Gabriel Poisson, candidat à la maîtrise en sciences de l’environnement de l’UQAM, sous la direction d’Isabel Orellana, professeure du Département de didactique de l’UQAM.
RÉSUMÉ Le mouvement global de la transition énergétique accroît la demande mondiale en lithium à chaque année. Cet élément, présenté comme une alternative « verte » aux combustibles fossiles par les tenants du discours dominant de la transition écologique, est central à la production de batteries lithium-ion, utilisées notamment dans l’assemblage d’automobiles électriques. Le Salar d’Atacama et le Salar de Maricunga, deux déserts de sel dans le nord du Chili, font partie du « triangle du lithium », région qui s’étend sur les territoires du Chili, de la Bolivie et de l’Argentine. Cette région du monde représenterait environ 60% des réserves mondiales de lithium. Ces deux déserts sont de plus en plus convoités par les entreprises extractives chiliennes et internationales qui souhaitent exploiter ce nouvel « or blanc ». Son extraction croissante par les entreprises extractives ajoute une pression accrue sur les écosystèmes et l’eau dans ces déserts, impactant les populations locales. Les théories de l’écologie politique et de la justice environnementale seront ici mobilisées afin d’explorer les impacts complexes de l’extraction et de l’exploration du lithium dans le Salar d’Atacama et le Salar de Maricunga. De manière plus générale, la recherche se propose de cerner les impacts sociaux, environnementaux et culturels de l’industrie du lithium dans les déserts d’Atacama et de Maricunga. Ces impacts seront notamment explorés à travers la mise en lumière des perceptions de membres des communautés locales et des organisations écologistes et autochtones impliquées dans la protection des deux déserts. Cette recherche a pour objectif de participer à analyser les potentiels dommages collatéraux de la transition énergétique mondiale à partir d’un regard critique du modèle économique dominant et des pratiques extractives contemporaines.
Le Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté appuie le communiqué Claims miniers: l’urgence d’un moratoire, émis le lundi 21 novembre 2022, au lendemain de la COP27 et au moment où démarre le congrès Québec Mines + Énergie sous le thème Une transition propulsée par nos ressources.
Le Centr’ERE joint ainsi sa voix à une coalition d’organisations qui s’inquiètent fortement face au boom minier qui a lieu au Québec en ce moment.
PS – Une délégation de la coalition rencontre la nouvelle ministre du MRNF le 22 novembre à Québec
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Québec, 21 novembre 2022. Aux lendemains de la COP27 sur le climat et alors que s’ouvre aujourd’hui le congrès Québec Mines + Énergie sous le thème « Une transition propulsée par nos ressources », une coalition d’organismes environnementaux dévoile de nouvelles cartes indiquant un boom de claims miniers variant de 63,4% à 139% depuis 24 mois dans le sud-est du Québec (Estrie, Bas-Saint-Laurent, Gaspésie). La coalition joint sa voix à celle de dizaines de municipalités qui réclament un moratoire sur l’attribution de nouveaux claims, et ce, tant que les règles dictées par la Loi sur les mines n’auront pas été modifiées pour protéger les milieux naturels et les populations.
Parmi les faits saillants relevés par les organismes, notons les suivants :
Augmentation moyenne de 107% des titres miniers depuis deux ans dans les trois régions du sud-est du Québec analysées, dont Estrie (+63,4%), le Bas-Saint-Laurent (+87,5%) et la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (+139%). Il s’agit d’une augmentation 2,6 fois plus rapide que la moyenne du Québec (+40,6%) au cours de la même période, et semblable au boom de titres miniers documenté précédemment dans le sud-ouest du Québec (+129% de janvier 2021 à août 2022).
Plus de 20 000 titres miniers dans le sud du Québec – On compte désormais plus de 20 000 titres miniers dans sept régions du sud du Québec, dont 7 674 titres miniers dans trois régions du sud-est du Québec en date de novembre 2022: Estrie (1 739), Bas-Saint-Laurent (1 242) et Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (4 693). Plus de 15 000 titres miniers ont été répertoriés dans le sud-ouest du Québec en août 2022 (Laurentides, Lanaudière, Mauricie et Outaouais).
