Le développement durable : une utopie ? | Lucie Sauvé aux Conférences de la montagne

Lucie Sauvé a participé aux Conférences de la montagne organisées par l’Université de Montréal, en partenariat avec le Canal Savoir, en compagnie de Thomas Mulcair, avocat, professeur à l’Université de Montréal, et Bernard Chevassus-au-Louis, président de l’association Humanité et biodiversité. Près de 1400 personnes y ont assisté.

Le développement durable : une utopie ?

En 1987, l’Organisation des Nations unies tirait le signal d’alarme : l’humanité ne pouvait plus continuer à puiser dans les ressources de la planète sans penser au lendemain. Il fallait le plus rapidement possible adopter une approche de développement durable qui, en cessant d’opposer économie, développement social et protection de l’environnement, introduisait une volonté d’équité intergénérationnelle pour assurer la pérennité des ressources sans empêcher l’amélioration générale de la qualité de vie.

Trente ans plus tard, si la pauvreté mondiale a considérablement reculé, les changements climatiques s’accélèrent, la biodiversité s’étiole, l’ensemble des indicateurs environnementaux sont au rouge. Et l’on ne semble pas avoir appris de la crise financière de 2008. Doit-on en conclure que le concept de développement durable était une utopie ou une façon de cacher notre inaction? Doit-on suivre d’autres voies?

  • Mardi 30 octobre 2018, de 18h à 20h
  • Amphithéâtre Ernest-Cormier (K500) du Pavillon Roger-Gaudry – 2900, boulevard Édouard-Montpetit

Cette conférence a été enregistrée et diffusée sur Internet. Les personnes figurant sur la vidéo renoncent à toute réclamation découlant de la captation ou de la diffusion de leur image.

Plus d’information sur le site de l’Université de Montréal

SOURCE : Université de Montréal

Le Centr’ERE accueille Mariana Tambellini, stagiaire de doctorat de l’Université de Sao Paulo – Septembre 2018

 

L’équipe du Centr’ERE est heureuse d’accueillir, jusqu’en février, Mariana Tambellini, stagiaire de doctorat de l’Université de Sao Paulo (Brésil). Sa recherche porte sur la formation des enseignants et l’usage des médias en éducation relative à l’environnement « Mídia e Educação Ambiental: identificando saberes docentes de professores participantes de formações continuadas. » Nous lui souhaitons la bienvenue !

Le Centr’ERE accueille Etienne van Steenberghe, nouveau membre professeur associé – Septembre 2018

 

Le Centr’ERE est heureux d’accueillir un nouveau professeur associé parmi ses membres : Monsieur Étienne va Steenberghe. Titulaire d’un doctorat en Éducation et Santé publique obtenu en cotutelle entre l’Université du Québec à Montréal et l’Université de Louvain, Étienne van Steenberghe occupe actuellement le poste de rédacteur en chef de la revue savante Éducation relative à l’environnement : Regards – Recherches – Réflexions.

Il assure aussi la coordination scientifique de la Chaire de recherche du Canada sur les enjeux socioculturels du numérique en éducation (Prof. Simon Collin). Ses intérêts de recherche portent sur les questions de territorialité de santé dans une approche ethnographique, les inégalité socio-environnementale de santé et l’éducation relative à la santé environnementale.

 

Étienne van Steenberghe participe à la 9ème édition des Rencontres territoriales de la santé à Nancy, en France

Étienne van Steenberghe, professeur associé au Centr’ERE, participe à la 9ème édition des Rencontres territoriales de la santé, sur le thème: « Environnements de vie et santé, quelles stratégies territoriales ? » à Nancy, en France.

Cet événement réunit des chercheurs, des agents territoriaux et des élus locaux pour partager leurs expériences et leur expertise. La communication d’Étienne van Steenberghe s’intitule : « Partir des savoirs locaux pour mieux adapter nos interventions en santé environnementale ».

Un succès à célébrer! Vincent Guérette, diplômé de la maîtrise en éducation de l’Université de Moncton a obtenu le prix Lucie-Samson-Turcotte (Université Laval) pour son mémoire déposé en 2017

Sa recherche dans le cadre de son mémoire intitulé « Vers une éducation relative à l’environnement (ERE): Comprendre les facteurs d’une intégration de l’ERE dans les écoles du Nouveau-Brunswick » était dirigée par Michel T. Léger.

L’intégration pédagogique de l’ERE n’est pas sans défis. Des chercheurs comme Pruneau (2006 ; 2013), Sauvé (1997 ; 2001), Clary (1999), Berryman (2003) et Léger (2012) démontrent tous de tels défis dans la mise en place d’initiatives en éducation relative à l’environnement formelle en milieu scolaire. La présente recherche semble appuyer ces constats en précisant des défis spécifiques en lien avec l’intégration de l’ERE dans le contexte du milieu scolaire francophone néo-brunswickois. Par exemple, nous avons trouvé que l’intégration de l’ERE dans les écoles francophones de cette province est influencée par des facteurs comme la lourdeur des programmes d’études, le degré de collaboration entre les membres du personnel scolaire, le manque d’appui des leaders scolaires, la demande élevée en terme d’évaluation, le manque de financement de l’ERE dans les écoles et le manque de formations. Enfin, la thèse propose quelques recommandations qui pourraient faciliter une intégration pédagogique de l’ERE dans le système scolaire francophone du Nouveau-Brunswick. Par exemple, la province aurait intérêt à :

  • créer un groupe de travail au ministère de l’Éducation pour identifier et mettre en place des stratégies d’intégration de l’ERE au niveau de la salle de classe;
  • ajuster les programmes d’études de façon à mieux intégrer l’ERE au primaire comme au secondaire;
  • offrir des formations aux acteurs du système scolaire en matière d’ERE et d’environnement, soit aux agents pédagogiques, aux agents communautaires, aux concepteurs de programmes d’études et aux directions d’écoles;
  • intégrer l’ERE aux pratiques gagnantes déjà en place dans le système scolaire.

