Lucie Sauvé reçoit un Doctorat Honoris Causa de l’Universidad Veracruzana

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Le 8 mars dernier, Journée internationale des Femmes, Lucie Sauvé, professeure au département de didactique de la Faculté des sciences de l’éducation et directrice du Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE) a reçu un Doctorat Honoris Causa de la Universidad Veracruzana – l’une des grandes universités du Mexique (70 000 étudiants).

C’est à l’unanimité que le Conseil Général de l’Université a accordé ce titre à la professeure Lucie Sauvé, à l’occasion d’une session extraordinaire, reconnaissant ainsi « sa trajectoire académique féconde et son importante contribution sociale ».

La médaille et le document formel lui ont été remis par la rectrice Dra Sara Ladrón de Guevara, accompagnée des membres de la haute direction de l’université, en particulier la Secrétaire Académique de l’institution, Mtra. Leticia Rodríguez Audirac. Plusieurs représentants des autorités politiques et des différents ministères ont également participé à la cérémonie d’investiture.

La candidature de la chercheure Lucie Sauvé a été proposée par l’Instituto de Investigaciónes en Educación, dont l’un des axes majeurs est l’éducation relative à l’environnement, et dont le directeur, Dr Edgar González-Gaudiano, est un chef de file et un chercheur internationalement reconnu dans le domaine.

Selon le directeur de l’Institut, « Lucie Sauvé est l’une des grandes figures du champ de l’éducation relative à l’environnement au niveau mondial. Elle se distingue en particulier par la cohérence entre ses travaux académiques et son engagement écosocial. Non seulement a-t-elle contribué à structurer le champ théorique et pratique de l’éducation relative à l’environnement dans son ensemble, et inspiré la recherche et la formation entre autres en Amérique latine, mais elle a mis en évidence la dimension politique de l’action éducative en ce domaine et l’importance de l’engagement citoyen – incluant l’engagement du milieu académique – au regard des réalités socio-écologiques contemporaines ».

González poursuit : « Les œuvres de Lucie Sauvé sont des lectures obligatoires dans les programmes de formation en éducation relative à l’environnement. Il s’agit de l’auteure étrangère la plus citée dans les mémoires et thèses au Mexique et dans plusieurs autres pays latino-américains. Elle aime répéter que le Québec a aussi une âme latino-américaine».

C’est surtout à travers les projets majeurs de coopération interuniversitaire qu’elle a dirigés en Amérique latine, que Lucie Sauvé a développé de nombreuses collaborations et qu’elle a pu élargir son champ de recherche et enrichir sa compréhension des réalités vécues par les populations dont les cultures et les territoires sont envahis par des projets extractifs, et qui font appel à une solidarité Nord-Sud.

Dans le cadre des célébrations de ce Doctorat Honoris Causa, Lucie Sauvé a également prononcé une conférence publique intitulée : Éducation, environnement, écocitoyenneté : cosmovisions et cosmolitiques, à l’auditorium de l’Institut de recherche historico-sociale de l’Université Veracruzana. Elle y a mis en évidence l’importance du rôle de l’éducation pour développer des compétences écocitoyennes, d’ordre critique, éthique, politique et stratégique en matière d’environnement.

Cet hommage rendu par l’Université Veracruzana à la professeure de l’UQAM permettra de renforcer les liens de collaboration entre les deux universités, à travers des échanges de formation et de recherche, en particulier entre le Centr’ERE et l’Institut des sciences de l’environnement, et l’équipe académique « Ciudadanía, Educación y Sustentabilidad Ambiental del Desarrollo » de l’Instituto de Investigaciones en Educación.

