Participation de membres du Centr’ERE aux audiences publiques sur le projet GNL de construction d’un complexe de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay

Des membres du Centr’ERE ont participé aux audiences publiques sur le projet GNL de construction d’un complexe de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay.

3 Novembre 2020, Mémoire Un avis de 160 scientifiques: Le projet GNL Québec doit être rejeté par Jesse Greener, Lucie Sauvé et Marc Brullemans, dans le cadre de la consultation sur la composante Énergie Saguenay du projet de GNLQ 

Conclusion présentée par Lucie Sauvé :
Au regard de l’apport majeur des scientifiques  dont les arguments ont mis en évidence le caractère inopportun voire nocif à plusieurs égards  du projet de GNLQ – incluant l’usine Énergie Saguenay, on se rend compte que si le gouvernement avalise ce projet, comme cela fut le cas en 2015 pour l’usine de Stolt LNGaz à Bécancour, cela ne se fera certes pas sur la base d’arguments scientifiques, ni par conséquent, en obtenant l’appui des universitaires et des chercheurs. 

Si le gouvernement avalise ce projet, sa décision relèverait d’une conception désuète  du développement économique et social, d’un certain autisme politico-économique  répondant à certains intérêts financiers, ou dans le but d’obtenir certains gains électoraux et au risque très important – on l’a constaté –  de perdre l’appui de larges segments d’une population  de plus en plus consciente et éclairée et en particulier d’une jeunesse mobilisée pour son avenir. 

2 novembre 2020, Mémoire du Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste et les enjeux énergétiques au Québec, sur la composante Énergie Saguenay du projet GNLQ. Parmi les auteur.rice.s : Laurence Brière et Marie Saint-Arnaud, chercheures associées et Lucie Sauvé, chercheure émérite du Centr’ERE. Voir les contributions au débat public du Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste et les enjeux énergétiques au Québec.

28 octobre, 2020, Mémoire Une vision systémique et globale du projet Énergie Saguenay au sein du territoire affecté et de son contexte par l’équipe du projet Resistaction – Les dimensions critique et politique de l’éducation relative à l’environnement au sein des mobilisations sociales en contexte de conflit socio-écologique et leur apport à l’émergence d’alternatives.
Référence : Roy-Grégoire, G., Orellana, I., Larrea, A., Moreau, G., Poisson, G. et Rodríguez, F. (2020). Une vision systémique et globale du projet Énergie Saguenay au sein du territoire affecté et de son contexte

Félicitations à la Revue ERE et à Carole Marcoux (CSDM) pour leur Prix d’excellence EECOM !

Le Centr’ERE tient à féliciter la Revue « Éducation relative à l’environnement : Regards – Recherches – Réflexions » ainsi que Carole Marcoux, conseillère pédagogique en environnement à la Commission scolaire de Montréal, qui ont reçu un Prix d’excellence du Réseau canadien d’éducation et de communication relatives à l’environnement (EECOM) cette année.

Les Prix d’excellence d’EECOM reconnaissent les contributions exceptionnelles (individuelles, associatives et institutionnelles) dans le champ de l’éducation relative à l’environnement au Canada. 

La Revue « Éducation relative à l’environnement : Regards – Recherches – Réflexions » a reçu le Prix d’excellence dans la catégorie « Établissement scolaire, département, programme postsecondaire ». Ce prix souligne entre autres l’engagement continu de la revue (depuis 1998-1999) dans la diffusion, l’échange et la discussion des activités et des productions de recherche en éducation relative à l’environnement.

Le rédacteur en chef, Étienne Van Steenberghe, a tenu à souligner l’apport considérable des acteur.rice.s qui gravitent directement et autour de la revue depuis ses débuts : la direction, les coordonnateurs, les membres du Comité de direction, les responsables d’un numéro thématique, les évaluateurs, les collaborations externes, etc. Ce prix vient confirmer la qualité de leur travail!

Carole Marcoux a reçu le Prix d’excellence dans la catégorie « Individu exceptionnel au sein d’un organisme »!