Plus de claims miniers que d’aires protégées – Deux des trois régions analysées comptent davantage de claims miniers que d’aires protégées en superficie: la Gaspésie (1,6 fois) et l’Estrie (2,6 fois). Les trois régions ont de faibles taux d’aires protégées, loin derrière les cibles internationales de 30% du territoire d’ici 2030: Bas-Saint-Laurent (3,39%), l’Estrie (3,48%) et la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (7,86%).
Connectivité et intégrité des milieux naturels menacés – Des centaines de claims miniers sont collés sur des parcs nationaux d’envergure ou carrément à l’intérieur de milieux naturels valorisés, tels que des réserves fauniques et des parcs régionaux, menaçant l’intégrité et la connectivité de ces milieux d’intérêt pour la conservation. Parmi les parcs nationaux et les aires protégées dont la zone tampon périphérique est menacée, il y a notamment le Parc national de la Gaspésie, le Parc national du Mont-Mégantic, la Réserve écologique Samuel Brisson, la Réserve écologique de la Grande-Rivière, l’Aire de confinement du cerf de Virginie du Ruisseau Grand-Nord, etc. Parmi les milieux naturels valorisés qui ont des claims miniers collés ou littéralement à l’intérieur de leurs limites, il y a les Réserves fauniques des Chic-Chocs et de Matane, de même que la forêt de Hereford. Plusieurs milieux forestiers et agricoles sont également touchés.
Populations non informées et non consultées – Rien dans la Loi sur les mines n’oblige présentement les entreprises minières à informer ou à consulter les citoyens, les municipalités et les communautés autochtones avant d’acquérir de nouveaux claims miniers sur leurs territoires. D’un simple clic en ligne, n’importe qui peut acquérir un claim avec moins de 45 $. Une fois acquis, le claim confère un « droit exclusif » à son détenteur qui peut alors le renouveler indéfiniment à peu de frais, y conduire des travaux de forage et éventuellement exploiter une mine s’il obtient un bail minier.
Planification et aménagement intégré du territoire « minés » – En plus de permettre des travaux de forage sans évaluation environnementale et sans consultation publique, il est pratiquement impossible de révoquer des claims miniers avec les lois actuelles. La présence des claims miniers pendant plusieurs années (souvent à des fins spéculatives) empêche la planification intégrée du territoire, de même que la conservation des milieux naturels pendant cette période. Or, Québec accuse déjà des retards importants dans la protection des milieux naturels pour atteindre les cibles internationales de 30% d’ici 2030, surtout dans le sud du Québec.
Neuf MRC représentant 142 municipalités mobilisées appellent Québec à revoir la Loi sur les mines et les orientations gouvernementales en matière de désignation de « Territoires incompatibles avec l’activité minière » (TIAM), notamment afin de mieux protéger les milieux naturels, les lacs et les milieux récréotouristiques. Un récent sondage Léger indique que trois personnes sur quatre au Québec (75%) se disent en faveur « d’interdire tout projet minier dans des zones touristiques ou de villégiature »; une proportion semblable (78%) demande « d’exiger le consentement des populations locales (p.ex.: municipalités, Nations autochtones) avant d’autoriser toute activité minière sur leur territoire »; et la quasi-totalité (89%) souhaite « interdire le rejet de déchets miniers dans tout lac, rivière ou milieu écologique sensible ».
Solutions recherchées à l’aube de la COP15 sur la biodiversité à Montréal – Le Collectif de la société civile québécoise pour la COP15, lequel rassemble plus de 70 organisations environnementales, syndicales et financières, soutient la fin de la préséance des activités minières et demande la priorisation de la conservation dans la planification du territoire. Les organismes appellent notamment Québec à abroger l’article 246 de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme, à modifier les orientations gouvernementales régissant les Territoires incompatibles avec l’activité minière (TIAM), et à réviser certains articles de la Loi sur les mines (a. 82, 304, 304.1.1) afin d’élargir leur portée permettant de révoquer des titres miniers pour des raisons d’intérêt public, comme la conservation des milieux naturels.
