquantaine d’acteurs issus d’une pluralité de milieux de recherche et de pratique (notamment par vidéoconférence). En effet, le colloque a réuni des chercheurs et étudiants en provenance de treize universités représentant une diversité de continents et de pays (dont le Canada, la France, le Maroc, la Guinée et le Congo). Soulignons également la présence active de quatre organisations de la société civile québécoise, favorisant ainsi le croisement des savoirs et l’identification de problématiques de divers types.
Des captations vidéos et des diaporamas de communications sont maintenant disponibles en ligne, dans la section :
Nayla Naoufal, chercheure associée au Centr’ERE, a publié récemment un article de recherche dans un numéro spécial du Journal of Peace Education, qui portait sur les changements climatiques. Le titre de l’article s’intitule : « Peace and environmental education for climate change: challenges and practices in Lebanon ».
La mobilisation contre les mines d’uranium prend une ampleur rarement vue, avec une caisse pleine de 500 mémoires signés par différents citoyens du Québec, que les membres de la campagne « Pour un Québec sans uranium » déposeront à 14h00 au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) à Québec. Cette première vague de mémoires se fait au tout début de la troisième phase des consultations du BAPE sur l’uranium. Les citoyens et les organismes ont jusqu’au 30 octobre pour soumettre leur opinion au BAPE, dont le rapport de recommandations sera remis au gouvernement du Québec au printemps 2015.
Thierry Pardo, chercheur associé au Centr’ERE, a récemment publié un livre intitulé Une éducation sans école chez