2 appels à communications pour le 90e Congrès de l’Acfas | Date limite : 10 et 13 février 2023

560 – Rapport aux savoirs dans les éducations dans et par la nature : quelles épistémologies?

Membres : Virginie Boelen, chercheuse associée au Centr’ERE

Dates : jeudi 11 mai 2023
Lieux : Université de Montréal et en ligne (comodal)
Appel à communications
Date limite : Vendredi 10 février 2023

430 – Faire, penser et être le travail écosocial : bâtir ensemble des projets porteurs de la transition sociale-écologique au sein du travail social

470 – Le travail écosocial en temps de crise climatique : quelles pratiques sociales, scientifiques et académiques émergentes et prometteuses? Quelle relève?

Membres : Sylvie Jochems, chercheuse régulière au Centr’ERE, Anaïs Gerentes, Gabrielle Laverdière-Pilon, Geneviève Pellerin St-Amand, membres étudiantes du Centr’ERE, Emmanuelle Larocque, membre diplômée du Centr’ERE

Dates : mardi 9 mai et vendredi 12 mai 2023
Lieux : Université de Montréal et en ligne (comodal)
Appel à contributions pour les deux journées de colloque (nos 430 et 470) 
Date limite : Lundi 13 février 2023

Parution d’un Rapport sur l’intégration des perspectives autochtones dans l’enseignement | 18 janvier 2023

Virginie Boelen, professeure associée à la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM et chercheure associée au Centr’ERE, a coordonné un Comité de réflexion au sujet de l’intégration des perspectives autochtones en enseignement.

Le Rapport final ainsi que le Diaporama ont été présentés aux différentes Directions de programme de la formation enseignante (le CPFE), mardi 18 janvier 2023. 

Le comité avait pour mandat de produire un document de synthèse pour les directions de programme, dans le but de fournir des points de réflexion à considérer lors des modifications de programme en lien avec le nouveau référentiel de compétence de la profession enseignante concernant l’intégration des perspectives autochtones en éducation.

Ce comité de réflexion coordonné par Virginie Boelen PhD., post-doctorante, était composé de :

  • Olivier Arvisais, professeur en didactique des sciences sociales et directeur scientifique de l’Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaires (OCCAH)
  • Jessie Lepage, étudiante innue à la Maîtrise. Son objet de recherche concerne les retombées de la formation professionnelle (FP) délocalisée en communauté autochtone sur le parcours d’élèves autochtones en FP
  • Philippe Chaubet, professeur au département des sciences de l’activité physique de la Faculté des sciences

Cette réflexion s’est faite de concert avec Marco Bacon, membre de la Nation innue des Pekuakamiulniuatsh, Directeur du Bureau de l’inclusion et de la réussite étudiante à l’UQAM (BIRÉ) et Boutheina Harbaoui, agente de recherche et de planification, tous deux impliqués dans le Plan d’action de l’UQAM 2021-2026 – Poursuivre l’engagement avec les Premiers Peuples.

Pour alimenter la réflexion, plusieurs personnes spécialistes ont été invitées (par ordre alphabétique) :

  • Patricia-Anne Blanchet: Conseillère en pédagogique autochtone, majoritairement en éducation, à l’Université de Sherbrooke
  • Diane Campeau, PhD. : Anciennement à la Direction de l’éducation autochtone au Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique. (CSF), actuellement professeure invitée à la faculté d’éducation de l’Université d’Ottawa
  • Christine Couture, professeure au Département des sciences de l’éducation à l’UQAC et chercheure associée à la Chaire UNESCO en transmission culturelle chez les Premiers Peuples

Consulter le rapport

Consulter le diaporama

Hommage à Paulo Henrique Freire Vieira

Avec un immense regret, nous avons appris le décès du professeur Paulo Henrique Freire Vieira.