Titres miniers (rouges) en Estrie (novembre 2022)
Titres miniers (rouges) dans les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie (novembre 2022)
Pour information :
Rodrigue Turgeon, Coalition Québec meilleure mine et MiningWatch Canada, 819-444-9226
Alice de Swarte, Société pour la nature et les parcs (SNAP-QC), 514-575-4941
Cyril Frazao, Nature Québec, 581-777-2690
Rébecca Pétrin, Eau Secours : 514-246-9075
Martin Vaillancourt, Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement: 418 265-7545
Pascal Bergeron, Environnement Vert Plus (Gaspésie), 581.886.1189
Organismes signataires (alphabétique):
Action boréale
Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME)
Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement (UQAM)
Coalition Québec meilleure mine
Eau Secours
Environnement Vert Plus
MiningWatch Canada
Nature Québec
Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ)
« La survie du caribou de la Gaspésie dépendra de notre capacité à lui laisser davantage de territoire. Les titres miniers qui jouxtent le Parc de la Gaspésie deviendront rapidement un obstacle à l’agrandissement d’un territoire protégé dédié, condition essentielle de sa survie. » – Pascal Bergeron, porte-parole Environnement Vert Plus en Gaspésie
« Les dernières années nous ont permis de réaliser l’importance d’accroître notre autonomie alimentaire. Est-il normal de permettre l’achat de titres miniers sur les terres agricoles fertiles de la vallée du Saint-Laurent et du sud du Québec ? Le gouvernement acceptera-t-il vraiment de sacrifier le garde-manger du Québec au profit de l’industrie minière ? » – Noémi Cantin, coporte-parole du comité citoyen Vivre sans mine en Estrie
« L’actuelle régime minier représente un obstacle à la mise en oeuvre du prochain cadre mondial sur la biodiversité, notamment pour l’atteinte de la cible de protection de 30% du territoire. À l’aube de la COP15 sur la biodiversité qui se tiendra à Montréal en décembre, le gouvernement doit prioriser la préservation de la biodiversité dans l’ensemble de ses actions et ajuster ses lois et politiques en conséquence. » – Alice de Swarte, directrice principale à la SNAP Québec
« En décembre à la COP15, les yeux du monde entier seront tournés vers Montréal pour l’avenir de la biodiversité mondiale. Le Québec doit être exemplaire. Or, la présence de titres miniers collés sur le Parc de la Gaspésie empêche la mise en œuvre d’une protection efficace de l’habitat essentiel du Caribou, un emblème majeur de la biodiversité au pays et symbole d’espoir dont les citoyens ont besoin pour se mobiliser face à la perte de biodiversité mondiale » Cyril Frazao, directeur exécutif de Nature Québec
« La protection de l’environnement est à la base d’une industrie minière responsable et compétitive. Le Québec a de nombreux atouts pour se positionner en leader, mais il ne doit pas céder à l’urgence. Le gouvernement doit atteindre les objectifs environnementaux et veiller à l’acceptabilité sociale des projets auprès des communautés d’accueil.» – Martin Vaillancourt, Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement
« Le Québec ne doit pas s’agenouiller devant la demande mondiale pour l’or, ni celle des industries militaires et automobiles américaines. La transition énergétique ne doit pas servir de prétexte pour sacrifier des milieux naturels, s’implanter de force dans des communautés, ou encore bafouer les droits des Nations autochtones. » – Rodrigue Turgeon, porte-parole de la coalition Québec meilleure mine et de MiningWatch Canada
« L’apparition des nouveaux qualificatifs « stratégique et critique » ajoutés à minéraux tend à laisser croire que c’est plus acceptable de miner ces ressources non-renouvelables, comme si l’impact sur les écosystèmes était de facto moins destructeur que pour les autres minéraux. C’est au mieux de la peinture verte et au pire du mépris exprimé à nos populations par ceux qui disent gérer notre capital collectif en notre nom et en bon père de famille » – Henri Jacob, président de l’Action boréale
