Articles sur l’eau dans Symbioses (2012)

Sy-96Rolando Labraňa, qui a réalisé sa maîtrise au sein du Centr’ERE et Nayla Naoufal, chercheure associée et ancienne doctorante au Centr’ERE sont les auteurs de deux articles inspirés de leurs recherches respectives dans Symbioses, le magazine de l’éducation relative à l’environnement (numéro 96 sur l’eau): 

 

Le Québec et l’impasse pétrolière – Sylvain Archambault et Anne-Isabelle Cuvillier | Jeudi 1er mai 2014

Dans le cadre du Cycle de conférences 2014 du Collectif scientifique sur la question
du gaz de schiste au Québec
collectif-scientifique-gaz-de-schiste.com

 

Résumés

Sylvain Archambault, M.Sc., Biologiste
Hydrocarbures dans l’est du Québec – Eldorado ou désastre environnemental ?
Vidéo de la présentation : cliquez ici

L’île d’Anticosti et le golfe du Saint-Laurent sont des écosystèmes uniques, d’une richesse incomparable, mais aussi d’une grande fragilité. Toutefois, des projets d’exploration pétrolière menacent de les transformer radicalement et un choix de société s’imposera bientôt : devrait-on permettre à l’industrie pétrolière de s’y installer ? Pour certains, le rêve d’un Eldorado pétrolier est plus fort que tout, pour d’autres ce serait risquer un désastre environnemental.
Une telle décision doit cependant s’appuyer sur des faits avérés et non sur des mythes et légendes urbaines. La présentation tentera donc de vulgariser et déconstruire certains de ces mythes qui faussent le débat, que ce soit les milliards de barils de pétrole qui sommeilleraient à Anticosti, les risques qu’une province voisine nous « vole » ce trésor à Old Harry, l’illusion des « meilleures pratiques au monde » ou le rêve d’une manne pétrolière rapide. Il s’agit d’un dossier complexe, impliquant les cinq provinces riveraines du golfe, et seule une information de qualité permettra aux citoyens de participer de façon éclairée au débat.

Anne-Isabelle Cuvillier
Parole aux citoyens de l’île d’Anticosti : Entre vents et marées
Vidéo de la présentation : cliquez ici

Les citoyens et leur territoire sont les grands négligés des projets de développement tel celui de l’exploration des hydrocarbures sur l’île d’Anticosti. Que signifie vivre sur cette île mythifiée et pourtant méconnue au coeur du Saint-Laurent ? Les liens étroits qu’entretient la communauté insulaire de Port Menier avec son territoire sont inspirant et éclairant. Quels rapports les Anticostiens nouent-ils avec leur milieu de vie, entre nature et culture ? Comment le développement des hydrocarbures interpelle-t-il les Anticostiens ? Cette présentation est le fruit d’une recherche en cours en sciences de l’environnement à laquelle ont participé plus de 60% des gens de l’île.

 

Nous vous invitons à consulter également les analyses de Marc Durand, Ing
Sur Anticosti: http://youtu.be/dXRg6YcREWw
Sur le rapport de l’ÉES: http://youtu.be/FHo8lku0AmE

Salle DR-200 (Salle de la Reconnaissance)

Pavillon Athanase-David
1430, rue St-Denis – Rez-de-chaussée
Université du Québec à Montréal

Entrée Libre

Le jeudi 1er mai 2014
19h à 21h30

 

 

Pour information:
info@collectif-scientifique-gaz-de-schiste.com

 

Dans le cadre du Cycle de conférences 2014 organisées par le Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste au Québec : Débat citoyen et politiques publiques : Sortir de l’ombre de la gouvernance ? | 27 mars 2014

Conférence de Florence Piron, Ph.D.,
Professeure au département d’information et de communication, Université Laval
Coordonnatrice/fondatrice de l’Association Science et Bien commun

Banner piron

Panel : Regards sur les résultats de deux initiatives de consultation : L’ÉES sur le gaz de schiste et la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec

Marc Brullemans, Ph.D., Chercheur  en biophysique
Marc Durand, Ph.D., Doct-ing en géologie appliquée
Bernard Saulnier, Ing., Chercheur à l’Institut de Recherche d’Hydro-Québec (1977-2006)

Voir les détails

Le Centr’ERE accueille trois nouveaux chercheurs associés

Le Centr’ERE est heureux d’accueillir Thierry Pardo, chercheur indépendant, Dominique Bachelart, professeure à IUT de Tours, Université François Rabelais (France), et Dominique Cottereau, professeure associée, IUT de Tours, Université François Rabelais (France), à titre de membres chercheur-es associé-es.