Séminaire Ecominga : Éducation populaire et technologies appropriées | Le mercredi 11 février 2015

EcomingaAvec la participation de
Robert Hausler, École de technologie supérieure, UQ
Angel Montalvo, Universidad Autonóma « Gabriel-René-Moreno », Bolivie
Juan Pablo Sanzetenea, Universidad Amazónica de Pando, Bolivie

 
Mercredi 11 février
14h à 16h
Didacthèque de la Bibliothèque des sciences de l’éducation
(local W-1011)

 

 

 

Lancement de l’ouvrage
El líder comunitario y la tecnología apropiada:
una contribución al ecodesarrollo [Disponible en ligne]

 

Disponibles en ligne également (en Espagnol) :

> Les Modules de formation développés dans le cadre du projet Ecominga
> Le Recueil des études de cas (26 cas)

Territoire, ressources et société : de la colonisation à la transition | Le mercredi 4 février 2015

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Conférence publique — Entrée Libre 

« Portrait du Québécois en colon »

Alain Deneault
Auteur de Noir Canada, de Paradis sous terre et de Paradis fiscaux: La filière canadienne (tous trois chez Écosociété)

Le rapport d’accaparement que les puissances industrielles et financières entretiennent envers les éléments du territoire québécois, que l’on réduit toujours à de simples « ressources », a pour nous valeur de symptôme. Il traduit une histoire, celle de notre régime colonial, et une psychologie politique, celle de sujets toujours pas les citoyens d’une république, forçant la relecture du modèle d’analyse des luttes des classes. Pas seulement l’affaire moderne d’une dialectique entre bourgeois et prolétaires, entre laquelle s’essaie à l’existence une classe moyenne, notre mode historique d’organisation et de développement correspond davantage à la série des colonisateur-colon-colonisé, dans laquelle les puissances concernées cherchent à faire tenir à la majorité la position du juste milieu, nécessairement médiocre.

> Visionner la vidéo de la conférence

« La transition écologique au Québec,
structure et fissures d’un discours »

René Audet
Directeur intérimaire de l’Institut des sciences de l’environnement,
Professeur au Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale.

Le discours de la transition écologique est dorénavant porté par un grand nombre d’organisations internationales ainsi que par des coalitions d’acteurs divers au niveau national en Europe et en Amérique. Le Québec ne fait pas exception à cette transformation du discours environnemental alors que s’organise une alliance pour « l’économie verte » réunissant des représentants des secteurs syndical, civique et corporatif de la société civile. Cette présentation proposera une première analyse du discours québécois de la transition écologique en mettant en lumière sa structure, ses principaux arguments, ses métaphores et ses dispositifs politiques. Elle cherchera également à identifier des « fissures » dans le discours, c’est-à-dire des enjeux potentiellement polémiques – comme le développement de la filière des hydrocarbures – qui font apparaître des trajectoires divergentes pour une transition écologique du Québec.

Le mercredi 4 février 2015 à 18 h 30
Salle D-R200 de l’UQAM
Pavillon Athanase-David
1430, rue Saint-Denis

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Le concept de biodiversité : un enjeu d’éducation | Le vendredi 9 janvier 2015

 

Conférence du professeur Yves Girault,

Muséum national d’Histoire naturelle, Paris

Si le terme biodiversité est devenu d’un usage courant à tous les niveaux de la société,  il semble bien qu’ il soit encore le plus souvent associé  au terme de nature ou de diversité biologique. Ce concept hybride entre sciences et gouvernance est cependant bien plus complexe et traduit un changement profond de nos rapports à l’environnement. Comment ce concept est-il transposé dans les expositions muséales et quelles en sont les conséquences sur le discours environnemental ? En nous basant sur les résultats d’ une étude réalisée sur 88 expositions, nous montrerons que les discussions actuelles et les éléments permettant de comprendre les enjeux de la gouvernance de la biodiversité sont rarement exposés et que l’introduction du concept de biodiversité n’a pas profondément bouleversé le discours muséal.