Depuis 1987, Carole Marcoux a oeuvré passionnément pour la mise en oeuvre et la promotion de l’éducation relative à l’environnement (ERE) à Montréal. D’abord, comme enseignante à l’école Saint-Pascal-Baylon en mobilisant le personnel, les élèves et la communauté dans des projets ambitieux de l’ERE. Puis, comme conseillère pédagogique en environnement à partir de 1999 au sein du Centre de services scolaire de Montréal. Comme elle le dit souvent, ce n’est pas une « job » qu’elle occupe, c’est une passion qu’elle vit!

Toutes nos félicitations!

Voir le communiqué de presse EECOM 2020

Enjeux du déploiement de l’éducation relative à l’environnement au Canada | Webinaire de la Revue ERE | 19 novembre 2020

Enjeux du déploiement de l’éducation relative à l’environnement au Canada | Webinaire de la Revue ERE | 19 novembre 2020 | Photo by Christian Perner on Unsplash

Le deuxième webinaire organisé par la revue « Éducation relative à l’environnement » a eu lieu le jeudi 19 novembre 2020 de 14 h 00 à 14 h 45 (Québec) – 20 h 00 à 20 h 45 (Europe).

Il s’inscrivait dans le cadre de la remise du Prix d’excellence EECOM à la revue. Le président du Conseil d’administration du Réseau canadien d’éducation et de communication relatives à l’environnement (EECOM) Adam Young, Lucie Sauvé et Étienne van Steenberghe, respectivement directrice et rédacteur en chef de la revue, y ont abordé les enjeux du déploiement de l’éducation relative à l’environnement au Canada.

Cet événement a fait l’objet d’un enregistrement. Il sera diffusé sur nos plateformes sous peu.

Pour obtenir le programme de nos prochains webinaires : revue.ere@uqam.ca.

Contributions méthodologiques aux études d’impact de l’utilisation des outils reliés à la permaculture pour la régénération d’écosystèmes en processus de désertification | Flash Méthéo | 12 novembre 2020

Flash Méthéo des membres étudiant·e·s!

Guillaume Moreau, candidat à la maîtrise en sciences de l’environnement à l’Institut de Sciences de l’Environnement (ISE), UQAM, y a présenté les résultats préliminaires de son projet de mémoire intitulé : 

Contributions méthodologiques aux études d’impact de l’utilisation des outils reliés à la permaculture pour la régénération d’écosystèmes en processus de désertification 

Pour visionner la présentation du jeudi 12 novembre.

Détails de l’événement

Quels défis pour la recherche en éducation relative à l’environnement dans le contexte actuel ? | Conférence publique | 30 octobre 2020

Quels défis pour la recherche en éducation relative à l’environnement dans le contexte actuel ? | 30 octobre 2020

Lucie Sauvé, professeure au Département de didactique de l’Université du Québec à Montréal, chercheure émérite et co-fondatrice du Centr’ERE, a initié notre Cycle de conférences 2020-2021 ! 

Cet interminable épisode de pandémie nous aura-t-il permis d’éprouver suffisamment le besoin de liens entre nous et avec le monde vivant, pour nous inciter à transformer enfin nos façons de vivre ici, ensemble? Comment le contexte actuel nous invite-t-il à repenser et à stimuler le déploiement d’une éducation relative à l’environnement qui rejoigne les différentes dimensions de notre rapport au monde vivant ? Quelles incidence pour la recherche en éducation relative à l’environnement ?

Visionner la vidéo de la conférence

Cet événement a eu lieu dans le cadre de la Journée du Centr’ERE du 30 octobre 2020, qui s’est tenue à distance, par Zoom. 

Détails de l’événement

Journée mondiale de l’éducation relative à l’environnement | 14 octobre 2020

Le 14 octobre est la Journée mondiale de l’éducation relative à l’environnement. 

Appel pour une Journée mondiale (officielle) de l’Éducation relative à l’environnement

À M. Miroslav Lajcak, Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, M. Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations Unies, gouvernements nationaux et locaux des cinq continents et tous les acteurs dans le domaine de l’éducation formelle et non formelle, les universités, écoles, parcs, musées, centres d’éducation environnementale, associations et organisations de la société civile, reconnaissons et célébrerons chaque année, le 14 octobre, la Journée mondiale de l’éducation à l’environnement.

