Blandine TCHAMOU, post-doctorante au Centr’ERE, animera une session à l’UPop sur la décolonisation de la gestion des déchets | dès le 25 février 2025

Blandine Tchamou animera une session à la programmation Hiver-Printemps 2025 de l’UPop Montréal, intitulée Décoloniser la gestion des déchets : ancrage historique et enjeux d’une didactique.

Description du cours
La question de la gestion des déchets est souvent l’entrée première de la prise en compte des préoccupations environnementales. Les déchets représentent aussi l’élément sur lequel tous les individus ont potentiellement du pouvoir et donc de l’impact sur l’amélioration de l’environnement. Malheureusement, à travers le monde, dans l’histoire et à l’heure actuelle, les institutions, le monde de la recherche, les municipalités, les groupes et les individus semblent tous adhérer à la seule vision et pratique industrielle de la gestion de nos matières résiduelles.

Notre cours vise à présenter les éléments historiques et factuels glanés à travers le monde et en particulier les pratiques montréalaises. L’objectif principal de ce cours qui est de décoloniser la perception uniquement gestionnaire des déchets. Nous discuterons de la nécessité d’une responsabilisation et d’une meilleure connaissance de la question des déchets par chaque individu et nous mettrons en lumière la nécessité d’engager des recherches pour une didactique de l’acquisition des compétences de gestion adéquate des déchets, préalables à l’objectif actuel d’économie circulaire.

Plan de la session

Un défi de l’urbanité et de la modernité
Mardi 25 février, à 19h, au Café les Oubliettes, 6201 Rue de Saint-Vallier, Montréal

Une problématique sociale et culturelle, non démocratique
Mardi 4 mars, à 19h, au Café les Oubliettes

Les freins institutionnels, sociaux et didactiques
Mardi 11 mars, à 19h, au Café les Oubliettes

Les bases universelles d’une didactique de la gestion des déchets ?
Mardi 18 mars, à 19h, au Café les Oubliettes

Pour en savoir plus sur la session : Décoloniser la gestion des déchets : ancrage historique et enjeux d’une didactique

Blandine Tchamou est actuellement post-doctorante au Centr’ERE de l’UQAM pour le compte de l’université de Corse en France. C’est une militante d’origine camerounaise qui a soutenu une thèse de doctorat en sciences de l’éducation au terme d’une enquête ethnographique menée dans son itinérance dans plusieurs régions et pays d’Europe et d’Afrique sur la question de l’éducation à la gestion des déchets. Elle s’interroge sur la persistance et la banalisation du littering qui sont les déchets sauvages diffus abandonnés dans l’espace public et identifiés dans le monde entier. Elle s’intéresse aux processus qui favorisent l’éducation dans tous les contextes.

Le Programme court de 2e cycle en ERE aux Journées de la recherche en éducation | 28 janvier 2025

L’équipe du Centr’ERE tiendra un kiosque dans le cadre des Journées de la Recherche en éducation 2025, organisées par la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal.

Plusieurs activités sont prévues pour découvrir les multiples projets de recherche inspirants menés par les étudiantes et étudiants, le corps professoral et les regroupements de recherche en éducation.

Venez nous voir lors de cette 3e édition, le mardi 28 janvier 2025, à partir de 11h30, au rez-de-chaussée des pavillons Thérèse-Casgrain (W) et Paul-Gérin-Lajoie (N).

Plus de détails de l’événement et le programme

Nouvelle édition de la Stratégie québécoise en éducation relative à l’environnement: pour une écocitoyenneté | 6 janvier 2025

Joignez-vous au mouvement: adhérez à la Coalition Éducation Environnement Écocitoyenneté !

Récemment, la Coalition Éducation Environnement Écocitoyenneté a publié une nouvelle édition à sa proposition de politique publique en ERE intitulée Stratégie québécoise en éducation relative à l’environnement: pour une écocitoyenneté.

Celle-ci est le fruit d’un travail collectif regroupant 57 institutions et organisations.

Quelles sont les grandes lignes de la Stratégie québécoise en éducation relative à l’environnement: pour une écocitoyenneté?