Titulaire d’un diplôme en philosophie et d’un doctorat en sciences politiques, il a été professeur titulaire au Département de sociologie et de sciences politiques de l’Universidade federal de Santa Catarina au Brésil. Il a été un pionnier de la recherche sur les sciences sociales et environnementales au Brésil, un domaine dans lequel il était reconnu au niveau national et international, contribuant ainsi à la formation de nombreuses générations de chercheurs.

Depuis 2015, il était chercheur associé au Centre de recherche en éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr`ERE) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Paulo Henrique Freire Vieira laisse un grand héritage de recherche et d’activisme dans le domaine de l’environnement et continuera d’être une référence dans les études dans ce domaine de recherche.

[Voir https://www.escavador.com/…/paulo-henrique-freire-vieira – page en portugais brésilien].

Retrouvez ses publications parues dans la revue Éducation relative à l’environnement ; https://journals.openedition.org/ere/4864

Appel à communications sur la recherche collaborative en ERE | Le Centr’ERE et les Amis de la montagne au 90e Congrès de l’Acfas | Date limite : 31 janvier 2023

Les processus de recherche collaborative en éducation relative à l’environnement: creusets de transition socio-écologique 

8 et 9 mai 2023, Université de Montréal et Parc Tiohtià:ke Otsira’kéhne (mont Royal)
Colloque organisé par le Centr’ERE-UQAM en collaboration avec les Amis de la montagne
Dans le cadre du 90e Congrès de l’ACFAS 

Résumé
La recherche collaborative acquiert, dans le contexte actuel de crise socio-écologique, une plus grande signification que jamais. Elle s’inscrit dans la mouvance des recherches participatives, parmi lesquelles on retrouve la recherche partenariale, la recherche engagée, la recherche orientée par la collectivité et la recherche-action. Désormais associée aux visées de justice épistémique et de justice environnementale, la recherche collaborative répond à une évolution des ancrages épistémologiques, théoriques et méthodologiques de la recherche. Ce colloque vise à explorer les particularités, les significations et les avancées permises par des pratiques de recherche collaborative et de co-construction de savoirs en éducation relative à l’environnement, au croisement des logiques et des regards de chercheur.e.s et d’acteurs et actrices du milieu. 

Appel à communications [PDF]

Les propositions de communication doivent être acheminées au plus tard le mardi 31 janvier 2023 à l’adresse suivante: ere@uqam.ca

Pour informations, contacter Hugue Asselin, coordonnateur du Centr’ERE (asselin.hugue@uqam.ca).

Page de l’événement

Site de l’ACFAS

Invitation à répondre à un questionnaire : « Éducation aux enjeux environnementaux et de développement durable dans les milieux formels et non formels : soutenir la création de projets d’innovation pédagogique en partenariat » | 18 décembre 2022

Voici une invitation à participer à une recherche menée par une équipe franco-québécoise de chercheuses et de chercheurs en éducation de l’Université du Québec à Rimouski, de l’Université de Montpellier et de l’Université du Québec à Montréal.

  • Geneviève Therriault, membre chercheuse régulière au Centr’ERE (Titulaire de la Chaire – Université du Québec à Rimouski – UQAR),
  • Agnieszka Jeziorski, membre chercheuse associée au Centr’ERE (Université de Montpellier – UM)
  • Émilie Morin, membre chercheuse régulière au Centr’ERE (UQAR)
  • Catherine Simard (UQAR)
  • Patrick Charland, membre chercheur associée au Centr’ERE (Université du Québec à Montréal)
  • Anderson Araújo-Oliveira (Université du Québec à Montréal)
  • Jean-Marc Lange (Université de Montréal) 
  • Christian Reynaud (Université de Montréal) 

Cette recherche est soutenue financièrement par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) et par la Chaire de recherche en éducation à l’environnement et au développement durable (EEDD). 

Vous êtes sollicité·e afin de remplir un questionnaire concernant les enjeux, l’engagement et les pratiques enseignantes et éducatives liés à l’environnement au développement durable à titre d’enseignant·e·s du primaire et du secondaire et d’éducateur·rice·s en environnement actuellement en exercice au Québec et en France. 

