Le Centr’ERE accueille Arnaud Morange, nouveau chercheur associé

Le Centr’ERE est heureux d’accueillir un nouveau chercheur associé parmi ses membres : M. Arnaud Morange.

Docteur en sociologie, chercheur à l’Institut Régional du Travail Social Normandie-Caen (Département Recherche et Partenariats universitaires), enseignant vacataire de l’Université Normandie-Caen, chercheur au Pôle pluridisciplinaire « Risques » de la Maison de la Recherche en Sciences Humaines (CNRS-MRSH) et chercheur associé au Centre d’Etude et de Recherche sur les Risques et les Vulnérabilités (C.E.R.Re.V.) (E.A.3918), Université Caen-Normandie.

Curricumlum vitae académique

La thèse de Jérôme Lafitte est maintenant disponible sur Archipel UQAM !

Jérôme Lafitte, Ph.D. en éducation et Docteur en géographie, désormais chercheur associé au Centr’ERE, a récemment déposé la version finale de sa thèse, intitulée Les temporalités environnementales et la dialogique du savoir : un enjeu pour une expertise citoyenne des acteurs-habitants de territoires en projets de « développement durable » sur Archipel.

Notice complète : Lafitte, Jérôme (2019). « Les temporalités environnementales et la dialogique du savoir : un enjeu pour une expertise citoyenne des acteurs-habitants de territoires en projets de «développement durable» » Thèse. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Doctorat en éducation.

Résumé :

Cette recherche a pour objet la construction et les échanges de savoirs environnementaux qui interviennent lors de démarches participatives de type Agenda 21 local (A21L) pour lesquelles les acteurs-habitants se trouvent de plus en plus sollicités. À cette occasion, un rapprochement s’opère entre des acteurs issus d’une communauté d’expertise scientifique et des acteurs issus d’une communauté d’habitants afin d’appréhender la complexité des questions socioécologiques au sein de territoires en projets de «développement durable ». Or, les projets territoriaux ne recoupent pas toujours les projets d’habiter plus personnels, faisant jouer une diversité de rapports au savoir et de temporalités environnementales dans la dialogique qui s’y joue. À cet effet, la littérature de recherche suggère que les temporalités environnementales devraient être prises en compte afin d’améliorer une gestion environnementale intégrée au sein des territoires en projets. À partir d’une étude de cas menée sur le piémont des Pyrénées centrales, cette recherche s’attache à décrire et à mieux comprendre le processus de construction, de mobilisation et de croisement de savoirs environnementaux au sein d’une dynamique dialogique, et de cerner les enjeux qui trament la relation savoirs-pouvoirs au coeur desquels les temporalités environnementales occupent un rôle décisif qu’il s’avère utile de considérer, aussi bien au regard de l’habitabilité des territoires de vie aux prises avec les changements environnementaux, qu’en ce qui concerne le développement et la prise en compte d’une expertise citoyenne. Les résultats de cette recherche montrent par quels ressorts discursifs, temporels, mais aussi pédagogistes, les savoirs des habitants subissent une requalification d’ordre technoscientifique par le projet institué et à travers une dynamique de participation publique caractérisée par un faible gradient dialogique et sous l’influence de la formation discursive du développement durable. Des habitants, notamment néopaysans et néoruraux, saisissent toutefois des opportunités instituantes au sein des dispositifs participatifs pour manifester leur créativité socioécologique, ancrée dans leur habiter au quotidien, et soutenir des innovations discrètes soucieuses du bien commun en matière d’environnement. On observe que la dynamique dialogique du savoir environnemental est indissociablement liée à la prise en compte des temporalités socioécologiques et que des temporalités écoformatives jouent un rôle décisif au regard du rapport au savoir en lien avec les changements environnementaux, dessinant une rationalité socioécologique en devenir. Les temporalités socioécologiques et écoformatives constituent également un levier politique et stratégique majeur aussi bien pour concrétiser la dialogique du savoir environnemental intervenant au sein de démarches participatives que plus largement, pour favoriser un dialogue territorial en vue d’une habitabilité socioécologique.  

_____________________________________________________________________________

Mots-clés : temporalités environnementales, dialogique du savoir, habiter, expertise citoyenne

La version PDF de ce mémoire est disponible sur Archipel UQAM.
Ainsi que sur notre Espace Ressource !