La Stratégie poursuit essentiellement les objectifs suivants:

  1. Assurer l’intégration de l’ERE aux curriculums scolaires et aux pratiques d’éducation formelle impliquant notamment, la formation initiale et continue des personnels dans une perspective de déploiement de l’autonomie professionnelle;
  2. Mieux soutenir les initiatives du secteur non formel (parcs, musées, ONG, associations, bibliothèques, médias et autres) participant à l’effort éducatif auprès des différents publics, dans divers contextes;
  3. Favoriser le travail synergique et harmonieux entre ces différentes sphères d’action éducative de même qu’entre les ministères concernés et entre l’appareil gouvernemental et les différentes organisations du monde de l’éducation.

POUR EN SAVOIR PLUS, CLIQUEZ SUR CE LIEN:

https://www.coalition-education-environnement-ecocitoyennete.org/la-strategie

Parce que l’éducation est au fondement des transformations sociétales qui s’imposent,
rejoignez la Coalition !

Merci de nous soutenir!

La Coalition Éducation, Environnement, Écocitoyenneté

Appel à communications | Colloque Acfas – Les inquiétudes des jeunes à l’ère des enjeux environnementaux | Date limite : 13 janvier 2025

450 – Les inquiétudes des jeunes à l’ère des enjeux environnementaux

Sous la responsabilité de : Jocelyn Lachance, Institut Pierre Bourdieu et de Jean-Philippe Perreault, Université Laval

Présentation du colloque

Depuis plusieurs années, la question des effets délétères engendrés par les discours sur l’environnement, en particulier chez les plus jeunes, fait l’objet de nombreuses analyses, issues de différents champs disciplinaires. Pour le philosophe australien de l’environnement Glenn Albrecht, « la solastalgie est la douleur ou la maladie causée par la perte ou le manque de réconfort et le sentiment d’isolement liés à l’état actuel de son lieu de vie (home) et de son territoire » (2005 : 46). Certains auteurs parlent même de « deuil écologique » pour désigner la nécessité de composer avec la disparition d’espèces vivantes, mais aussi pour nommer la perte de connaissance sur l’environnement, les problèmes économiques engendrés ainsi que le délitement du lien social qui les accompagne (Cunsolo & Ellis, 2018). En un mot, la transformation de l’environnement et de la biodiversité n’affecte pas que le vivant non-humain. Elle engendre différentes formes de souffrances chez des individus, souvent nostalgiques d’une époque révolue, parfois fantasmée. Ainsi le terme d’éco-anxiété est aussi avancé par certains chercheurs pour nommer la « peur chronique du désastre environnemental » (Clayton et al., 2017 : 68) ou encore pour désigner « les appréhensions et le stress découlant des menaces anticipées qui pèsent sur l’écosystème » (Cunsolo et al, 2020 : 261). Or de nombreuses recherches montrent que les jeunes générations seraient particulièrement touchées par ces inquiétudes (Wu et al., 2020 ; Baker et al., 2021 ; Ojala, 2012).

Notre colloque a pour objectif d’interroger le rôle de la recherche pour mieux saisir les inquiétudes des jeunes dans le contexte du réchauffement climatique, tout en s’intéressant aux différentes modalités d’accompagnement  des jeunes publics avec ce type de souffrances. Cela implique aussi de questionner l’ensemble des inquiétudes des jeunes générations pour comprendre la place occupée par celle en lien avec les enjeux environnementaux.


Appel à communications

Ce n’est pas un hasard si des spécialistes de l’éco-anxiété comme Panu Pihkala considèrent que l’analyse des modalités de formation de l’identité constitue une voie prometteuse pour mieux comprendre les impacts du haut potentiel anxiogène de la crise environnementale sur les plus jeunes (Pihkala, 2020) : d’une part, elle traduirait chez des jeunes se sentant impuissant l’incapacité à être dans un monde marqué par l’annonce de catastrophes environnementales par la communauté scientifique, d’autre part, elle mènerait d’autres jeunes à s’engager dans le domaine de l’environnement pour contrer les effets de la menace qui plane sur eux, au risque du sentiment d’insuffisance. Sentiment d’impuissance et sentiment d’insuffisance indiquent alors que derrière l’appellation générique actuelle de l’éco-anxiété se cache probablement une pluralité de conséquences chez les jeunes confrontés à la peur de l’avenir à l’heure des enjeux environnementaux. Dans le cadre de notre colloque, c’est cette pluralité et cette complexité qui nous semblent important d’appréhender afin de mieux mesurer les effets de ce contexte global caractérisé par son haut potentiel anxiogène sur les jeunes, en posant au moins quatre questions :