Si vous acceptez de contribuer à cette recherche, votre rôle consistera à répondre à ce questionnaire en ligne d’une durée approximative de 25 minutes. 

Pour accéder au questionnaire

La date limite pour y répondre est fixée au 18 décembre. 

Pour de plus amples renseignements ou pour toute interrogation relative à cette recherche, nous vous invitons à communiquer avec Madame Geneviève Therriault au (418) 723-1986 poste 1942 ou au 1-800-511-3382 poste 1942 ou par courrier électronique à l’adresse suivante : genevieve_therriault@uqar.ca. 

Laurence Brière participe à un panel de discussion au parc Jean Drapeau dans le cadre de la COP15 | 11 décembre 2022

ÉVÉNEMENT – Le dimanche 11 décembre, partez à la rencontre du vivant au parc Jean-Drapeau.

Dans le cadre de la COP15, Le Campus et ses partenaires, la Société du parc Jean-Drapeau, le Centr’ERE et le Conseil régional en environnement de Montréal vous invitent à une matinée d’échanges et d’expériences en l’honneur de la biodiversité !

Les plus récentes données de l’IPBES – The Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services – nous rappellent que l’activité humaine a engendré la détérioration de 75% des écosystèmes terrestres. Cette réalité soulève la question de notre rapport à la nature et au vivant. 

Laurence Brière, professeure en éducation relative à l’environnement, Jayne Engle, urbaniste, stratégiste, chercheuse, professeur et expérimentaliste, et Mariano Lopez, consultant et formateur en intervention psychosociale et travail de groupe vous offrent l’occasion de participer au débat en éclaircissant les raisons sous-jacentes et en élaborant des pistes de solutions pour réviser notre rapport au vivant.

Une belle conversation en perspective pour alimenter nos points de vue sur notre rôle à jouer dans la protection de la biodiversité.

Évènement gratuit dimanche 11 décembre de 10h à 12h30 au parc Jean-Drapeau.

Plus de détails sur la programmation

Places limitées – inscrivez-vous ici

Appel à contributions : Famille et écocitoyenneté | Nouveau délai : 31 janvier 2023

Dossier « Famille et écocitoyenneté » pour la revue Enfances Familles Générations, sous la direction de Béatrice Lefebvre, Michel T. Léger et Natasha Blanchet-Cohen.  

Afin de favoriser le plus de diversité possible dans les manuscrits qui seront envoyés en évaluation pour ce dossier, le comité de direction et la revue Enfances Familles Générations, accepteront des soumissions tardives de manuscrits jusqu’à la fin janvier 2023. Voir l’appel complet : http://www.efg.inrs.ca/wp-content/uploads/2022/04/appel_no44_complet.pdf?lg=fr

Vous avez des résultats de recherche à publier (recherches théoriques, revue de littérature critique ou recherches sur le terrain) qui s’inscrivent dans ce dossier? Écrivez à la revue (efg@ucs.inrs.ca) pour indiquer votre intention d’envoyer un manuscrit pour la fin janvier et pour soumettre un résumé afin de vous assurer de l’adéquation de votre manuscrit avec l’appel. 

Au plaisir de vous lire, 

Le comité de direction du dossier « Famille et écocitoyenneté »

Ce numéro thématique s’intéresse aux enjeux touchant l’écocitoyenneté en contexte familial. La famille est le premier lieu de socialisation, d’apprentissage et de transmission des valeurs, des pratiques et des cultures. Le développement d’une compétence à l’action environnementale en contexte familial est apparu comme l’un des principaux défis contemporains. 

Ce numéro vise ainsi à comprendre les habitudes et les comportements à encourager pour limiter les impacts environnementaux au sein des familles. 
 Trois angles pourront être plus spécifiquement abordés dans ce numéro : 

  • Les transformations des dynamiques familiales liées aux valeurs et aux pratiques de l’écocitoyenneté. 
  • La mobilisation des enfants et des jeunes dans l’action environnementale.
  • Le rôle des institutions, des programmes, des politiques et des réseaux sociaux dans la sensibilisation des familles et la mise en oeuvre des pratiques d’écocitoyenneté.