Nous, éducateurs à l’environnement du monde entier, appelons les Nations Unies, les institutions, les organisations privées et publiques des cinq continents à célébrer chaque année, le 14 octobre, une Journée mondiale de l’éducation à l’environnement.

Le 14 octobre est la journée d’ouverture de la Conférence intergouvernementale des Nations Unies sur l’éducation à l’environnement [14 au 26 octobre 1977] organisée par l’UNESCO et le PNUE a Tbilissi, capitale de la Géorgie.

Tbilissi 1977 a été le point culminant d’un processus initié à Stockholm en 1972, processus que nous sommes toujours en train de mettre en œuvre et d’améliorer. La journée mondiale de l’éducation à l’environnement doit nous rappeler chaque année l’urgence de créer une meilleure connexion entre la nature et la culture, entre l’être humain et la planète, entre l’environnement et la justice sociale.

Et donc nous proposons et nous nous engageons en faveur de la mise en place de rassemblements annuels – même si c’est idéaliste – que tout le monde est invité à organiser où que ce soit dans le monde.

Nous exhortons les Nations Unies, les principales institutions du monde entier, tous nos collègues, tous les citoyens intéressés par un avenir plus durable et agréable à approuver et à diffuser notre appel.

Télécharger l’Appel pour une Journée mondiale (officielle) de l’Éducation relative à l’environnement adressé au Président de l’assemblée générale et au Secrétaire général des Nations Unies en [version PDF]

Pour signer l’appel

Télécharger le logo francophone (vous pouvez le diffuser en ajoutant le nom de votre association, si vous le souhaitez).

Si vous organisez une activité entre le 14 octobre et le 25 octobre 2020, vous pouvez l’ajouter dans le calendrier du Réseau mondial de l’éducation relative à l’Environnement (WEEC) pour souligner l’importance des actions d’éducation à l’environnement partout dans le monde.
Le cas échéant, remplissez ce formulaire.

Journée mondiale de l’éducation relative à l’environnement

Virginie Bolen participe au concours Ma thèse en 180 secondes – Finale UQAM ! | Mardi 6 octobre à 12 h 30

Virginie Bolen, étudiante au doctorat en éducation et membre du Centr’ERE, présentera sa thèse vulgarisée : « Une pédagogie du bien-être axée sur le vivre ensemble sur Terre » au concours Ma thèse en 180 secondes – Finale de UQAM | Université du Québec à Montréal, le Mardi 6 octobre à 12 h 30 ! (12 h 47)

Cette communication de recherche fait le lien avec d’autres membres du Centr’ERE, dont le chercheur émérite Gaston Pineau, et la chercheure associée Dominique Cottereau, puisqu’elle reprend tout le principe de l’écoformation. Elle prolonge également la recherche de Tom Berryman sur l’éco-ontogénèse

Pour voir l’évènement Facebook

Pour vous inscrire à l’événement Zoom.

Télécharger le PPT qui accompagne la communication en version PDF.

L’évènement pourra être vu en ligne sur les 2 plateformes.

Appel à communications | Questions environnementales et éducation au politique ? | Date limite 10 octobre 2020

Numéro 63 d’Éducation & Socialisation (mars 2022)

               Questions environnementales et éducation au politique ?

Angela Barthes, professeure à l’université d’Aix-Marseille (AMU), Laboratoire Apprentissage, didactiques, enseignement, formation (ADEF)

Lucie Sauvé, professeure à l’université du Québec à Montréal (UQUAM), Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ere)

Frédéric Torterat, professeur à l’université de Montpellier (UM), LIRDEF

Consulter l’appel sur le site de la revue.

Présentation du dossier

Des préoccupations environnementales et de développement émergent de nouveaux types de mobilisations sociales des années 60 à nos jours selon des modalités diverses (Zaccai et Orban, 2017). Ces mouvements constituent un tournant dans la vie politique à l’ère de l’anthropocène : elles engagent les populations concernées et un public large vers des apprentissages du politique, principalement en contextes non-formels et informels. Par ailleurs, l’éducation formelle est de plus en plus souvent sollicitée pour préparer les jeunes à répondre aux enjeux globaux de la société mondialisée, tels que les inégalités de santé, la détérioration des écosystèmes, ou une transition socio-écologique encore à planifier.

