Geneviève Therriault a participé au balado Plein Phare sur l’éducation relative à l’environnement

Geneviève Therriault, professeure à l’Université du Québec à Rimouski, et titulaire de la nouvelle Chaire en éducation à l’environnement et au développement durable (EEDD) UQAR-Desjardins, a participé à un balado portant sur l’éducation relative à l’environnement.

Intitulé Plein Phare sur l’éducation à l’environnement, cet épisode propose une discussion pédagogique entre la professeure Geneviève Therriault et Nadia Poirier, enseignante invitée du Centre de services scolaire des Phares.

Plein Phare est un outil de formation continue pour le personnel enseignant du Centre de services scolaire des Phares. On y discute de pédagogie et d’intégration des technologies avec des invités inspirants.

L’épisode est disponible sur les plateformes suivantes :

Spotify

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L’éducation relative à l’environnement et la science au niveau préscolaire. Le cas de l’école Expérimentale à Xalapa | Atelier de discussion et réflexion | 21 juin 2022

ATTENTION CHANGEMENT DE MODALITÉ !
En raison de circonstances indépendantes de notre volonté, l’événement a eu lieu en Zoom uniquement.

Visionner l’enregistrement de la présentation !

Nous avons le plaisir d’accueillir María del Carmen Martínez Silva, stagiaire doctorante de l’Université Veracruzana et professeure d’éducation préscolaire et normale au Mexique.

Résumé

L’éducation préscolaire est la première expérience d’éducation formelle à travers laquelle la socialisation primaire et le sens du monde, initiés dans la famille, sont élargis. Par cette formation, des opportunités nouvelles et variées sont offertes pour explorer l’environnement et construire une relation avec tout ce qui entoure les élèves. Cependant, quelques études ont identifié diverses limites dans la pratique éducative liée à l’environnement, face aux demandes actuelles dues à l’urgence socio-environnementale. En outre, la recherche éducative sur l’expérience des enseignant·e·s et des élèves n’a été que peu valorisée dans la génération d’un curriculum vécu. Pour cette raison, cette recherche analyse la pratique éducative liée à l’environnement et son lien potentiel avec l’enseignement des sciences pour la formation à l’écocitoyenneté. Elle considère le cas spécifique de l’école Expérimentale, sur une proposition d’intervention pédagogique générée dans ce contexte éducatif intitulée Le couloir de la science.

María del Carmen Martínez Silva
Stagiaire doctorante de la Université Veracruzana
Professeure d’éducation préscolaire et normale au Mexique.

Recherche : L’éducation relative à l’environnement et la science au niveau préscolaire. Le cas de l’école Expérimentale à Xalapa.

Directrice : Mme Gloria Elena Cruz Sánchez

Informations : ere@uqam.ca

Détails de l’événement

Concours de bourses d’excellence de maitrise et de doctorat Centr’ERE 2022-2023 | Date limite 1er septembre 2022

Chers étudiants, étudiantes du Centr’ERE

Il nous fait plaisir de lancer un nouvel appel de candidatures pour les Bourses d’excellence du Centr’ERE, visant à stimuler et célébrer la qualité des recherches menées par des étudiant-e-s membres du centre :  

  • une bourse pour une recherche de maîtrise : $ 2 000;
  • une bourse pour une recherche de doctorat : $ 3 000. 

Critères d’octroi d’une bourse :

  • Il s’agit d’une recherche en cours de 2e ou 3e cycle, sous la direction d’un chercheur membre régulier ou associé du Centr’ERE;
  • Le thème de la recherche est en lien explicite avec le programme de recherche du Centr’ERE;
  • L’apport de la recherche au champ de l’éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté est bien démontré;
  • Le dossier académique est de haute qualité; 
  • La candidature est recommandée par la direction (ou comité) d’encadrement de l’étudiant·e.  

