Bienvenue à Jérôme Lafitte, nouveau chercheur associé du Centr’ERE

Félicitations à Jérôme Lafitte qui a obtenu un poste de maître de conférences en sciences de l’éducation à l’IUT de Tours (France) !

Le Centr’ERE est heureux de l’accueillir parmi ses membres à titre de chercheur associé.

Les relations entre les questions de temporalités en environnement et en éducation, croisées avec les enjeux d’une dialogique du savoir environnemental sont centrales pour Jérôme Lafitte. Sa thèse explorait ces relations, au regard de l’émergence d’une expertise citoyenne et habitante, envisagée dans une perspective de formation auprès des adultes en contexte de démarche participative territoriale.

Sa thèse intitulée Les temporalités environnementales et la dialogique du savoir : un enjeu pour une expertise citoyenne des acteurs-habitants de territoires en projets de “développement durable” est disponible sur Archipel ainsi que sur notre Espace Ressources.

Plus d’informations sur la page des chercheur.e.s associé.e.s

Octroi du renouvellement de la subvention d’infrastructure du Centr’ERE pour la période 2020-2024 !

Une excellente nouvelle!

C’est avec un très grand enthousiasme que nous diffusons l’annonce de l’octroi du renouvellement de la subvention d’infrastructure du Centr’ERE pour la période 2020-2024. Il s’agit d’un financement offert par le FRQSC dans le cadre du programme Équipe en partenariat. Ce financement de base, associé à des sources complémentaires, est essentiel pour maintenir l’élan du Centr’ERE. 

Le contexte actuel qui met au jour tout un ensemble systémique de crises profondes au cœur de nos sociétés, donne un sens bien particulier à l’action éducative en matière d’environnement. Plus que jamais, il importe de contribuer au développement d’« une écocitoyenneté consciente, critique, bienveillante, compétente, créative et engagée ». Nous avons de grands défis à relever ensemble et les axes thématiques que nous avons privilégiés pour ce nouveau mandat du Centr’ERE ouvrent de perspectives fécondes : 

  • Écocitoyenneté, éco-justice et mobilisation citoyenne
  • Art et créativité : creusets de transformation de soi et du monde 
  • Formation initiale et continue en éducation relative à l’environnement  
  • Politiques publiques en éducation relative à l’environnement 

Les défis du monde actuel interpellent tous les secteurs de nos sociétés à contribuer à un projet éducatif renouvelé, axé plus que jamais sur la transformation. Nous rappelons à cet effet, l’appel lancé en avril dernier : https://centrere.uqam.ca/quoi-de-neuf/une-invitation-aux-membres-et-ami-e-s-du-centrere/.

Jusqu’ici, c’est Lucie Sauvé qui a fondé et assuré la direction du Centr’ERE, de 2012 à 2020. C’est avec gratitude et reconnaissance envers tous les membres – chercheurs, partenaires, étudiants, professionnels de recherche – qu’elle acheminera bientôt un bilan du Centr’ERE au cours de ces huit années. 

Désormais, forte d’une féconde expérience en recherche, formation et interaction sociale, c’est Isabel Orellana qui assumera la responsabilité du Centre, avec un élan renouvelé face aux enjeux contemporains. Elle présentera également bientôt à nouveau les membres du Comité de direction et leurs mandats renouvelés, partagés autour des axes de recherche qui se déploieront au fil des quatre prochaines années. 

Au grand plaisir de poursuivre avec vous tous et toutes !

Lucie Sauvé, directrice de 2012 à 2020 
Isabel Orellana, directrice du Centr’ERE, 2020-2024

Le Centr’ERE accueille Gisèle Trudel, nouvelle chercheure associée

Le Centr’ERE est heureux d’accueillir une nouvelle chercheure associée parmi ses membres : Mme Gisèle Trudel.

Artiste et professeure titulaire à l’École des arts visuels et médiatiques (ÉAVM) de l’Université du Québec à Montréal, elle a cofondé la cellule de recherche artistique Ælab en 1996 avec le compositeur et ingénieur du son, Stéphane Claude (aelab.com).

Curricumlum vitae académique

Plus d’informations sur la page des chercheur.e.s associé.e.s du Centr’ERE.