Parallèlement aux mobilisations sociales se déroule un processus d’inscription des questions d’environnement et de développement dans les institutions et la vie civile, à l’exemple des stratégies puis des objectifs onusiens de développement durable. Cette inscription institutionnelle influe sur les formes et finalités des mouvements sociaux, dont certains se professionnalisent, parmi lesquels le réseau École et Nature ou les CPIE. C’est ainsi par exemple que les associations d’éducation relative à l’environnement, à l’origine militantes, se retrouvent dans les années 2000 et sous l’effet de divers dispositifs gouvernementaux (Agenda 21, RSE, établissements verts…etc.) à orienter leurs formations vers des visées aussi instrumentales et limitées que l’apprentissage du tri sélectif des déchets. Cette dynamique techniciste, orientée vers les bonnes pratiques et les comportements individuels, tend à occulter ainsi les débats fondamentaux de société, lesquels sont éminemment politiques. Cette influence s’étend également sur les curriculums nationaux à tous les niveaux de l’enseignement formel dans de nombreux pays avec une orientation vers un modèle souvent technocentriste (Barthes, 2017). 

Il semble que les mouvements sociaux, autant que les réponses éducatives aux politiques environnementales, de développement durable ou de transition, oscillent entre deux tendances principales (Slimani, 2019) : l’une prenant alors un caractère techniciste et dont les objectifs sont orientés sur la croissance économique avec une quête apparente de consensus social ; l’autre qui prend un caractère plus politique, et qui s’assortit généralement d’une réflexion sur les échelles de temps et d’espace ainsi que les divergences d’intérêts dans les jeux d’acteurs d’un monde en mutation. Par exemple, le mouvement « ville en transition » qui prend naissance en Grande Bretagne en 2006 relève plutôt du premier cas, en proposant des alternatives locales résilientes aux crises économiques et climatiques. « Climate Justice action », unréseau populaire européen qui a pris naissance en 2014 lors de la COP 21, oriente plutôt ses réflexions vers la justice sociale et affronte le système capitaliste dominant avec des actes de désobéissance en vue d’en casser les logiques.  

Entre ces deux tendances principales, des positions intermédiaires peuvent apparaître sur les terrains de l’éducation et/ou de l’action sociale à finalité éducative, mais une repolitisation de la société est quoi qu’il en soit observable à travers les questions environnementales et de développement. De même, un regain d’intérêt des populations au niveau mondial pour le processus démocratique se manifeste avec un retour affiché de la participation citoyenne (sciences participatives, démocratie participative, engagement…etc) (Torterat, 2014). Cela se vérifie également dans sa forme institutionnalisée par un regain de l’intérêt pour l’implication citoyenne dans les processus de décision, ou encore pour le management public dans le monde de l’entreprise. 

Ces dynamiques actuelles relèvent le plus souvent de processus d’éducation non-formelle ou informelle au politique d’une part, et à la citoyenneté d’autre part, avec une diversité de mouvements et de pratiques sociales émergeantes. Il apparaît également que la recherche en sciences humaines et sociales (SHS) développe des positionnements épistémo-théoriques et méthodologiques qui vont dans le sens d’une intelligibilité des phénomènes, mais qui peuvent offrir aussi une formalisation parfois un accompagnement de l’action éducative. Citons par exemple, de manière non exhaustive, les cultural studies (Ang, 2007), les éducations à (Barthes et al., 2017), l’éducation critique (Fien, 1993) ou encore la prise en charge des questions socialement vives en éducation (Håkansson et al, 2017)   

Dans ce contexte, ce numéro thématique vise à rendre compte de travaux empiriques à conceptualiser, voire modéliser des formes et/ou propositions d’éducation (formelle, non-formelle, informelle) au politique prenant appui sur les questions environnementales et de développement, et mettant en évidence leurs multiples dimensions, y compris en termes d’enjeux de socialisation. Le « politique » et par conséquent « l’éducation au politique » sont laissés dans cet appel délibérément ouverts, pouvant s’agir d’organisations sociales, éducatives ou institutionnelles, de positionnement individuels ou collectif, cognitifs ou sociétaux. Il s’agit en effet de réunir des contributions de différentes disciplines des SHS en vue de construire un dialogue fécond permettant de formaliser et de mettre en évidence la dimension transversale d’une éducation au politique. Il est également attendu que les analyses portent sur une diversité de terrains de l’éducation formelle, non-formelle, informelle (mouvements sociaux, espaces culturels de formation, médias, école et autres institutions), selon une diversité de cadres théoriques et de méthodes, mais aussi d’objets (dynamiques sociales des apprentissages, transformations des sujets et des environnements, analyses curriculaires, mises en récits d’expériences, etc.).