  1. L’éco-anxiété est un phénomène observable à l’échelle mondiale chez les jeunes, mais il reste difficile à ce jour d’en mesurer l’ampleur chez cette population, de définir si les jeunes se distingue vraiment de l’ensemble de la population à ce sujet et surtout de vérifier s’il existe dans facteurs sociodémographiques favorables à son déploiement. Ainsi pouvons-nous poser les questions suivantes : Quel pourcentage de jeunes sont concernés par l’éco-anxiété ? Les jeunes sont-ils effectivement concernés davantage que les adultes par l’éco-anxiété ? Existe-t-il des facteurs sociodémographiques favorables à son déploiement ?
  2. Nous savons que l’éco-anxiété entraine des conséquences sur la santé mentale des jeunes, mais nous ne connaissons pas bien les contextes sociaux qui sont favorables à son déploiement, ou, au contraire, qui permettent aux individus de contrer ses effets. Des études indiquent déjà que les populations confrontées aux effets du réchauffement climatique dans leur quotidien sont plus enclines que d’autres à développer de l’éco-anxiété (Clayton et al., 2017). Mais nous aimerions préciser quels sont les contextes quotidiens qui sont favorables à leur déploiement pour des populations qui habitent un même territoire et qui sont donc confrontés à des effets semblables du réchauffement climatique dans leur quotidien. Existe-t-il des milieux sociaux, familiaux et scolaires propices au déploiement de l’éco-anxiété chez les jeunes ? 
  3. Il s’agit aussi d’accorder une place à l’étude des contextes de réception de l’information, fortement marquée chez les jeunes par l’usage d’internet et en particulier des réseaux sociaux. L’éco-anxiété étant intimement liée à la difficulté de s’approprier des informations à haut potentiel anxiogène, il nous semble tout aussi important d’analyser le rôle d’internet dans la propagation de ces informations. Quels rôles jouent internet et en particulier les réseaux sociaux dans le déploiement de l’éco-anxiété ?
  4. La souffrance caractéristique de l’éco-anxiété ne touche pas seulement les jeunes n’arrivant pas à agir dans un contexte à fort potentiel anxiogène, mais aussi, elle semble concerner des jeunes qui s’engagent dans la lutte contre le réchauffement climatique et la dégradation de la biodiversité. Analyser le rôle de l’éco-anxiété chez ces jeunes engagés, c’est à la fois vérifier si leur action permet d’en enrayer totalement les effets et de mieux comprendre éventuellement les stratégies efficaces pour les atténuer. En d’autres termes, nous pensons qu’il peut être utile de questionner plus particulièrement le cas de ces jeunes afin d’en approfondir l’exemple. Quel rôle joue la peur chronique dans l’effondrement des sociétés dans le parcours de jeunes qui s’engagent dans le domaine de l’environnement ? Les effets de l’eco-anxiété persistent-ils malgré cet engagement ? Existe-t-il des stratégies chez ces jeunes pour en atténuer les effets ?

Les propositions de communications qui permettront d’amener des éléments de réponses à une ou plusieurs de ces questions seront les bienvenues. Des propositions provenant de doctorants et doctorantes sont également attendues. Les professionnels des domaines de l’éducation à l’environnement et de l’intervention social sont aussi invités à proposer une communication.

Il est à noter que le colloque se déroulera à la fois en présentiel et en ligne.