Entrevue de Christine Partoune par Françoise Ruby dans le magazine 100°

«Dehors, j’apprends»: plaidoyer pour une éducation ancrée dans le réel

Pour Christine Partoune, autrice du livre Dehors j’apprends, publié en janvier 2020, garder les élèves assis en classe, c’est leur faire violence et les priver d’apprentissages ancrés dans le réel. Mais comment outiller les enseignants et leur donner le goût de faire sortir les élèves de la classe ? Entrevue avec une passionnée de pédagogie « hors les murs ».

Christine Partoune est une membre chercheure régulière du Centr’ERE. Elle est professeure honoraire et chercheure en didactique de la géographie dans la formation initiale des enseignants du fondamental et du secondaire, à HELMoSainte-Croix (Liège) et à l’Université de Liège. Elle est aussi présidente de l’Institut d’Éco-pédagogie, une association sans but lucratif dédiée à la formation et à la recherche en éducation relative à l’environnement.

Cette entrevue de Françoise Ruby offre une fort belle synthèse du plus récent ouvrage de Christine Partoune, “Dehors, j’apprends” paru le 9 décembre 2019, aux éditions Edipro, Collection HELMo. Nous avions annoncé le livre dans notre Quoi de neuf ?

C’est Lucie Sauvé qui en signe la préface et cette dernière est disponible dans notre Espace ressources.

Pour lire la version PDF de l’entrevue

Nous vous invitons à visiter le site de l’Initiative de Québec en Forme, 100°. Celle-ci rassemble une communauté de gens engagés dans la promotion des saines habitudes de vie chez les jeunes. Il s’agit d’un espace d’échange et de partage, à la fois réel et virtuel, propice au bouillonnement d’idées et à l’essor de vos projets.

D’autres initiatives sont également disponibles dans le Répertoire d’acteurs de l’Espace ressources !

Anne-Sophie Gousse-Lessard participera à la rencontre virtuelle « Activer le potentiel humain en faveur de la biodiversité »

Comment mieux comprendre le potentiel humain pour préserver la biodiversité, se rapprocher de la nature et orienter nos actions futures ?

Afin d’aborder ensemble cette question fondamentale, le Secrétariat de la Convention sur la Diversité Biologique (SCDB) de l’ONU et Espace pour la vie vous invitent à une rencontre virtuelle unique le vendredi 5 juin, de 9 h à 12 h. 

À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, dont Montréal est la ville hôte de la région nord-américaine, nous échangerons et mettrons en commun notre intelligence collective. 

Nous aurons le privilège de discuter avec Anne-Sophie Gousse-Lessard, Ph. D., chercheuse en psychologie sociale et environnementale et citoyenne engagée, Matthieu Ricard, Ph. D., auteur et initiateur de projets humanitaires, Stanley T. Asah, Ph. D., professeur agrégé en psychologie de la conservation, Vandana Shiva, Ph. D., éco-féministe et fondatrice de Navdanya. 

Nous aurons aussi l’honneur de recevoir en ouverture la mairesse de la Ville de Montréal, madame Valérie Plante et le Directeur exécutif de la Commission pour la Coopération Environnementale, monsieur Richard Morgan

Pour en savoir davantage sur l’événement >

Détails de l’événement

Étienne van Steenberghe publie un article dans le Devoir et le dernier numéro de la Revue Relations

Étienne van Steenberghe, chercheur au Centr’ERE, a publié un article dans la section Idées du Devoir sur l’impact écologique du développement déraisonné des technologies liées à l’IA.

Lire l’article.

C’est la version écourtée d’un article paru dans le dernier numéro de la Revue Relations « Dossier : L’intelligence artificielle : au service de l’humain ? » 
Vous pouvez vous le procurer via ce lien → https://cjf.qc.ca/revue-…/publications/mai-juin-2020-no-808/

Isabel Orellana, Laurence Brière et Felipe Rodriguez Arancibia publient un premier article sur le projet Resistaction

Un article sur le projet Resistaction a été publié dans un numéro spécial de la Revista de Educação Ambiental : Educação e Meio Ambiente.

