L’écoformation comme piste d’exploration du soi écologique | Midi-étudiant | 20 février 2023

Dans le cadre des midis étudiants du Centr’ERE, nous avons eu le plaisir d’accueillir Orane Bischoff, doctorante en sciences de l’éducation, à L’institut Agro | Montpellier SupAgro, sous la direction de Pascal Galvani, professeur titulaire au Département de psychologie et de travail social de l’Université du Québec à Rimouski et chercheur régulier au Centr’ERE.

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RÉSUMÉ
Dans le cadre de ma recherche, je m’interroge sur la façon dont les expériences de nature contribuent à la formation d’un soi écologique. Pour cela, je m’ancre dans le cadre épistémologique de l’autoformation existentielle (Pineau, 2015, Galvani, 2020) qui permet d’explorer la place de l’écoformation (Pineau, 1992) dans les histoires de vie (Pineau et Legrand, 1993). Je mobilise les travaux autour des autobiographies environnementales (Bachelart, 2009, Cottereau, 2017, Pierron, 2021) et ceux qui ont exploré la notion d’identité écologique/environnementale (Tomashow, 1995, Clayton et Oppotow, 2003, Vogel, 2006, Chawla, 2016) ou de soi écologique (Naess, 2020). Plus concrètement,  je m’intéresse aux expériences de nature (Pyle, 1996, Chawla, 1998) d’étudiant-es issus de l’enseignement agricole français. Je propose de croiser la méthode de l’atelier des kaïros (Galvani, 2020) avec celle des histoires de vie en formation (Pineau, 2006) pour explorer le rapport à la nature et les dynamiques internes d’un soi écologique. Cette recherche exploratoire souhaite proposer des perspectives pour articuler formation existentielle et éducation relative à l’environnement.

Orane Bischoff est ingénieure pédagogique à l’Institut Agro-site de Florac, doctorante en sciences de l’éducation, rattachée au Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Didactique, Education et Formation de l’Université de Montpellier sous tutelle de l‘Université de Montpellier et de l’Université Paul Valéry Montpellier 3(France).

Informations : ere@uqam.ca

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Lettre du RQGE à François Legault et à Chantal Rouleau pour appuyer le financement des groupes écologistes | Date limite pour signer : 2 mars 2023

URGENCE: APPUYONS LE FINANCEMENT DES GROUPES ÉCOLOGISTES

Voici un appel important du RQGE. Alors que l’éducation relative à l’environnement ne fait toujours pas partie des préoccupations principales du monde de l’éducation formelle, elle repose en grande partie sur la compétence des milieux de l’éducation non formelle (parcs, musées, OBNL, etc.). Or, le financement de ces organisations est historiquement famélique et malgré tout actuellement laissé à l’abandon par le gouvernement en poste.

L’appel actuel en est un de solidarité.

Merci d’appuyer et de relayer l’appel si vous le jugez pertinent.

Le comité exécutif du Centr’ERE
Isabel Orellana
Laurence Brière
Hugue Asselin

Communiqué – Lundi 20 février 2023
Regroupement québécois des groupes écologistes

URGENCE: APPUYONS LE FINANCEMENT DES GROUPES ÉCOLOGISTES

Le RQGE – en cohérence avec les besoins des quelques 130 groupes d’action communautaires écologistes recensés, la Politique en matière d’action communautaire et le Réseau québécois d’action communautaire autonome (RQ-ACA), planche depuis 2010 sur des revendications communes afin que les groupes écologistes citoyens/communautaires soient financés à la mission par le gouvernement du Québec.

Si le RQGE a réussi à faire financer à la mission quelques groupes, il s’avère que le gouvernement de Monsieur Legault a décidé d’abolir l’un des deux programmes de financement à la mission accessible aux écolos (le PSMOE) et que les protocoles ne sont toujours pas renouvelés pour l’autre programme (FAACA-SACAIS) . De ce fait, jamais les groupes écologistes citoyens n’ont été en aussi grande précarité, plusieurs ont déjà cessé leurs activités et seront dans l’obligation de fermer…. ce qui est d’autant plus inadmissible/incompréhensible en ces temps de crises environnementales où la population québécoise s’implique et revendique plus que jamais pour ce droit à un environnement sain et équitable.

Nous vous demandons donc de nous aider à faire circuler et signer cette lettre que nous acheminerons auprès du premier ministre du Québec le 3 mars 2023.   Bien qu’il ne reste que quelques jours pour nous faire entendre, et ce malgré nos multiples dépôts et communications auprès des ministères qui ne semblent pas vouloir donner écoute, le RQGE a préparé une ultime campagne pré-budgétaire finale pour trouver appuis politiques et civils. 