Pour proposer une communication :

Merci de nous transmettre :

  • Un titre ;
  • Le nom de l’auteur ou des auteurs ainsi que leur statut, leur affiliation institutionnelle et leur courriel
  • Un résumé de la communication (1200 signes espaces compris maximum)
  • Et de précisez vous compter participer au colloque en présentiel ou en ligne.

ATTENTION : les participants au colloque, y compris les intervenants (en présentiel et en ligne), devront s’acquitter des frais d’inscription.

Les propositions de communication devront parvenir au plus tard le 13 janvier 2025 à l’adresse suivante : jocelynlachance@yahoo.fr. 

Calendrier prévisionnel :

14 janvier 2025 : date limite d’envoi des propositions.

24 janvier 2025 : réponses d’acceptation ou de refus aux auteurs

30 janvier 2025 : date limite de confirmation des auteurs au colloque

20 février 2025 : diffusion du programme

31 mars 2025 : date limite d’inscription au colloque

8 mai 2025 : déroulement du colloque

Organisateurs :

Jocelyn Lachance (Information)

Jean-Philippe Perreault (Information)

Appel à projets de maîtrise et de doctorat – Jeunes et interface climat/océan | Date limite : 15 février 2025

Avis aux personnes intéressées ! Appel à projets de maîtrise et de doctorat – Jeunes et interface climat/océan (English follows)

Voir un appel à projets de maîtrise et de doctorat en lien avec le vaste programme de recherche Transformer l’action pour le climat (TCA) ! Une recherche interdisciplinaire, intersectorielle et interuniversitaire sera menée autour des enjeux liés au climat et aux océans auprès de jeunes des écoles primaires et secondaire dans le but précis de renforcer les connaissances, l’agentivité et le pouvoir agir de ces derniers ! 

L’appel à projets est disponible à cette adresse : https://www.uqar.ca/app/uploads/2024/12/appel_a_projets_de_maiitrise_et_de_doctorat_2_offres_francais_english.pdf

Transformer l’action pour le climat (TAC) – Transforming climate action (TCA) – Université du Québec à Rimouski (UQAR) – Dalhousie University (DAL) – Memorial University (MUN) 

Cluster 3.2 Co-construire des connaissances pour autonomiser et engager divers acteurs et actrices dans des actions et des politiques transformatrices pour l’océan et le climat – WP#1 : Les jeunes et l’interface climat/océan : littératie, agentivité et pouvoir agir 

Date de fermeture de l’appel : 15 février 2025 (https://www.uqar.ca/recherche/releve-scientifique-recherchee/ – voir la section « Éducation, sciences sociales, environnement)

  • 1 maîtrise en éducation à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR)
  • 1 doctorat interdisciplinaire à Memorial University (MUN) OU un doctorat en éducation à l’UQAR

Please spread the word! Call for master’s and PhD projects. Youth and the climate/ocean interface. Interested? 

A call for master’s and doctoral projects in connection with the broad Transforming Climate Action (TCA) research program! Interdisciplinary, intersectoral and inter-university research will be conducted on climate and ocean issues with young people in both elementary and secondary schools, with the specific goal of enhancing their knowledge, agency, and power to act! 

The call for projects is available here: https://www.uqar.ca/app/uploads/2024/12/appel_a_projets_de_maiitrise_et_de_doctorat_2_offres_francais_english.pdf

Transforming climate action (TCA) – Université du Québec à Rimouski (UQAR) – Dalhousie University (DAL) – Memorial University (MUN) 

Cluster 3.2 Co-constructing knowledge to empower and engage diverse actors towards transformative ocean-climate action and policy – WP#1: Youth and Ocean Climate: Literacy, Agency, and Empowerment 

Call closing date: February 15, 2025 (https://www.uqar.ca/recherche/releve-scientifique-recherchee/ – see the section « Éducation, sciences sociales, environnement)

  • 1 master’s degree in education at the Université du Québec à Rimouski (UQAR)
  • 1 interdisciplinary PhD at Memorial University (MUN) OR a PhD in Education at UQAR

REPORTÉ | Circularité des textiles, sensibilisation écocitoyenne | Atelier


Veuillez noter que cet événement est reporté. Nous nous excusons des inconvénients. La nouvelle date sera communiquée sur cette page.