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Colloque dans le cadre du 72e Congrès de l’Acfas Le croisement des savoirs au cœur des recherches en éducation relative à l’environnement | Mai 2004

acfas2004posterCe colloque était organisé par la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l’environnement, dans le cadre du 72e Congrès de l’Acfas tenu en mai 2004, à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Le thème de ce colloque s’inspire de celui du Congrès : La société des savoirs. Le pluriel du mot « savoirs » nous a particulièrement interpellés : l’éducation relative à l’environnement (ERE), comme champ de recherche et de pratique, fait appel à un « dialogue de savoirs » de divers
types, construits et portés par diverses personnes et différents groupes sociaux, acteurs hétérogènes de situations socio-environnementales complexes, de projets éducatifs ou de programmes de recherche. Par ailleurs, à travers le processus dialogique qu’elle vise à stimuler, l’ERE s’intéresse aux relations entre « nature » et société, entre société et environnement. En effet, l’objet propre de l’ERE n’est pas l’environnement, comme on peut le croire au premier abord, mais plutôt la reconstruction du réseau des relations entre les personnes, les groupes sociaux et l’environnement. C’est donc de l’idée de « Société des savoirs » qu’a émergé le projet de ce colloque axé sur l’exploration des modes de construction de savoirs dans le domaine de la recherche en éducation relative à l’environnement et visant à stimuler la réflexion critique sur la pertinence de ces savoirs au regard des réalités et des problématiques contemporaines qui ont trait au rapport à l’environnement.

Ce colloque s’adressait aux chercheurs d’expérience et nouveaux chercheurs, enseignants, animateurs, interprètes, responsables d’organismes ou de programmes, étudiants et autres acteurs préoccupés du développement d’une éducation relative à l’environnement de plus en plus pertinente et réflexive. L’événement a réuni plus d’une centaine d’acteurs de l’ERE, oeuvrant au Québec ou en provenance d’autres provinces canadiennes et aussi de diverses régions du monde, en particulier d’Afrique, d’Amérique latine et d’Europe. Il s’agissait non seulement de traiter du croisement des savoirs, mais de stimuler un tel croisement, mettant à profit la diversité culturelle et la diversité des acteurs en présence, de leurs disciplines ou cadres de référence, de leurs champs de recherche ou terrains de pratique. Le colloque a réuni en effet des chercheurs et des « acteurs de terrain », reconnaissant qu’il ne s’agit pas là de catégories mutuellement exclusives et que ces fonctions peuvent être complémentaires ; la recherche a aussi ses « terrains » et la pratique peut être un creuset privilégié de réflexivité et de construction de savoirs… [Sauvé, L. et Orellana, I., 2004 – Lire la suite dans les actes du colloque accessible ici.)
Comité organisateur

Lucie Sauvé
Titulaire
Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l’environnement
Université du Québec à Montréal

Isabel Orellana
Professeure, Département d’éducation et pédagogie
Université du Québec à Montréal

Étienne van Steenberghe
Coordonnateur du colloque
Étudiant, Doctorat en éducation et santé publique
Université du Québec à Montréal et Université catholique de Louvain, Belgique

Carine Villemagne
Étudiante, Doctorat en éducation
Université du Québec à Montréal et Université de Rennes 2, France

Thomas Berryman
Étudiant, Doctorat en éducation
Université du Québec à Montréal

Jean-Philippe Gingras
Étudiant, Maîtrise en éducation
Université du Québec à Montréal

Lynne Dionne
Assistante à la coordination
Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l’environnement
Université du Québec à Montréal
Comité scientifique du colloque

Lucie Sauvé
Titulaire
Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l’environnement
Université du Québec à Montréal

Isabel Orellana
Professeure, Département d’éducation et pédagogie

Barbara Bader
Professeure, Département d’études sur l’enseignement et l’apprentissage
Université Laval, Québec

Armel Boutard
Professeur, Département des sciences de la terre et de l’atmosphère
Université du Québec à Montréal

Diane Pruneau
Professeure
Université de Moncton, Nouveau-Brunswick

Projet Écoalimentation



Éducation relative à la santé environnementale : Fondements et pratiques liés à la problématique de l’alimentation en contexte d’éducation populaire et communautaire

Ce projet appelé Écoalimentation a été initié en 2006 dans le cadre des travaux de la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l’environnement, grâce à une subvention du CRSH. Ce site web présente le processus et les principaux résultats de ce projet, dont le suivi est maintenant assuré par l’équipe du Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté – Centr’ERE.