Pour en savoir davantage au sujet des groupes écologistes citoyens et de leur financement à la mission, vous pouvez consulter les documents suivants:

Merci de votre appui, pour qu’ensemble nous puissions faire face à la crise écologique sans précédent malheureusement entamée.

Sauvons les écolos, soyons légion!

Information : Chantal Levert, coordonnatrice générale, Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE), 514-587-8194 

Une cartographie de conflits socio-écologiques associés à l’extractivisme dans une perspective critique d’éducation relative à l’environnement (2022) 

Isabel Orellana, Andres Larrea Burneo, Gabriel Poisson, Laurence Brière, Lil Jurado Cerdas, Gabrielle Roy-Grégoire et Guillaume Moreau, « Une cartographie de conflits socio-écologiques associés à l’extractivisme dans une perspective critique d’éducation relative à l’environnement », Éducation relative à l’environnement [En ligne], Volume 17-2 | 2022. URL : http://journals.openedition.org/ere/9315 ; DOI : https://doi.org/10.4000/ere.9315

Article

Publication du Volume 17-2 de la revue ERE : Varia (2022)

Le vol. 17-2 de la revue Éducation relative à l’environnement : Regards – Recherches – Réflexions est maintenant disponible sur le portail journal OpenEdition | Revues.org : https://journals.openedition.org/ere/8587
Ce numéro Varia, co-dirigé par Yves Laberge et Étienne van Steenberghe, permet de plonger dans la diversité de la recherche récente en éducation relative à l’environnement.

Nous vous invitons à explorer les recherches et réflexions non thématiques des auteur·rice·s ci-après :

Le Volume 17-1 de la revue ERE : Éducation relative aux changements climatiques (2022) disponible sur la plateforme Érudit

Le volume 17-1 de la revue ayant pour thème l’éducation relative aux changements climatiques est maintenant disponible sur la plateforme « Érudit ».

Ce numéro est codirigé par Adolfo Agundez-Rodriguez et Lucie Sauvé.

Dans ce numéro, l’ensemble des 13 articles présente un riche gisement de réflexions, d’expériences et de pistes d’action pour développer une éducation relative au changement climatique appropriée à différents contextes. On y trouve aussi 7 notes de lecture, des annonces d’ouvrages récents et un bel hommage pour les 100 ans du sociologue et philosophe Edgar Morin.

Un numéro à découvrir au plus vite sur Érudit (ou sur OpenEdition) !

Éducation au sein d’un mouvement écocitoyen alliant Premiers Peuples et allochtones : La Grande Marche pour la protection des forêts | Midi-étudiant | 16 février 2023

Alexis Legault, Maîtrise en éducation de l’Université de Sherbrooke sous la direction d’Adolfo Agundez-Rodriguez, professeur adjoint à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke et chercheur régulier au Centr’ERE.

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RÉSUMÉ

La protection du territoire constitue un lieu de convergence important entre les Premiers Peuples et les mouvements écologistes majoritairement allochtones. À travers le Canada, des groupes autochtones sont impliqués dans une large proportion des luttes environnementales menées depuis une centaine d’années. Le Québec représente d’ailleurs l’une des provinces où ces conflits environnementaux sont le plus fréquemment survenus depuis le début du 20e siècle.

Au Québec, la Grande Marche pour la protection des forêts représente un exemple actuel d’un mouvement environnemental orienté vers la protection du territoire qui implique une collaboration entre les Premiers Peuples et divers groupes allochtones. Ce mouvement a notamment permis d’unir le milieu scolaire, des communautés autochtones, des membres du milieu artistique, des ONG environnementales et des groupes écocitoyens autour d’une marche d’une quarantaine de jours, s’étendant de Ripon, en Outaouais, jusqu’à Québec. L’une des principales revendications de ce mouvement aura été la mise en œuvre de dizaines de projets d’aires protégées au sud de la province.

Dans un contexte où de nombreux appels à une éducation à l’écocitoyenneté de qualité se font pourtant entendre depuis des années, il semble que plusieurs obstacles rendent toujours cette tâche particulièrement complexe pour un milieu scolaire aux ressources limitées. Constater l’isolement des écoles québécoises dans ce mandat d’éducation à l’écocitoyenneté encourage à l’observation des pratiques de collaborations et des apprentissages générés par des mouvements environnementaux comme celui de la Grande Marche pour la protection des forêts. En se penchant sur les embuches et les réussites vécues par des initiatives comme celles-ci, cela pourrait conduire à repenser le rôle éducatif des mouvements environnementaux au Québec, mais aussi à revisiter la pertinence d’établir des liens entre l’école et les mouvements sociaux qui traversent la société.