Parution : août 2023

Communiqué | Claims miniers: l’urgence d’un moratoire

Le Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté appuie le communiqué Claims miniers: l’urgence d’un moratoire, émis le lundi 21 novembre 2022, au lendemain de la COP27 et au moment où démarre le congrès Québec Mines + Énergie sous le thème Une transition propulsée par nos ressources.

Le Centr’ERE joint ainsi sa voix à une coalition d’organisations qui s’inquiètent fortement face au boom minier qui a lieu au Québec en ce moment.

Claims miniers: l’urgence d’un moratoire

TÉLÉCHARGER LE COMMUNIQUÉ ICI

Voir la carte de claims miniers en Estrie (novembre 2022)

Voir la carte de claims miniers dans le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie (novembre 2022)

Voir le tableau des titres miniers dans trois régions du sud-est du Québec (novembre 2022)

Voir aussi lettre ouverte 9 MRC représentant 142 municipalités et Forum municipal janvier 2023

PS – Une délégation de la coalition rencontre la nouvelle ministre du MRNF le 22 novembre à Québec

Québec, 21 novembre 2022. Aux lendemains de la COP27 sur le climat et alors que s’ouvre aujourd’hui le congrès Québec Mines + Énergie sous le thème « Une transition propulsée par nos ressources », une coalition d’organismes environnementaux dévoile de nouvelles cartes indiquant un boom de claims miniers variant de 63,4% à 139% depuis 24 mois dans le sud-est du Québec (EstrieBas-Saint-LaurentGaspésie). La coalition joint sa voix à celle de dizaines de municipalités qui réclament un moratoire sur l’attribution de nouveaux claims, et ce, tant que les règles dictées par la Loi sur les mines n’auront pas été modifiées pour protéger les milieux naturels et les populations.

Ce boom de claims s’ajoute à celui déjà documenté plus tôt cette année dans le sud-ouest du Québec et concorde avec l’augmentation de la demande mondiale en minéraux, notamment pour fournir les industries militaires et énergétiques. Il concorde également avec le lancement du Plan québécois de valorisation des minéraux critiques et stratégiquesà l’automne 2020, de même qu’avec le prix élevé de l’or depuis deux ans, dont 92% est utilisé pour les industries financières et de la joaillerie.

Parmi les faits saillants relevés par les organismes, notons les suivants :