Les propositions d’articles peuvent s’inscrire dans l’un ou deux des axe(s) ci-dessous :

Quels processus d’éducation informelle au politique au travers des mouvements sociaux liés aux questions environnementales et de développement, et quels effets sur ses acteurs de terrain ?

L’objectif est ici est de contribuer à formaliser un champ de recherche pour une éducation au politique sous différentes approches (terrains, objets, paradigmes, approches et stratégies, résultats saillants), mais aussi de fournir, dans une perspective praxéologique, des instruments de compréhension et d’intervention aux acteurs du domaine. Nous cherchons également à faire le lien entre les mouvements sociaux et les éducations informelles au politique. Il s’agira de se démarquer des cadres classiques d’une d’éducation à la citoyenneté qui possède déjà ces propres cadres de références, et qui ne relève pas tout à fait des mêmes finalités que les éducations au politique, à moins qu’il ne s’agisse d’en établir les complémentarités. En plus des apports des courants de recherche et de pratiques en éducation à la citoyenneté ou à la paix par exemple, il s’agit de mettre en évidence les finalités, les cadres de référence et les méthodologies du champ encore non cartographié de l’éducation au politique et de l’en différentier. Les auteur.e.s sont par ailleurs invité.e.s à expliquer comment les mouvements sociaux à visée environnementale participent d’une éducation informelle au politique, et de témoigner de leur compréhension de cette éducation (caractéristiques, dynamiques, apprentissages).

Quels modèles possibles d’une éducation au politique à travers les questions environnementales et de développement ?

S’il existe aujourd’hui divers courants et travaux d’une éducation au politique (citons par exemple Ohman, 2008; Perpermans, 2016; Levinson, 2017; Sauvé, 2017), ces courants formalisent des modèles possibles et évoluent au fil de l’actualité. Il apparait pertinent de dresser un état de l’art de ces modèles dans les différentes sphères culturelles et de comprendre les finalités et valeurs qu’ils portent au niveau éducatif. Il s’agit de comprendre comment et sur quels terrains ils se construisent, et comment ils se situent les uns par rapport aux autres d’un point de vue historique et systémique. L’enjeu consiste également à prendre en compte la multiplicité des nouvelles propositions qui se construisent en modèles d’éducation au politique, ou en contre-modèles explicités en tant que tels, notamment au travers des thèses et autres travaux récents (Toupet, 2017 ; Curnier, 2017, Renault-Tinacci, 2018; Slimani, 2019, Vaquero, 2019 : liste non exhaustive).

Repenser le politique en éducation et de repolitiser l’éducation face aux grands enjeux actuels de sociétés ? Comment et pourquoi ? 

Cet axe invite à repenser plus globalement la place et la fonction du politique en éducation formelle et non-formelle essentiellement face à la prise en charge par l’éducation des grands enjeux actuels de la société. Ces questions, souvent posées dans le cadre des « éducations à » (au développement durable, à la santé, à la biodiversité, à la citoyenneté…), traversent également des courants tels que l’enseignement des questions socialement vives ou les « controversial issues » (Levinson, 2017). Cette perspective d’étude rejoint par ailleurs l’éducation au temps de l’anthropocène (Wallendhorst et Pierron, 2019) et au temps des transitions climatiques, la prise en compte des enjeux globaux de société dans les enseignements transversaux de toutes sortes. On retrouve aussi ces enjeux dans certaines didactiques comme celles de l’histoire, de la géographie, ou des sciences de la vie et de la terre, mais également dans les enseignements agricoles ou certaines filières du supérieur. Il s’agit ici clairement de repenser l’impolitisme (Rosanvallon, 2006) et la repolarisation des situations éducatives.