Informations : ere@uqam.ca

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Créer des liens entre le travail social et l’éducation relative à l’environnement : Les cas de recherches actuelles de 2e cycle en travail social | Midi-étudiant | 9 février 2023

Midi-étudiant d’Anaïs Isabelle Gerentes, de Gabrielle Laverdière-Pilon et de Geneviève Pellerin St-Amand sont candidates à la maîtrise en travail social de l’Université du Québec à Montréal, sous la direction de Sylvie Jochems, professeure à École de travail social de l’UQAM et chercheuse régulière au Centr’ERE.

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RÉSUMÉ
Les intervenant.e.s en travail social se sont depuis longtemps engagé.e.s dans les luttes environnementales et pour la justice écosociale au Québec (Comeau, 2010), tant au niveau local qu’international (Dominelli, 2018; Gonzalez-Hidalgo, 2020). Parmi ces intervenant.e.s, les intervenant.e.s en action collective (Comeau, Bourque et Lachapelle, 2018; Lachapelle, 2017) ont particulièrement contribué aux mouvements sociaux environnementalistes et écologistes alors qu’illes ont été mandatés par leur organisation communautaire ou institution publique pour animer et contribuer à des projets sociopolitiques, sociocommunautaires, socioéconomiques ou même socio institutionnelles. L’accélération du changement climatique pressent de plus en plus ces intervenant.e.s à s’engager davantage face aux risques et catastrophes (Maltais et al, 2021; Maltais, 2005), dans la formation (Drolet et al, 2015), par des actions de prévention, d’écologisation des institutions sociales et de politisation (Latour et Schultz, 2022; Latour, 2017) dans les communautés territoriales (Bernard et Michaud, 2020). Les pratiques écosociales foisonnent au Québec mais demeurent peu documentées. Or, les milieux du travail social universitaires francophones ont tardé à développer ce champ de connaissances du travail écosocial et sont peu ou prou représentés dans les centres de recherche portant sur les questions environnementales (Larocque, Roy et MacDonald, 2022; Jochems, Poisson et Létourneau, 2017). Ces questions demeurent à ce jour dans l’angle mort de la majorité des programmes universitaires en travail social : cursus, milieux de stage, corps professoral spécialisé.  

Pour relever ce défi, le travail social semble avoir avantage à développer un dialogue avec les acteur.trice.s de l’éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté, notamment en s’inspirant de leurs pratiques éducatives, académiques et scientifiques.  Dans cet élan, nous nous demanderons comment le travail social peut-il mieux intégrer les questions socio-écologiques et les défis méthodologiques de l’intervention sociale en découlant ? Cette réflexion se tiendra à partir de trois parcours de recherche et de recherche d’intervention menés par des étudiantes du programme de 2e cycle en travail social à l’UQAM : la prise en compte des populations socioéconomiquement vulnérables dans la transition écologique, les émotions écologiques dans une perspective critique, les parcours d’engagement des femmes dans des actions écoféministes.

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Informations : ere@uqam.ca

2 appels à communications pour le 90e Congrès de l’Acfas | Date limite : 10 et 13 février 2023

560 – Rapport aux savoirs dans les éducations dans et par la nature : quelles épistémologies?

Membres : Virginie Boelen, chercheuse associée au Centr’ERE

Dates : jeudi 11 mai 2023
Lieux : Université de Montréal et en ligne (comodal)
Appel à communications
Date limite : Vendredi 10 février 2023

430 – Faire, penser et être le travail écosocial : bâtir ensemble des projets porteurs de la transition sociale-écologique au sein du travail social

470 – Le travail écosocial en temps de crise climatique : quelles pratiques sociales, scientifiques et académiques émergentes et prometteuses? Quelle relève?

Membres : Sylvie Jochems, chercheuse régulière au Centr’ERE, Anaïs Gerentes, Gabrielle Laverdière-Pilon, Geneviève Pellerin St-Amand, membres étudiantes du Centr’ERE, Emmanuelle Larocque, membre diplômée du Centr’ERE

Dates : mardi 9 mai et vendredi 12 mai 2023
Lieux : Université de Montréal et en ligne (comodal)
Appel à contributions pour les deux journées de colloque (nos 430 et 470) 
Date limite : Lundi 13 février 2023

Parution d’un Rapport sur l’intégration des perspectives autochtones dans l’enseignement | 18 janvier 2023

Virginie Boelen, professeure associée à la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM et chercheure associée au Centr’ERE, a coordonné un Comité de réflexion au sujet de l’intégration des perspectives autochtones en enseignement.