  • Augmentation moyenne de 107% des titres miniers depuis deux ans dans les trois régions du sud-est du Québec analysées, dont Estrie (+63,4%), le Bas-Saint-Laurent (+87,5%) et la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (+139%). Il s’agit d’une augmentation 2,6 fois plus rapide que la moyenne du Québec (+40,6%) au cours de la même période, et semblable au boom de titres miniers documenté précédemment dans le sud-ouest du Québec (+129% de janvier 2021 à août 2022).
  • Plus de 20 000 titres miniers dans le sud du Québec – On compte désormais plus de 20 000 titres miniers dans sept régions du sud du Québec, dont 7 674 titres miniers dans trois régions du sud-est du Québec en date de novembre 2022: Estrie (1 739), Bas-Saint-Laurent (1 242) et Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (4 693). Plus de 15 000 titres miniers ont été répertoriés dans le sud-ouest du Québec en août 2022 (Laurentides, Lanaudière, Mauricie et Outaouais).
  • Plus de claims miniers que d’aires protégées – Deux des trois régions analysées comptent davantage de claims miniers que d’aires protégées en superficie: la Gaspésie (1,6 fois) et l’Estrie (2,6 fois). Les trois régions ont de faibles taux d’aires protégées, loin derrière les cibles internationales de 30% du territoire d’ici 2030: Bas-Saint-Laurent (3,39%), l’Estrie (3,48%) et la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (7,86%).
  • Connectivité et intégrité des milieux naturels menacés – Des centaines de claims miniers sont collés sur des parcs nationaux d’envergure ou carrément à l’intérieur de milieux naturels valorisés, tels que des réserves fauniques et des parcs régionaux, menaçant l’intégrité et la connectivité de ces milieux d’intérêt pour la conservation. Parmi les parcs nationaux et les aires protégées dont la zone tampon périphérique est menacée, il y a notamment le Parc national de la Gaspésie, le Parc national du Mont-Mégantic, la Réserve écologique Samuel Brisson, la Réserve écologique de la Grande-Rivière, l’Aire de confinement du cerf de Virginie du Ruisseau Grand-Nord, etc. Parmi les milieux naturels valorisés qui ont des claims miniers collés ou littéralement à l’intérieur de leurs limites, il y a les Réserves fauniques des Chic-Chocs et de Matane, de même que la forêt de Hereford. Plusieurs milieux forestiers et agricoles sont également touchés.
  • Populations non informées et non consultées – Rien dans la Loi sur les mines n’oblige présentement les entreprises minières à informer ou à consulter les citoyens, les municipalités et les communautés autochtones avant d’acquérir de nouveaux claims miniers sur leurs territoires. D’un simple clic en ligne, n’importe qui peut acquérir un claim avec moins de 45 $. Une fois acquis, le claim confère un « droit exclusif » à son détenteur qui peut alors le renouveler indéfiniment à peu de frais, y conduire des travaux de forage et éventuellement exploiter une mine s’il obtient un bail minier.
  • Planification et aménagement intégré du territoire « minés » – En plus de permettre des travaux de forage sans évaluation environnementale et sans consultation publique, il est pratiquement impossible de révoquer des claims miniers avec les lois actuelles. La présence des claims miniers pendant plusieurs années (souvent à des fins spéculatives) empêche la planification intégrée du territoire, de même que la conservation des milieux naturels pendant cette période. Or, Québec accuse déjà des retards importants dans la protection des milieux naturels pour atteindre les cibles internationales de 30% d’ici 2030, surtout dans le sud du Québec.
  • Neuf MRC représentant 142 municipalités mobilisées appellent Québec à revoir la Loi sur les mines et les orientations gouvernementales en matière de désignation de « Territoires incompatibles avec l’activité minière » (TIAM), notamment afin de mieux protéger les milieux naturels, les lacs et les milieux récréotouristiques. Un récent sondage Léger indique que trois personnes sur quatre au Québec (75%) se disent en faveur « d’interdire tout projet minier dans des zones touristiques ou de villégiature »; une proportion semblable (78%) demande « d’exiger le consentement des populations locales (p.ex.: municipalités, Nations autochtones) avant d’autoriser toute activité minière sur leur territoire »; et la quasi-totalité (89%) souhaite « interdire le rejet de déchets miniers dans tout lac, rivière ou milieu écologique sensible ».
  • Solutions recherchées à l’aube de la COP15 sur la biodiversité à Montréal – Le Collectif de la société civile québécoise pour la COP15, lequel rassemble plus de 70 organisations environnementales, syndicales et financières, soutient la fin de la préséance des activités minières et demande la priorisation de la conservation dans la planification du territoire. Les organismes appellent notamment Québec à abroger l’article 246 de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme, à modifier les orientations gouvernementales régissant les Territoires incompatibles avec l’activité minière (TIAM), et à réviser certains articles de la Loi sur les mines (a. 82, 304, 304.1.1) afin d’élargir leur portée permettant de révoquer des titres miniers pour des raisons d’intérêt public, comme la conservation des milieux naturels.