Comment penser les curriculums formels et non formels pour permettre de structurer une éducation au politique ?

Appuyé sur les théories curriculaires, et plus spécialement la sociologie du curriculum (Forquin, 2008), sans être exclusif, la réflexion porte ici sur les possibilités d’agir sur la question des curricula et des méthodes permettant de structurer ce que pourrait être une éducation au politique. Sont attendues ici des propositions de structurations et balises curriculaires d’une éducation au politique argumentées d’un point de vue philosophique et praxéologique. Il est recherché également une identification des apports d’une éducation au politique dans différents milieux d’enseignement-apprentissage (curriculum produit), voire de vécus d’enseignants ou de formateurs. Peuvent-être également attendus ici des réflexions et des études pragmatiques sur les contre-modèles à une éducation au politique, s’ils sont pensés comme tels, comme peuvent l’être dans certains cas les dispositifs d’accompagnement, les travaux personnels encadrés ou les modalités pédagogiques qui les favorisent (technicisation des questions politiques, cours de morale privilégiant les bonnes pratiques environnementales…), ou encore certaines situations d’alternance.

Références bibliographiques

Ang I. (2007).  « Cultural Studies », in: Bennett T., Frow J., dirs, The Sage Handbook of Cultural Analysis, Oxford, Sage

Barthes A. (2017). Quels outils curriculaires pour des « éducations à » vers une citoyenneté politique ? Educations, Vol 17-1, Open sciences, International sciences and technical edition, ISTE, p. 25-40 https://www.openscience.fr/Numero-1-327. Londres

Barthes A., Lange J-M., Tutiaux-Guillon N. (2017). Dictionnaire critique des enjeux et concepts des « éducations à ». Paris : L’Harmattan

Curnier D. (2017). Quel rôle pour l’école dans la transition écologique ? Esquisse d’une sociologie politique, environnementale et prospective du curriculum prescrit. Thèse de doctorat en Sciences de l’environnement de l’Université de Lausanne

Fien J. (1993). Education for the environment: Critical Curriculum theorizing and environmental education. Deakin University press. Geelong, Australia.

Forquin J-C. (2008). Sociologie du curriculum. Presses universitaires de Rennes.

Håkansson M., Kronlid D. et Östman L. (2017). Searching for the political dimension in education for sustainable development: socially critical, social learning and radical democratic approaches. Volume 25, 2019 – Issue 1. Environmental Education Research, 34-51

Levinson R. (2017). SQA as a socio-political programme: some challenges and opportunities. Journal of Education, 5(2), 25-39.

Öhman J. (2008). Environmental ethics and democratic responsibility: A pluralistic approach to ESD. Dans J. Öhman (ed.), Values and democracy in education for sustainable development: contributions from Swedish research, (p.17–32). Malmö, Sweden: Liber

Pepermans Y., Maeseele P. (2016). The politicization of climate change: problem or solution? Wires Clim change, 7, 478-485.

Renault-Tinacci M. (2018). La participation associative : Une nouvelle voie politique ? Thèse de l’université de Paris Descartes. 

Rosanvallon P. (2006). La contre-démocratie. La politique à l’âge de la défiance, Paris, Seuil, 

Slimani M., Lange J-M., Atf A. (2018). Le projet pédagogico-didactique de socialisation : perspective d’une socialisation démocratique pour l’enseignement-apprentissage des questions environnementales et de développement. n°50, 50 ans de sciences de l’éducation : apports et perspectives pour la socialisation. Education et socialisation. Montpellier 

Slimani M. (2019) Vers un curriculum possible d’une éducation au politique à travers les questions environnementales et de développement. Thèse de l’université de Montpellier

Sauvé L. (2017). Education à l’écocitoyenneté. dans Dictionnaire critique des enjeux et concepts des « éducations à ». Paris : L’Harmattan.

Torterat, F. (2014). La blogosphère politique, un espace langagier en tensions. Dans Marcel Burger et Anne-Claude Berthoud (dir.), Repenser le rôle des pratiques langagières dans la constitution des espaces sociaux contemporains, Bruxelles, De Boeck, 147-164.