Thierry PArdoThierry Pardo (Ph.D) oeuvre depuis une vingtaine d’années dans le champ de l’éducation relative à l’environnement. Ses débuts de praticien l’ont rapidement conduit à assumer les fonctions de formateur, notamment pour la Commission Jeunesse de l’Union Européenne, ou celles d’agent de recherche dans l’équipe de Lucie Sauvé à la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l’environnement de l’UQAM. Auteur de plusieurs essais, il s’intéresse aux voies d’éducations alternatives, aux pédagogies en vigueur dans les sociétés traditionnelles et au dialogue éducatif entre institutions et traditions. Conteur, il a dirigé le festival du conte environnemental en 2009 et 2010 à Montréal. Thierry Pardo est également professeur d’Aïkido (2ème Dan, International School of Traditionnel Aïkido), marin et musicien, il est aussi papa de deux beaux garçons, Lylhèm et Eÿkèm.

Dominique Cottereau, docteure en sciences de l’éducation, travaille à mi-temps en tant que professeur associée à l’université François Rabelais de Tours, département carrières sociales de l’Institut Universitaire Technologique, et à mi-temps dans la Scop Oxalis où elle est formatrice et consultante en éducation relative à l’environnement. Ses travaux portent sur l’écoformation, courant informel de l’Ere, explorant la manière dont les personnes construisent leur être-au-monde par le contact direct et réfléchi avec l’environnement, les espaces, les paysages, les matières, les éléments … mais elle participe aussi à des recherches actions ayant pour thème l’ErE ou l’EEDD.

Dominique Bachelart, maître de conférence en sciences de l’éducation, est responsable de la Licence professionnelle « Médiation scientifique et éducation à l’environnement » à l’IUT de Tours (France). Ses travaux portent sur les autobiographies environnementales comme mode d’accès à la variété des engagements intimes, personnels, familiaux, collectifs, politiques  de conservation de la nature, de conversion écologique et de contestation sociale.  Dans le champ éducatif, ses travaux s’intéressent aux relations à la nature dans les dimensions développementales chez l’enfant. Ses recherches sur le « tourisme de nature » visent à comprendre les médiations proposées par les acteurs de l’éducation à l’environnement.

Le choix des corpus à analyser dans une étude théorique

1er mai 2013

Présentatrice : Clara Muñoz

Résumé de la présentation :

Je poursuis une recherche théorique sur le développement de la Politique d’ERE de la Colombie. Ce qui a été partagé dans ce Flash Méthéo concernait les contraintes présentées par mes données et les choix théoriques pour les catégoriser et les analyser. Les courants théoriques jusqu’ici explorés et utilisés pour l’analyse s’inscrivent dans le champ de l’ERE, de la pensée environnementale de l’Amérique Latine, notamment les courants théoriques postcolonialistes. Je pense avoir construit une approche critique face au corpus d’analyse, aux théories et au contexte choisis, pour réussir à questionner les courants dominants et faire des suggestions pour l’élaboration de politiques d’ERE en Amérique Latine.

 

Impressions des participants au moment de conclure la séance (mots-clés) :

Une des observations à ma présentation a été le manque de mise en contexte de ma recherche au début de l’exposé;

Tous les participants étaient d’accord sur la pertinence de cibler les concepts à analyser ;

Les participants m’ont demandé ce à quoi je souhaitais arriver avec cette recherche, ce que je voulais mettre en lumière. Ces questionnements m’ont poussée à revoir mes objectifs ;

Afin de mettre en contexte et d’organiser de manière chronologique les documents à analyser, les collègues ont suggéré l’élaboration d’une ligne du temps;

On a évoqué la nécessité de faire des deuils continuels face à notre question de recherche de façon à ne pas en voir trop large.

 

Mots clés : conceptualisation, duel, viscéral (face au sentiment d’appartenance et d’engagement avec ma recherche, étant donné qu’il s’agit d’une recherche théorique), indigènes, grille d’analyse, tableau, frise du temps, corpus documentaire, cadre théorique postcolonial.

 

Principaux apprentissages réalisés et constats partagés en lien avec cette séance:

Clara a indiqué que l’apprentissage central ayant découlé de cette rencontre « Flash Méthéo » concerne l’importance de mettre en contexte le public lors d’une présentation orale. Elle a aussi mentionné que cette réunion l’avait amené à revoir ses objectifs de recherche;

Une discussion a émergé autour des « deuils » qui doivent se faire dans le processus d’élaboration de la problématique de recherche : on ne peut tout embrasser et cela déçoit tout en rassurant quant à l’ampleur du travail à réaliser;

Le processus de recherche n’est pas linéaire, mais plutôt changeant et dynamique et il faut accepter ce phénomène et être flexible en s’ajustant constamment à la réalité dans laquelle nos projets évoluent.

