Hommage à Paulo Henrique Freire Vieira

Avec un immense regret, nous avons appris le décès du professeur Paulo Henrique Freire Vieira.

Titulaire d’un diplôme en philosophie et d’un doctorat en sciences politiques, il a été professeur titulaire au Département de sociologie et de sciences politiques de l’Universidade federal de Santa Catarina au Brésil. Il a été un pionnier de la recherche sur les sciences sociales et environnementales au Brésil, un domaine dans lequel il était reconnu au niveau national et international, contribuant ainsi à la formation de nombreuses générations de chercheurs.

Depuis 2015, il était chercheur associé au Centre de recherche en éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr`ERE) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Paulo Henrique Freire Vieira laisse un grand héritage de recherche et d’activisme dans le domaine de l’environnement et continuera d’être une référence dans les études dans ce domaine de recherche.

[Voir https://www.escavador.com/…/paulo-henrique-freire-vieira – page en portugais brésilien].

Retrouvez ses publications parues dans la revue Éducation relative à l’environnement ; https://journals.openedition.org/ere/4864

Appel à communications sur la recherche collaborative en ERE | Le Centr’ERE et les Amis de la montagne au 90e Congrès de l’Acfas | Date limite : 31 janvier 2023

Les processus de recherche collaborative en éducation relative à l’environnement: creusets de transition socio-écologique 

8 et 9 mai 2023, Université de Montréal et Parc Tiohtià:ke Otsira’kéhne (mont Royal)
Colloque organisé par le Centr’ERE-UQAM en collaboration avec les Amis de la montagne
Dans le cadre du 90e Congrès de l’ACFAS 

Résumé
La recherche collaborative acquiert, dans le contexte actuel de crise socio-écologique, une plus grande signification que jamais. Elle s’inscrit dans la mouvance des recherches participatives, parmi lesquelles on retrouve la recherche partenariale, la recherche engagée, la recherche orientée par la collectivité et la recherche-action. Désormais associée aux visées de justice épistémique et de justice environnementale, la recherche collaborative répond à une évolution des ancrages épistémologiques, théoriques et méthodologiques de la recherche. Ce colloque vise à explorer les particularités, les significations et les avancées permises par des pratiques de recherche collaborative et de co-construction de savoirs en éducation relative à l’environnement, au croisement des logiques et des regards de chercheur.e.s et d’acteurs et actrices du milieu. 

Appel à communications [PDF]

Les propositions de communication doivent être acheminées au plus tard le mardi 31 janvier 2023 à l’adresse suivante: ere@uqam.ca

Pour informations, contacter Hugue Asselin, coordonnateur du Centr’ERE (asselin.hugue@uqam.ca).

Page de l’événement

Site de l’ACFAS

Crise hydrique, conflits sociaux et zones de sacrifice : Analyse systémique des risques socio-écologiques dans le bassin versant du Huasco, Chili | Midi-étudiant | 12 janvier 2023

Andres Larrea Burneo, candidat au doctorat en sciences de l’environnement de l’UQAM, sous la direction d’Isabel Orellana, professeure du Département de didactique de l’UQAM et de Juan-Luis Klein, professeur au département de Géographie de l’UQAM