Visiter le site web d’écoalimentation

Réseau RefERE (2004-2013)



Avant 2004, il existait des réseaux informels en éducation relative à l’environnement. Des chercheurs francophones en éducation relative à l’environnement se rencontraient occasionnellement – dans des colloques, séminaires, assises, forums, etc. – pour partager et discuter leurs publications et travaux de recherche. Ceux-ci reconnaissaient ainsi d’une part, l’importance de la promotion de la langue française tant dans les communications que dans la diffusion de leurs travaux de recherche et d’autre part, la nécessité de discuter entre eux dans une langue commune. L’initiative et la réalisation de la revue Éducation relative à l’environnement : Regards – Recherches – Réflexions s’inscrivent de cette mouvance-là.

Toutes ces rencontres et les divers partenariats tissés au fil du temps ont mené à envisager la mise en place d’un réseau plus formel : le Réseau francophone international de recherche en éducation relative à l’environnement – RefERE. Celui-ci fut créé en 2004 à Montréal, dans la foulée du Colloque international « Le croisement des savoirs au cœur des recherches en éducation relative à l’environnement ». Ce colloque était organisé par la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l’environnement dans le cadre du 72e Congrès de l’Acfas (Association francophone pour le savoir) à l’Université du Québec à Montréal. Plusieurs personnes qui ont participé à ce colloque se sont donc réunies le jeudi 13 mai 2004 pour jeter les bases de ce réseau.

Le fonctionnement du Réseau francophone international de recherche en éducation relative à l’environnement a été financé par la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l’environnement (Université du Québec à Montréal – Professeur titulaire : Lucie Sauvé). Depuis le début, la coordination et le développement du réseau ont été assumés par Étienne van Steenberghe. Un Comité scientifique international présidé par Lucie Sauvé, en a planifié, supervisé et validé les activités. En 2013, après 9 années de fonctionnement et développement, suite à la fin du mandat de la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l’environnement, les activités du réseau ont été intégrées dans le nouveau Centre de recherche et de formation en éducation relative à l’environnement et à l’Écocitoyenneté.

Personnes ayant participé à la rencontre du 13 mai 2004 et qui ont ainsi contribué à la structuration de réseau RefERE :

Barbara Bader, Tom Berryman, Jean-Étienne Bidou, Yannick Bruxelle, Catherine Dumouchel, Yves Girault, Isabel Orellana, Diane Pruneau, Mathieu Robin-Vigneras, Lucie Sauvé, Maritza Torres, Étienne van Steenberghe, Carine Villemagne, Marianne von Frenckel.


Pour en savoir plus :
van Steenberghe, E. et Sauvé, L. (2008). Le Réseau francophone de recherche en éducation relative à l’environnement : Favoriser le déploiement de la recherche en francophonie. Chemin de traverse, Revue transdisciplinaire d’éducation à l’environnement, n8, solstice d’hiver, 81-86

5e Congrès mondial d’éducation relative à l’environnement



Le 5e Congrès mondial d’éducation relative à l’environnement a eu lieu au Palais de Congrès de Montréal, du 10 au 14 mai, 2009. L’événement a été coorganisé par Lucie Sauvé de l’Université du Québec à Montréal, Bob Jickling, du Lakehaed University (Ontario), l’Association québécoise pour la promotion de l’éducation relative à l’environnement (AQPERE) et le Réseau canadien d’éducation et de communication relatives à l’environnement (EECOM). Il s’est situé dans la foulée des Congrès mondiaux d’éducation relative à l’environnement coordonnés par le Secrétariat des Congrès mondiaux d’éducation relative à l’environnement.

Pour en savoir plus :
Sauvé, L. (2009). Vivre ensemble, sur Terre – 5e Congrès mondial d’éducation relative à l’environnement. Éducation relative à l’environnement, Volume 8. https://doi.org/10.4000/ere.2280

Fragments et Regards 2000-2008 (2014)



FragmentsUn espace numérique a été dédié à la mémoire d’Armel Boutard, professeur au Département de physique puis au Département des sciences de la Terre et de l’Atmosphère de l’Université de Québec à Montréal (UQAM).

Une production de la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l’environnement, sous la direction de Patrick Charland.
Collaborateur.rice.s : Lucie Sauvé, Victor Garibay, Francine Panneton et Geneviève Allaire-Duquette.