« Cette urgence d’extraire des minéraux n’a pour impératif qu’une opportunité d’affaires éphémère. Il n’y a rien de stratégique à ce qu’on détruise l’environnement et les milieux de vie avec des machines, qu’elles soient au diesel ou électriques. Le profit à court terme ne fera jamais émerger cette société équitable et écologiste que réclame notre responsabilité actuelle face à la vie et aux générations futures” – Chantal Levert Réseau québécois des groupes écologistes
« Les municipalités ont la responsabilité d’assurer l’approvisionnement en eau potable de leurs citoyens et devraient ainsi avoir leur mot à dire sur les nouveaux projets miniers sur leur territoire. Ces projets comportent toujours des risques pour l’eau en raison de la destruction de milieux hydriques, le rejet d’eau usée et la consommation effrénée d’eau de cette industrie. Nous devons protéger ces milieux, c’est notre eau potable, notre qualité de vie, qui en dépend. » – Rébecca Pétrin, Eau Secours
« Selon nos recherches, nous constatons une importante augmentation de conflits socio-écologiques provoqués par l’expansion de l’industrie extractive. Il y a 25 cas de conflit actuellement au Québec touchant les 17 régions administratives. L’expansion des frontières extractives paraît sans fin, particulièrement maintenant, en lien avec la tendance en vigueur des minéraux pour les technologies de transition énergétique. Les populations touchées exigent d’être informée et de prendre part aux décisions au sujet de leurs réalités » Isabel Orellana, directrice du Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté
«La santé du territoire ne peut plus être dissociée de la santé humaine, et il est impératif que les effets associés et cumulatifs des différents projets sur la santé humaine via le territoire soient enfin pris en compte dans la planification économique, industrielle et du territoire de l’ensemble du Québec. Il en va d’une véritable justice environnementale, et de viabilité de notre système de santé, où atterrissent ultimement les citoyen.ne.s affecté.e.s depuis des décennies par des décisions dont il faut enfin changer le régime, dans une optique vraiment plus durable et saine pour les gens et les territoires. » – Claudel Pétrin-Desrosiers, présidente de l’Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME)
« Le Québec ne peut pas aller de l’avant avec des minéraux dits « d’avenir » avec des lois et des politiques du passé. Il faut moderniser la Loi sur les mines, les règles régissant les Territoires incompatibles avec l’activité minière et doter le Québec d’un véritable règlement environnemental spécifique au secteur minier qui a force de loi » – Ugo Lapointe, cofondateur et coporte-parole de la coalition Québec meilleure mine
Formation continue des enseignants 2e cycle universitaire Cours de 3 crédits, suivi sur deux sessions académiques Hiver – été 2023
Ce cours s’adresse aux enseignant·e·s du secondaire en exercice. La formation est axée sur les pratiques d’éducation relative à l’environnement (ERE) dans la perspective de favoriser l’intégration de ce domaine à l’école, en lien avec les programmes et la vie scolaire. Elle propose des pistes pédagogiques concrètes pour la mise en oeuvre d’une ERE auprès des jeunes du secondaire, dont l’exploration de cas d’intervention éducative dans ce champ et du matériel pédagogique spécialisé. Elle permet d’accompagner les enseignant·e·s à travers une démarche réflexive dans leurs propres contextes de pratique éducative. Aussi, cette formation met en évidence des avenues de développement de l’ERE à l’école secondaire et de déploiement d’un réseau de collaborations dans son milieu d’enseignement et au sein de la communauté éducative.
Cette formation se déroule sur deux sessions et combine les modalités en présence et à distance. Six (6) rencontres de groupe (préférablement lors de journées pédagogiques ou de congés de perfectionnement) et du tutorat individuel ou en sous-groupe sont prévus, selon les besoins. Le calendrier du cours sera ajusté en fonction de chaque contexte.
Possibilité de reconnaissance de ce cours dans le cadre du Programme court de 2e cycle en éducation relative à l’environnement (0192).
Ce cours est offert dans le cadre de la formation continue de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal.
La période d’admission est en cours jusqu’au 1er décembre 2022 !