Visionner l’enregistrement de la présentation

RÉSUMÉ
Cette recherche s’intéresse aux trajectoires environnementales de territoires en crise, aux risques complexes confrontés par les acteurs locaux, et aux outils scientifiques pouvant informer leurs stratégies de résilience. La vallée du fleuve Huasco est un étroit filet de végétation qui traverse le désert d’Atacama, le plus aride au monde, des Andes au Pacifique. Officiellement reconnu en épuisement hydrique depuis 2016 et situé dans une région en processus de désertification accélérée, le bassin hydrographique du Huasco dépend de l’eau de fonte de glaciers andins fortement détériorés par les impacts simultanés du réchauffement climatique et de mégaprojets miniers en haute montagne. Une proportion importante de la population de la vallée vit actuellement en situation de précarité hydrique, habitant parfois des urbanisations informelles ou sans accès aux réseaux d’eau potable et dépendant du transport par camion-citerne. Cette situation critique est à l’origine de multiples conflits sociaux impliquant des communautés locales et des mégaprojets miniers, thermoélectriques et agroindustriels depuis les années 90. Divers regroupements citoyens, notamment des communautés autochtones Diaguita dénoncent la contamination et l’accaparement de l’eau rendue possible par le système de privatisation et de mise en marché des ressources hydriques institutionnalisé au Chili. La conflictualité sociale est particulièrement grave dans la région connue localement comme la « zone de sacrifice » du Huasco, une zone de développement pluri-industriel située sur le bord côtier, à l’embouchure du fleuve, où les normes de qualité environnementale sont systématiquement dépassées par les émissions industrielles. Déclarée en 2012 « zone latente » en termes de saturation de contaminants sous forme de matériel particulaire respirable (MP10) par le Ministère de l’Environnement, une étude récente a démontré que les habitants de cette région sont exposés à un risque accru de contracter une maladie respiratoire chronique et de mourir d’une maladie cardiovasculaire ou cérébrovasculaire. La nature complexe et multidimensionnelles des risques associés aux changements environnementaux et l’incertitude qui caractérise les trajectoires non-linéaires des systèmes socio-écologiques requiert l’adoption d’une perspective systémique dans la création de connaissances pour la planification territoriale de la résilience. À travers de la cartographie participative produite en collaboration avec des acteurs locaux de la société civile et de la gouvernance territoriale (regroupements citoyens, organisations non-gouvernementales, gouvernements autochtones et municipalités communales) et adoptant une perspective systémique, ce projet vise à caractériser et à évaluer les multiples risques socio-écologiques affectant le territoire du bassin hydrographique ainsi que les vulnérabilités présentes dans les populations locales.

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Informations : ere@uqam.ca

Rapport sommaire d’activités 2020-2021



Le Rapport sommaire d’activités du Centr’ERE pour la période de juin 2020 à mai 2021 est maintenant disponible.


« Comme en témoigne ce rapport, l’année 2020-2021 a permis de poursuivre les objectifs du Centre de façon très satisfaisante malgré la situation sanitaire qui a forcé un déplacement en ligne de plusieurs des activités prévues pour cette période. (Centr’ERE, 2021, p. 2).

Consulter le rapport ici

Systématisation d’une problématisation de recherche en éducation. Une approche phénoménologique | Séminaire étudiant | 14 décembre 2022

À la manière de l’initiative des «Flash Méthéo», ce séminaire était destiné à réunir les membres étudiantes et étudiants du Centr’ERE, autour de questions, de défis, de difficultés ou d’enjeux méthodologiques et théoriques auxquels iels sont confronté·e·s dans leur processus de recherches.

La rencontre prévoyait une présentation d’environ 45 minutes de Mélanie Champoux, doctorante en éducation, suivie d’une période d’échange de la même durée.

Visionner l’enregistrement du séminaire

RÉSUMÉ
L’engagement dans une démarche de recherche aux études supérieures comporte son lot de défis tant sur le plan intellectuel que sur le plan affectif. L’étape de la problématisation d’un objet de recherche constitue sans doute une épreuve particulière en ceci qu’elle engage un processus d’acculturation à un nouveau domaine de savoirs et de pratiques.

Dans le cadre de cette rencontre-discussion, Mélanie Champoux, doctorante en éducation, partage l’expérience qu’elle a vécue au cours des quelques mois durant lesquels elle s’est employée à rédiger le premier chapitre de sa thèse.  Le but de la rencontre est de tisser des axes de résonance entre les personnes présentes afin que chacune et chacun puisse envisager la construction de sa problématique de recherche avec plus d’assurance et de sérénité.