Les participants ont conseillé de clarifier le lien entre les concepts centraux : développement, ERE et participation. Sur cela, je voulais approfondir sur l’école postmoderne et son axiologie qui permettrait de développer des plans institutionnels éducatifs assis sur des regards critiques, lesquels permettent une réflexion autour des concepts dominants et des propositions alternatives face à ces concepts.

Me questionnant sur la validité scientifique de ma recherche en éducation, j’ai nommé l’apport de l’herméneutique et Paul Ricœur.

 

Textes et/ou liens d’intérêts pour les participants découlant de cette rencontre :

Bertrand, Y. et Valois, P. (1992). École et sociétés. Montréal : Agence d’Arc.

Ministerio de Medio ambiente, Vivienda y Desarrollo territorial, Ministerio de Éducación nacional (2002). Política nacional de educación ambiental. Colombia: Fundación cultural javeriana de artes gráficas.

Legendre, R. (1983). L’éducation totale. Montréal : Ville-Marie/Fernand Nathan.

Sauvé, L. et Berryman, T. (2005). Challenging a “closing circle”: alternative research agendas for the ESD Decade. Applied Environmental Education and Communication, 4 (3), p. 229-232.

 


[1]Logiciel libre Cmap Tools à l’adresse suivante (consulté le 29 octobre): http://ftp.ihmc.us/

La contribution du terrain exploratoire au projet de recherche


6 mars 2013
Présentatrice : Lidia Guennaoui

 

Résumé de la présentation : Les étapes communes pour monter un projet de recherche qualitative sont la recension d’écrits, la construction d’une problématique, d’un cadre conceptuel et d’une méthodologie. Les ouvrages de méthodologie qualitative proposent généralement de suivre ces quatre étapes l’une à la suite de l’autre. Certains auteurs proposent une approche moins rigide, où un retour à l’étape précédente est envisagé pour réajuster l’une ou l’autre de ces quatre parties. Dans la pratique, il peut également être pertinent de recueillir des données de terrain – tout en suivant une méthodologie rigoureuse – avant même que le projet de recherche ne soit complètement constitué. Le terrain exploratoire est un outil méthodologique relativement méconnu, qui peut aider le chercheur à mieux définir son projet de recherche. Cet atelier présente l’origine des méthodes de recherche exploratoires en recherche qualitative, et propose différents moyens de les utiliser à chaque étape de la construction du projet de recherche.

 

Impressions des participants au moment de conclure la séance (mots-clés) :

Super; Méthodologie, exploration, éthique; Découverte de la notion d’entretien exploratoire; Participation du chercheur dans l’observation, limites de l’exploration; Déontologie, observer(é), donner(ée); Agilité, flou, précision ; orienter ou réorienter la recherche ?

 

Principaux apprentissages réalisés et constats partagés en lien avec cette séance:

Cette présentation a amené une fois de plus les participants du « Flash Méthéo » à discuter des enjeux éthiques et déontologiques liés à la recherche dans le domaine de l’éducation relative à l’environnement. Cette préoccupation pour la légitimité, la transparence et la légalité du processus de recherche apparaît donc centrale au sein du groupe à cette étape de leur démarche;

La communication de Lidia abordait un enjeu très peu soulevé dans les cours de méthodologie et dans les ouvrages connus des étudiants réunis, à savoir la restitution de données d’un terrain exploratoire pour les besoins d’un projet de recherche qui se construit par la suite. L’expérience de Ximena a été très éclairante à ce sujet puisqu’elle avait eu à obtenir un certificat éthique pour l’utilisation de données recueillies dans le cadre de recherches antérieures, réalisées à l’étranger et pour lesquelles aucun consentement n’avait été signé par les participants (contexte légal différent) ;

On a souligné que les terrains exploratoires ont un parallèle en recherche hypothético-déductive, soit ce que certains nomment parfois une pré- expérimentation ;

La discussion a évolué vers une réflexion collective sur le caractère itératif des démarches de recherche. Les collègues ont souligné le paradoxe qui existe entre la recherche telle qu’elle se vit, et la recherche telle qu’on l’écrit. En effet, on fait généralement paraître le processus comme ayant été linéaire alors que le parcours a été ponctué d’aller-retour avec le terrain, de remises en questions. Les participants ont questionné cette façon de faire.