Cette formation est destinée à toute personne préoccupée par l’intégration des questions d’environnement, d’éducation et de citoyenneté. Elle est axée sur le développement de compétences en matière de conception, d’animation et de gestion de projets en éducation et en formation relatives à l’environnement dans différents milieux d’intervention : à l’école, en milieu communautaire, en entreprise, dans les médias, les parcs, les musées, les centres d’interprétation, en contexte de coopération internationale, etc.
L’étudiant·e y est invité·e à explorer les multiples dimensions d’une éducation centrée sur le rapport à l’environnement en examinant notamment son importance et sa signification pour le développement humain et les transformations sociales.
Neuf crédits menant à une Attestation d’études supérieures en éducation relative à l’environnement
Cours au choix également offerts aux étudiants d’autres programmes en lien avec les questions de société et d’environnement
Formule souple, attentive au parcours de chaque étudiant·e
Cours offerts sur campus en soirée, accessibles à distance également
Isabel Orellana, professeure au Département de didactique de l’UQAM et directrice du Centr’ERE, participe à la journée d’étudeDes regards croisés sur une planète sous conflits. Violence contre, avec et à travers la planète» ?, organisée par le Centre de recherche des études littéraires et culturelles sur la planétarité.
RÉSUMÉ La couverture médiatique de la Guerre en Ukraine a contribué à remettre le conflit au centre de notre imaginaire social. En habitant une société à la tendance amnésique et à l’attention sélective, nous oublions souvent tous les visages d’un monde sous conflits – qu’il faut bien conjuguer au pluriel. Quels sont ses traits distinctifs à l’ère planétaire et comment imaginer l’émergence du planétaire au-delà – ou à travers – les antagonismes ?
Cependant, la guerre armée n’est pas le seul conflit qui hante le monde. Dans cette journée d’étude nous interrogerons les violences contre, avec et à travers la planète depuis une perspective multilatérale. L’inégalité qui ordonne la planète nécessite une force policière globale (Negri) et demande une guerre à l’immigration (Mbembe) sans merci, une problématique qui sera explorée dans la section consacrée aux aspects conflictuels du vécu migratoire.
La journée sera largement ouverte aux différentes formes d’opposition qui hantent nos espaces de vie. Dans ce cadre, nous voulons inclure une réflexion sur le concept de slow violence, la violence parasitaire exercée sur des populations soumises à la précarité environnementale. Nous observerons une réflexion fondamentale et approfondie sur un des conflits théoriques les plus urgents de notre époque : le droit au développement contre la soutenabilité de la production.
Si la violence exercée contre la planète et à travers elle nous autorise à utiliser le terme de conflit planétaire, il est impossible de ne pas faire place dans notre réflexion aux éléments qui participent à la riposte intellectuelle et manifestaire contre la mise à mal de notre solidarité planétaire. Dans notre dernière séance, nous explorerons les alliances inattendues de l’humain et du non-humain qui sollicitent notre attention dans un régime planétaire qui déplace la position du genre humain et met de l’avant le paradigme du bien-être collectif.
L’Association québécoise pour la promotion de l’éducation relative à l’environnement (AQPERE) a le plaisir de vous annoncer la tenue de son 18e colloque en éducation relative à l’environnement (ERE) le jeudi 16 mars 2023, à distance.
Le comité organisateur invite les acteur·rice·s de l’ERE à soumettre des propositions d’ateliers s’inscrivant dans le thème du colloque « Grandir dans la décroissance ? Vers la sobriété heureuse ! »
Cette édition sera parrainée par Yves-Marie Abraham, professeur au Département du management à HEC Montréal, où il enseigne la sociologie de l’économie et mène des recherches sur le thème de la décroissance. « Il n’y a jamais eu de croissance « verte » ou « propre » et il n’y en aura très probablement jamais, […]. Soutenir la croissance, c’est soutenir le désastre. » Y-M Abraham
Le colloque en bref Le colloque constitue pour les acteur·rice·s en éducation relative à l’environnement (ERE) une occasion de réseauter, d’échanger et de partager des expériences et des ressources. C’est également un évènement qui se veut convivial et rassembleur sur un thème qui nous concerne tou·te·s. Chaque événement est organisé en partenariat avec d’autres organismes actifs dans le domaine de l’éducation relative à l’environnement.