Contenu du dossier de candidature

  • Relevé de notes des études en cours. 
  • Curriculum vitæ à jour.
  • Titre projeté du mémoire ou de la thèse. 
  • Direction et co-direction de recherche. 
  • Lien de l’objet de recherche avec le programme de recherche du Centr’ERE : 5 à 10 lignes.
  • Un résumé du projet de mémoire ou de thèse (2 à 5 pages), incluant la problématique, les principaux éléments d’un cadre théorique et l’essentiel d’une démarche méthodologique; s’il y a lieux, les résultats et les principaux éléments de discussion sont présentés de façon synthétique, reprenant les éléments du projet de thèse ou de mémoire déposé au cours du cheminement académique ou tel qu’ajusté dans le parcours de recherche.
  • Apport projeté de la recherche au champ de l’éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté : 5 à 10 lignes.
  • Lettre d’appui de la part de la direction de recherche : maximum une page.   

Date limite de dépôt des candidatures : 1er septembre 2022  

Adresse d’acheminement des dossiers : centre.ere@uqam.ca

Date d’annonce des lauréats : au plus tard le 1er octobre 2022

La remise des bourses a lieu à l’automne lors de l’Assemblée générale annuelle du Centr’ERE. 

Nous vous encourageons à préparer et déposer votre dossier de candidature. Il s’agit là d’un exercice de synthèse qui vous sera utile à diverses fins de diffusion. 

Le Comité de direction du Centr’ERE.

Fichiers joints :

Bourse-maitrise-2022-2023.pdf
Bourse-doctorat-2022-2023.pdf
Formulaire – Bourses excellence 2022.docx

Bourse-maitrise-2022-2023.jpg
Bourse-doctorat-2022-2023.jpg

Luttes socio-écologiques face à l’extractivisme au Québec : réflexions apprentissages et apports à une transformation écosociale | Séminaire | 17 juin 2022

Visionner l’enregistrement du séminaire

Description détaillée en format PDF

Depuis plusieurs années, le Québec assiste à une multiplication des situations de conflits socio-écologiques qui émergent de pair avec l’intensification du développement extractif à grande échelle : barrages hydroélectriques, coupes forestières, projets d’hydrocarbures, mégaprojets miniers à ciel ouvert de lithium, de graphite, d’or, de terres rares, etc. 

Ces réalités provoquent une importante perturbation des communautés et de leur cadre de vie et une diversité d’impacts environnementaux, sociaux, culturels, identitaires, ainsi que diverses formes de violence ouverte, subtile et latente. Les réactions des citoyens en opposition à l’implantation d’installations dangereuses se sont amplifiées, diversifiées, intensifiées et structurées à travers le temps. Au Québec, les mobilisations sociales sur ces questions ont été sans précédent. Dans ce contexte, un vaste processus d’apprentissage collectif se tisse à travers la conception et la mise en place de multiples stratégies de résistance et de défense de l’environnement et de la santé des populations. Ces luttes deviennent un vaste chantier de réflexion sur le type d’avenir à construire et à mettre en place dans la foulée d’une réelle transition écologique.

Dans le cadre de nos recherches nous avons pu identifier 24 situations de conflit socio-écologique dans 15 des 17 régions administratives au Québec.

Objectifs du séminaire :

  • Mettre en valeur les savoirs citoyens acquis dans les mouvements de contestation aux méga-projets extractifs au Québec et les processus d’apprentissage que s’y associent; 
  • Favoriser le partage de réflexions, de préoccupations et de pratiques articulées dans ce contexte ; 
  • Explorer les visions stratégiques de critiques aux logiques dominantes et de recherches d’alternatives au modèle extractiviste, qui émergent dans ce contexte.

Cet événement a été organisé au sein du Centr’ERE dans le cadre des activités du projet de recherche collaborative Resistaction – Dimensions critiques et politiques de l’éducation relative à l’environnement dans la résistance sociale en contexte de conflit associé à l’expansion de l’extractivisme.