Nous aurons le plaisir d’accueillir Arianet Valdivia Mesa, Centro de Estudio del Diseño del Instituto Superior de Diseño (ISDi), Universidad de La Habana, dans le cadre de cet atelier.

Détails de l’événement

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REPORTÉ | Une pédagogie du dehors pas comme les autres ! | Séminaire

Veuillez noter que cet événement est reporté. Nous nous excusons des inconvénients. La nouvelle date sera communiquée sur cette page.

Lorsque donner de la présence à une relation écoformatrice vécue avec la Nature-territoire au cœur des pratiques pédagogiques scolaires est possible et donne du résultat

Nous avons le plaisir d’accueillir Virginie Boelen, professeure associée à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal et chercheuse associée au Centr’ERE, dans le cadre d’un séminaire de recherche.

Face à une amnésie générationnelle du rapport à la Nature-territoire et un phénomène d’écoanxiété qui touche de plus en plus de jeunes en contexte de changements climatiques, quelle proposition éducative permettrait de contribuer à renverser cette tendance sociétale et d’insuffler une transition socioécologique dans la manière d’être et d’interagir avec le vivant sur Terre ?

C’est la visée éducative d’une approche pédagogique écoformatrice développée dans la relation vécue avec la Nature-territoire à proximité de l’école à partir d’une recherche-action-formation participative avec un équipe de personnes enseignantes à la fois au primaire et au secondaire. Un projet financé par le ministère de l’Éducation du Québec et piloté par Virginie Boelen, chercheure associée au Laboratoire ÉNa-TerrA et au Centr’ERE.

Nous parlerons du processus de déploiement de cette recherche-action-formation participative, des grandes lignes directrices de cette pédagogie ancrée dans le territoire, ce qui la distingue des autres pédagogies du dehors ou en contexte de changements climatiques et les premiers résultats des effets de cette pédagogie chez les jeunes, mais aussi chez les enseignants.

Détails de l’événement

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Revoir nos événements et ceux de nos membres de l’hiver et du printemps 2021

Des enregistrements de nos événements qui ont eu lieu à l’hiver et au printemps 2021 sont maintenant disponibles sur notre chaîne Youtube!

Pour revoir le Symposium de la Chaire UNESCO DCMÉT 2021

La démocratie, la citoyenneté mondiale et l’éducation transformatoire : nouvelles perspectives pour comprendre, s’entendre et agir ensemble | Symposium Chaire UNESCO DCMÉT 2021 | 17 au 21 mai 2021

Consulter le programme
Les vidéos du Symposium DCMÉT 2021 sont accessibles en ligne.

Pour revoir le séminaire de recherche sur l’écoanxiété

Écoanxiété et ERE : Quels défis et possibilités? | Séminaire | 26 mai 2021

Visionner le séminaire
Télécharger l’affiche

Pour revoir le webinaire de la revue sur l’évaluation par les pairs pour une revue savante

Regards sur l’évaluation par les pairs pour une revue savante | Webinaire de la revue | 29 avril 2021

Ce webinaire a eu lieu dans le cadre du Printemps de la recherche et de la création
Consulter le diaporama
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Pour revoir la conférence publique de Christine Partoune

Le meilleur des vaccins ? La pédagogie extramuros ! | Conférence de Christine Partoune | 11 mars 2021

Consulter le diaporama (PDF)
Visionner la conférence

D’autres enregistrements et ressources sont à venir ! N’hésitez pas à consulter notre section Vidéos et diaporamas ainsi que notre chaîne YouTube pour encore plus de souvenirs virtuels !

Félicitations à Lucie Sauvé qui devient professeure émérite !

C’est avec un grand plaisir et enthousiasme que le Centr’ERE souligne l’octroi du statut de professeure émérite à Madame Lucie Sauvé, professeure retraitée du département de didactique de l’UQAM.

Ce titre honorifique témoigne de l’apport exceptionnel qu’elle a réalisé au sein de l’UQAM à travers les diverses réalisations qu’elle a développées tout au long de sa trajectoire, autant au niveau de la recherche, de la formation que des services aux collectivités.