Toupet J. (2017). Les traducteurs du changement. De l’intégration des jeunes ruraux à la gestion de la nature. Thèse de l’université Bretagne-Loire 

Vaquero S. (2019). Réussir ses TPE. Une sociologie de la domination scolaire et culturelle au sein des dispositifs pédagogiques du Lycee. Thèse de l’université de Poitier.

Wallenhorst, N., Pierron, J.-P. (dir.) (2019). Eduquer en Anthropocène. Lormont : Le Bord de l’eau.

Zaccai E. et Orban A. (2017). Mobilisations écologiques actuelles, mobilisations des années 1960-1970 : quels parallèles ? Développement durable et territoire18 (2). 

Calendrier et modalités

Date limite d’envoi du projet d’article : 10 octobre 2020
(retour prévu des coordonnateurs : début novembre)

Date limite d’envoi de l’article intégral : 15 avril 2021

Date limite de retour des expertises : juillet 2021

Date limite d’envoi de la version définitive : 15 novembre 2021

Les projets d’article (environ 6000 signes, bibliographie comprise) sont à envoyer aux trois coordonnateurs du dossier (angela.barthes@univ-amu.fr ; sauve.lucie@uqam.ca ; frederic.torterat@umontpellier.fr)

Les articles devront avoir :

  • une taille inférieure à 40 000 signes (espaces compris)
  • une bibliographie aux normes APA
  • un résumé de 500 à 1000 signes maximum, 5 à 7 mots-clés, en français et dans une autre langue vivante
  • des légendes et une numérotation des images et des tableaux 
  • des titres ne comportant pas de numérotation (utiliser uniquement des niveaux de styles)
  • des informations sur les auteurs (prénom, nom, institution d’affiliation)

Les textes sont envoyés en format .doc ou .docx 

Repères typographiques :

  • Pas de bibliographie en note de bas de page
  • Des citations courtes, avec des références complètes (Auteur, année, page)
  • Attention aux doubles espaces
  • Un espace de part et d’autre les signes de ponctuation à double éléments 
  • Un espace après (pas avant) les signes de ponctuation à un seul élément
  • Pas d’italique dans le texte, sauf pour les termes en langue étrangère ou en langue ancienne et pour les extraits de verbatim

Appel à communications en version PDF [Télécharger]

Hommage aux contributions de la Dr Lucie Sauvé à l’éducation relative à l’environnement et à la viabilité par Dr Doug Karrow

Hommage aux contributions de la Dr Lucie Sauvé à l’éducation relative à l’environnement et à la viabilité 
Traduction libre du texte Honouring Dr. Lucie Sauvé’s Contributions to Environmental and Sustainability Education par Dr Doug Karrow
Cet article est paru sur le blog Ecosphere du Comité permanent du Réseau canadien d’éducation et de communication relatives à l’environnement (EECOM) sur l’éducation à l’environnement et à la viabilité dans la formation des enseignants (ESE-TE)

Photo de Dr Lucie Sauvé

Le Comité permanent du Réseau canadien d’éducation et de communication relatives à l’environnement (EECOM) sur l’éducation à l’environnement et à la viabilité dans la formation des enseignants félicite la DrLucie Sauvé pour l’annonce récente de sa retraite.

Lucie est une fervente collaboratrice au Comité permanent depuis sa création en 2017. Elle a été une participante clé et active lors de la Table ronde nationale organisée par l’Université Trent, prononçant l’un de ses discours principaux tout en contribuant à plusieurs panels. Elle a fourni un important et chaleureux soutien académique à cette organisation naissante depuis ses débuts, grâce à sa participation aux activités de recherche et de sensibilisation du Comité permanent. Au cours des dernières années, elle a offert des conseils et des ressources clés pour soutenir les demandes de subventions fédérales et d’importantes recherches dans le cadre de diverses activités de mobilisation des connaissances : par exemple, Sauvé, L. (2019). Transversality, diversity, criticality, and activism: Enhancing E(S)E in teacher education. In D. Karrow & M. DiGiuseppe (Eds.), Environmental and sustainability education in teacher education: Canadian perspectives, (pp. 49-62). Cham, Switzerland: Springer Nature AG. ISBN: 978-3-030-25015-7

La Dr Sauvé a commencé sa carrière en éducation comme enseignante d’histoire, de géographie et de latin et a contribué à la production et à la diffusion de matériel pédagogique au Québec. Elle est entrée dans la vie universitaire dans les années 1980 en complétant une maîtrise en sciences de l’environnement puis dans les années 1990, en complétant un doctorat, le premier dans le monde francophone à se concentrer sur l’éducation relative à l’environnement (en savoir plus ici).