PROGRAMMATION

Animation : Maude Prud’homme, Front commun pour la transition énergétique, Réal Junior Leblanc, artiste multidisciplinaire d’Uashat Mak Mani-Utenam

9:00        Bienvenue et introduction, Isabel Orellana

9:10        Le projet recherche Resistaction – conflits socioécologiques et extractivisme au Québec et au Chili, Isabel Orellana, Andres Larrea, Gabriel Poisson, Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté-Centr’ERE, Université du Québec à Montréal – UQAM

9 :30       Recherches étudiantes associées au projet Resistaction, Gabrielle Roy-Grégoire, Lil Jurado, Centr’ERE, UQAM.

9 :40       Échanges et réflexions

10 :20     Pause

10 :35     Véronique Lalande, Initiative citoyenne de vigilance du port du Québec (cas Limoilou) 

10 :50     Rebecca Pétrin, Eau Secours 

11 :05     Échanges et réflexions

11 :45     Éléments de réflexion, Maude Prud’homme, Chantale Levert, Regroupement québécois des groupes écologistes et Laurence Brière, Centr’ERE, UQAM

Animation : Ugo Lapointe, Coalition pour que le Québec ait une meilleure mine, Emmélia Blais-Dowdy, comité pour les droits humains en Amérique latine- CDHAL

13:00      Animation, accueil et présentation 

13:20      May Dagher, Coalition des opposants à un projet minier en Haute-Matawinie (cas Matawinie) 

13:35      Échanges et réflexions 

14:15      Pause

14:30      Louis St-Hilaire, Regroupement de protection des lacs de la Petite-Nation 

14:45      Henri Jacob, Action Boréale 

15:00      Échanges et réflexions 

15:40      Éléments de réflexion finale, Ugo Lapointe, Coalition pour que le Québec ait meilleure mine, Éric Pineault, Institut des sciences de l’environnement, UQAM et Lucie Sauvé, Centr’ERE, UQAM 

15:50      Mots de clôture, Isabel Orellana 

Appel à contributions | Vol. 18-1 Les enjeux de l’écoformation à l’ère planétaire | Date limite : 5 septembre 2022

Les enjeux de l’écoformation à l’ère planétaire
Numéro thématique – Volume 18 (1)

Propositions d’articles acceptées jusqu’au 5 septembre 2022 (revue.ere@uqam.ca

Sous la direction de : 

  • Orane Bischoff, Institut Agro Florac, Université de Montpellier.
  • Dominique Cottereau, Réseau d’Éducation à l’Environnement en Bretagne (REEB), Université François Rabelais de Tours ;
  • Pascal Galvani, Université du Québec à Rimouski ; Université François-Rabelais de Tours
  • Gaston Pineau, Centr’ERE-UQAM, Université François-Rabelais de Tours.

Le premier ouvrage sur l’écoformation fut une publication franco-québécoise intitulé De l’air. Essai sur l’écoformation (Pineau et alii, 1992 réédité en 2015). Cette première publication a stimulé la création d’un groupe de recherche sur l’écoformation (GREF) selon une stratégie de réseaux à l’initiative de Gaston Pineau de l’Université de Tours et René Barbier de l’Université Paris 8.

Depuis ce premier ouvrage, les recherches et les publications sur l’écoformation se sont développées dans des revues et par la création de la collection « Écologie et Formation » aux éditions l’Harmattan qui compte aujourd’hui une vingtaine d’ouvrages.

À travers ces publications, le réseau de recherche sur l’écoformation « veut explorer les relations formatrices entre les personnes, les sociétés et l’environnement : formation de soi et/ou d’une société dans son rapport aux matières, aux éléments, aux milieux naturels et urbains et réciproquement, formation de l’environnement par ses occupants. La survie écologique implique ces écoformations et leurs prises de conscience pour inventer une nouvelle identité terrienne, transformant nos rapports d’usage en rapports de sage pour un développement durable. Elle s’adresse à toute personne intéressée par les liens entre formation et environnement : animateurs, enseignants, formateurs, éducateurs à l’environnement, praticiens et chercheurs »1.