Voici la référence :

Orellana, Isabel; Brière, Laurence et Rodríguez Arancibia, Felipe (2020).
«La resistencia social en contexto de conflicto socio-ecológico: un crisol de desarrollo de las dimensiones crítica y política de la educación ambiental». (2020) Revista de educação Ambiental. Ambiente e Educação, 25 (1) : p. 13-45. En ligne : https://periodicos.furg.br/ambeduc/article/view/11117 
DOI: https://doi.org/10.14295/ambeduc.v25i1.11117 

Appel à contribution dans un numéro thématique de la revue Éducations

La revue Éducations vous invite à participer au numéro spécial : Crise écologique : citoyennetés en lutte et éducation de la revue Educations, sous la direction de Marco Barroca-Paccard et Stéphanie Demers.
Pour prendre en compte la situation actuelle, la date limite de soumission des propositions a été repoussée au 31 juillet 2020.

Si votre situation le permet, l’équipe souhaiterait que vous les informiez avant la fin du mois de mai si vous pensez proposer un article dans la revue. Vous pouvez les contacter par courriel.

Appel à articles

La citoyenneté des enfants et des adolescents d’âge scolaire a surtout été abordée par la recherche sous l’angle de l’éducation à la citoyenneté. L’inclusion formelle de cette « éducation à » dans les programmes scolaires a favorisé l’éclosion de recherches portant autant sur les cadres normatifs d’une telle éducation que sur sa didactique et ses effets.

Le domaine des sciences humaines, plus particulièrement celui de l’histoire et de la géographie a depuis longtemps porté ce mandat implicite de formation citoyenne, fréquemment définie par l’acquisition de connaissances et de valeurs sous-jacentes à la participation aux institutions démocratiques souvent présentées comme la fin de l’histoire. La conception dominante de la citoyenneté telle que véhiculée par l’école est ainsi ancrée dans les institutions existantes, qu’elles soient culturelles, identitaires, civiques ou politiques, ainsi que dans la connaissance de leur fonctionnement et de leur rôle. En ce sens, est citoyen celui qui entre en relation avec ces institutions en se conformant à leurs injonctions comme devoirs, en y agissant « rationnellement » dans la poursuite de ses intérêts subjectifs, c’est-à-dire en assurant une adéquation entre son choix de moyens et les fins qu’il poursuit. La citoyenneté ainsi conçue serait un moyen au service d’une fin subjective. La question des finalités, des valeurs ou des idéaux apparait souvent mis au second plan au profit des intérêts des personnes. Or, dans un contexte d’interdépendance des personnes et des espèces qui partagent les mêmes espaces de vie, les intérêts subjectifs se conçoivent aussi comme des intérêts collectifs et environnementaux qui exigent plus qu’une relation individuelle aux institutions. Une manifestation éloquente de l’importance de penser la citoyenneté dans ses dimensions collectives et écologiques trouve dans les actions militantes politiques de millions de jeunes mobilisés par l’urgence environnementale.

Si l’éducation à une citoyenneté individuelle traduit une conception de l’être humain et du monde qui n’est pas si éloignée de la rationalité instrumentale déconstruite par Horkheimer, notamment, et selon laquelle le rapport au monde des individus est régi par une évaluation «raisonnable», calculatrice, des moyens et des fins dans un intérêt séparé de celui des autres, de l’adéquation des premiers aux exigences des secondes, les fins sont rarement interrogées ou remises en question, tant elles seraient hégémoniques et auto-explicatives, équivalentes entre elles. Elles échapperaient conséquemment à l’évaluation éthique et objective, ainsi qu’à la prise en compte des situations émergentes et des autres êtres vivants.

De son côté, l’éducation à l’environnement, dans son virage vers le développement durable, a largement mis de l’avant la notion de citoyen participatif, alimentée par les injonctions des organisations supranationales (comme l’ONU et l’UNESCO, entre autres). Ces dernières inciteraient les citoyens à considérer les actions individuelles et locales comme la base d’un engagement écologiste, tout en privilégiant également une éducation à la compréhension commune et à la solidarité. La sensibilité écologique semble devenue dans la société quelque chose de partagé par tous les mouvements politiques et sociaux, ce qui a contribué à refroidir cette question «chaude», à diluer la remise en question du modèle productiviste et extractiviste qui la sous-tend. Bien que la dimension praxique de l’éducation à l’environnement et au développement durable comporte des potentialités d’action, une conception individualiste de l’écocitoyenneté peut masquer (i) les forces structurales, économiques et politiques qui agissent de façon prépondérante dans la détérioration de l’environnement et (ii) l’impératif d’une action citoyenne écologique collective et militante, voire cosmopolite.