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Invitation à répondre à un questionnaire : « Éducation aux enjeux environnementaux et de développement durable dans les milieux formels et non formels : soutenir la création de projets d’innovation pédagogique en partenariat » | 18 décembre 2022

Voici une invitation à participer à une recherche menée par une équipe franco-québécoise de chercheuses et de chercheurs en éducation de l’Université du Québec à Rimouski, de l’Université de Montpellier et de l’Université du Québec à Montréal.

  • Geneviève Therriault, membre chercheuse régulière au Centr’ERE (Titulaire de la Chaire – Université du Québec à Rimouski – UQAR),
  • Agnieszka Jeziorski, membre chercheuse associée au Centr’ERE (Université de Montpellier – UM)
  • Émilie Morin, membre chercheuse régulière au Centr’ERE (UQAR)
  • Catherine Simard (UQAR)
  • Patrick Charland, membre chercheur associée au Centr’ERE (Université du Québec à Montréal)
  • Anderson Araújo-Oliveira (Université du Québec à Montréal)
  • Jean-Marc Lange (Université de Montréal) 
  • Christian Reynaud (Université de Montréal) 

Cette recherche est soutenue financièrement par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) et par la Chaire de recherche en éducation à l’environnement et au développement durable (EEDD). 

Vous êtes sollicité·e afin de remplir un questionnaire concernant les enjeux, l’engagement et les pratiques enseignantes et éducatives liés à l’environnement au développement durable à titre d’enseignant·e·s du primaire et du secondaire et d’éducateur·rice·s en environnement actuellement en exercice au Québec et en France. 

Si vous acceptez de contribuer à cette recherche, votre rôle consistera à répondre à ce questionnaire en ligne d’une durée approximative de 25 minutes. 

Pour accéder au questionnaire

La date limite pour y répondre est fixée au 18 décembre. 

Pour de plus amples renseignements ou pour toute interrogation relative à cette recherche, nous vous invitons à communiquer avec Madame Geneviève Therriault au (418) 723-1986 poste 1942 ou au 1-800-511-3382 poste 1942 ou par courrier électronique à l’adresse suivante : genevieve_therriault@uqar.ca. 

Laurence Brière participe à un panel de discussion au parc Jean Drapeau dans le cadre de la COP15 | 11 décembre 2022

ÉVÉNEMENT – Le dimanche 11 décembre, partez à la rencontre du vivant au parc Jean-Drapeau.

Dans le cadre de la COP15, Le Campus et ses partenaires, la Société du parc Jean-Drapeau, le Centr’ERE et le Conseil régional en environnement de Montréal vous invitent à une matinée d’échanges et d’expériences en l’honneur de la biodiversité !

Les plus récentes données de l’IPBES – The Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services – nous rappellent que l’activité humaine a engendré la détérioration de 75% des écosystèmes terrestres. Cette réalité soulève la question de notre rapport à la nature et au vivant. 

Laurence Brière, professeure en éducation relative à l’environnement, Jayne Engle, urbaniste, stratégiste, chercheuse, professeur et expérimentaliste, et Mariano Lopez, consultant et formateur en intervention psychosociale et travail de groupe vous offrent l’occasion de participer au débat en éclaircissant les raisons sous-jacentes et en élaborant des pistes de solutions pour réviser notre rapport au vivant.

Une belle conversation en perspective pour alimenter nos points de vue sur notre rôle à jouer dans la protection de la biodiversité.

Évènement gratuit dimanche 11 décembre de 10h à 12h30 au parc Jean-Drapeau.

Plus de détails sur la programmation

Places limitées – inscrivez-vous ici

Un œil pour le vivant. Pour une histoire environnementale de l’art | Conférence publique Estelle Zhong Mengual | 30 novembre 2022

Nous avons eu le plaisir de collaborer à l’organisation de cette conférence publique présentée par Figura, le Centre de recherche sur le texte et l’imaginaire, qui accueillait Estelle Zhong Mengual, titulaire de la chaire Habiter le paysage – l’art à la rencontre du vivant, et historienne de l’art.