Le terme d’écoformation ouvre les réflexions et les recherches sur la place des éléments naturels dans la formation humaine tout au long de la vie. Ce concept s’inscrit dans une perspective écosystémique qui envisage la formation humaine selon trois pôles : soi (autoformation), les autres (socioformation) et le monde (écoformation).

Le concept d’écoformation est né du paradigme d’auto-éco-organisation systémique d’Edgar Morin. L’auto-écoformation désigne ainsi la relation formatrice vitale entre le sujet et son environnement physique et social. Elle se conjugue donc avec l’autoformation et la socioformation. Elle ouvre une « écologie de l’esprit » (Bateson) avec la réintroduction du sujet connaissant dans la connaissance.

Cette théorisation de la formation avec l’écoformation reste encore à la périphérie des théories et pratiques éducatives dominantes. Mais l’hypercrise écologique actuelle avec ses conséquences sociales et personnelles oblige à une révision radicale du paradigme disciplinaire et scolaire. La mondialisation bouleverse les équilibres écologiques, mais ouvre aussi les horizons interculturels des formations/transformations possibles. Le préfixe éco semble être un opérateur majeur d’ouverture de ces nouveaux horizons. C’est pourquoi le néologisme d’écoformation est heuristique.

La problématique de ce numéro thématique articule plusieurs questions qui sont autant d’entrées possibles pour les contributions.

  • En quoi l’originalité du concept d’écoformation ouvre-t-elle un dialogue fertile avec d’autres concepts/notions telles que l’éducation à l’environnement, l’écosophie, l’écopsychologie, l’écophilosophie, etc. ?
  • En quoi le questionnement sur l’écoformation peut-il révéler des facettes et des dimensions encore implicites dans les nouvelles pratiques d’immersion en nature et dans les pratiques éducatives émergeantes : bain de foret, randonnée pédestre, voyage d’immersion en milieu naturel, école dehors, école en forêt, etc. ?
  • Quelle est la pertinence du concept et des pratiques d’écoformation face aux crises écologiques planétaires révélées par les diagnostics scientifiques du GIEC et d’autres organismes de recherche sur le réchauffement climatique, l’effondrement de la biodiversité, la pollution des océans, etc. ? 

L’objectif de ce numéro thématique 18.1 est de faire le point sur l’évolution des réflexions et des pratiques d’écoformation et de réfléchir à leur pertinence face aux enjeux des crises écologiques de l’ère planétaire (Morin, Motta, Ciurana, 2003). Cette publication devrait permettre de relier des chercheurs pionniers dans le domaine avec de nouveaux chercheurs pour faire apparaitre et mettre en dialogue les terrains, les enjeux et les réflexions théoriques.

Échéancier

5 septembre 2022 : Date limite de réception des résumés (250 mots) accompagnés de 3 références bibliographiques et d’une note biographique de l’auteur ou de chacun des co-auteurs (75 mots maximum par note). Les résumés doivent être adressés à revue.ere@uqam.ca. L’acceptation du projet d’article parviendra aux auteurs dans les meilleurs délais. Si le résumé est approuvé par le comité de direction, cela n’implique pas toutefois que l’article soit automatiquement accepté. Il sera d’abord évalué par des pairs.

31 octobre 2022 : Date limite pour la remise des textes complets par les auteurs en respectant les directives de publication de la revue : https://journals.openedition.org/ere/268. Début du processus d’évaluation par les pairs

Janvier – Mars 2023 : Dépôt des textes révisés par leurs auteurs en fonction des commentaires des évaluateurs.