Le mémoire est disponible sur notre Espace Ressources.

Vers une Université populaire sur la justice énergétique: le projet présenté par le CDHAL, le PAQG, le SLAM et le Centr’ERE a reçu un appui financier du Ministère des relations internationales

Le Comité pour les droits humains en Amérique, le Projet Accompagnement Québec-Guatemala et Solidarité Laurentides Amérique centrale, en collaboration avec le Centr’ERE, ont obtenu un appui financier du Ministère des relations internationales et de la Francophonie dans le cadre du Programme d’éducation à la citoyenneté mondiale. Cette subvention permettra la mise sur pied d’une Université populaire sur la justice énergétique, axée sur les luttes et les initiatives de groupes de femmes des Amériques.

Nous souhaitons travailler sur les perspectives féministes, décoloniales et de solidarité internationale au sein des initiatives de justice et de transition énergétique. Nous proposons de faire une série d’ateliers, sous un format d’université populaire, invitant des femmes des Amériques qui portent ces analyses et initiatives.

Félicitations ! Laurence Brière et son équipe obtiennent une subvention Engagement partenarial du CRSH (2018-2019)

Laurence Brière, professeure associée au Centr’ERE, a obtenu une subvention Engagement partenarial du CRSH (2018-2019) avec deux co-chercheures; Isabel Orellana, chercheure régulière au Centr’ERE et Chantal Levert, coordonnatrice du Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE), partenaire du Centr’ERE. Le Service aux collectivités de l’UQAM, le Comité pour les droits humains en Amérique latine et Eau Secours font également partie du comité de pilotage de ce projet de recherche-action.

Intitulé La co-construction de savoirs en réseau d’acteurs et d’actrices engagées sur la question énergétique: évaluation diagnostique et design techno-pédagogique, le projet vise la mise sur pied d’une dynamique structurante de co-formation à l’échelle québécoise entre groupes écologistes établis, comités écocitoyens émergents et milieux académiques engagés au regard des enjeux écologiques, politiques, économiques et éthiques cruciaux liés aux choix sociétaux de production, de distribution et de consommation d’énergie.

Signature de l’accord de coopération entre l’Universidade Fereral do Parana (UFPR) du Brésil et l’UQAM

Cet accord de coopération favorisera le développement et la poursuite de projets de recherche et de formation entre l’UQAM et l’Universidade Fereral do Parana (UFPR), dans les domaines de l’éducation et de l’environnement.

Le développement d’un tel accord a été réalisé dans la foulée du stage de recherche post-doctoral de la professeure visiteure Marilia Torales Campos de l’UFPR au Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE) de l’UQAM au cours de l’année 2017-2018.

Première photo, de gauche à droite : Isabel Orellana (professeure à l’UQAM), Lucie Sauve (directrice de Centr’ERE), Marília Andrade Torales Campos (Professeur associé de l’UFPR).

Deuxième photo, de gauche à droite : Odissea Oliveira (coordinatrice du programme post-universitaire en éducation: théorie et pratique de l’enseignement), Marília Andrade Torales Campos (Professeur associé de l’UFPR), Ricardo Marcelo Fonseca (Recteur de l’Université fédérale de Paraná) et André Macedo Duarte (Directeur de l’Agence internationale de l’UFPR).

Essai récemment déposé : « Les politiques publiques relatives à la gestion de l’eau dans les zones d’activités minières : le cas de la Bolivie » | Frida Villarreal Diaz

 

Frida Villarreal Diaz, finissante à la maîtrise en sciences de l’environnement de l’UQAM sous la direction de Lucie Sauvé, a récemment déposé la version finale de son essai, intitulé Les politiques publiques relatives à la gestion de l’eau dans les zones d’activités minières : le cas de la Bolivie.

Résumé :

La région du Haut Plateau bolivien est un bassin versant fragile en raison des caractéristiques physiques semi-arides. Les activités qui se déroulent dans cette région méritent attention, spécialement les activités minières. Celles-ci sont très présentes historiquement et continuent à se développer avec des effets dans cette biorégion. La grande demande d’eau et le rejet des eaux polluées par l’activité minière ont des incidences sur l’approvisionnement pour la consommation d’eau des populations et la santé de gens, sur la production agricole, sur la biodiversité et les rapports sociaux et politiques. Les eaux souterraines et superficielles sont affectées tant sur le plan régional, national qu’international. Cet essai analyse d’abord la nouvelle Constitution de l’État de la Bolivie adoptée en 2009, le cadre légal et les éléments de politique publique de la dernière décennie en lien avec les activités minières et leur utilisation d’eau. La particularité de la Constitution bolivienne se trouve dans l’adoption de la vision du monde — cosmovision — des peuples autochtones des Andes. Il s’agit du Bien Vivre, un paradigme non anthropocentrique qui considère la Terre Mère comme un système ayant une vie propre et incluant tous les êtres vivants. Ce paradigme cosmocentrique ouvre la porte à une alternative au système d’accumulation du capital. Cet essai aborde ensuite les pratiques socio-environnementales du secteur minier au regard de la Constitution, du cadre légal et de la politique sur les mines. Les résultats sont enfin interprétés à la lumière d’un cadre de référence éthique qui met en évidence la pluralité des visions du monde et des systèmes de valeurs portés par les différents protagonistes.

Mots clés : activités minières, ressources hydriques, valeurs environnementales, Bien Vivre, haut plateau bolivien, pollution de l’eau, politiques publiques, gestion environnementale.

La version PDF de ce mémoire est disponible sur le site Web Espace ressources du Centr’ERE.

 

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