Après une courte nomination à l’Université du Québec à Trois-Rivières en 1991, elle s’est jointe à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en 1993 où elle est demeurée jusqu’à la retraite comme professeure titulaire au Département de didactique, Faculté des sciences de l’éducation, et en tant que directrice du Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (visitez le site Internet du Centr’ERE ici).

Lucie a été titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l’environnement de 2001 à 2011, contribuant au développement de la formation et de la recherche en éducation environnementale. De plus, elle a dirigé plusieurs grands projets de coopération internationale en Bolivie, au Brésil, en Colombie et en Bolivie.

Je me souviens avoir rencontré Lucie pour la première fois alors qu’elle aidait à coordonner et coprésider le 5eCongrès mondial d’éducation relative à l’environnement (WEEC), tenu à Montréal, Québec, en 2009. J’ai été immédiatement captivé par sa passion, son style de leadership sans prétention et sa manière unique de conceptualiser une éducation relative à l’environnement axée sur notre « relation à l’environnement [qui] contribue à la formation de notre être-au-monde. […] » (en savoir plus ici). Cette perspective sur l’éducation relative à l’environnement a contribué à susciter une critique indispensable de la tendance réductrice du discours associé à l’éducation pour le développement durable, en mettant l’accent sur le développement d’une relation sociale éthique avec notre environnement.

Les activités de recherche de Lucie sont exemplaires et son bilan de publications impressionnant, tout comme sa direction du Centr’ERE de l’UQAM, où son héritage demeure.

Quiconque a eu l’honneur et le plaisir de travailler avec Lucie connaît sa grâce, sa passion et son intelligence vive. Dans notre travail continu pour éduquer une autre génération d’enseignant.e.s sur les questions de l’éducation relative à l’environnement et à la viabilité, Lucie a été bien présente . Nous lui offrons nos meilleurs vœux alors qu’elle entre dans un autre chapitre passionnant de sa vie, aussi dévouée que jamais à éduquer les futures générations de Canadien.ne.s, concernant en particulier leur relation éthique avec l’environnement.

Merci Lucie!

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Lucie Sauvé signe l’article « Relancer » l’éducation: une Stratégie québécoise d’éducation en matière d’environnement dans Les Affaires universitaires et Le Soleil, 21 septembre 2020

À l’invitation du regroupement Des Universitaires, Lucie Sauvé a écrit cet article qui fait le lien entre la pandémie actuelle et l’importance d’une stratégie d’éducation en matière d’environnement

«Le contexte actuel nous invite à repenser une telle perspective trop souvent associée à un «développement économique soutenu», et à stimuler le déploiement d’une éducation relative à l’environnement qui rejoigne les différentes dimensions de notre rapport au monde vivant. Entre autres, le confinement invite à valoriser les «pédagogies du dehors», visant à recréer les liens d’appartenance à la nature, au milieu de vie. Et la dimension éminemment politique de la crise actuelle interpelle plus que jamais le développement d’une écocitoyenneté à travers des projets collectifs signifiants. »

Le texte a été publié dans deux journaux. 

« »Relancer » l’éducation : Pour une Stratégie québécoise d’éducation relative à l’environnement.»

Les Affaires universitaires, 21 septembre 2020 https://www.affairesuniversitaires.ca/opinion/a-mon-avis/relancer-leducation-une-strategie-quebecoise-deducation-en-matiere-denvironnement/

Le Soleil, 21 septembre 2020.  https://www.lesoleil.com/opinions/point-de-vue/relancer-leducation-une-strategie-quebecoise-deducation-en-matiere-denvironnement-f72430dab654c8bcc00a93e524c97bea 

Lucie Sauvé est membre du regroupement Des Universitaires.
Cet article est le 12e d’une série de 13 articles sur les 

Pour en savoir plus sur la proposition de Stratégie