Avril 2023 : Mise en ligne du numéro thématique sur OpenEdition

Pour information : revue.ere@uqam.ca

Inscriptions au cours DDD 8532 Éducation relative à l’environnement au secondaire | Automne 2022 – Hiver 2023

COURS DDD 8532 ÉDUCATION RELATIVE À L’ENVIRONNEMENT AU SECONDAIRE
Automne 2022 – hiver 2023
 
«Cours libre» de 2e cycle universitaire offert dans le cadre de la Formation continue de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal. Il s’adresse aux enseignant.e.s du secondaire en exercice. Il s’agit d’un cours qui se déroule sur deux sessions et qui combine les modalités en présence et à distance. Il se penche sur les fondements pédagogiques de l’éducation relative à l’environnement plus particulièrement, dans la perspective d’intégration de ce domaine au secondaire, arrimée aux programmes et à la vie scolaire, en privilégiant les approches interdisciplinaire, collaborative et réflexive.

Feuillet d’information 
Inscriptions

Prix de l’Ordre de l’excellence en éducation remis à Lucie Sauvé !

C’est à l’Assemblée nationale, le 31 mai 2022 que le prix de l’Ordre de l’excellence en éducation a été remis à Lucie Sauvé. Le comité de direction du Centr’ERE tient à saluer ce geste honorifique de l’Ordre et transmet toutes ses félicitations à Lucie Sauvé, membre chercheure émérite au Centr’ERE.

La professeure émérite a été décorée à titre de membre distinguée de l’Ordre de l’excellence en éducation par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, le 31 mai 2022. Cette distinction vise à souligner les réalisations pionnières de la professeure dans le domaine de l’éducation relative à l’environnement (ERE) tout au long de sa carrière. En effet, les travaux de Lucie Sauvé ont considérablement contribué à affirmer la signification et la pertinence du rapport à l’environnement comme dimension fondamentale de l’éducation globale. Parmi les réalisations de la professeure, notons: 

Pour tous ces apports structurants, en soulignant toute la créativité, la détermination et l’engagement dont Lucie Sauvé a fait preuve au fil de sa carrière, nous réitérons toutes nos félicitations à notre chère collègue. Nous espérons que cette décoration contribue à faire reconnaître l’importance d’aborder les réalités environnementales dans les programmes scolaires et la formation initiale des enseignant·e·s au Québec, une visée que Lucie Sauvé aura soutenue tout au long de son parcours.  

L​e comité de direction du Centr’ERE

Informations complémentaires

Défis de l’éducation relative à l’environnement et de la mobilisation citoyenne pour la vie face à la ruée vers les ressources de la Terre | Conférence publique | 19 mai 2022

Dans le cadre du Cycle de conférences 2022-2023 du Centr’ERE, nous avons eu le plaisir d’accueillir Riccardo Petrella, politologue et économiste italien, titulaire d’un doctorat en sciences politiques et sociales de l’université de Florence.

Visionner l’enregistrement de la conférence sur notre chaîne YouTube !

Quels sont les défis de l’éducation relative à l’environnement face au modèle prédateur des transnationales des secteurs de l’industrie extractive, de l’agroalimentaire, du numérique et de la finance, entre autres? Comment l’éducation relative à l’environnement contribue-t-elle au développement d’une prise de conscience critique des grands enjeux contemporains dans un contexte de désastre écologique et de guerre? Comment favorise-t-elle la mobilisation citoyenne? Comment soutient-elle le désir d’agir et de s’engager pour une éthique de la vie, pour la paix, la justice et le respect des droits et des responsabilité et des responsabilités des habitants de la Terre ?

Informations : ere@uqam.ca

Détails de l’événement

530 – « Éduquer par l’art » en lien avec les enjeux sociétaux : réflexions théoriques, expériences et perspectives, à l’école et au-delà (3e édition) | Acfas | 13 mai 2022

Le colloque scientifique no 530 intitulé : « Éduquer par l’art » en lien avec les enjeux sociétaux : réflexions théoriques, expériences et perspectives, à l’école et au-delà, 3e édition (section 500 – Éducation), a eu lieu le 13 mai 2022 dans le cadre du 89e Congrès de l’ACFAS à l’Université Laval, Québec, Canada.