Le Rapport final ainsi que le Diaporama ont été présentés aux différentes Directions de programme de la formation enseignante (le CPFE), mardi 18 janvier 2023. 

Le comité avait pour mandat de produire un document de synthèse pour les directions de programme, dans le but de fournir des points de réflexion à considérer lors des modifications de programme en lien avec le nouveau référentiel de compétence de la profession enseignante concernant l’intégration des perspectives autochtones en éducation.

Ce comité de réflexion coordonné par Virginie Boelen PhD., post-doctorante, était composé de :

  • Olivier Arvisais, professeur en didactique des sciences sociales et directeur scientifique de l’Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaires (OCCAH)
  • Jessie Lepage, étudiante innue à la Maîtrise. Son objet de recherche concerne les retombées de la formation professionnelle (FP) délocalisée en communauté autochtone sur le parcours d’élèves autochtones en FP
  • Philippe Chaubet, professeur au département des sciences de l’activité physique de la Faculté des sciences

Cette réflexion s’est faite de concert avec Marco Bacon, membre de la Nation innue des Pekuakamiulniuatsh, Directeur du Bureau de l’inclusion et de la réussite étudiante à l’UQAM (BIRÉ) et Boutheina Harbaoui, agente de recherche et de planification, tous deux impliqués dans le Plan d’action de l’UQAM 2021-2026 – Poursuivre l’engagement avec les Premiers Peuples.

Pour alimenter la réflexion, plusieurs personnes spécialistes ont été invitées (par ordre alphabétique) :

  • Patricia-Anne Blanchet: Conseillère en pédagogique autochtone, majoritairement en éducation, à l’Université de Sherbrooke
  • Diane Campeau, PhD. : Anciennement à la Direction de l’éducation autochtone au Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique. (CSF), actuellement professeure invitée à la faculté d’éducation de l’Université d’Ottawa
  • Christine Couture, professeure au Département des sciences de l’éducation à l’UQAC et chercheure associée à la Chaire UNESCO en transmission culturelle chez les Premiers Peuples

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L’injonction aux Objectifs de développement durable dans le milieu scolaire français : quel cadrage pour l’éducation relative à l’environnement ? | Conférence publique | 26 janvier 2023

Dans le cadre du Cycle de conférences 2022-2023 du Centr’ERE, nous avons accueilli Aurélie Zwang, maître de conférences en sciences de l’éducation et de la formation à l’Université de Montpellier et chercheure associée au Centr’ERE.

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RÉSUMÉ
Adoptés à New York en 2015 par 193 États membres de l’ONU, les 17 objectifs de développement durable (ODD) sont les derniers avatars de la prise en charge internationale des questions socio-écologiques. Comme dans les programmes onusiens précédents, l’éducation est un moyen pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030. Depuis 2019, le ministère de l’Éducation nationale français a fait des ODD un axe structurant de l’éducation au développement durable (EDD). Indispensables pour les labellisations de démarches d’établissements scolaires, les ODD imprègnent également les « missions » des éco-délégués ainsi que nombre de médias éducatifs circulant dans l’École, telle l’ultime édition des affiches de la fondation GoodPlanet. Que nous disent ces documents sur la manière dont les ODD opèrent dans le cadrage des finalités et des approches pédagogiques en EDD ? In fine de quels types d’éducation relative à l’environnement peuvent-ils être rapprochés ? À partir d’un cadre théorique considérant l’École comme un « carrefour » où circulent des savoirs, des valeurs et des représentations via des textes et des médias, le propos contribuera à une épistémologie critique de l’EDD scolaire. 

Aurélie Zwang est actuellement maître de conférence en sciences de l’éducation et de la formation à l’Université de Montpellier. Enseignante agrégée de sciences de la vie et de la Terre engagée dans des projets d’éducation à l’environnement et au développement durable pendant 16 ans, docteure du Muséum national d’histoire naturelle en muséologie des sciences et de l’environnement depuis 2013, elle est également diplômée de l’Université du Québec à Montréal en éducation relative à l’environnement (ERE). Ses recherches portent sur la circulation des savoirs, des valeurs, des représentations et des pratiques relatives aux enjeux socio-écologiques entre le milieu scolaire et ses limites via plusieurs objets. Plus récemment, elle se centre sur les partenariats et les processus de recherche-action pour le développement d’une éducation incluant davantage la nature à l’école.

Informations : asselin.hugue@uqam.ca

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