Le Centr’ERE accueille Jean-Philippe Ayotte-Beaudet, nouveau chercheur associé

Le Centr’ERE est heureux d’accueillir Jean-Philippe Ayotte-Beaudet parmi ses membres à titre de nouveau chercheur associé.

Professeur à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke et codirecteur du Centre de recherche sur l’enseignement et l’apprentissage des sciences, ses recherches portent sur l’enseignement et l’apprentissage des sciences de la nature dans des contextes signifiants pour les élèves. Il s’intéresse plus largement aux milieux pédagogiques à l’extérieur et à la pédagogie en plein air.

Plus d’informations sur le portail des professeurs Université de Sherbrooke

Offre d’emploi : Adjoint.e aux communications et à la coordination du Centr’ERE-UQAM

ORGANISATION :

Le Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE) a pour mission de contribuer au développement d’une société qui s’engage à améliorer le réseau des relations entre les personnes, les groupes sociaux et l’environnement, en dynamisant le champ de recherche en éducation relative à l’environnement, tant dans les milieux d’éducation formelle que dans les contextes d’éducation non formelle et d’apprentissage informel. En particulier, répondant au contexte de la mouvance sociétale contemporaine où la société civile est appelée à jouer un rôle majeur dans les décisions politiques, le Centr’ERE souhaite porter attention à la dimension écocitoyenne du rapport à l’environnement. C’est par les activités intégrées de recherche, de formation et d’action sociale conduites par ses membres que le Centre entend rencontrer sa mission.

MANDAT :

Travaillant étroitement avec le coordonnateur du Centr’ERE et la responsable des communications, la personne titulaire de ce poste offre un soutien logistique à l’ensemble de l’équipe du Centr’ERE en assistant la planification et l’organisation technique des différentes activités promotionnelles et évènements du centre. La personne titulaire du poste doit également assurer la mise à jour des contenus web de différents sites utilisés par le Centr’ERE ainsi que participer aux communications avec les différents partenaires et membres du centre de recherche.

RESPONSABILITÉS :

  • Voit notamment à la logistique technique et promotionnelle de certains évènements du Centr’ERE ;
  • Entretient, alimente et met à jour différents sites Internet sous sa responsabilité ;
  • Gère des données diverses ainsi que des ressources bibliographiques ;
  • Met à jour, sur une base régulière, les listes de contacts;
  • Utilise et voit à l’installation et l’entretien de l’équipement technique tels que les systèmes informatiques et audiovisuels ;
  • Offre son soutien à la coordination du centre (prises de notes et comptes-rendus de réunion, achats, envois postaux, etc.)
  • Partage l’accueil du Centr’ERE : assure la communication avec diverses personnes, services et organismes internes et externes en présence, au téléphone et par courriel.

EXIGENCES :

Statut étudiant à l’UQAM.

COMPÉTENCES RECHERCHÉES :

  • Connaissance des gestionnaires de contenu WordPress et Joomla ;
  • Bonne connaissance du langage HTML et CSS,
  • Compétences vidéographiques (installation technique, captation audio vidéo, montage, diffusion) ;
  • Connaissance des réseaux sociaux et d’outils de diffusion par courriel (Mailchimp) ;
  • Bonnes connaissances informatiques en général (PC et Mac) ;
  • Aisance en photographie ;
  • Très bonne maîtrise du français écrit ;

ATOUTS CONSIDÉRABLES :

Expérience : Des expériences de gestion et migration de site Internet, de production vidéo et d’implication écocitoyenne seraient un atout.

Scolarité : Une préférence est accordée à un(e) étudiant(e) de l’UQAM en communications, en éducation, en sciences de l’environnement ou dans un autre domaine connexe.

Intérêts : Un intérêt pour les enjeux socioécologiques et éducatifs constitue un atout important.

CONDITIONS DE TRAVAIL : Les conditions de travail et les salaires répondent aux normes établies par l’Université du Québec à Montréal.

Heures de travail : 15 heures/semaine, à partir du 8 septembre 2020.

Veuillez envoyer votre curriculum vitae accompagné d’une courte lettre de présentation à : asselin.hugue@uqam.ca 
L’offre est prolongée jusqu’au 11 septembre 2020.