Sous la responsabilité de Maia Morel, professeure à la Faculté d’éducation de l’Université Sherbrooke et membre chercheuse associée du Centr’ERE, et de Vincent Bouchard-Valentine, professeur de pédagogie musicale au Département de musique de l’Université du Québec à Montréal et membre chercheur régulier du Centr’ERE

Descriptif

L’art, sous toutes ses formes, crée de plus en plus de ponts entre l’expression créatrice et les questions de société (Ardenne 2019, Clavel 2012, Lamoureux et Uhl 2018) : la mobilisation du monde artistique pendant la pandémie actuelle en est un bon exemple. Cette préoccupation de l’artiste pour son rôle d’intermédiaire entre l’art et le social se reflète inévitablement dans le monde de l’éducation où il cherche à prendre place en tant que producteur de liens entre les apprentissages et  la vie courante (PFEQ 2006). À cet égard, nos éditions antérieures du colloque (2019, 2021) ont montré que cette implication de l’art dans les problèmes sociaux devrait être interrogée à plusieurs niveaux avant que l’école puisse profiter des impacts tangibles des activités artistiques sur l’éveil des jeunes aux enjeux sociétaux : quelle formation enseignante? comment déconstruire les idées reçues sur les disciplines artistiques? quels moyens pour construire un consensus viable entre les finalités de l’éducation et la dimension sensible de ce processus ? Le jumelage entre l’art et les enjeux de société nous invite aussi à la recherche du sens des œuvres, de leur portée symbolique, afin de rendre accessibles au public scolaire un bon nombre de références aujourd’hui encore tenues à l’écart du milieu éducatif. Par ailleurs, cette situation nous rappelle plus que jamais que des glissements vers l’instrumentalisation de l’art à des fins militantes sont fort possibles (Ramade 2015), et qu’il est du devoir des chercheurs de donner aux acteurs du milieu éducatif des balises pour la mise en pratique d’une démarche pédagogique adéquate. La dynamique de ce thème émergent de recherche a aussi apporté une nouvelle dimension à nos questionnements : celle issue du champ de la littérature qui s’intéresse lui aussi au maillage des œuvres littéraires avec les enjeux sociétaux (Bhagwanji et Born, 2018). L’édition 2022 de notre colloque intègre donc, en plus des quatre arts (arts visuels, musique, danse et art dramatique) les études menées dans le domaine de la littérature.

Dans cette 3e édition du colloque, nous viserons principalement deux objectifs : 1) proposer des dispositifs éducatifs permettant la promotion d’œuvres touchant aux enjeux sociétaux; 2) déterminer les obstacles à la compréhension actualisée du rôle des arts et de la littérature à l’école.

Nous aimerions en particulier débattre autour de deux axes précis :

Axe- 1. L’éducation en lien avec les changements climatiques, sujet implicitement lié au concept d’éducation relative à l’environnement 

Axe-2. L’éducation en lien avec la diversité humaine (raciale, culturelle, linguistique, religieuse, sexuelle), mais aussi les inégalités et/ou la justice sociales.

Nous souhaitons tracer un bilan des études menées sur les deux axes ciblés afin d’orienter, au sein du milieu universitaire, les programmes de recherche, ainsi que de nourrir la réflexion des communautés de praticiens de l’enseignement des arts et de la littérature.


Consultez la description du colloque sur la page de l’Acfas

Consultez l’appel à propositions (version PDF)

Félicitations ! Maia Morel obtient une subvention du FRQSC !

Félicitations à Maia Morel, professeure à l’Université de Sherbrooke et chercheure associée du Centr’ERE, qui a obtenu une subvention « Soutien à la recherche pour la relève professorale », du Fonds de recherche du Québec – Société et culture pour son projet : « Croiser les arts avec l’éducation relative à l’environnement : recherche et construction d’un dispositif actualisé de formation enseignante. » 
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