Titres miniers (rouges) en Estrie (novembre 2022) 

Titres miniers (rouges) dans les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie (novembre 2022)

Pour information :

  • Rodrigue Turgeon, Coalition Québec meilleure mine et MiningWatch Canada, 819-444-9226
  • Alice de Swarte, Société pour la nature et les parcs (SNAP-QC), 514-575-4941
  • Cyril Frazao, Nature Québec, 581-777-2690
  • Rébecca Pétrin, Eau Secours : 514-246-9075
  • Martin Vaillancourt, Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement: 418 265-7545
  • Pascal Bergeron, Environnement Vert Plus (Gaspésie), 581.886.1189

Organismes signataires (alphabétique):

  • Action boréale
  • Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME)
  • Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement (UQAM)
  • Coalition Québec meilleure mine
  • Eau Secours 
  • Environnement Vert Plus
  • MiningWatch Canada
  • Nature Québec
  • Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ)
  • Réseau québécois des groupes écologistes
  • Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec)
  • Vivre sans mine (www.vivresansmine.org

Citations: 

(organismes nationaux et du sud-est du Québec)


« La survie du caribou de la Gaspésie dépendra de notre capacité à lui laisser davantage de territoire. Les titres miniers qui jouxtent le Parc de la Gaspésie deviendront rapidement un obstacle à l’agrandissement d’un territoire protégé dédié, condition essentielle de sa survie. » – Pascal Bergeron, porte-parole Environnement Vert Plus en Gaspésie 

« Les dernières années nous ont permis de réaliser l’importance d’accroître notre autonomie alimentaire. Est-il normal de permettre l’achat de titres miniers sur les terres agricoles fertiles de la vallée du Saint-Laurent et du sud du Québec ? Le gouvernement acceptera-t-il vraiment de sacrifier le garde-manger du Québec au profit de l’industrie minière ? » – Noémi Cantin, coporte-parole du comité citoyen Vivre sans mine en Estrie 

« L’actuelle régime minier représente un obstacle à la mise en oeuvre du prochain cadre mondial sur la biodiversité, notamment pour l’atteinte de la cible de protection de 30% du territoire. À l’aube de la COP15 sur la biodiversité qui se tiendra à Montréal en décembre, le gouvernement doit prioriser la préservation de la biodiversité dans l’ensemble de ses actions et ajuster ses lois et politiques en conséquence. » – Alice de Swarte, directrice principale à la SNAP Québec 

« En décembre à la COP15, les yeux du monde entier seront tournés vers Montréal pour l’avenir de la biodiversité mondiale. Le Québec doit être exemplaire. Or, la présence de titres miniers collés sur le Parc de la Gaspésie empêche la mise en œuvre d’une protection efficace de l’habitat essentiel du Caribou, un emblème majeur de la biodiversité au pays et symbole d’espoir dont les citoyens ont besoin pour se mobiliser face à la perte de biodiversité mondiale » Cyril Frazao, directeur exécutif de Nature Québec 

« La protection de l’environnement est à la base d’une industrie minière responsable et compétitive. Le Québec a de nombreux atouts pour se positionner en leader, mais il ne doit pas céder à l’urgence. Le gouvernement doit atteindre les objectifs environnementaux et veiller à l’acceptabilité sociale des projets auprès des communautés d’accueil.» – Martin Vaillancourt, Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement 

« Le Québec ne doit pas s’agenouiller devant la demande mondiale pour l’or, ni celle des industries militaires et automobiles américaines. La transition énergétique ne doit pas servir de prétexte pour sacrifier des milieux naturels, s’implanter de force dans des communautés, ou encore bafouer les droits des Nations autochtones. » – Rodrigue Turgeon, porte-parole de la coalition Québec meilleure mine et de MiningWatch Canada 

« L’apparition des nouveaux qualificatifs « stratégique et critique » ajoutés à minéraux tend à laisser croire que c’est plus acceptable de miner ces ressources non-renouvelables, comme si l’impact sur les écosystèmes était de facto moins destructeur que pour les autres minéraux. C’est au mieux de la peinture verte et au pire du mépris exprimé à nos populations par ceux qui disent gérer notre capital collectif en notre nom et en bon père de famille » –  Henri Jacob, président de l’Action boréale 

« Cette urgence d’extraire des minéraux n’a pour impératif qu’une opportunité d’affaires éphémère. Il n’y a rien de stratégique à ce qu’on détruise l’environnement et les milieux de vie avec des machines, qu’elles soient au diesel ou électriques. Le profit à court terme ne fera jamais émerger cette société équitable et écologiste que réclame notre responsabilité actuelle face à la vie et aux générations futures” –  Chantal Levert Réseau québécois des groupes écologistes 