Lucie Sauvé a joué un rôle de pionnière en éducation relative à l’environnement au Québec et dans la francophonie, étant désormais reconnue au niveau international comme une référence incontournable par sa contribution au développement des fondements théoriques et pratiques de ce domaine.

En tant que professeure à l’UQAM depuis 1993, elle s’est engagée afin d’intégrer l’ERE, cette dimension fondamentale dont l’objet est le rapport personnel et social à l’environnement, dans la formation. Elle a consacré ses efforts afin que le champ de l’ERE soit structuré et reconnu à l’UQAM. Dans cette perspective, elle a créé en 1996, le Programme court de deuxième cycle en éducation relative à l’environnement, in situ (premier programme court de l’UQAM), développé aussi à distance depuis 2003 (premier programme à distance de l’UQAM), désormais intégrés dans l’offre académique de l’UQAM, un programme qui a des passerelles avec les programmes de maîtrise en éducation et en sciences de l’environnement. Elle a dirigé ces programmes pendant 15 ans. Dans les dernières années, grâce à sa détermination, plusieurs cours en ERE ont été intégrés à la formation initiale à l’enseignement (DDD3513, DDD7630 et DDD5510) et plus récemment, elle s’investit dans le développement d’un nouveau cours pour la formation continue en ERE au secondaire (DDD8532). Pour soutenir ces développements, elle a mis sur pied en 2001 et coordonné un Centre de Ressources pédagogiques en éducation relative à l’environnement (depuis 2014, Espace ressources du Centr’ERE), qui offre des services d’expertise conseil, de production et diffusion de matériel pédagogique et un centre de documentation qui compte avec un répertoire informatisé (plus de 3000 titres en français, anglais, espagnol et portugais).

Il importe de souligner que depuis très tôt dans son parcours, Lucie Sauvé a déployé des efforts en vue de l’intégration de l’ERE dans le milieu scolaire et au sein de la société québécoise. Au cours des années 80, elle a collaboré à des travaux de recherche au ministère de l’Environnement du Québec, qui avait alors un Service d’éducation relative à l’environnement. En 1989, elle coorganisait avec le Ministère, le premier Colloque international de recherche en éducation relative à l’environnement au Québec (dans le cadre de l’ACFAS). Au début des années 90, elle a contribué à l’événement « Vers les états généraux de l’éducation relative à l’environnement » (U. de Montréal) et à la mise en place de l’Association québécoise pour la promotion de l’éducation relative à l’environnement (AQPERE). Elle a aussi suivi de près les travaux ayant permis la formation, à l’initiative du ministère de l’Environnement, d’un Comité interministériel d’éducation relative à l’environnement. Dans la poursuite de ces efforts, en 2012, elle a mis en place une plateforme de travail collaboratif avec un collectif des représentant·e·s de 57 organisations et institutions québécoises, qui sous sa direction et suite à 4 ans de travail conjoint, a conçu une Stratégie québécoise d’éducation en matière d’environnement et d’écocitoyenneté. Ce document, destiné aux décideurs des milieux de l’éducation et de l’environnement, a été lancé à la Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec en juin 2019. Lucie Sauvé poursuit actuellement les démarches en vue de son institutionnalisation par le gouvernement du Québec.

Par ailleurs, à titre de représentante du SPUQ au Comité institutionnel de mise en oeuvre de la Politique environnementale de l’UQAM (CIME), elle a initié et animé de 2017 à 2019, les travaux de production de la nouvelle Politique en matière d’écoresponsabilité de l’UQAM (Politique 37), qui implique un projet collectif de développement de savoirs, de valeurs et de compétences d’action relatifs aux questions environnementales à l’UQAM dans les domaines de la recherche, la formation et l’engagement pour mieux répondre à la mission sociale de l’université.