Pour consulter l’offre via la Banque d’emplois étudiants de l’UQAM

Télécharger l’offre [PDF]

Quatre chercheures du Centr’ERE publient dans le Vol 23, No 3 (2020) du Canadian Journal of Environmental Education

Carine Villemagne, Justine Daniel, Lucie Sauvé et Laurence Brière, quatre chercheures du Centr’ERE, publient dans la plus récente édition du Canadian Journal of Environmental Education.

Vol 23, No 3 (2020) The Canadian Journal of Environmental Education (CJEE) is a refereed journal published once a year.cjee.lakeheadu.ca

L’intégration de l’éducation à l’environnement en alphabétisation des adultes : Points de vue de groupes d’éducation populaire au Québec
Par Carine Villemagne, Justine Daniel, Lucie Sauvé

Résumé
L’éducation relative à l’environnement (ERE) est une dimension essentielle de l’éducation. Assez bien développée pour les jeunes, elle l’est beaucoup moins chez les adultes, en particulier dans un contexte d’éducation non formelle. Dans le cadre de projets en développement avec des groupes d’éducation populaire au Québec, nous avons mené une étude visant à relever les possibilités d’intégration de l’ERE aux pratiques d’alphabétisation des adultes. Ainsi, au moyen d’une enquête, nous avons mis en évidence les conceptions et les préoccupations relatives à l’environnement des répondants mandatés par les groupes d’éducation populaire, ainsi que certaines dimensions de leurs pratiques éducatives et environnementales. Les conditions d’intégration de l’ERE à l’alphabétisation des adultes ont également été mises en évidence. 

Pour lire l’article

Eco-activism Contributions to Social Learning: Drawing from the Turcot Public Debate
Par Laurence Brière

Résumé 
Cet article met en exergue les dynamiques d’apprentissage et les enjeux (éthiques, épistémologiques) qui ont caractérisé une controverse à propos d’un méga-projet de transport routier en milieu urbain. Dans le cadre de ce long débat, des militants et militantes ont joué un rôle innovant en dépassant la critique du projet initial pour y proposer une alternative techniquement détaillée, fondée sur des principes de justice sociale et de responsabilité environnementale convenus collectivement. À l’appui des résultats de cette étude de cas, l’auteure discute d’avenues de recherche dans le champ de la formation relative à l’écocitoyenneté, qui puissent contribuer au renforcement de mouvements sociaux comme à la transformation d’institutions démocratiques.

Pour lire l’article

Le Centr’ERE accueille Angela Barthes, nouvelle chercheure régulière

Le Centr’ERE est heureux d’accueillir une nouvelle chercheure régulière parmi ses membres : Mme Angela Barthes.

Professeure en géographie rurale puis en sciences de l’éducation à l’université d’Aix-Marseille à l’institut universitaire de technologie en génie de l’environnement, ses orientations de recherche portent sur les enjeux éducatifs du développement des territoires du nord comme du sud.

Pour voir les publications d’Angela Barthes, consulter la page des chercheur.e.s régulier.ère.s

Le Centr’ERE accueille Adolfo Agundez-Rodriguez en tant que nouveau chercheur régulier

Le Centr’ERE tient à féliciter Adolfo Agundez-Rodriguez pour son poste de professeur à l’Université de Sherbrooke en Fondements de l’éducation et en Éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté !

Il nous fait grand plaisir de l’accueillir à titre de nouveau chercheur régulier du Centr’ERE.

Ses travaux de recherche portent sur les fondements de l’éducation contemporaine, l’éducation sur les questions écosocialement vives (environnement, consommation, cosmopolitisme, changement climatique), le développement de la pensée complexe et l’apprentissage en communautés de recherche. Depuis 20 ans, il écrit des nouvelles et des romans destinés aux enfants, aux jeunes et aux adultes. Certains de ses écrits littéraires sont des romans philosophiques sur des questions socialement vives et résultent de ses travaux de recherche.