Kylyan Marc Bisquert i Pérez, stagiaire post-doctoral à l’Universidade de Santiago de Compostela, A Coruña, Espagne, Adolfo Agundez-Rodriguez, professeur adjoint à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke, Lucie Sauvé, professeure émérite au Département de didactiquede l’Université du Québec à Montréal et Marília Torales Campos, professeure à l’Universidade Federal do Paraná (UFPR) au Brésil participeront à la 5e édition du Séminaire International du projet Resclima.
Le V Seminario Internacional RESCLIMA. Educación y Cambio Climático: Horizontes de investigación se déroulera les 17 et 18 novembre 2022.
Laurence Brière, professeure au Département de didactique de l’UQAM et chercheuse régulière au Centr’ERE est intervenue à la radio de CBC, ainsi que dans un article du Devoir.
À l’émission Let’s Go, animée par Sabrina Marandola, sur les ondes de CBC Radio, le 4 novembre 2022 :
Sabrina speaks to Laurence Brière about the mixed feelings people are having about the warm weather in late October and early November. They also talk about what people can do when they feel angry towards perceived inaction towards climate change. Brière is a professor in environmental education at the Université du Québec a Montréal.
Et, dans un extrait d’entretien avec Alexandre Shields, dans son article « Pourquoi est-ce si difficile de lutter contre la crise climatique ? », dans Le Devoir, le 5 novembre 2022 :
Nous avons eu le plaisir d’accueillir Kylyan Marc Bisquert i Pérez, docteur en éducation, chercheur au sein du groupe de recherche SEPA-Interea sur la Pédagogie sociale et l’Éducation relative à l’Environnement à l’Université de Santiago de Compostela (Galice) et stagiaire post-doctoral au Centr’ERE et à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke.
Résumé
L’Agroécologie (AE) et l’Éducation relative à l’environnement (ERE) sont des domaines transdisciplinaires qui ont de nombreux éléments, approches et objectifs en commun, même si dans le milieu académique, ils ont souvent suivi des voies séparées. Tous deux se nourrissent de multiples disciplines scientifiques, mais aussi de la pratique sur le terrain et des propositions et expériences provenant des mouvements sociaux et des initiatives citoyennes, références incontournables pour les deux domaines. Elles sont aussi toutes deux orientées vers la co-construction de modèles sociaux soutenables, équitables et démocratiques à travers des processus participatifs et de mobilisation sociale. Toutefois, le traitement de l’alimentation par l’ERE a souvent manqué d’approches systémiques et de propositions radicalement transformatrices du système agroalimentaire mises de l’avant par l’AE. Pour sa part, l’AE a peu intégré jusqu’à présent une dimension socio-éducative clairement définie, bien qu’il existe des expériences éducatives de natures différentes liées à celle-ci. En ce sens, le mouvement social agroécologique est porteur d’innovations sociales basées sur la participation, l’horizontalité et l’éducation populaire en offrant des exemples pratiques développés au niveau local. Ceux-ci offrent des références très pertinentes pour contribuer à construire cette interface entre l’AE et l’ERE, qui promet d’être un terrain fécond pour éclairer lesapproches et les pratiques éducatives à caractère fortement écocitoyen.
Félicitations au Groupe de recherche sur l’éducation et les musées qui célèbre 40 ans de recherches et de partenariats avec les milieux muséal et scolaire.
Le GREM soulignera cet anniversaire avec le lancement de deux ouvrages publiés sous la direction d’Anik Meunier, directrice du GREM, professeure titulaire à la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM et chercheuse régulière au Centr’ERE, le jeudi 10 novembre 2022 à l’Université du Québec à Montréal.
Des musées inclusifs: démarches, engagements, réflexions, sous la direction d’Anik Meunier et d’Ewa Maczek, de l’Université de Bourgogne
La transmission culturelle dans les musées de société, sous la direction d’Anik Meunier, de Jean-Marie Lafortune, professeur au Département de communication sociale et publique, et de Jason Luckerhoff, de l’UQTR