Il faut également souligner le rôle déterminant que Lucie Sauvé a joué pour articuler et structurer les initiatives de recherche en ERE et pour valoriser la recherche participative sur des questions socio-écologiques vives et l’apprentissage collectif qu’elle privilégie. Ceci a été possible d’abord, à travers une Chaire de recherche du Canada en ERE (CRSH, 2001-2011; FCI, 2001-2002) dont elle était porteuse et qu’elle a développé comme équipe de recherche en partenariat (12 chercheure- s; 10 collaborateurs et collaboratrices, 8 partenaires). En parallèle, en 2005, elle a mis en place le Réseau RefERE – Réseau international francophone de recherche en éducation relative à l’environnement, qui a offert un important espace d’échange et de discussion. Ensuite, grâce à la dynamique riche et féconde de travail collaboratif déployée, y compris au niveau international, elle a créé et dirigé un centre interdisciplinaire, interuniversitaire, international et partenarial de recherche en ERE (2012 à 2020), le Centre de recherche en éducation et formation relatives l’environnement et à l’écocitoyenneté-Centr’ERE, qui a permis de catalyser et de déployer les efforts de travail conjoint dans ce domaine, faisant converger de multiples acteurs du monde universitaire et du milieu associatif et institutionnel, autant du Québec, du Canada que de la francophonie. En 2020, ce centre comptait 162 membres (chercheur-e-s, étudiant-e-s et partenaires) dont 49 chercheur-s-es en provenance de 22 institutions universitaires. Dans l’actif du Centr’ERE, sous la direction de Lucie Sauvé, se trouvent divers projets de recherche, séminaires, colloques, conférences, participations à des événements socio-scientifiques, formation d’étudiants de 2e et 3e cycles, accueil de chercheurs internationaux visiteurs, publications diverses, collaborations internationales et services aux collectivités. Depuis sa retraite en 2020, Lucie demeure responsable de l’un des axes de recherche du Centr’ERE : Politiques publiques en éducation relative à l’environnement, assumant divers travaux de recherche associés à cette thématique. 

Par ailleurs, Lucie Sauvé a créé en 1998 et dirigé depuis, la revue de recherche internationale: Éducation relative à l’environnement – Regards, Recherches, Réflexion (subventions CRSH et FQRSC en 2019), seule revue francophone de recherche en ERE, initiée dans le cadre d’un partenariat international avec la Fondation Universitaire Luxembourgeoise (Belgique), l’Institut de formation et de recherche en éducation relative à l’environnement – Ifrée (France), l’ Institut du Sahel (Mali) et l’Université Quisqueya (Haïti). À titre de directrice et membre du comité scientifique de cette revue, elle a réalisé un travail constant, systématique et minutieux de révision de tous les articles sélectionnés pour publication. Cette revue est classée dans la Catégorie 1 pour le champ des recherches en sciences de l’éducation par le Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur de France et en 2020, elle a obtenu un prix d’excellence de l’organisation canadienne EECOM – Réseau canadien d’éducation et de communication relatives à l’environnement.

Son apport à la coopération internationale interuniversitaire s’est distingué particulièrement à travers deux projets majeurs qui incluaient la formation d’équipes universitaires en ERE, le développement de programmes de recherche et des projets d’écodéveloppement. Ces projets, financés par l’AUCC/ACDI, ont associé l’UQAM à cinq universités amazoniennes : le projet EDAMAZ – éducation relative à l’environnement en Amazonie (1996-2001) qui a mérité le Prix d’excellence pour l’internationalisation par l’action communautaire de l’AUCC en 2000 et la même année, une Mention spéciale de reconnaissance et d’appui du Parlement amazonien, ainsi que le Prix d’excellence de l’ACDI en 2002 accordé au meilleur projet de coopération réalisé par une université ou une institution préuniversitaire, et le projet ECOMINGA – écodéveloppement communautaire et santé environnementale en Bolivie (2007-2014).