Pour voir les chercheur.e.s régulier.ère.s du Centr’ERE

Jérôme Lafitte, chercheur associé au Centr’ERE, co-signe une notice sur la question du végétarisme/véganisme dans le «Dictionnaire critique de l’anthropocène»

Ayant pour titre « végétarisme et véganisme » (p. 800-803), la notice tente de replacer les mouvements végétariens et végans dans une temporalité longue historique, afin de réfléchir quelques-unes de leurs relations. Il s’agit de mieux comprendre les pratiques, en particulier discursives, mais aussi les imaginaires, selon différents acteurs/trices des sociétés concernées, dans une certaine conflictualité sociale-historique. S’ouvrent alors quelques pistes géographiques au croisement des spatialités humanimales.

À propos du Dictionnaire critique de l’anthropocène

« Le présent dictionnaire s’appuie sur le concept récent d’« anthropocène », qui a le mérite, qu’on l’approuve ou non, de relancer la réflexion sur les rapports entre nature et société, entre constat scientifique et action politique, à travers une approche spatiale et territoriale. Procédant de façon critique, et fruit d’une démarche collective, cette vaste entreprise éditoriale se fonde sur une pratique de terrain, attentive aux détails et méfiante à l’égard des discours pré-établis.

Parmi les 330 notices, plusieurs thèmes sont au cœur des débats contemporains (biodiversité, changement climatique…), d’autres se réfèrent à des courants de pensée (écoféminisme, transhumanisme…). Les concepts mobilisés abordent des questions politiques (capitalocène, justice environnementale…), philosophiques (catastrophes, Gaïa…), ou épistémologiques (finitude, population…). Des notions classiques sont réinterrogées (nature, ressource…), tandis que des concepts sont précisés (biosphère, écosystème…).

D’autres notices discutent de mécanismes environnementaux (érosion, tsunami…), de pratiques récentes (agroécologie, ville durable…), de phénomènes territorialisés (déforestation, désertification…) ou d’artefacts (aéroport, autoroute…). Certaines examinent des lieux emblématiques (Amazonie, Fukushima…). D’autres, enfin, offrent un regard original sur l’anthropocène, sa faune (chien, ours…), ses mutations socio-économiques, institutionnelles ou politiques (biopiraterie, ZAD…). »

Référence complète : Dictionnaire critique de l’anthropocène, Collectif , CNRS, 2020, 1 200 p.

Pour en savoir plus sur cette récente parution, veuillez consulter la revue de presse ci-dessous :

Article de Thierry Jobard paru dans la revue Sciences Humaines

« Les géographes veulent davantage se faire entendre en matière d’environnement ». Entretien de Philippe Pelletier avec Denis Sergent dans La Croix, 20 juin 2020

Deuxième conférence internationale de PLANET’ERE 2020 | 23 juin à midi

CYCLE DE CONFÉRENCES PLANET’ERE 2020
2e conférence internationale
Comment faire de la crise une opportunité?

Pour une transformation sociétale planétaire, pour que l’ERE  devienne le pilier d’une nécessaire « Stratégie de changement individuel et collectif » 

Mardi 23 Juin 2020 12h-14h00 heure du Québec

Contexte

La crise sanitaire mondiale, introduite par la Covid-19, a révélé l’ampleur des déséquilibres mondiaux (inégalités socio-territoriales, relation homme-nature, économie réelle et/ou financière, etc.) qui s’avèrent moralement inacceptables et politiquement intenables. Aujourd’hui, nous nous retrouvons devant des impasses économiques, face à des injustices sociales de plus en plus importantes  et surtout aux prises avec une crise écologique et environnementale provoquée par le productivisme. Si la crise a démontré la non soutenabilité du modèle de mondialisation (fondé sur un capitalisme sauvage) et de développement illimité (le toujours plus) de nos sociétés, elle nous indique aussi qu’il est impératif de revoir en profondeur nos choix de société et nos modes de vie.