« Les municipalités ont la responsabilité d’assurer l’approvisionnement en eau potable de leurs citoyens et devraient ainsi avoir leur mot à dire sur les nouveaux projets miniers sur leur territoire. Ces projets comportent toujours des risques pour l’eau en raison de la destruction de milieux hydriques, le rejet d’eau usée et la consommation effrénée d’eau de cette industrie. Nous devons protéger ces milieux, c’est notre eau potable, notre qualité de vie, qui en dépend. » – Rébecca Pétrin, Eau Secours 

« Selon nos recherches, nous constatons une importante augmentation de conflits socio-écologiques provoqués par l’expansion de l’industrie extractive. Il y a 25 cas de conflit actuellement au Québec touchant les 17 régions administratives. L’expansion des frontières extractives paraît sans fin, particulièrement maintenant, en lien avec la tendance en vigueur des minéraux pour les technologies de transition énergétique. Les populations touchées exigent d’être informée et de prendre part aux décisions au sujet de leurs réalités » Isabel Orellana, directrice du Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté 

«La santé du territoire ne peut plus être dissociée de la santé humaine, et il est impératif que les effets associés et cumulatifs des différents projets sur la santé humaine via le territoire soient enfin pris en compte dans la planification économique, industrielle et du territoire de l’ensemble du Québec. Il en va d’une véritable justice environnementale, et de viabilité de notre système de santé, où atterrissent ultimement les citoyen.ne.s affecté.e.s depuis des décennies par des décisions dont il faut enfin changer le régime, dans une optique vraiment plus durable et saine pour les gens et les territoires. » – Claudel Pétrin-Desrosiers, présidente de l’Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME) 

« Le Québec ne peut pas aller de l’avant avec des minéraux dits « d’avenir » avec des lois et des politiques du passé. Il faut moderniser la Loi sur les mines, les règles régissant les Territoires incompatibles avec l’activité minière et doter le Québec d’un véritable règlement environnemental spécifique au secteur minier qui a force de loi » – Ugo Lapointe, cofondateur et coporte-parole de la coalition Québec meilleure mine

Inscriptions au cours DDD 8532 Éducation relative à l’environnement au secondaire | Hiver – Été 2023

COURS DDD 8532 ÉDUCATION RELATIVE À L’ENVIRONNEMENT À L’ÉCOLE SECONDAIRE

Formation continue des enseignants
2e cycle universitaire
Cours de 3 crédits, suivi sur deux sessions académiques 
Hiver – été 2023

Ce cours s’adresse aux enseignant·e·s du secondaire en exercice. La formation est axée sur les pratiques d’éducation relative à l’environnement (ERE) dans la perspective de favoriser l’intégration de ce domaine à l’école, en lien avec les programmes et la vie scolaire. Elle propose des pistes pédagogiques concrètes pour la mise en oeuvre d’une ERE auprès des jeunes du secondaire, dont l’exploration de cas d’intervention éducative dans ce champ et du matériel pédagogique spécialisé. Elle permet d’accompagner les enseignant·e·s à travers une démarche réflexive dans leurs propres contextes de pratique éducative. Aussi, cette formation met en évidence des avenues de développement de l’ERE à l’école secondaire et de déploiement d’un réseau de collaborations dans son milieu d’enseignement et au sein de la communauté éducative.

Cette formation se déroule sur deux sessions et combine les modalités en présence et à distance. Six (6) rencontres de groupe (préférablement lors de journées pédagogiques ou de congés de perfectionnement) et du tutorat individuel ou en sous-groupe sont prévus, selon les besoins. Le calendrier du cours sera ajusté en fonction de chaque contexte.

Possibilité de reconnaissance de ce cours dans le cadre du Programme court de 2e cycle en éducation relative à l’environnement (0192).

Ce cours est offert dans le cadre de la formation continue de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal. 

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