Dans le même temps, des actions de protestation et de mobilisation politiques et citoyennes se développent chez les jeunes. Le mouvement de grève des vendredis pour le climat, lancé en 2018 par une élève de secondaire, Greta Thunberg, symbolise cette dynamique plus politique de la mobilisation des jeunes. L’émergence de cette écocitoyenneté plus engagée au sein des systèmes scolaires n’est pas sans provoquer des tensions. En effet, les systèmes scolaires limitent souvent fortement les formes que celle-ci pourrait prendre, comme l’ont démontré les réactions de certaines autorités dans le cadre de ces grèves d’élèves.

Face aux limites institutionnelles de l’éducation à la citoyenneté, à l’environnement et au développement durable, il nous semble juste d’interroger la place que prennent l’action collective et militante, la dimension économico-politique, l’examen critique et la prise en compte de son rapport au monde par l’élève dans ces éducations à. Ce numéro spécial de la revue Éducations interroge donc la place des dimensions plus politiques de l’écologie dans l’éducation à l’environnement, ainsi que la place de l’écologie dans l’éducation à la citoyenneté. Il s’articulera autour de trois axes:

  • Analyse critique des relations entre éducation à l’environnement, au développement durable et à la citoyenneté.
  • Expériences citoyennes écologistes chez les jeunes dans et hors de l’école (Militantisme écologique, Mouvement Vegan, Manifestations pour le climat…).
  • Enseignement de sciences citoyennes en intégrant les dimensions critiques et politiques des sciences.

Les chercheurs·euses des domaines de l’éducation à la citoyenneté, à l’environnement et au développement durable sont invités à soumettre des travaux de nature empirique ou théorique en lien avec les enjeux soulevés plus haut.

Date limite de dépôt des propositions : fin juillet 2020
Propositions de 30 000 à 70 000 signes, espaces compris.
Les consignes de mise en page sont disponibles en ligne.

Consulter l’appel d’articles en version PDF.

Publication du Volume 15(1) de la revue ERE : « L’éducation à l’environnement au sein des aires protégées et des musées » (2019)

Le numéro 15.1 de la revue Éducation relative à l’environnement : Regards – Recherches – Réflexions est maintenant disponible sur le portail journal OpenEdition | Revues.org : https://journals.openedition.org/ere

Nous vous invitons à explorer la thématique de « L’éducation à l’environnement au sein des aires protégées et des musées » (sous la direction de Yves Girault et Aurélie Zwang, Muséum national d’Histoire naturelle, Paris, France, Unité mixte de recherche PALOC – Patrimoines Locaux et Gouvernance, France).

Vous pouvez trouver en ligne la présentation de cet ouvrage : https://doi.org/10.4000/ere.3368

La publication en format livre broché se fera au cours des prochains mois, dépendant du « déconfinement ». Nous vous en informerons dès que l’impression de ce numéro de la revue sera faite. Sachez cependant que vous pouvez en tout temps commander les volumes précédents en allant directement sur le site de la librairie des documents scientifiques : https://www.i6doc.com/fr/review/?collection_ID=702

Bonne lecture !

Yves Laberge signe un court texte sur le confinement et la distanciation sociale

Yves Laberge, chercheur au Centr’ERE, réfléchit à notre rapport à l’autorité dans le contexte de crise actuel, dans un article intitulé «Confinement : Obéir ou désobéir aux règles et demandes des autorités?» Ce dernier est publié en ligne dans le magazine Affaires universitaires.

« Il faut une crise sans précédent comme celle que nous traversons pour bien saisir la nécessité de respecter les lois, non seulement par obligation, mais d’abord parce que c’est justifié et raisonnable, voire salutaire pour soi-même et pour tous. »

Pour lire l’article

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