La sortie de crise doit nous permettre de nous investir pour aller de l’avant, sans retour possible vers ce modèle de production et de consommation  qui fait, qu’aujourd’hui, il faudrait 1,8 planète Terre pour tenir le rythme de notre consommation actuelle de ressources ! Chaque année, le Jour du dépassement qui marque le jour de l’année où l’humanité a épuisé les ressources renouvelables de la planète, arrive toujours plus tôt que l’année précédente; en 2019, c’était le 29 juillet ! Cela signifie qu’à l’échelle de la planète, qu’à partir du 30 juillet, nous avons pêché plus de poissons, abattu plus d’arbres et cultivé plus de terres que ce que la nature peut renouveler  au cours d’une année. Quant à nos émissions de gaz à effet de serre, elles ont été plus importantes que ce que nos océans et nos forêts peuvent absorber. Autrement dit, à partir du jour du dépassement, l’humanité vit à crédit pour le reste de l’année! Des « dettes environnementales » qui s’accumulent dangereusement. Les générations qui vont suivre ont raison de craindre pour «l’héritage» que nous sommes en train de leur laisser.

À l’échelle de la planète, il existe cependant des différences notables qui nous indiquent qu’on peut faire les choses différemment : Le Qatar atteint son Jour du dépassement après seulement 42 jours, tandis que l’Indonésie a consommé toutes ses ressources pour l’année entière au bout de 342 jours. Si tous les ans, par nos efforts pour réduire notre empreinte écologique, nous repoussons de 5 jours la date du Jour du dépassement, nous pourrions atteindre en 2050  l’équilibre perdu!

Tout en reconnaissant la légitimité du désir de chacun des 7 milliards d’humains d’une  bonne qualité de vie, il reste indispensable de changer le modèle de développement des pays «développés», car si tout le monde vivait comme les Français (par exemple), il faudrait 2,7 planètes pour subvenir aux besoins de l’humanité ! Ce modèle est tout simplement insoutenable pour les pays «en voie de développement».  

Ce nécessaire changement de paradigme peut être engagé si on transforme la crise actuelle en opportunité pour choisir une  nouvelle voie de développement.

Les crises écologiques, économiques, sociales et environnementales sont de plus en plus liées, et derrière chacune de ces crises se cache, une crise de valeurs. Si on ne revoit pas le système prédominant actuel, si on ne se questionne pas sur nos comportements si tous les acteurs ne s’impliquent pas, notamment les États, les entreprises, les travailleurs, la société civile et les médias,  on accouchera de solutions temporaires à effet limité. 

Le modèle économique et financier actuel n’est plus durable les états et les populations et surtout les décideurs n’ont plus le choix. Ou bien ils changeront par eux-mêmes, ou bien les changements leurs seront imposés, par les crises climatiques, sanitaires, économiques et financières, politiques et sociales dont la fréquence et l’intensité ne cesseront d’augmenter. 

C’est parce qu’il considère l’éducation relative à l’environnement comme l’un des meilleur moyens de stimuler et de nourrir les dynamiques de changement au sein des sociétés t,  le regroupement francophone PLANET’ERE organise le mardi 23 Juin 2020, la 2ème  conférence internationale avec la participation d’éminents experts et acteurs associatifs,  agissant depuis des décennies dans les domaines de l’éducation à l’environnement au niveau local, national et international, pour débattre des fondements pédagogiques,  des approches et des stratégies de l’ERE pour contribuer au changement souhaité.

Au cours de cette visioconférence, les intervenants échangeront sur les questions suivantes:

  • Quelles sont les clés de l’ERE qui peuvent contribuer à la transformation de ce monde, soutenir la conscience qui émerge et  éviter que la «relance» qui s’annonce soit un mouvement de recul? Comment faire en sorte que cette crise soit un élan d’écocitoyenneté ?
  • Quel système de valeurs peut-il être envisagé pour le nouveau modèle de développement?
  • Est-on capable d’opérer une  mutualisation des pratiques éducatives innovantes  en l’ERE qui auraient  un effet levier mobilisateur auprès des citoyens et qui seraient en mesure d’influencer les décideurs ?
  • Comment capitaliser sur les acquis de la gestion de la crise pour provoquer les ruptures? Quelle importance donner à l’ERE ? 

Intervenants :

Mme LUCIE SAUVE  Professeure à la faculté des sciences de l’éducation et membre de l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM. Elle a fondé et dirigé jusqu’ici le Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE) Elle dirige la revue internationale Éducation relative à l’environnement – Regards, Recherches, Réflexions. Mme Lucie SAUVÉ, va traiter diverses dimensions de l’ERE, critique, heuristique et politique et ceci après avoir traité les dimensions  épistémologique, ontogénique, éthique et esthétique lors de la 1ere conférence internationale. 