Depuis 1993, Lucie Sauvé a dirigé 52 projets de recherche (ou liés à la recherche) ayant été subventionnée principalement par l’AUCC/ACDI, le CRSH et le FRQSC. Elle a aussi été coresponsable ou collaboratrice de 37 autres projets de recherche. Son curriculum vitae atteste de ses nombreuses communications scientifiques (près de 400 conférences et communications) étant une conférencière hautement sollicitée, notamment au niveau international. Il témoigne également de l’importante place accordée par Mme Sauvé à l’encadrement d’étudiants de cycles supérieurs (115, dont 12 membres des équipes universitaires boliviens, dans le cadre du projet de développement international Ecominga, précédemment mentionné). Elle a également été présidente et membre de 18 jurys de thèses doctorales. Il faut également souligner ses très nombreuses productions de recherche (au total, 273 : monographies, directions de publication, publications dans des ouvrages collectifs, préfaces et postface, articles dans des revues arbitrées et productions pédagogiques).

Elle a également été initiatrice, dirigé, codirigé et présidé une centaine d’événements scientifiques dont le Colloque international sur l’éducation au changement climatique qui s’est tenu à l’UQAM à l’automne 2019; le Sommet sur l’éducation en matière d’environnement et d’écocitoyenneté, tenu à Montréal en 2017; l’événement Planet’ERE – Organisation francophone internationale d’éducation relative à l’environnement – qui a réuni en 2017 à l’UQAM plus de 800 participants; et le 5e Congrès mondial d’éducation relative à l’environnement, où elle a œuvré à titre de présidente du Comité de direction, tenu en 2009 au Palais des congrès de Montréal, avec la participation de 2 200 participants en provenance de plus de 80 pays des diverses régions du monde.

Sa participation dans de nombreux comités au sein de l’UQAM est également à souligner. Outre les comités déjà mentionnés, est à noter, entre autres, sa participation en tant que membre du Conseil académique de la Faculté des sciences de l’éducation, à titre de représentante des unités de recherche, du Comité de sélection du poste de doyen-ne à la Faculté des sciences de l’éducation, du Comité institutionnel pour l’organisation du Colloque international Science et 4 Société ( Vice-rectorat à l’enseignement et à la recherche), du Comité interfacultaire d’éducation scientifique (Faculté des sciences de l’éducation et Faculté des sciences), du SCAE et CPEA du programme de doctorat en éducation, du Comité scientifique de l’Institut des sciences de l’environnement, du Comité d’évaluation des projets de chaire institutionnelle à la Faculté des sciences de l’éducation, du Collège des examinateurs du Programme des Chaires de recherche du Canada, CRSH.

Il faut aussi souligner sa participation à divers débats publics en matière d’environnement (éducation, énergie alimentation) et sa présence dans les médias locaux et internationaux (environ 200 entrevues). Son engagement social à propos de divers enjeux socio-écologiques, elle l’a déployé entre autres dans le Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste – qu’elle a mis en place en 2011 et qu’elle coordonne depuis ce temps. Il s’agit d’une structure qui regroupe plus de 130 scientifiques de divers horizons disciplinaires. Ce collectif a été reconnu comme l’un des 50 projets qui ont « transformé la société québécoise » dans le cadre des célébrations des 50 ans de l’UQAM. Ses préoccupations pour les questions environnementales l’ont également menée à devenir membre de l’Institut des sciences de l’environnement et de l’Institut Santé et Société de l’UQAM, et à contribuer au Réseau DIALOG de recherche et de connaissances sur les questions autochtones.

L’excellence de ses travaux a été soulignée par diverses reconnaissances et prix, dont le Prix Carrière en recherche de la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM, en 2016; un Doctorat Honoris Causa de la Universidad Veracruzana (Mexique) en 2015, en reconnaissance de l’ensemble de ses travaux et de son engagement de plus de 20 ans en Amérique latine; le Prix de reconnaissance de l’Association des doyens, doyennes et directeurs, directrices pour l’étude et la recherche en éducation au Québec (ADEREQ), en 2009.

Lucie Sauvé qui s’est nettement distinguée par ses qualités dans l’enseignement, la recherche et les services aux collectivités ainsi que par la cohérence de ses travaux académiques et de son engagement écosocial. Ses travaux sont devenus une source d’inspiration et d’enrichissement et elle est devenue un modèle d’engagement.

Toutes nos félicitations à Lucie Sauvé pour sa contribution remarquable, elle mérite amplement la reconnaissance honorifique que lui confère le statut de professeure émérite !

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