Estelle Zhong Mengual a publié récemment deux ouvrages chez Actes sud. Elle a remporté le prix de la recherche 2022 de la Fondation Grantham pour l’art et l’environnement assorti d’une résidence d’un mois à la Fondation.

Visionner l’enregistrement de la conférence publique

RÉSUMÉ
Malgré son omniprésence dans les œuvres, le vivant est comme absent de l’histoire de l’art occidentale. L’interprétation de la présence des animaux et des plantes dans une œuvre se limite bien souvent à deux chemins : soit le vivant est interprété comme parlant de nous humains – c’est un signifiant pour un signifié proprement humain, qu’il soit symbole, métaphore ou miroir émotionnel ; soit le vivant est interprété comme pure forme aux qualités esthétiques, alors dépourvue de signification. Une fleur est soit l’éphémère de la vie, soit un jeu de lignes et de couleurs. Mais dans les deux cas, force est de constater que la fleur n’a jamais été vue : sa forme de vie, son altérité sont manquées, et ainsi sa capacité à revêtir des significations qui lui appartiennent en propre. L’histoire environnementale de l’art que je propose s’attache à ouvrir de nouvelles pistes d’interprétation du vivant dans les œuvres, en suivant le regard des artistes qui ont appris à voir le vivant autrement. Il s’agit de reparcourir les œuvres, notamment picturales, de la tradition occidentale, en construisant un autre style d’attention au vivant: à partir des outils d’humanités environnementales et des sciences naturelles contemporaines, comment enrichir la description et l’interprétation de la présence du vivant dans les œuvres, en faisant de la place aux sens propres au monde vivant – à ses perspectives sur le monde, ses comportements, ses histoires et ses relations – rendus sensibles par l’œil et la main du peintre ?

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Appel à contributions : Famille et écocitoyenneté | Nouveau délai : 31 janvier 2023

Dossier « Famille et écocitoyenneté » pour la revue Enfances Familles Générations, sous la direction de Béatrice Lefebvre, Michel T. Léger et Natasha Blanchet-Cohen.  

Afin de favoriser le plus de diversité possible dans les manuscrits qui seront envoyés en évaluation pour ce dossier, le comité de direction et la revue Enfances Familles Générations, accepteront des soumissions tardives de manuscrits jusqu’à la fin janvier 2023. Voir l’appel complet : http://www.efg.inrs.ca/wp-content/uploads/2022/04/appel_no44_complet.pdf?lg=fr

Vous avez des résultats de recherche à publier (recherches théoriques, revue de littérature critique ou recherches sur le terrain) qui s’inscrivent dans ce dossier? Écrivez à la revue (efg@ucs.inrs.ca) pour indiquer votre intention d’envoyer un manuscrit pour la fin janvier et pour soumettre un résumé afin de vous assurer de l’adéquation de votre manuscrit avec l’appel. 

Au plaisir de vous lire, 

Le comité de direction du dossier « Famille et écocitoyenneté »

Ce numéro thématique s’intéresse aux enjeux touchant l’écocitoyenneté en contexte familial. La famille est le premier lieu de socialisation, d’apprentissage et de transmission des valeurs, des pratiques et des cultures. Le développement d’une compétence à l’action environnementale en contexte familial est apparu comme l’un des principaux défis contemporains. 

Ce numéro vise ainsi à comprendre les habitudes et les comportements à encourager pour limiter les impacts environnementaux au sein des familles. 
 Trois angles pourront être plus spécifiquement abordés dans ce numéro : 

  • Les transformations des dynamiques familiales liées aux valeurs et aux pratiques de l’écocitoyenneté. 
  • La mobilisation des enfants et des jeunes dans l’action environnementale.
  • Le rôle des institutions, des programmes, des politiques et des réseaux sociaux dans la sensibilisation des familles et la mise en oeuvre des pratiques d’écocitoyenneté.

Parution : août 2023