Mme KENZA KHALLAFI chargée des Partenariats à la  Fondation Mohamed VI pour la protection de l’environnement : Fondation qui joue un rôle de 1er  ordre au niveau national et africain dans le domaine de l’ERE, qui a pu réussir grâce son rôle fédérateur entre différents acteurs  étatiques et non  étatiques de grand programmes de changement de mentalités, de comportement avec impact direct sur l’environnement dans le but d’atteindre les objectifs de développement durable (sauvegarde du littoral, Eco-écoles, concours jeunes reporters, restauration des parcs et jardins historiques, Air Climat…)

M. CHARLES BOULLAND : Directeur du réseau CPIE avec 900 cadres salariés couvrant l’ensemble du territoire national, pour accompagner les collectivités locales par l’ERE pour un  territoire. Les CPIE sont des éléments qui attestent de la réussite de l’ERE et comment on peut sortir de la crise. Le secteur associatif, dont nous sommes et sur lequel l’ensemble de la société compte pour amortir les chocs de toutes natures ainsi que pour faire émerger les transformations sociétales attendues, est rarement, en tant que tel, au cœur des politiques publiques et des grandes mesures d’appui médiatisées mais c’est sans doute le temps que cela change..

Mme LATIFA BOUHMADI : Coordinatrice nationale de la commission de l’environnement de l’AESVT-MAROC, le plus grand réseau national d’acteurs associatifs oeuvrant dans le domaine de l’ERE Au cours de 25 dernières années,  De nombreux programmes et projets ont permit de développer une approche de l’ERE misant sur l’encadrement, la sensibilisation et le développement de projets au niveau local. Les actions concrètes, le dialogue et le plaidoyer font de l’AESVT-MAROC  l’organisme fondateur du plus grand réseau national de la société civile environnementale.

Depuis plus de 25 ans, le regroupement internationale  Planèt’ERE réunit des individus et des organisations d’une quarantaine de pays francophones sur la question de l’éducation relative à l’environnement (ERE). C’est un mouvement spontané, né au Québec à la suite du Sommet de la  Terre de Rio de 1992. Il regroupait toutes les forces vives du Québec actives en éducation relative à l’environnement qui ont ainsi créé le 1er  Forum Planèt’ERE à Montréal (1997). Cinq autres forums ont suivi : Paris (2001) – Ouagadougou (2005) – Yaounde (2010) – Marrakech (2013) – Montréal (2017). Des milliers d’éducateurs appartenant aux pays ayant le français en partage ont pris part à ces événements, faisant des forums Planèt’ERE, l’événement francophone le plus important au monde, dédié à l’éducation relative à l’environnement. Planèt’ERE contribue au développement de  l’éducation et de la formation relatives à l’environnement à tous les  niveaux d’enseignement en travaillant à l’intégration transversale de l’ERE dans les curriculums scolaires. Dans les faits, Planèt’ERE fait la promotion de l’éducation comme un vecteur incontournable de changement des mentalités et ce, sur toutes les tribunes politiques et sociales.

Détails de l’événement

Vous pouvez aussi appeler à l’aide de votre téléphone. 
États-Unis: +1 (646) 749-3122

Code d’accès: 313-266-741 

L’AQPERE annonce son 16e colloque en éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté !

L’équipe de l’AQPERE a le grand plaisir d’annoncer la tenue du 16e colloque en éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté (ERE) le vendredi 6 novembre 2020.

Consulter l’annonce et le bulletin L’ERE en mouvement

Appel de proposition —  Colloque en ERE 

Le comité organisateur invite les acteur.ice.s de l’ERE à soumettre des présentations s’inscrivant dans le thème du colloque : L’éducation en transition! — Choisir aujourd’hui ce que sera demain. Ces propositions, sous forme d’atelier, peuvent être présentielles ou virtuelles. 

Pour consulter l’appel de proposition, cliquez ici.

Posta Fibreno,Lazio,Frosinone,Italy-May 8,2019:group of students on wooden bridge visiting the Posta Fibreno nature reserve on a sunny spring day

Nous suivre sur :
Logo Faculté des sciences de l'éductation UQAM